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La bafouillante Nyssen, ministre de la Culture : une honte française !

Il faut l’écouter – et lire la transcription écrite – de l’intervention devant la Commission des Affaires étrangères du ministre de la Culture à l’Assemblée nationale, Françoise Nyssen – vue comme « une grande dame des lettres » -, pour n’en pas croire ses oreilles.

Quelques vingt minutes d’un charabia effarant, truffé de phrases incroyablement incorrectes laissées en suspens, ponctué de rires bébêtes, de mouvements de bras incongrus et marqué par des imprécisions et des erreurs indignes de sa fonction. Elle commet également un lapsus totalement saugrenu pour ne pas dire profondément débile, qui la fait rire comme une gamine de 6 ans. A savoir parler de « pâtisserie » de Bayeux au lieu de tapisserie, qu’elle croit, en plus, être tissée alors qu’elle est brodée. Il serait vain de commenter les énormités de pratiquement toutes ses phrases – une injure effroyable à la beauté et à la subtilité de la langue française -, et le manque cruel de capacités de synthèse, de clarté et de logique. Au lecteur curieux et courageux de se faire sa propre idée.

http://www.latribunedelart.com/l-embarrassante-prestation-de-francoise-nyssen-devant-la-commission-des-affaires-etrangeres

C’est donc cette personne, propriétaire d’une maison d’Éditions (Actes Sud fondé par son père) qui massacre la langue française et fait preuve d’une ignorance abysssale dans le domaine dont elle a la charge, que Emmanuel Macron a nommé ministre de la Culture.

Françoise Nyssen, c’est aussi celle qui défend Bertrand Cantat qui « a payé sa dette, il a le droit de vivre sa vie ». Sauf que retrouver une carrière de star adulée par des fans quand on a roué de coups sa compagne et l’a laissé agoniser des heures durant sans s’inquiéter de son silence n’est pas comparable avec reprendre son métier de plombier ou d’assureur.

Françoise Nyssen, c’est celle qui veut que « des places soient réservées aux migrants pour assister à des spectacles et des ateliers théâtres », ou de « cirque » ou de « danse ». « Tout ceci pour combattre les stéréotypes qui les frappent, agir pour leur droit à la considération ». Des migrants affamés qui refusent les repas offerts par l’État parce que icelui les « pourchasse » et parce que se servir auprès d’une camionnette aux couleurs de la France leur soulève le cœur…

Françoise Nyssen, c’est aussi celle qui, avec son mari, a connu un drame qu’aucun parent ne devrait jamais subir au cours de sa vie : le suicide de leur fils de 18 ans. Dyslexique, dyspraxique, inadapté et inadaptable dans l’école républicaine qu’elle jugeait elle-même « trop axée sur l’évaluation, générant un stress trop important pour les enfants ». Avec bientôt  98 % de réussite au bac avec le niveau général que l’on connaît, l’école serait encore trop dure ! Passons.

D’où l’idée du couple mise en pratique : la création du Domaine du Possible, en 2015. A la lecture des méthodes dont s’inspire ladite école, on comprend mieux les accusations à peine voilées de Jean-Luc Mélenchon à son endroit, lors de la nomination au poste de ministre de cette femme : « Une ministre de la Culture plus ou moins liée aux sectes ».

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/jean-luc-melenchon-accuse-francoise-nyssen-d-etre-liee-aux-sectes/82830

En effet, le Domaine du Possible s’inspire de Freinet, de Montessori, de Piaget et de Steiner. Rudolph Steiner ? Philosophe, occultiste, père de l’anthroposophisme, une pseudo science dont la doctrine prône la réincarnation, le karma et la nature solaire du Christ. Ainsi que sur la morphopsychologie en distinguant les enfants « célestes » (ceux qui sont beaux) des enfants « terrestres », ceux qui ne le sont pas. Les témoignages d’une femme dont les neveux sont passés par là ainsi que de Grégoire Perra, ancien élève et ancien prof dans une école de ce type sont édifiants.

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-pedagogie-steiner-au-ministere-193676

https://veritesteiner.wordpress.com/2013/07/13/lendoctrinement-des-eleves-a-lanthroposophie-dans-les-ecoles-steiner-waldorf/

On en sait donc un peu plus sur la tournure d’esprit et la psychologie de la ministre « de la Culture, de toutes les Cultures », telle qu’elle se présente lors de sa calamiteuse audition. Une femme pétrie de croyances pour qui les Sciences de l’Éducation et leur credo « l’élève au centre du système doit apprendre par lui-même, doit construire son propre savoir » n’allaient pas encore assez loin à son goût dans le décervelage de nos bambins en coupe réglée depuis des décennies. Une femme qui croît que l’esprit, la curiosité chez l’enfant comme chez l’adulte seraient capables d’être stimulés à partir de rien. « Ça » viendrait tout seul, un jour, quand ils en auraient envie. Et c’est ainsi que d’anciens élèves arrivent en 6ème en établissement public en ne sachant pas lire… Une chose, en revanche, semble acquise : la ministre de la Culture n’a de culture que le nom. Le citoyen lambda ne risque plus de s’identifier à des esprits élevés, des intelligences rares, à des personnalités réputées pour leurs connaissances pointues et la maîtrise de leurs dossiers. Il n’y a plus rien ni personne à admirer chez nos dirigeants. La France rayonnante dans le monde a cédé la place à une France qui cultive avec constance la médiocrité pour ne pas dire la nullité.Il y a encore quelques 30 ans, jamais une Françoise Nyssen (ni tant d’autres comme Marlène Schiappa et avant Najat Belkacem) n’auraient eu droit à la parole et encore moins le droit d’exercer à ce niveau de l’État. Une honte de plus que les gouvernements qui se succèdent nous infligent volontairement.

http://www.ecole-domaine-du-possible.fr/projet-pedagogique/

Caroline Artus