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L214 veut anéantir l’élevage français, la preuve par Écomiam !

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Les militants antispécistes et certains végans  se comportent souvent comme des terroristes. Et comme le gouvernement français aime les terroristes, il les laisse faire. L’association L214 se dissimule derrière la défense du bien-être animal pour mener un combat acharné contre les omnivores et donc les éleveurs. Ces activistes  et d’autres… ont décidé que les Français ne devaient plus consommer de viande. À cette fin, ils multiplient des attaques intolérables, y compris contre des bouchers.

« Favoriser la transition vers une alimentation végétale »

Il suffit d’aller sur leur site pour vérifier leur finalité : « L214 est une association de défense des animaux utilisés comme ressources alimentaires (viande, lait, œufs, poissons). Depuis ses débuts en 2008, elle a rendu publiques plus de 100 enquêtes révélant les conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux. (…) Lanceuse d’alerte, L214 souhaite changer le regard que notre société porte sur les animaux et interroger la légitimité de les faire souffrir ou de les tuer sans nécessité. Par ses actions, elle s’emploie à faire reculer les pratiques les plus cruelles pour les animaux et à favoriser la transition vers une alimentation végétale. »

C’est ainsi que depuis quelques jours, la société Écomiam, entreprise bretonne de produits surgelés, regroupant 62 magasins et près de 180 salariés, a reçu mille courriels de la part de militants antispécistes, lesquels inondent aussi leurs réseaux sociaux de messages associant surgelé et cruauté…

Une pression injustifiée selon son PDG, Daniel Sauvaget : « le combat d’Écomiam est tout autre. On se bat depuis le début pour qu’on respecte la rémunération des agriculteurs C’est pour cela qu’on affiche en magasin notre marge, les prix pratiqués à l’achat », ajoutant : « Notre action a une dimension éthique beaucoup plus forte que des allégations sur des sites ».

Selon France 3 Bretagne : « L’association L214 se défend d’avoir exercé cette intimidation sur l’entreprise. (…)  Brian Mordasini, chargé des relations agroalimentaires pour L214, précise qu’il s’agirait des mails et appels envoyés par des consommateurs et les adhérents eux-mêmes, incités par la communication diffusée par les soins de l’association.  Depuis des mois, L214 demande en effet à Écomiam de sortir des approvisionnements en œufs issus d’élevage en cage et de ceux en poulets provenant d’élevages intensifs. L’association attend de l’entreprise bretonne qu’elle agisse pour relever les standarts d’abattage de poulets de chairs, que les densités soient notamment abaissées dans les poulaillers, les perchoirs multipliés, sans même parler du développement d’élevages en plein air. « Une attente sociétale forte », insiste le représentant de l’association, qui se félicite de l’effort réalisé par certaines grandes enseignes, qui ont réellement banni les œufs de batterie de leur rayons, au contraire d’Écomiam. »

Protéger les agriculteurs français

Écomiam s’interroge aussi sur l’honnêteté de L214. « On nous reproche de nous approvisionner en œufs issus de l’élevage en cage mais nous ne vendons aucun œuf, nous ne faisons que du surgelé. Il y en a forcément dans nos préparations mais c’est à la marge, je ne sais pas d’où ils tiennent ça », poursuit-il. Il est dangereux de jeter à la vindicte populaire tel ou tel type d’élevage : « L’élevage au sol n’est pas tellement mieux que l’élevage en cage : les poules qui piétinent sous la pluie, on est loin des plages de Saint-Tropez ».

« Par ailleurs, certains éleveurs n’ont pas le choix et doivent privilégier des élevages intérieurs pour protéger leurs volailles de l’environnement extérieur, comme c’est le cas par exemple lors des épidémies de grippe aviaire qui aboutissent au confinement des animaux », explique le PDG, prônant ainsi l’accompagnement et la protection des éleveurs souffrant déjà de grande détresse morale. Dans notre pays, deux agriculteurs se suicideraient chaque jour… 

Daniel Sauvaget connait le sujet : « Je suis fils d’agriculteur. Le lien avec l’animal, je l’ai vécu toute ma jeunesse. Mes parents étaient producteurs de lait, j’ai vu ma maman donner des biberons à des petites génisses. Donc, je ne peux pas cautionner des associations affirmant que les  animaux seraient maltraités en France, c’est faux ! Quand on connaît  le monde de l’agriculture, on ne peut pas laisser dire des choses comme celles-là. De plus, la performance économique d’un élevage passe par le bien-être, parce que si vous maltraitez un animal, vous aurez moins de production de lait, moins de croissance en viande. L214 se sert de la dimension émotionnelle liée à la maltraitance des animaux. Ma ligne, c’est de protéger au maximum les agriculteurs et les éleveurs, et trouver un modèle économique qui leur permette de gérer sereinement les ressources qu’ils engagent dans leur métier. »

« S’il faut un village d’irréductibles Gaulois, ce sera Écomiam ! »

« J’ai la chance d’avoir une proximité avec nos clients et avec nos fournisseurs qui nous permet d’oser prétendre qu’on va résister à ce diktat de gens qui ont vu une ferme de très loin. Je préfère agir aujourd’hui en ayant un comportement plus éthique et plus loyal vis-à-vis de la filière de production, en donnant aux éleveurs des moyens pour travailler correctement, tout de suite. Les autres ont simplement accepté de mettre sur leur site que, dans trois ans, ils changeraient telle ou telle chose, et continuent de se comporter de manière très rude, vendent des produits importés dont on ne connaît pas les conditions d’élevage, il n’y a aucun engagement immédiat. Tandis que chez Écomiam, nous sommes dans la preuve plutôt que dans la promesse et tous nos produits sont français. Je me trouve victime d’une grosse injustice, j’essaie d’être vertueux et je suis cloué au pilori ! »

Ainsi attaqué, il est difficile de riposter car « Il y a un vide juridique. Aujourd’hui, on ne peut se défendre face à ce harcèlement, ils abusent de cette situation. Chacun doit prendre ses responsabilités. (…) J’espère être un point d’appui pour que les gens retrouvent un peu de bon sens et défendent l’agriculture française. Il disent qu’il faut se battre pour le bien-être animal : mais qu’est-ce qu’ils en savent ? (…) Qui sont ces gens pour nous donner des leçons ? Voilà pourquoi je résiste, et s’il faut un village d’irréductibles Gaulois, ce sera Écomiam ! »

Dans L’Enracinement, Simone Weil écrivait qu’un « système social est profondément malade quand un paysan travaille la terre avec la pensée que, s’il est paysan, c’est parce qu’il n’était pas assez intelligent pour devenir instituteur.»

Et si les Gaulois qui aiment la viande et leurs agriculteurs, pacifiquement mais fermement, dénonçaient enfin le terrorisme végétarien ?

Mitrophane Crapoussin

Mise au point de Daniel Sauvaget, PDG et fondateur d’Ecomiam

https://www.youtube.com/watch?v=1jc-m1VuzSk