La burka : sous nos yeux des êtres humains enterrés vivants !

Le 8 juin dernier, une soixantaine de députés de toutes tendances, emmenés par le député PCF hors du commun de Vénissieux (Rhône) André Gerin, ont déposé une proposition de résolution pour la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le port en France de la burka ou du niqab. Une proposition à laquelle Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a donné une suite positive à travers une déclaration faite à France 2, pour dire à propos de l’idée d’une loi interdisant la burka : “pourquoi pas !”.
Jusqu’à présent, le débat ne s’était pas encore penché sur le port de la burka, un voile intégral derrière lequel disparaissent les yeux, le regard. Selon le livre de Bernard Godard intitulé “Musulmans en France”, les jeunes femmes portant ce voile qui va de la tête aux pieds appartiennent souvent au mouvement salafiste, « plutôt radical et minoritaire en France… » Une minorité peut-être, mais en nette expansion et qui se fait de plus en plus omniprésente. Selon cet auteur cet accoutrement serait porté de manière “volontaire par ces femmes”, souvent plongées dans une quête d’absolu… Une démarche veut-il dire qui conduit plutôt à une disparition absolue !
On connaît ce thème du choix libre de celles qui le portent et sert à masquer une réalité largement subie où la domination de certains hommes dans notre pays au nom de l’islam se traduit par une nouvelle forme d’asservissement, d’esclavage, de soumission violente dont la burka est le symptôme pathogène. Celles qui en font le choix le font dans un contexte de montée du communautarisme avec sa pesanteur sur les attitudes, dont la burka est une sorte d’instrument de mesure qui a de quoi inquiéter. Ici, on retrouve les termes d‘une suggestion psychologique qui est en affinité avec les pires formes de pression sectaires.

Marine Aubry ne veut pas qu’on touche à la burka : le PS ou la culture de la lâcheté en politique !

Pour le moment, les membres du gouvernement qui se sont exprimés au sujet de la burka semblent opposés à son port. Même son de cloche du côté de Fadela Amara, secrétaire d’État à la ville et ancienne présidente de «Ni Putes, Ni Soumises», pour qui la burka est «l’expression visible et physique des fondamentalistes et des intégristes dans notre pays», Une analyse qui est un peu courte, car le voile suit une progression au rythme de la multiplication de la burka, indiquant que cette situation n’a rien d’un phénomène marginal détaché des problèmes de l’islam en général en France. Ce positionnement n’est donc qu’un premier pas, mais qui a l’intérêt de participer à ouvrir un débat jusque-là resté tabou.

Pour Martine Aubry, première secrétaire du PS, il faut éviter les “solutions simplistes”. «Si une loi interdit la burka, ces femmes auront toujours la burka mais elles resteront chez elles, on ne les verra plus», a t-elle déclaré sur RMC et BFM-TV. Une intervention qui aidera beaucoup sans doute comme on peut se l’imaginer, les femmes victimes de ce système religieux inique, à se libérer. Mme Aubry n’est jamais ici que dans la continuité de son clientélisme locale, défendant comme maire de Lille le « droit » des femmes à être mise à part à la piscine, qui est ouverte pour elles à des horaires spécifiques et avec personnels féminins, hublots masqués. Les barbus avec ce maire, qui est censé porter les valeurs de notre République et y tourne le dos, peuvent se frotter les mains. Elle est comme le reflet de l’état de la gauche vue à travers le PS.
Le socialiste Laurent Fabius a mis en garde dimanche contre le risque d’une « mise en cause de la religion » musulmane à travers le débat sur le port du voile intégral, burka ou niqab, qu’il réprouve toutefois au nom de « l’égalité des sexes »… Mais, pour faire bonne mesure il ajoute : « Il faut faire attention de ne pas passer de la burka -c’est contraire à l’égalité des sexes- à une mise en cause de la religion qui serait complètement autre chose », a déclaré l’ancien Premier ministre PS lors du « Forum » Radio J.
Mais comment peut-on être aussi aveugle sinon naïf à moins qu’il ne s’agisse de lâcheté politique ! Il ne serait pas question ici d’un problème religieux ayant à voir avec l’islam ? Mais quelle cause est à l’origine de la burka sinon l’islam, et quelle autre religion en France que l’islam amène à la promotion d’une telle horreur que celle qui sévit là où on voit se multiplier dans les pays sous domination de cette religion la burka qui rime avec charia, c’est-à-dire barbarie ! On connait cet esprit de trahison des élites qui a fait long feu dans l’histoire qui reconnaitra les siens.

Il faut stigmatiser l’insoutenable ignominie que constitue cet islam de France là !

On craint de stigmatiser l’islam… Mais quand y aura-t-il prise de conscience de la classe politique que cette approche à fleuret moucheté des problèmes que pose l’islam aujourd’hui est un péril pour notre société, qu’elle creuse la tombe de notre République ? Il suffit d’écouter certaines de ces femmes qui portent la burka pour prendre la mesure de ce qu’elle représente comme recul de civilisation et du travail fait par les imams à l’abri des mosquées.
Dans le quartier des Minguettes à Vénissieux, celles qui portent la burka justifient que c’est le fait de leur volonté : entre autres, Nadia, 50 ans, du quartier des Minguettes à Vénicieux, porte le niqab depuis dix ans, « Ce n’est pas mon mari qui me l’a demandé, c’est un homme gentil qui ne porte même pas la barbe… Mes filles, elles, portent juste le foulard. C’est vraiment moi qui ai décidé de faire ça. Parce que j’ai peur… de Dieu ! Bien sûr, j’ai chaud là-dessous, mais ce n’est rien comparé aux flammes de l’enfer qui m’attendent si je ne me comporte pas en bonne musulmane. Moi, je veux juste qu’une autre vie m’attende auprès de Dieu… » Un témoignage qui change vis-à-vis de ceux que nous servent les médias bien encadrés pour nous présenter toujours cette aliénation comme un choix libre qui interdirait le droit à en faire la critique.
Quelle dégénérescence que ce témoignage en regard de l’évolution de la pensée et des relations sociales, du progrès de l’homme ! Cette religion sous ces traits là, c’est le retour au Moyen-âge ! L’heure est plus que jamais à la dénonciation sans ambages de cette religion comme celle qui peut entraîner jusqu’à cet extrémisme qui tue la liberté, la dignité, c’est la meilleure façon d’aider les musulmans à s’émanciper de la tendance actuelle de leur religion pour trouver les voies de la modernité. Ce à quoi il faut les inviter, c’est à une rupture avec l’orientation prise par l’islam tel qu’il se présente à travers les oripeaux divers qu’il nous impose dans l’espace public pour peser sur les décisions collectives des citoyens, véritable instrument de guerre contre l’esprit de nos valeurs et de nos lois.
Le secrétaire général de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), Fouad Alaoui, dénonce “une nouvelle manoeuvre propre à encourager les amalgames”, et regrette dans une brève déclaration à l’AFP, que cette démarche intervienne “justement quand on parle de l’Iran” et se dit “triste qu’on en arrive à ce niveau”. Précisément, de l’Iran d’Ahmadinedjad qui opprime les libertés, au port du voile et à la burka, considérés comme liberté religieuse supérieure par le président Obama, il y a continuité, celle d’une conception de la religion qui est considérée comme liberté première en regard de toutes le autres jusqu’à les opprimer, qui autorise toutes les dérives, comme celles des sectes qui pullulent aux Etats-Unis.
Il est clair que cela est étranger à notre modèle français qui est fondé sur l’égalité et non sur des mises à parts. On comprend ici qu’Obama aille dans ce sens, car il défend une forme de société qui prône la différence des droits et le communautarisme comme le mode d’organisation ordinaire de la société, impliquant l’effacement de la question sociale à la faveur de la politique des identités. Nous, nous avons dans nos valeurs le rêve d’une société fondée sur la mise en commun, sur l’intérêt général, la capacité du peuple à choisir sa destinée en se pensant comme un tout qui a des intérêts communs, par delà les différences.
Certains osent vouloir nous faire croire qu’il s’agirait là d’un débat autour de la liberté d’expression, honte à eux ! Alors que la burka est une sorte d’interdit absolu posé à toute expression, communication des individus qui la portent. Une interdiction de la liberté d’expression précisément qui est y compris discriminatoire, puisqu’elle ne s’applique qu’aux femmes, comme toujours, lorsqu’il est question d’obligations religieuses, qu’elles ont toujours payé au prix fort.
Pays et religieux musulmans défendent la burka comme un symbole de la liberté de l’islam : une oppression religieuse reconnue par ses pairs.
Le grand ayatollah Fadlallah, le plus influent religieux chiite libanais, n’aura pas attendu vingt-quatre heures pour répliquer aux propos de Nicolas Sarkozy sur la burka qui ne serait «pas la bien¬venue» en France. Appelant Nicolas Sarkozy à «reconsidérer» sa position, le religieux l’a accusé «d’opprimer la femme et de porter atteinte à sa volonté et à sa liberté de choix lorsqu’on lui interdit de choisir ses vêtements». Selon lui, «cette attitude est une forme de violation des libertés».
Sur un registre plus ambigu, la question a également fait réagir jeudi le ministre turc des Affaires européennes en visite à Bruxelles. Egemen Bagis a déclaré : «Si l’on impose la burka, je suis très opposé.» Ajoutant toutefois aussitôt : «Je crois aux droits de l’homme, à la liberté d’expression. Si quelqu’un veut s’exprimer en portant un voile sur la tête, je n’ai pas de problème avec ça. Chacun devrait être libre de choisir…»
La presse saoudienne s’est montrée encore plus critique envers la position française. Le journal al-Hayat en appelle au «respect des traditions des gens et de la vie privée». «Quelle serait la réaction des Françaises et des Européennes si elles devaient couvrir leurs visages et cheveux dans les pays islamiques ?», demande l’un de ses éditorialistes. Précisément, « Le port du voile est imposé aux membres féminins des délégations officielles françaises lorsqu’elles se rendent, par exemple, en Iran», réplique spontanément un haut fonctionnaire français rentré il y a peu de Téhéran et d’Ispahan.
La Saudi Gazette interroge, pour sa part : «Qui est indécente et porte atteinte à la morale publique : une femme portant la burqa ou celle qui porte un Bikini ?» Oui mais, le bikini est bien interdit sur la voie publique précisément, parce que la liberté a à voir avec l’espace public, on n’y fait pas n’importe quoi !
Comme au temps des caricatures de Mahomet ou du débat sur le voile, de ribaat.org et ses avatars au site aliraqi, on n’y va pas de mainmorte. On y assure que «la tradition française est inscrite dans le dédain des religions ». On y parle de représailles pour défendre ce qui est présenté comme une liberté fondamentale que serait le port de la burka.

L’islam de la burka, porteur d’une blessure mortelle pour les démocraties, à travers le spectacle obscène d’enterrer des êtres humains vivants

Quant on enferme pas derrière un grillage on entend poser des bombes au nom d’une vraiment bien drôle conception de la liberté! En réalité, il ne s’agit ici que de défendre par des moyens d’une extrême violence une religion qui s’exprime de plus en plus à travers un intégrisme qui constitue une violence extrême.
L’espace public, c’est un lieu qui appelle le partage, celui, non du respect des différences sans aucune restriction, mais un espace qui a un sens commun et où montrer son visage est le principe de convivialité élémentaire en dehors duquel on se trouve en rupture avec toute sociabilité.
Le port de la burka est de ce point de vue une sorte de défiance de l’autre en lieu et place de toute relation sociale, c’est un vol d’identité insoutenable qui exprime une rupture avec le reste du monde, un rejet de l’autre qui l’est tout autant, qu’il soit forcé ou un acte de soumission volontaire n’y change rien.
La burka est une ignominie parce qu’elle met en scène le spectacle obscène de la mort de toute réalité humaine tangible, parce qu’elle est une provocation qui nie le sens même du mot liberté en présentant l’humain en cage. On parle d’un droit qui devrait être respecté au nom de la liberté individuelle, comme si la démocratie devait se laisser assassiner par le fascisme sans se défendre sous prétexte qu’elle est fondée sur la liberté. La liberté, ce n’est pas le droit au « chacun pour soi » sans limite, c’est un bien commun, une responsabilité commune, un sens du vivre ensemble par ce que l’on met en partage et qui fait projet de société de et pour tous.
La liberté n’est pas un droit à se détruire à s’exclure en l’exposant aux yeux de tous comme une insulte publique poussant au désordre. La liberté, c’est de savoir parfois interdire ce qui s’oppose à elle, ce qui risque de la détruire. Or, la burka est une blessure mortelle pour elle, pour les démocraties, si on la laissait se répandre en banalisant une sorte de droit pour certains êtres à disparaître, comme ces femmes à être sous nos yeux enterrées vivantes !
Guylain Chevrier
historien

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