Le cardinal Tauran, spécialiste de l'islam, ou danger public ?

Ce samedi 20 août 2011, Radio Notre Dame donnait la parole à un certain Monsieur Tauran. C’est un monsignore, ou un fonctionnaire de la hiérarchie catholique, en charge des relations avec l’islam. Un spécialiste cet homme, on va le voir.
Ecoutons-le.
La journaliste de RND lui demandant s’il faut avoir peur de l’islam, le spécialiste lui répondra, à l’intention des auditeurs : avoir peur de l’islam ? Mais non, il ne faut pas. (…) on a peur de l’islam parce qu’on ne le connaît pas ». La journaliste insistant, nous eûmes cette étonnante réponse qui fait tout redouter : « on a raison d’avoir peur de l’islam si nos convictions chrétiennes ne sont pas fortement assurées, étayées. Mais on n’a pas de raison d’avoir peur si nous savons pourquoi nous sommes chrétiens. De ce point de vue, l’islam est plutôt une chance. »
La journaliste de RDN ne l’ayant pas fait, je vais poser cette question à notre spécialiste es-islam : est-ce que votre réponse vaut aussi pour les chrétiens de Bagdad, ceux du Caire, du Soudan, du Nigeria, et du Pakistan ?
– Est-ce que les persécutions, les assassinats individuels et collectifs à répétition, dont ils sont l’objet, sont le résultat du fait qu’ils seraient de mauvais chrétiens ne sachant pas vraiment pourquoi ils sont chrétiens?
– Qui les persécutent, qui les humilient, qui vient perpétrer des meurtres barbares, et au nom de quoi ? Sont-ce des djinns ou des hommes qui les humilient et en tuent au nom de l’islam en ayant le sentiment d’exercer une légitime vengeance contre des impies ou des infidèles ?
Monsieur ou Monsignore Tauran, vos frères et sœurs chrétiens de deux communautés villageoises du midi de la France, plusieurs fois attaquées pendant l’office dominical, injuriés, humiliés, menacés d’être brûlés dans leurs églises régulièrement taguées et recouvertes d’excréments et autres immondices, est-ce qu’eux aussi n’ont aucune raison d’avoir peur de l’idéologie « religieuse » au nom de laquelle agissaient leurs agresseurs et persécuteurs ?
Est-ce parce qu’ils ne savaient pas bien pourquoi ils sont chrétiens que ce harcèlement, au nom de l’islam, s’est produit dans ces deux localités françaises?
Monsieur le spécialiste, que voulez-vous nous vraiment nous dire ?
Qu’il faut que reviennent le temps des persécutions, pour que les chrétiens de France soient de vrais et de bons chrétiens ? Souhaiteriez-vous pour eux une cure de martyrologe sur les décombres du pacte républicain français ?
L’Espagne a abrité les JMJ, qui viennent de se terminer. Vous êtes, j’imagine, très heureux du nombre considérables de jeunes venus applaudir le Pape. Mais l’Espagne, ce n’a pas été, ces derniers jours, que les JMJ. L’Espagne, mercredi, c’était l’arrestation par la police espagnole d’un certain Abdellatif Aoulad Chiba.
Cet homme utilisait Internet, pour appeler à des actions « contre les infidèles et les Juifs ». Il préparait contre ces « chiens » des attentats d’envergure, visant notamment à empoisonner les réserves d’eau destinées à la consommation. C’est vrai Monsieur Tauran, manifestement, il n’y a rien à craindre, il ne faut pas avoir peur des tenants du pouvoir multiforme de la charia. L’homme était en contact avec d’autres personnes, fréquentant le forum Al-Shumukh. Ses relations lui ont fourni, manuels et produits pour mettre à exécution ses projets (substances toxiques et explosifs)
« Il n’y a pas à avoir peur de l’islam », dîtes-vous?
Monsieur Tauran, je vous invite à venir dire cela à ces ouvriers du transport, les non-musulmans, qui travaillent dans cette entreprise de la région parisienne, appartenant à un grand groupe. Ils subissent, depuis des mois et des mois, une sorte de dictature alimentaire du halal.
Cette dictature partielle de la charia s’est instaurée, et s’exerce encore, au moyen d’un « syndicat » pris en main par de jeunes musulmans qui gèrent le comité d’entreprise.
Ces « jeunes », généralement français par la carte d’identité, qui n’ont jamais vécu en pays d’islam, se considéreraient comme injustement critiqués si on les traitait d’intégristes. Cependant, ces non-intégristes, ces pas-salafistes, ces modérés, ont prohibé, dans l’entreprise, le sandwich jambon beurre et d’autres substances non halal. Désormais, la « religion » devient un élément permanent du climat sur le lieu de travail, et c’est devenu : tu manges, tu bois halal ou tu ne manges pas et tu ne bois pas ! (1)
Qu’est-ce que vous répondriez aux ouvriers catholiques ou libre penseurs travaillant dans cette entreprise ? Leur répondriez-vous : qu’ils ne doivent pas avoir peur de l’expansionnisme de la charia? Qu’ils doivent même se réjouir de ce climat de religiosité débordante? Dîtes-moi, Monsieur le spécialiste es-islam auprès de l’épiscopat : est-ce que c’est de l’aveuglement volontaire ou le fruit d’une peur panique, votre réponse devant le micro de Radio Notre Dame ?
À moins que vous ne soyez comme ces pompiers qui deviennent pyromanes pour avoir l’occasion de mettre à l’épreuve du feu leurs talents? Vous connaissez certainement les conséquences des actions des pompiers pyromanes, des forêts ont disparu en quelques heures et elles mettront des décennies à se reconstituer.
Alain Rubin
1) Tiens, monsieur le spécialiste, évoquons ici quelque chose dont, de votre point de vue, il ne faudrait pas non plus avoir peur, le ramadan.
On sait que l’Edile de la ville de Paris et avec lui les principaux médias, publics et privés, en ont encore fait l’évènement de l’été 2011. Ils en ont fait le passage obligé, « convivial », pour cinq millions de « musulmans » vivant en France.
J’évoquais la dictature alimentaire du halal qui met en place des fragments non secondaires du pouvoir totalitaire de la charia. Avez-vous imaginé les effets, à l’époque actuelle, de ce rituel si convivial selon notre brave bougre de Maire de Paris?
Quand le prédicateur mecquois a repris et modifié le mois de festivité juive lié à la sortie d’Egypte par les Hébreux suivant Moïse, pour en faire un mois de jeune diurne, sans le moindre aliment ni la moindre boisson, il s’adressait alors à des clans de nomades conducteurs de camélidés. Qu’un conducteur de chameau, affamé et déshydraté, manquant de sommeil parce que passant un mois de nuits en prières et libations, s’endorme au « volant » d’un chameau, les conséquences n’étaient pas bien graves. Tout au plus risquait-il de tomber de son chameau ou que son « véhicule » se cogne la tête contre un autre chameau venant en sens inverse.
Mais avez-vous imaginé un conducteur de bus, de taxi, de camion poids-lourds ou de camionnette de livraison, sans parler d’un pilote d’avion, se trouvant dans la même situation physiologique?…
Ne croyez-vous pas qu’il existe quelques raisons d’avoir peur de ce rite suivi à la lettre, du point de vue de leurs passagers, de celui des passagers des véhicules qui le croiseront, le précéderont ou le suivront ?
Ne croyez-vous pas que les assureurs ont eux aussi quelques raisons d’avoir quelques craintes ?? Non, ce ne sont pas de vraies questions ni des motifs fondés d’inquiétudes, pensez-vous ?
Si vous examinez cet aspect de quelque chose qu’il ne faudrait redouter que si on ne le connaît pas, ce brave islam, vous verrez que c’est absolument l’inverse qui se passe. Vous verrez que ces chauffeurs de gros véhicules, ces « jeunes » nés en France, et y instaurant des fragments de la charia sur le lieu de travail, au moyen notamment et pour commencer, de la dictature du halal, sont des dangers pour eux-mêmes, pour les marchandises et pour les personnes qu’ils transportent ou rencontrent. Croisons les doigts pour que ces craintes ne se réalisent pas, c’est cela votre réponse, Monsieur le « spécialiste » ?

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