L'islamisation du Tchad

Analyse sur la situation socio-politique du Tchad

De la pénetration de l’islam à celle de la colonisation, le Tchad, l’un des pays entièrement enclavés de l’Afrique, se situe parmis les pays les pauvres du monde. L’histoire politique et institutionnelle marquée par l’héritage d’un système d’organisation administrative essentiellement basé sur le modèle français. Le pays vit depuis son indépendance une situation socio-politique chaotique due à la confiscation du pouvoir et la mauvaise foi politique de ses dirigeants.
Ces problèmes qui pourraient aussi tirer leurs origines dans les différentes structures sociales tchadiennes sont principalement dûs à la géographie du Tchad et aux natures des régimes qui se sont succédés au pouvoir depuis l’accesion du pays à l’indépendance, mais surtout à La pénetration de l’islam, l’héritage du passé de l’islam et à la conquête colonial.
Mis à part le régime du premier Président Francois Tombalbaye, tous les autres régimes qui se succédent sont arrivés au pouvoir par la voie des armes, et souvent avec l’appui logistique et materiel de certains des pays voisins et d’autres puissances extérieures. Même s’il est difficile de connaître les causes de l’implication de ces pays voisins dans les différentes crises au Tchad, il y a lieu de s’interroger pourquoi l’aide de ces voisins ne s’adressent seulement qu’à des rébellions issues du nord du pays ? Qu’il s’agisse de soutiens sélectifs cachant des visées expansionistes de certains pays et des pays voisins ou d’un conflit stratégique autour des richesses naturelles du Tchad, la question de la crise actuelle interpelle directement les tchadiens sur leur volonté de vivre en tant que nation dans toute ses diversités culturelles et leur mode de direction du pouvoir.

A. La pénetration de l’islam et de la colonisation

1. La pénetration de l’islam

A l’instar des autres pays africains au sud du sahara, le premier contact du Tchad avec l’islam a eu lieu vers le sixième siècle. Cependant la pratique de la réligion musulmane en tant que telle n’interviendra que vers le Xeme avec l’islamisation du royaume du Kanem. Cette islamisation sera suivi par la traite des esclaves, remettant ainsi en cause la cordiale cohabitation qui existait entre les royaumes. C’est ainsi que des razzias furent fréquemment organisés dans le royaume Mbang Gaourang au sud du pays hostile à l’islamisation.
En ce début de la pénetration de l’islam, on pourrait qualifier le Tchad comme le lieu d’un rapport de forces entre la poussée de l’islam et les résistances de l’Afrique équatoriale où certains pays musulmans contesteront la constitution laïque et où les pouvoirs musulmans en place en profiterons pour massacrer de nombreux civils chrétiens comme il en est le cas dans les régions sud du Tchad et du Soudan.
L’islam sera donc le fallacieux prétexte sous lequel les prédicateurs de la parole sainte de l’Islam venus du Moyen-Orient armeront et financeront les différents royaumes du nord du Tchad, leur donnant ainsi les moyens d’exprimer leur superiorité sur les populations du Sud, hostiles à la conversion. C’est cette pratique qui continuera de nos jours où toutes les oppositions militaires tchadiennes d’origines nordiste trouveront facilement les soutiens finanaciers et mareriels auprès des pays adeptes de l’islam, alors que les resortisants du Sud seront considérés comme des atheistes et appélés « kirdis ». Ce phénomène se poursuit de nos jours où le nord du Tchad considère le sud comme le berceau des esclaves, et les ressortissant du sud sont appelés «el-abid» en arabe tchadien qui veut dire les esclaves. Il en resulte que certains nordistes n’acceptent pas de partager le repas dans une même assiètte avec un sudiste ; car pour eux, l’esclave ne doit pas s’assoire à la même table avec son maître. Cette suprématie exprimée par nordiste sur le sudiste se refletera sur le plan politique, ce qui explique le refus du nordiste de se faire diriger par le sudiste.

L’exemple le plus illustratif est celui que nous soulignons. En effet, afin de croitre l’influence de l’islam au Tchad, l’Arabie Saoudite décide en 2005 de multiplier les mosquées au Sud en financant leurs construction. Interrogé sur cette poussée des mosqués dans la zone septemtrionale par la presse francaise, le Président Idriss Déby donnera une reponse affirmative qui n’a pas plu à l’Arabie Saoudite parceque étant trahison à l’islam. C’est ainsi que l’ex-Ambassadeur du Tchad en Arabie Saoudite, Mahamat Nouri obtient l’aide financière de l’Arabie Saoudite en vue de constituer une rebellion militaire au régime de Déby.
Le lecteur pourra cliqué sur les liens ci-dessous pour se rendre compte des rélités qui se cachent derrières ces mosqués, liens qui constituent en même temps les pièces à conviction sur la problèmatique de l’Islamisation au Tchad.
http://www.dailymotion.com/video/k2yop5qeoRJwvz14hhF
http://www.dailymotion.com/video/k3dHnC9AyPyGuj14hp1

2. La Conquête Coloniale

L’histoire de la conquête coloniale quant à elle ne commencera qu’à la fin du XIXe siècle, où des explorateurs tels Casimir Maistre, Vincent Monteil et Emile Gentil trouvèrent un pays affaibli, divisé en petits sultanats rivaux. Cependant, l’aventurier esclavagiste d’origine soudanaise, Rabah, entrava un moment la conquête coloniale française, avant de succomber en 1900 au cours de la bataille de Kousseri. De même, les deux empires du Kanem et du Ouaddaï ne se soumirent qu’après des combats acharnés.
L’État du Tchad dans ses frontières actuelles est une création du colonialisme européen. Ses frontières sont la résultante de négociations entre Français, Anglais et Allemands dans les années 1880. En 1915, l ‘ensemble du territoire tchadien était occupé en 1920 le Tchad reçut le statut de colonie française et en 1936 les frontières furent définitivement délimitées. C’est le début de la période coloniale durant laquelle les français privilégièront la mise en valeur du Sud, très fertile à la culture du coton. Cette mise en valeur est rapidement récupérée par le bloc Islamique du Moyen Orient et d’Afrique en manipulant les Nordistes que la culture du coton était une politique partisane qu’envisage la France contre le Nord à majorité musulmne.
En 1940, Félix Eboué, Gouverneur du Tchad, décide le ralliement du Tchad à la France libre; et c’est du Tchad que va partir le Général Leclerc et les soldats tchadiens pour libérer la France. Le pays deviendra indépendant le 11 août 1960.

B- De l’indépendance à nos jours

Après son indépendance, le pays vivra une periode relativement calme sous le régime du permier Président Francois Tombalbaye, même ses dérives autoritaires ont finis par entraîner sa mort au cours d’un coup d’etat militaire. C’est le début de la periode d’incertitude. Car, les auteurs du coup d’etat militaire du 15 avril 1975 qui a mis fin au régime de Tombalbaye, n’avaient sûrement pas mesurer la portée de situation politique à cette époque en adoptant une politique de large ouverture, et donneront ainsi l’occasion à l’opposition nordiste d’assouvir ses intentions d’arabisation et d’islamisation du pays. Ainsi, pendant la période de trouble qui s’étendra de 1975 à 1980, le premier ministre Hissène Habré reussira à introduire l’arabe comme langue nationale et deuxième langue officielle après le francais. Malloum quittera le pouvoir suite aux accords de paix de Kanon 2 et Goukouni Wedeye, président du Frolinat deviendra le Président de la République. Mais Goukouni ne restera que deux ans au pouvoir.
Hissène Habré un des cerveaux du FROLINAT (Front de Libération National du Tchad, plus rusé que les autres a pris le pouvoir le 7 Juin 1982. Ses huit années de règne furent la periode la plus sombre de l’histoire du Tchad. Il aura le seul mérité d’avoir réalisé le plan le plus maccabre du Frolinat en massacrant plus de quarante mille tchadaiens. Il faut noter que c’est sous son règne que l’actuel Président Idriss Déby alors Chef d’etat major de l’armée elliminera des centaines des cadres sudistes au cours d’une opération nommée « septembre noir » tout en brullant villages et églises dans le sud du Tchad . Profitant d’une part des divergences entre son parrain Habré et les régimes islamiques de la libye et du Soudan, d’autre part du désaveu francais du régime Habré, Deby a pu obtenir les soutiens francais et soudano-libyens pour entre en rébellion au Soudan en avril 1989 avant de recconquerir le pouvoir en décembre 1990.

C- De Hissène Habré à Idriss Déby Itno: deux methodes visant un même plan de conservation du pouvoir.

Arrivés tous les deux au pouvoir par les armes, les régimes de Habré et Déby qui avaient pour seul objectif , la prise du pouvoir et sa conservation au nord aux fins de permettre l’arabisation et l’islamisation du pays conformément au plan du FROLINAT et ses parains des pays islamiques. Mais tous deux n’ont pas fait usage d’une même methode.

1. Sur le plan de conservation du pouvoir

Il n’est pas surprenant que le Tchad, situé à l’intersection des civilisations arabo-musulmane et judéo-chrétienne, deux cultures diamètralement opposées, puisse souffrir de ce conflit de civilisations. Mais le fait le plus curieux dans le cas du drame tchadien est le manque total d’un principe de séparation du pouvoir. Tant et si bien que tous les régimes qui se sont succédés depuis la crise se sont toujours servis de la réligion, musulman surtout, comme arme de la conquête du pouvour. Cela nous ramène à la question du soutien apportés par les pays voisins en son temps au Frolinat et récemment au MPS. Si les objectifs réligeux n’étaient pas les causes de ces soutiens, aucune autre justification n’est à trouver. La preuve en est que ces pays sources principales des rébellions au Tchad arment et hebergent plus d’une dizaine de mouvements armés tchadiens dont aucun mouvement d’opposition issu du sud du Tchad. Le constat est très clair. Le soutien des pays islamistes voisins Tchad n’a qu’un seul objectif: créer une certaine solidrité musulmane afin d’élargir à long terme la population islamique dans cette sous-région. C’est ce plan resté jusqu’ici secret que Déby, pour bénécier du soutien du monde occidental et de la communauté internationale, a lors de son discours du 5 Janvier 2008 trahit en accusant son homologue soudanais Omar el-Béchir de vouloir « instaurer au Tchad et dans toute la sous-région une doctrine basée sur le terrorisme et l’islam militant », tout en assurant que « le plan de déstabilisation du Tchad » ne réussira pas ». Il n’ y a pas de doute possible, c’est une nouvelle bombe regionale qui en gestation, et seul le sud du Tchad jusqu’à présent bouclier contre l’avancé de l’islam risque d’en pâtir.

2. Methodes et strategies de conservation du pouvoir

De la dictature habreiste 1982-1990 à la pseudo-démocratie avec le MPS
Si l’unicité du plan des différents pouvoirs nordistes ne fait pas de doute, les methodes politiques restent quant à elles différentes selon qu’il s’agisse H. Habré ou I. Déby et les stratégies de conservation, bien très variantes ont pour seules convergences l’anéantissement ou l’extermination tant physique, politique, économique et intellectuelle d’une partie de la population tchadienne.
Tuer physiquement, économiquement, intellectuellement et politiquement le sud d’abord, et puis les régions qui y sont apprentée, telle a été la stratégie de de régimes depuis 1982.
Après s’être servi de l’islam comme cheval de baitaille, Hissène Habré a pu conquérir le pouvoir et se forgera une image de nationaliste en profitant du conflit qu’avait le pays avec la Libye sur la bande d’Aouzou tout en règnant d’une main de fer sur le Tchad. C’est ainsi que deux ans après sa prise du pouvoir, celui que l’on surnomme aujourd’hui le Pinochet d’Afrique, organisera en 1984 le massacre sans précèdent au Sud. Des cadres sudistes formés dans des hautes écoles et universités européennes sont enlévés et froidement tués. Cette periode massacres et turies qui ne sont pas loin de génocide, connu sous le nom de « Septembre Noir de 84 » est le plus gros chapitre des règne les plus sombres de l’histoire africaine. Elle est même la derive autoritaire du FROLINAT dont le seul leitmotiv sera de tuer massivement les cadres du Sud pour les faire disparaitre ou anéantir politiquement, intellectuellement et économiquement.

Pourquoi Idriss Déby doit partir ?

Grace au climat de terreur généralisée laissé par la dictature habréiste sur la population, profitant contexte politique africains des années 1989-1990 (discours du Président francais Mitterand de la Baule) et de l’aide du Soudan, Déby prendra quant à lui le pouvoir en adhérant aux principes du multipartisme, de la démocratie et de la liberté, tout en promettant à ses parrains de continuer l’oeuvre du FROLINAT.
Nonobstant les multiples dérapages (massacres des Hadjaraï en 1991 à Ndjaména et au centre, suivis de Gniguilim en 1993 et Abéché en 1994 à l’Est, de Khou et Goré en 1993, Moundou en 1997 au sud) observés dès l’accession au pouvoir d’Idriss Déby, les tchadiens ont consenti d’énormes sacrifices pour parvenir à contraindre le régime de Déby à organiser la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Ce grand mess qui a réuni les pouvoirs publics, les partis politiques, la société civile et les personnes ressources en présence des représentants des organisations internationales et pays amis du Tchad, a permis de définir un consensus politique national permettant de jeter les bases d’un véritable jeu démocratique.

Aussitôt après la clôture des assises de la CNS, le Président Déby opte pour la violation systématique de ses recommandations. Il recentre l’Armée Nationale Tchadienne (ANT) essentiellement sur son groupe ethnique et met en place les conditions de l’organisation des simulacres d’élections présidentielles et législatives. En faisant succéder alternativement dans tous les coins du pays, la répression, l’intimidation et la corruption, Déby parvient ainsi à réinstaurer la dictature au Tchad mais sous une époque dite de démocratie.
En ce qui concerne l’armée et la sécurité, le régime de Déby a transformé les forces publiques en milices privées. Malgré le soutien technique et financier des partenaires du Tchad dont du gouvernement français et de la Banque Mondiale, Déby a fait échouer par des manœuvres occultes le projet de réforme de l’armée et des forces de sécurité ainsi que sa composante dite démobilisation et réinsertion. Tant et si bien que l’on peut affirmer aujourd’hui que le Tchad n’a pas d’armée nationale basée sur la représentation démographyque nationale.
Pour ce qui est de la réconciliation nationale, les opposants rentrés au pays dans le cadre de ce processus, et suite à des accords de paix signés sous l’égide des partenaires extérieurs, ont été purement et simplement assassinés. Ce sont notamment, les cas d’Abbas Koty, Bichara Digui, Laoukein Bardé, Bisso Mamadou, Kété Moise, Kaffine Chadellah, Ngarboubou, entre autres.
Quant au plan administratif, l’administration tchadienne a été déstructurée dans un laboratoire nébuleux mis sur pied et placé sous l’autorité du secrétaire général du MPS chargé de l’administration, pour torpiller les études et les propositions faites par les techniciens concernant le dossier de la réforme de l’administration territoriale. Des découpages territoriaux fantaisistes sont opérés, favorisant la démultiplication des unités administratives. Les amis et proches du pouvoir, sans aucune compétence et étrangers au corps des agents de l’Etat, sont nommés à la tête des circonscriptions administratives et services déconcentrés. Leur mission consiste à se servir et prélever sur les ressources publiques au profit des dignitaires du régime.
Le régime de Déby a profité de la politique de privatisation, surtout conseillée et encouragée par les experts des institutions de Breeton Wood dans les années 1990. Il a cédé des entreprises publiques à ses proches, sans aucune contrepartie pour le trésor public.
Ce régime a réussi à gruger même la Banque mondiale au sujet du dossier pétrole tchadien. Malgré les protestations des ONG de Défense des Droits de l’Homme, de Protection Environnementale ainsi que de l’opposition politique, la Banque Mondiale a accepté de financer l’exploitation du projet pétrole. Le premier versement de bonus a servi à acheter les armes pour combattre les opposants du pays et de l’extérieur. Les ressources du pétrole ne servent plus à la réduction de la pauvreté comme elles étaient prévues dans les accords signés par l’institution financière et le gouvernement.
Cette vaste compagne de prédation et de détournement de ressources de l’Etat savamment orchestrée va ériger le Tchad au meilleur palmarès des Etats les plus corrompus de la planète, conformément au rapport annuel 2005 de l’organisation « International Transparency ». Le pays est plongé dans un état de misère et de désolation sans précédent. Son recul en matière de développement s’est gravement empiré. Seulement pour les années 2004 et 2005, les indicateurs du développement humain font passer le Tchad du 167ème rang au 173ème, selon les rapports de PNUD des deux dernières années.
Sur le plan international, Idriss Déby et son régime se sont attelés dès 1990 à rabaisser le Tchad à un niveau d’une insignifiance misérable. Un réseau nébuleux chargé d’activités criminelles, de trafic de drogue et de fausse monnaie placé sous la tutelle de la Présidence de la République a été créé. A la tête de ce réseau se trouve un conseiller spécial du chef de l’Etat. Les membres du réseau sont dotés de passeports diplomatiques pour l’accomplissement de cette salle besoigne. Ces pratiques qui humilient le Tchad aux yeux de la communauté internationale et déshonorent le peuple tchadien et l’Afrique toute entière.
Non satisfait de ses macabres exploits contre les populations et de ses attentats contre la démocratie au Tchad, le régime de Déby s’est permis de porter atteinte à l’intégrité territoriale des pays africains. Les régimes démocratiquement élus de Lissouba au Congo Brazzaville et de Patassé en République Centrafricaine ont été renversés par ses milices tribales. De plus, ce régime est le principal artisan de la crise du Darfour qui fait l’objet de la préoccupation majeure de la communauté internationale. Son implication a été établie par de nombreuses missions des Nations Unies et d’autres organisations internationales ou sous régionales.
La goûte d’eau qui a débordé le vase est notamment la modification de la constitution pour se baliser la voie pour une présidence à vie. Cette constitution qui est le fruit d’un consensus laborieux trouvé à la CNS, a été frauduleusement manipulée pour l’instauration définitive d’un pouvoir sans partage et d’une succession dynastique au Tchad.
Comme on peut aisément le constater, la liste des douleurs que le peuple tchadien endure pendant près d’un demi siècle est très longue. Tout est organisé pour maintenir le pays et ces populations dans une situation de non progrès et d’oppression.
Quelque soit les raisons que d’aucun évoquent pour faire croire à l’opinion national et international que Déby reste le seul maître de la crise du Tchad, il serait totalement erroné que la communauté internationale laisse un seul homme et son clan s’appropriés la destinée d’une nation tout en oeuvrant activement à destabiliser certains pays voisins. Car tout le monde le sait, Idriss Déby au même titre que El Bechir jouent un rôle destabilisateur dans la sous-région d’Afrique Central et constituent un réel danger pour la stabilité en Afrique. Mais aussi parceque en prénant le pouvoir en 1989, Déby a beneficié de l’aide du clan zakawa du soudan, ceux-ci demandent en récompense l’appui de Déby pour prendre le pouvoir au Soudan. D’où la réaction du Soudan d’heberger de son côté des rebelles hostilles à Déby.
La paix dans cette partie de l’Afrique passe incontournblement par le départ d’un des deux chefs d’Etats tchadien ou soudanais.
C’est cette nécessité que nombres d’activistes et opposants tchadiens s’accordent de croire, et oeuvrent activement pour rendre effectif le départ d’Idriss Déby du pouvoir en fin d’envisger un avenir pour Tchad.
Ce document d’analyse qui se veut d’essayer d’ellucider les faces cachés des pouvoirs nordistes qui ont dirigé le Tchad jusqu’à ce jour se place donc dans cette logique des personnes soucieux du retour de la paix au Tchad.
Lucien Assalbaye

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