L'islamo-fasciste Ahmadinejad reçoit Dieudonné : les belles âmes n'ont rien à dire…

Après Gouasmi, Dieudonné…
Le 27 octobre, notre comique triste, tête de file de la liste antisioniste aux dernières élections européennes a été reçu par le Président Ahmadinejad.
On savait qu’un de ses associés dans l’entreprise de diabolisation des sionistes – cause de tous les maux – partout et toujours, est le führer d’un « parti chiite » en France. Désormais, à défaut de tournées artistiques, l’ex « Dieudo » va faire la tournée des popotes dans les capitales intéressées par sa phobie et disposées à la soutenir y compris, si cela doit faire partie du deal, aux moyens de la « cavalerie de St George ». Il va peut-être même nous faire un sketch, dans lequel après s’être rasé le crane il se frappera ou se fera frapper le cuir chevelu jusqu’au sang, à coups de tranchant de lame d’épée.
Pour dire les choses autrement et les prendre par un autre bout, Ahmadinejad s’invite dans le débat politique français. Vous me direz que son instrument est en piteux état. Je ne suis pas certain qu’il faille voir les choses ainsi.
L’audace des services d’ordre de ces premières mosquées qui s’approprient des rues entières du 18ème de Paris et de Marseille, les violents avant et après match de foot, le décrochage du drapeau de la république française remplacé par le drapeau de la « république arabo musulmane » d’Algérie sur le Capitole de Toulouse à l’occasion du match Algérie Egypte, tout cela montre que le fanatisme politico religieux peut avoir de beaux jours. Ces événements montrent que tout est aujourd’hui prétexte. D’autant qu’un état d’esprit munichois et qu’une attitude d’aveuglement volontaire prédominent au PS, sont hégémoniques au PCF, au NPA, au POI, chez les « Verts », etc. et qu’il y a une large place pour ce type d’esprit perspicace, façon Pangloss*1, parmi les formations de la droite classique.
On vient de pendre un homme à Téhéran.
Il était un, parmi les millions de manifestants iraniens du mois de juin. Cette exécution pour crime de manifestation ne choque pas le moins du monde ni l’hôte du théâtre de la main d’or ni ses associés ou sympathisants et moins encore tous les François Cluzet peuplant les plateaux de télévision.
Les uns comme les autres se dressent sur leurs ergots !
Mobilisés, ils sont. Mobilisées pour dénoncer les réactions de désapprobation des événements violents et des déprédations auxquels ont donné lieu le dernier match de foot de l’équipe d’Algérie. Dénoncer ces agissements, ce serait stigmatiser, ce serait du racisme !!!
Ils n’ont donc pas de temps pour s’indigner à cause d’un assassinat judiciaire dont l’auteur est leur sponsor.
Si l’on devait suivre les défenseurs de la « diversité », cette diversité indispensable qui serait une richesse justifiant d’accepter d’en payer tous les faux frais, -y compris les attaques contre le voisinage, les casses et les destructions de vitrines de boutiques, les bris d’abris bus, les incendies de bateaux au mouillage, le remplacement du drapeau français par un drapeau qui n’est pas celui de tous les algériens devenus indépendants mais celui des descendants des conquérants qui tuèrent la Kahina-, si l’on devait les suivre, il faudrait ne voir dans ces événements violents qu’un état d’esprit un peu remuant et des « bêtises de mômes », comme n’a pas craint de l’a affirmer un chanteur toulousain et un adjoint au Maire de Toulouse…
Dans quelques communes de la Seine Saint Denis, dans le 9-3 comme ils disent, ce ne sont pas les matches de foot qui sont le prétexte aux exactions contre le voisinage. C’’est le 14 juillet*2.
Depuis deux ans, le 14 juillet voit des bandes de quelques dizaines, ici et là, se regrouper pour défier la police. Ce sont de véritables commandos mobiles, maniant les plus gros formats de pétards, pour tirailler sur la police, voire, comme il y a deux ans, aller jusqu’à incendier -ô imprudence coupable- ! Un logement HLM dont les fenêtres étaient restées ouvertes. Les véhicules ne sont pas épargnées et la commémoration du 14 juillet, version « indigènes de la république » se solde désormais par nombre de véhicules incendiés.
Certains, versés dans la théologie, appellent cela un « petit djihad ». Il faut bien faire payer, aux incroyants leur incroyance et aux compatriotes des descendants des colonisateurs européens, la colonisation, -mais aussi l’esclavage organisés bien avant eux par les ancêtres des « indigènes de la république »-, si l’on veut embarquer des jeunes originaires d’Afrique subsaharienne dans ces gymkhanas de 14 juillet, de 31 décembre et d’avant ou d’après matche de foot.
Des rappeurs se sont fait une spécialité d’inviter quotidiennement à monter à l’assaut du pays et de la population qui leur assurent des conditions d’existence et des garanties qui n’existent dans aucun pays où règne la charia.
Une gamme d’intellectuels, moralement castrés, et d’organisations s’enfonçant dans un crypto islamisme suicidaire se sont fait une spécialité de justifier coûte que coûte des actions qui ne sont en rien protestation sociale, -dans le sens des actions de la commune de Paris de 1871, dans le sens de la République sociale et des journées de juin 1848, dans le sens des soviets d’ouvriers, de paysans et de soldats de 1905 ou de 1917, dans le sens des grandes actions ouvrières et des mouvements populaires et de la jeunesse.
Et si on devait suivre ce gauchisme sénile, qui voit dans ces événements violents comme des déclinaisons de la « révolte de la jeunesse » contre l’injustice sociale, alors il faudrait mettre aussi cette étiquette sur les groupes de pogromistes et sur les lumpen prolétaires et les petits bourgeois allemands ruinés, affluant en masse dans les bandes armées du NSDAP du futur chef du troisième Reich.
Nous retrouvons, les uns et les autres, se dressant sur la pointe des pieds, pour qu’on les entende et les voit mieux. Ils font bloc, pour dénoncer la loi « liberticide »…
Ils crient, ils protestent. Quel scandale !!
Quoi, on prétend vouloir s’opposer à l’enfermement vestimentaire des fillettes et des femmes ?! Et leur liberté personnelle à ces fillettes et à ces femmes, qui ont décidé de s’enfermer elles mêmes ? Qu’en faîtes vous de leur liberté de choisir de vivre en prison?
Légiférer, ce serait de la tyrannie hyper laïque, ce serait attentatoire à la liberté de « s’habiller comme on veut » !
Une loi qui empêcherait que l’on enferme les femmes et les fillettes sous le vêtement prison pour femmes de l’islamisme militant ? Quelle honte !!
Après Gouasmi, après Dieudonné, à qui le tour ?
Qui va se rendre en pèlerinage à Téhéran, capitale des femmes contraintes, pour sortir, à s’enfermer sous un voile noir de la tête aux pieds.
Après Gouasmi et ex « Dieudo », qui va passer sous les fourches caudines de la dictature ? Qui va aller se faire adouber par Ahmadinejad et le guide Ali Khamenei pour recevoir une médaille du combattant contre « l’impérialisme » défenseur sectaire des inutiles « libertés formelles »?
Le postier de Neuilly sur scène ?
Le chef des épigones du défunt Lambert ?
Un de leurs petits amis britannique du syndicat des pompiers, mercenaire ou inconscient, qui a fait voter par le dernier congrès des Trade unions une motion réclamant le boycott total d’Israël ?*3
Qui va aller se faire adouber par la dictature iranienne et poser au porte étendard pour la cause des incendies de voitures, des bris d’abris bus, des sifflets de la Marseillaises et des hourrah pour les symboles d’une « république d’Algérie » édifiée sur la spoliation et l’étouffement des aspirations démocratiques et sociales des populations de ce pays ? Qui ?
Alain Rubin
*1 Pangloss était ce personnage du Candide de Voltaire, professeur (on dirait aujourd’hui universitaire) de son état. Pangloss visitera Lima au moment du grand tremblement de terre. Victime de sa myopie, de sa surdité et de son invalidité intellectuelle, cachées sous ses diplômes, il ne verra aucune maison s’écrouler derrière lui, il ne verra pas non plus les bâtisses chancelant devant lui. Pangloss représente, en 2009, l’archétype de ces observateurs pédants peuplant les rédactions parisiennes et les cabinets ministériels.
*2 le choix du 14 juillet n’est pas anodin.
Bordéliser la commémoration de la prise de la bastille, en profiter pour brûler des poubelles et voitures sur les parkings de HLM, envoyer des pétards incendiant des logements, tirailler avec ces projectiles sur la police, mener une sorte de guérilla urbaine, c’est une façon de faire basculer le calendrier et de se débarrasser, au compte de la conquête islamique par bribes, des symboles forts de la première révolution politique et sociale à portée universelle.
*3 au dernier congrès des TUC, les différents morceaux de l’ex Quatrième internationale ont initié une action contre le sionisme et pour la défense de la « révolution palestinienne ».
Ces courants ne « chient pas la honte ». Ils ne sont en rien gênés par le fait que la dite et prétendue révolution, par la voix de ses organisations, se déclare entièrement solidaire du « combat du peuple soudanais ». Ce combat, c’est la guerre de religion menée depuis presque quarante ans, pour imposer la charia aux Soudanais non musulmans ; ce sont des années de massacres (trois cent mille tués et deux millions et demi d’expulsés) au Darfour, état indépendant annexé de force à l’état artificiel soudanais crée par l’administration coloniale britannique.
Aucune voix dans ce congrès ne s’est levée pour dénoncer l’imposture pseudo trotskiste consistant à dénoncer Israël, qui défend son existence face à Hamas qui avec Ahmadinejad et le Hezbollah préparent ouvertement une nouvelle guerre se voulant guerre d’extermination totale des « Yahoud » (les Juifs), tout en faisant silence sur l’oppression nationale et le massacre de centaines de milliers de Darfouri par le « peuple soudanais combattant » soutenu par la « révolution palestinienne ».
Hypocrisie totale d’un congrès syndical dévoyé par des méthodes néo staliniennes dignes des années trente, lui faisant tonner contre un « crime horrible », ayant fait 1400 victimes selon les chiffres du Hamas, mais faisant silence sur les massacres à répétition, -mis en œuvre délibérément contre des villageois qui n’envoient aucune roquette sur Khartoum ni sur aucune autre localité du « peuple soudanais »-, massacres qui ont fait trois à quatre cents mille victimes.
Alain Rubin

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