La bataille de Montcornet : Macron célèbre une victoire… allemande

« Les troupes recevront de l’aviation une aide précieuse quant à leur camouflage. Les fumées épandues du haut des airs cachent en quelques minutes de vastes surfaces du sol tandis que le bruit des machines volantes couvre celui des moteurs chenillés. »

(Charles de Gaulle : « Vers l’armée de métier » Édition de 1934 (1)

« … Mais surtout en frappant à vue directe et profondément, l’aviation devient l’arme dont les effets foudroyants se combinent le mieux avec les vertus de rupture et d’exploitation de grandes unités mécaniques. »  (De Gaulle, « Vers l’armée de métier », rajout dans la réédition de 1944)

  À peine sorti du confinement, l’avorton présidentiel  va se rendre à Montcornet, dans l’Aisne, « haut lieu d’une bataille où s’illustra le général de Gaulle » nous dit-on. Après  « Clemenceau dans les tranchées », il nous refait le coup de l’ « union nationale » en allant ratisser chez les gaullistes, de droite  comme de gauche. Et je me dois – une nouvelle fois – de tirer un grand coup de chapeau à ses conseillers en communication, car ce genre de grosse arnaque intellectuelle, ça marche à tous les coups : il va reprendre 5 ou 10 points dans les sondages, grâce aux imbéciles et aux gogos qui – ne connaissant  rien à l’histoire de France – raffolent des symboles forts, de la geste épique et des récits magnifiés (voire carrément inventés). On se souvient que Macron, en campagne présidentielle, a rendu visite à Philippe de Villiers et s’est extasié devant le spectacle de mémoire du Puy-du-Fou. Le vicomte en était tout retourné. Pour un peu, il aurait adhéré à la « République en marche » (2).

Ensuite, il est allé honorer la mémoire de Jeanne-la-Pucelle à Orléans. Plus tard, nous eûmes droit à son « itinérance mémorielle » (quel charabia !) sur divers champs de bataille de la Grande Guerre, mais sans faire référence à la victoire, pour ne pas contrarier Angela Merkel, et surtout sans rendre hommage aux maréchaux de 14-18, pour ne pas citer le héros de Verdun, le maréchal Pétain.

« Et en même temps », car il faut bien ratisser large, il condamnait le colonialisme et qualifiait de « crime contre l’humanité » l’œuvre française en Algérie.

Macron est nul en histoire et en géographie. Je ne sais pas ce qu’on  apprend  à l’ENA mais il nous a déclaré sentencieusement que la Guyane était… une île. Faut-il être ignare pour célébrer la bataille de Montcornet !  Mais elle fait partie du mythe gaulliste, c’est un fait !

Certains auteurs parlent même de la « victoire de Montcornet » car il fallait impérativement faire croire au bon peuple que le « premier résistant de France » s’était battu héroïquement avant d’aller continuer le combat… derrière les micros de la BBC. Or Montcornet est indéniablement une victoire, mais une victoire… allemande (comme le dit Gudérian dans ses mémoires).

Ce fait est attesté par TOUS les historiens, y compris les gaullistes, de gauche comme Jean Lacouture (3) ou de droite comme Henri Amouroux (4).

Essayons donc de résumer brièvement – et honnêtement –  les combats de Montcornet.

Lorsque la guerre éclate, Charles de Gaulle, le protégé de Paul Raynaud (après avoir été celui du maréchal Pétain), est toujours colonel et ambitionne un grand destin, politique ou militaire.

Le 26 janvier 1940, il envoie à quatre-vingts personnalités (dont Léon Blum, Paul Reynaud, les généraux Gamelin et Weygand), un mémorandum intitulé « L’avènement de la force mécanique ».

Ce texte, contraire au devoir de réserve d’un officier supérieur, insiste sur la nécessité de constituer de grandes unités blindées plutôt que de disperser les chars au sein d’unités tactiques, comme le préconise l’état-major. Il ne fait que reprendre à son compte les théories du général Estienne (et du colonel Mayer). Rappelons que le général Estienne, encouragé par le maréchal Pétain, proposait la création d’un corps motorisé dès… 1920.

Trois jours avant l’offensive allemande du 10 mai 1940, le colonel de Gaulle est averti de la décision du commandement de lui confier la 4e division cuirassée.

Dans « Mythes et Légendes du Maquis » (5), j’écris ceci :

« Le 10 mai 1940, le 3e Reich lance une grande offensive sur les Pays-Bas, la Belgique et la France dans ce qui sera appelée « la bataille de France ».

 Après la percée de Sedan le 13 mai, les troupes françaises sont en pleine débâcle…                                                                                                                                                                         

Le colonel de Gaulle, désigné, le 26 avril, pour commander, par intérim, la 4e division cuirassée, prend son commandement le 11 mai. Cette unité est en cours de formation (environ 5 000 hommes, 85 chars), elle manque d’appuis aériens, de batteries antichars et antiaériennes, de moyens de communication, de transports de troupe, et son armement est incomplet…

Avec sa division, de Gaulle tente d’exécuter une contre-attaque vers Montcornet, dans l’Aisne, le 17 mai. Ce village relève d’une importance stratégique majeure (il est situé sur l’axe routier entre Reims, Laon et Saint-Quentin ; c’est un point de passage obligé pour la logistique allemande).

La mission confiée à de Gaulle, le 15 mai, par le général Doumenc, est de « barrer la route de Paris en établissant un front défensif sur l’Aisne et l’Ailette », afin de permettre à la 6e   armée du général Touchon de s’y déployer… Le 17 mai, entre 4 et 5 h du matin, les éléments de la 4e division cuirassée se lancent sur Montcornet. Après avoir investi le village, vers midi, les chars français sont pris à partie par des canons antichars et des panzers allemands.

Par manque d’essence (?), de nombreux chars français doivent être abandonnés ou battre en retraite ; d’autres s’embourbent dans les marécages (6)…Vers 16 h, de Gaulle ordonne une nouvelle offensive contre Montcornet mais sans succès : les équipages de chars, sans aucune carte détaillée du secteur, sont attaqués par les canons ennemis. Le commandant Bescond, qui a dirigé l’assaut, est tué.

L’intervention de la Luftwaffe, vers 18 h 30, sonne le glas de l’offensive et force la 4e  division cuirassée à se replier. Les pertes du côté français sont de 14 tués, 9 disparus et 6 blessés ; 23 chars français (sur les 85 engagés) sont mis hors de combat lors de la bataille… »

Commentant le comportement de Charles de Gaulle au feu, l’historien Henri de Wailly (7) juge que, « loin d’avoir été particulièrement brillant, il a montré dans la bataille  les mêmes faiblesses et les mêmes incompétences  que les autres dirigeants militaires. »

À la suite de Montcornet, de Gaulle écrit une longue lettre à Paul Reynaud, président du Conseil (8), dans laquelle il lui  demande, soit le ministère de la Guerre, soit le commandement en chef de toute la force blindée française. Rappelons que de Gaulle, simple colonel, a été nommé « général de brigade à titre temporaire ».

Le 6 juin, l’ambitieux est convoqué  à Paris par Paul Reynaud  qui lui donne un hochet : le poste de sous-secrétaire d’État à la Guerre. Il a pour mission de coordonner l’action avec le Royaume-Uni pour la poursuite du combat. Ce qui explique sa présence à Londres un peu plus tard…

Il faut dire aussi, au risque d’écornifler la légende, que « Vers l’armée de métier » a fait un bide lors de sa parution en France en 1934 et n’a eu, bien sûr, aucune influence sur Guderian, créateur de la force mécanique allemande.

Si Macron tenait à honorer une victoire française durant cette époque tragique, il pouvait honorer la bataille de Narvik, dans le nord de la Norvège, du 9 mai au 8 juin 1940, puisqu’il s’agit de la seule victoire militaire des forces alliées durant l’offensive  de mai-juin 1940.

Le corps expéditionnaire franco-polonais, créé le 15 avril 1940, et commandé par le général Béthouart (nommé général pour l’occasion) comprenait entre autres :

La 27e demi-brigade de chasseurs alpins ; la 13e demi-brigade de Légion étrangère sous les ordres du lieutenant-colonel Magrin-Vernerey (le futur général Monclar) ; et la brigade autonome de chasseurs de Podhale, formée le 9 février 1940 à Coëtquidan : une unité de l’armée polonaise de l’Ouest.  Cette victoire fut de courte durée car les Alliés durent rapidement se retirer.

Je présume que Macron ne sait pas que 250 soldats français ont été tués à Narvik ?

S’il voulait – après tout, pourquoi pas ? – honorer une défaite française « dans l’honneur », que n’a-t-il pensé à Camerone (30 avril 1863) ou à Diên-Biên-Phu (7 mai 1954) ?

Mais s’il tenait absolument à une défaite plus qu’honorable, sur le sol national, pendant la terrible « bataille de France », qu’il aille donc à Haubourdin, dans la banlieue de Lille. L’histoire officielle a oublié les soldats  d’Haubourdin, sacrifiés pour permettre le réembarquement anglais à Dunkerque : il s’agissait de « poches de résistance » qui regroupaient 40 000 soldats (30 bataillons, 12 groupes d’artillerie, et 5 groupes de reconnaissance).                                                                                                 

Le 28 mai 1940, après la capture du général allemand  Kühne, porteur des plans d’attaque, (qui prévoyaient que trois « Panzer Divisionnen » attaqueraient de front), le général Molinié, qui  commandait les troupes françaises, et ses officiers, organisèrent une tentative de sortie.

Elle se solda par un carnage ! Le capitaine Philippe de Hauteclocque – le futur général Leclerc – réussira à traverser les lignes allemandes et à rejoindre, le 4 juin, les positions françaises sur le canal Crozat. Avec des centaines de morts et de blessés (civils et militaires), et leurs munitions épuisées, les « poches de résistance » françaises  cessèrent le combat, les unes après les autres, dans la journée du 31 mai. Le général Molinié et son adjoint, le colonel Aizier, négociaient alors, jusqu’à minuit, une reddition « dans l’honneur » pour les défenseurs de Lille et de ses faubourgs.

Le samedi 1er juin, sur la Grand-Place de Lille, les troupes françaises défilaient en armes devant les Allemands. Sur les six divisions encerclées à Lille, trois étaient des unités  nord-africaines.

Les Allemands leur accordèrent les honneurs de la guerre (il faut remonter à la reddition du fort de Vaux en 1916 pour trouver un précédent). Le 2 juin, Adolf Hitler, furieux, reprocha au général Waeger d’avoir marqué une pause dans sa progression vers Dunkerque et d’avoir rendu les honneurs militaires aux Français. Il fut limogé sur le champ.

Churchill, dans ses mémoires, estime que les défenseurs de Lille ont donné cinq jours de répit à « l’opération Dynamo » et ont permis, ainsi, de sauver des milliers de soldats britanniques.

Au prix de… 1 800 morts.  Qui, de nos jours, parle encore d’Haubourdin ?

Monsieur Macron, si vous voulez réellement rendre hommage aux Français tombés durant l’offensive de mai-juin 1940 – des pertes impressionnantes : 85 310 morts en six semaines – je vous invite à lire l’œuvre monumentale (5 tomes de 500 pages chacun) de l’historien Roger Bruge, publiée sous un titre un brin provocateur « Les combattants du 18 juin ». Vous y découvrirez des combats terriblement meurtriers et souvent héroïques. Il me semble que les 1 800 morts d’Haubourdin sont sans commune mesure avec les… 14 tués de Montcornet.

Mais je vous accorde que le choix de Montcornet est un bon symbole : jouer les gros bras devant le Teuton, et repartir la queue basse dès qu’il hausse le ton ; un peu comme vous devant Angela Merkel en somme ! D’ailleurs, vous devriez inviter Angela et lui faire croire que de Gaulle a collé une raclée à Gudérian.  Et, pour la circonstance, vous pourriez vous faire faire une tenue de tankiste sur mesure ; celle d’aviateur vous va si bien !

Éric de Verdelhan

1)- « Vers l’Armée de métier » de Charles de Gaulle ; Berger-Levrault ; 1934.

2)- Soyons honnête, Philippe de Villiers n’a pas tardé à déchanter.

3)- « De Gaulle », de Jean Lacouture ; Le Seuil ; 1965 ; nouvelle édition en 1971.

4)- « Le 18 juin 1940 », d’Henri Amouroux ; Fayard ; 1964.

5)- « Mythes et Légendes du Maquis » Éditions Muller ; 2019.

6)- le responsable de cette offensive avait oublié l’approvisionnement en essence des chars et la topographie marécageuse du terrain. Mais il est vrai qu’il était initialement officier d’infanterie avant de devenir écrivain et conférencier militaire.

7)- « De Gaulle sous le casque (Abbeville 1940) » d’Henri de Wailly ; Édition Perrin ; 1990.

8)- Max Gallo a décrit un de Gaulle « lèche-bottes »  et ne reculant devant aucune flagornerie pour arriver à ses fins. Il a écrit des lettres sirupeuses à Pétain. Et, de 1936 à 1940, il écrira plus de 60 lettres  à Paul Reynaud  à qui il propose ses services. Il y manie la « brosse à reluire » et la flatterie.

9)- « Les Combattants du 18 juin » de Roger Bruge. Tome 1 « Le Sang versé » ; Fayard ; 1982. Tome 2 « Les derniers feux » ; Fayard ; 1985. Tome 3  « L’armée broyée » ; Fayard ; 1987. Tome 4 « Le cessez-le-feu » ; Fayard ; 1988. Tome 5 « La fin des généraux » ; Fayard ; 1989.

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59 Commentaires

  1. Quant à Philippe de Villiers, rappelez lui l’homme qui s ‘est suicidé dans son bureau de Vendée, victime d’une mutation forcée…
    Ce commercant qui pleure sur son fonds de commerce… au lieu de rester à son poste dans l’Administration, face aux socialistes.

  2. ça vous fait du bien de taper sur De Gaulle ? remettez les choses dans le contexte de l’époque et vous jugerez après.
    c’est minable !…………….

    • Merci de votre commentaire « courageux  » anonyme. 😄

    • Tout à fait..et réhabilité le Maréchal Philippe Pétain, qui lui, n’a pas fui à Londres..comme votre zéros

      • Fuit à Londres… sous le blitz alors qu’en France la guerre était finie. Il fallait vraiment être bête. Mais c’est grâce à cette bêtise et la France Libre que nous nous sommes retrouvés en 1945 à la table des vainqueurs.

  3. Merci Eric de Verdelhan pour votre article où §19, vous précisez « sans carte détaillée du secteur »
    Rappelons que la 4e DCR n’avait pas les moyens de sa mission. Les chefs de chars naviguent avec des cartes issus de l’almanach des PTT, quand ce n’est pas sans carte. Ceux des B1bis apercevant le clocher de La Ville aux Dames, le prennent pour celui de Montcornet. L’absence de liaison radio rend l’impossibilité de coordonner les attaques des chars lourds et des légers, le délai prohibitif de la log. des B1bis sont autant d’obstacles qui vouent l’attaque à l’échec.
    En 1975, la Div 67 avec en dotation théorique 350 chars AMX 30, alignait péniblement 250 chars face au Pacte de Varsovie !
    Aujourd’hui face au Covid-19 rien à changé. Et Macron va faire le beau à Montcornet puis le 14 juillet !

  4. Dites, vous charriez un peu ! « Dans « Mythes et Légendes du Maquis » (5), j’écris ceci : »

    Vous l’avez écrit quand, votre Mythes et Légendes du Maquis ? Ce que je lis dans votre article, c’est du quasi copié-collé de plusieurs paragraphes de Wikipédia !

    • C’est souvent une de mes sources même s il y a souvent des erreurs. 😆

      • J’eusse aimé pouvoir dire que c’était du second degré..

  5. Un autre livre aujourd’hui tombé largement – si ce n’est totalement – dans l’oubli, qui témoigne de ces combats sur l’Aisne en 1940 et de la vaillance des soldats français, c’est « Fantassins sur l’Aisne » de Lucien Carron.

    Lucien Carron fut un de ces combattants, après avoir été volontaire pour les Corps-Francs en 1939, expérience qu’il a également relatée dans un autre livre remarquable (et malheureusement tout aussi oublié) : « Nuits sans aubes ».

    • Il n’y avait pas de B1B à Montcornet. Seulement des R-35. Pendant l’hiver des ouvriers communistes avaient saboté des chars B1B dans les ateliers de Renault, pour suivre les directives du Kremlin, allié d’Hitler.

      • Et pourtant Jean-Robert Gorce qui connait bien son sujet précise que le 17 mai à 4h15 les éléments blindés français avancent selon deux axes:
        -au nord, sur une ligne Liesse-Bussy-Montcornet, progresse le 46e BCC de chars B1bis, renforcé par la 315e cie autonome de chars D2, « flanc-gardé » par un groupement de la 13e BLM;
        -au sud, sur un axe Sissonne-Boncourt-Lislet, la 8e demi-brigade de chars R35 couvre la manoeuvre , soutenue elle aussi par un groupement de la 13e BLM ;
        -enfin l’appui d’artillerie est fourni par une batterie du 303e RA le soutien de l’infanterie est assuré par les 400 artilleurs du 4e GAA, le 4e BCP n’étant pas encore à pied d’oeuvre.
        Sur l’axe Nord, les B1bis progressent en 2 groupes de part et d’autre de la route Montcornet-Laon alors que les D2 longent voie ferrée

  6. Il faudra évoquer aussi son pâle rôle d’officier prisonnier pendant la grande guerre !

    • Encore une calomnie. Il fait partie de ceux qui ont tenté l’évasion, un devoir pour eux, même blessés.
      Le livre de l ‘historienne Frederique… dit la vérité sur son courage.

  7. Macron ! Ce minable n’a pas célébré dignement la victoire de la 1ère GM. Nous aurions été fiers de voir les drapeaux de tous les régiments ayant participé à cette guerre descendre les Champs-Elysées, au lieu de cela, nous avons eu droit à une horde de gamins courant sur les tombes des poilus ! Notre alliée, la Serbie, à été humiliée. Macron ! Salaud !

    • Vaillance des troupes françaises UNIQUEMENT, qui ont résisté pied-à-pied aux schleuhs pour permettre de rembarquer à des rosbifs juste pressés de se barrer…

  8. Maqueron pour les victoires aurait pu choisir la BATAILLE DES ALPES
    gagnée par l’Armée française
    -LE CHEVALON DE VOREPPE contre les allemands

    – la bataille des frontières en haute-montagne , gagnée contre les italiens
    ( durant laquelle mon père, blessé, obtint sa CROIX DE GUERRE )

    le colonel De Gaulle était déjà en fuite depuis 7 jours quand les français
    se battaient

    il aurait pu aussi visiter le fort de VILLY-LA-FERTE

    • Calomnie.
      De toutes façons, monsieur votre père reste un inconnu et vous enviez le destin du Général de Gaulle.
      Quant à…Guy des Cars…quelle référence en effet !

  9. mon défunt père m’ a transmis ce livre :

    https://www.google.com/search?q=m%C3%A9morial+de+france+livre&client=firefox-b-d&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwjmhIPg5LfpAhVqxYUKHUZdDDgQ_AUoAXoECAwQAw&biw=887&bih=642#imgrc=WihiPIshjtE85M

    MEMORIAL DE FRANCE avec exergue du Maréchal Pétain
    livre qui démontre la vaillance de l’armée du front
    et que Maqueron n’a certainement pas lu !

    A lira aussi l’autobiographie du romancier Guy DES CARS
     » L’officier sans nom  » ( qui relata sa guerre Front de Moselle ligne Maginot pendant l’ hiver,
    puis la bataille de l’Ailette  » ( absence d’essence pour les véhicules , piquée par les politiciens
    pour fuir vers Bordeaux et l’ESPAGNE « 

  10. cette pourriture de macron ne recule devant rien c’est le plus grand salopard que la terre porte et dire qu’il y a encore des tocards qui le soutiennent !!!!!!

  11. Sans appui aerien, De Gaulle ne pouvait rien faire. Je rappelle que la quasi totalite des chars francais ont ete detruits par l’aviation allemande qui possedait une capacite d’arriver en masse sur le champ de bataille en moins de 30 minutes.

    • Les Allemands avaient coordonné l’action des Panzers et des Stuka. L’équivalent Français du bombardier en piqué Ju-87 était le Loire-40 dont les premiers exemplaires devaient être livrés aux escadrilles à la mi-mai 40 !

  12. Très beau texte en effet.
    Décrire tout ce que De Gaulle a fait comme bourdes serait de l’épaisseur de l’annuaire téléphonique de Tokyo!.
    Un déroulement de l’attitude de De Gaulle entre-autre, lorsqu’à son retour d’Angleterre en plein débarquement, il avait déjà endossé le costume de politicard, et au lieu d’aller encourager les valeureux soldats alliés qui étaient aux prises avec les boches et dont l’issue de la contre offensive était très difficile, voir compromise, il était dans l’idée des généraux Américains de rebrousser chemin, tellement les pertes étaient énormes, que notre De Gaulle allait pavaner et se faire mousser à Bayeux, sans un mot d’encouragement pour nos libérateurs!.
    La Bataille de France, certes, mais menée par des forces extérieures

    • Nos libérateurs qui projetaient tout simplement de nous occuper après la guerre;tout était prévu…

      • Oui, et heureusement qu ‘il y a eu le Général de Gaulle pour imposer la France.

          • Non, il ne faudrait quand-même pas oublier que De Gaulle a écarté le plan AMGOT.
            Si De Gaulle est critiquable sur bien des points, et non des moindres, il ne faut quand-même pas sombrer dans un dénigrement systématique – incompatible avec l’approche historique.

    • Il a quand même évité l’AMGOT, puis la prise du pouvoir par les communistes.

      Faut arrêter de tout voir de façon aussi manichéenne.

      Moi aussi, j’ai des choses à lui reprocher, mais on ne peut pas TOUT lui mettre sur le dos, c’est idiot !

      • Oui, d’ailleurs c’est l’avis auquel s’est finalement rangé l’historien Dominique Venner, au départ et pendant longtemps férocement anti-gaulliste.

    • Vous racontez n’importe quoi, pour médire dans l’ombre du Général de Gaulle.
      Votre seule plume à la main, trempant dans l ‘encre noire du dépit et de l ‘envie.
      Un médiocre . Vous.

      • De Gaulle était un opportuniste, un nombriliste, un type qui s’écoutait parler, je partage le point de vue de Paul Nareffe, sa rédaction de la constitution de 1958 est une catastrophe pour notre pays, c’est à cause de ce bonhomme que la France est dans cet état pitoyable aujourd’hui.
        D’ailleurs la manière dont il a géré l’abandon de l’Algérie en se foutant de la gueule des pieds noirs et des harkis démontre s’il en était besoin le piètre négociateur qui ne voyait pas plus loin que la visière de son képi.
        Les Américains ne voulaient pas de De Gaulle pour diriger la France, ils préféraient le général Giraud.
        Mais bon, on ne refait pas l’histoire

        • Ben voyons, avec Giraud les américains auraient occupé la France comme ils l’avaient prévu, nous n’aurions pas Été assis à la table des vainqueurs et nous n’aurions pas occupé
          l’Allemagne.

  13. « Mais je vous accorde que le choix de Montcornet est un bon symbole : jouer les gros bras devant le Teuton, et repartir la queue basse dès qu’il hausse le ton » dixit

    Bravo pour votre texte ! que j’approuve en totalité…( la citation et le jeu de mot plus haut est a encadrer ! )

    la supercherie continue sur les gogos, pas avec moi

  14. On peut aussi évoquer les points de résistance acharnés comme à Rethel dans l’Est, ou Giens sur la Loire, perdue et repprise plusieurs fois au prix de combat acharnés.
    Bien des français se sont battut bravement.
    Le premier combat de chars entre les armées française et allemandes, en Belgique, fut une victoire française massive. il faut dire que nous disposions alors du somua 35 supérieur à la majorité des chars allemands, qui a inspiré ensuite le sherman étasunient..
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Gembloux_(1940)
    Il reste que l’insuffisance de DCA de l’armée française en 1940, est toujours d’actualité.

  15. Merci de rappeler des faits. Une division cuirassée de 5.000 hommes qui se bat « farouchement » (selon de Gaulle) et s’en sort avec 14 tués et 23 chars perdus (dont la moitié en panne) n’a vécu qu’une escarmouche menée par un officier qui bat en retraite un peu trop vite ! Les vrais batailles de 1940 où l’armée française s’est superbement accrochée au terrain, a causé des pertes considérables à l’ennemi et s’est de ce fait couverte de gloire, ont eu lieu sans aucun doute à Gembloux (sur la Dyle, en Belgique), certainement à Lille (Haubourdin), et aussi à Stonne (Ardennes).. Les Allemands ont quand même perdu près de 100.000 hommes (estimation réaliste- autant qu’à Verdun sur une durée équivalente).et 800 stukas (à un contre six, nos aviateurs ont fait mal!)…

  16. ben, rien de bien étrange, ce gars est tellement antifrançais…

  17. En 39 les français ne voulaient pas la guerre ( qu’ils allaient perdre ) … Tous les peuples européens ne voulaient pas cette guerre …..Seuls les Lobbys et les groupes de pression cosmopolites et leurs supplétifs socialo-communistes ont voulu cette guerre , ont poussé à la guerre , pour châtier les allemands et leur gouvernement suite à leur politique anti-immigrationniste et anti-cosmopolite .. LA 2EME GUERRE MONDIALE N’EST PAS TERMINEE . LES PEUPLES EUROPEENS NE VEULENT PAS D’IMMIGRÉS IMPOSES CHEZ EUX PAR L’OLIGARCHIE COSMOPOLITE ET SES MEMES SUPPLÉTIFS DE 39

  18. On pourrait aussi citer les combats des Alpes où contre les Italiens à l’EST et « en même temps  » les Allemands à l’Ouest (trouée de Voreppe) l’Armée des Alpes a résisté brillemment!

  19. Bravo pour cet article d’historien érudit.
    Et merci de dénoncer cette « récupération gaullienne », de surcroît basée sur un évènement mal interprêté par les habituels falsificateurs.
    Ça nous rappelle furieusement la lettre de Guy Môquet lue par l’immense Sarkozy.

    • Pourquoi ?

      Dans sa lettre, Guy Môquet n’est plus un communiste, c’est un gamin patriote qui écrit ses adieux.

  20. Dans les batailles héroïques de 1940 à l’honneur de l’armée française, vous avez oublié la résistance des cadets de Saumur.

    • Merci de penser à l’Ecole des Cadets de Saumur, dont mon père faisait partie et qui ont défendu le Pont sur la Loire.

  21. Je crois que la haine de De Gaulle vous égare un peu, là.

    « TOUS les historiens » ??? Vous avez lu, heu… Ragache, par exemple ?

    Par contre, s’il y a un officier dont la mémoire injustement calomniée devrait être réhabilitée, c’est Corap.

  22. celebrer une victoire des BOCHES : encore une nouvelle preuve de sa detestation , sa haine pour la FRANCE et en meme temps faire croire a des gogos qu il admire DE GAULLE . encore une operation de com mensongere de notre psychopathe . il fait bien de profiter de ses sorties pour prendre l air car apres , ce sera a nouveau COUCOUCHE PANIER DANS LA NICHE A L ELYSEE ; avec la niche pas trop loin de l helico …..

  23. Merci pour cet article rappelant la résistance héroïque des soldats de Molinié dans la poche lilloise.
    Vous auriez pu également citer la bataille de Stonne dont les allemands l’ont comparé à un Verdun de 1940 tant les combats furent âpres ( c’en est son anniversaire à partir de ce jour 15 mai.
    Il est bon que soit démenti que les français ne se sont pas battus en 1940; et pour le savoir, faut-il se tourner vers l’analyse de nos ennemis comme les généraux allemands Guderian, Von Küchler ou Rommel témoignant de la valeur combative de nos soldats lors de la bataille de Dunkerque que vers nos alliés pratiquant le french-bashing avec gourmandise bien que ce soient les français qui s’auto-flagellent le mieux.
    Sans oublier l’armée des Alpes.

  24. Dans « Souvenirs d’un soldat », le général Heinz Guderian relate que l’attaque de la 4e DCR ne l’a pas vraiment ému et qu’au soir du 17 mai 1940, il qualifie la manoeuvre adverse « d’incohérente et manquant d’énergie » tout en précisant  » qu’elle n’a pas fait impression et n’a obtenu aucun résultat notable pour l’adversaire ». La « brillante attaque » du colonel de Gaulle à Montcornet a été pérennisée par des historiens gaullistes engagés. En réalité, seul l’ordre d’arrêt donné par le général von Kleist a pu freiner Guderian alors que ce même jour les deux généraux étaient en conflit, Guderian voulain atteindre au plus vite La Manche. Entre « le combat du siècle » et « un demi échec » la Bataille de Montcornet reste un mythe que dans l’ignorance, Macron veut s’approprier en chef de guerre.

    • Intéressant aussi de relire « Mai 40 » de Jean-Robert Gorce pour y revivre la bataille du 17 mai 1940 où l’attaque française débute à 4h15 pour s’engager vers 12h00 sur le plateau qui domine Montcornet, tandis que les chars lourds Renault B1 (31T) attendent leur ravitaillement qui ne sera terminé que vers 16h00, laissant les frêles R35 assurer l’effort principal sous le feu des Pak 37 et des Flak 8,8. Vers 18h30 l’essence se fait de nouveau rare pour les B1 qui se replient sur Bucy sous le feu des Stukas qui viennent d’arriver.
      Au soir du 17 mai, de Gaulle sait qu’il a échoué, n’ayant pu tenir sur le terrain faute de moyens, alors que sa contre attaque avait réussi. D’où cette demi-victoire avec le mythe de Montcornet récupéré aujourd’hui par Macron devenu gaulliste par opportunité.

  25. Une victoire allemande, non… une victoire française pas davantage. Ce fut une péripétie de la guerre où l’armée française se distingua, mais faute de moyens et d’appuis suffisants ne put concrètiser autant qu’il eût Été souhaitable.

    • On peut rétrospectivement rêver sur les possibilités qu’auraient eu, en ce 17 mai 40 la 4e DCR du colonel de Gaulle, capable de poursuivre son effort en profondeur du sud vers le nord, isolant ainsi une grande partie du Panzergruppe Kleist dangereusement aventuré vers l’Oise. Mais le binôme Stuka-Panzer et une bonne logistique, ce qui manquaient aux Français furent déterminant, sans compter l’ excellent entraînement de la Wehrmacht.
      Cela n’enlève rien au mérite de de Gaulle qui tenta de remonter le moral d’une armée, sidérée par la Blitz-Krieg pour laquelle elle n’était pas préparée.
      En ce mai 2020, la France subit le même revers face à l’NMI covid-19, par son impréparation, son manque de moyens, sa politique des frontières ouvertes incohérente et l’incompétence du Chef de l’Etat

      • Ajoutons que si le Panzergruppe de Kleist s’était ainsi trouvé isolé et coupé de ses arrières, c’est tout le plan « Faucille » de Manstein qui tombait par terre, donnant raison à tous les généraux allemands qui avaient exprimé des réserves à son sujet ; c’eût été la panique au sein de l’OKW !

      • Merci de remettre les pendules historiques à l’heure !

        Je trouve qu’on s’égare de plus en plus dans la révision de l’histoire, ici.

  26. en 1870 l’armée n’avait pas de cartes, ils recommancent en 1940, ça mérite la peine de mort

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