La Catalogne endure la répression pour différer la confrontation

Publié le 21 septembre 2017 - par - 24 commentaires - 776 vues
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Réveillé en tombant du divan, le gouvernement espagnol passe du déni judiciaire à la répression policière… pour commencer.

Le 5 septembre il a subitement annulé, en Catalogne, les congés de mutation de la Garde civile (gendarmerie), dont les mutés de l’année sont habituellement libérés de leur ancienne affectation le 11 septembre et attendus dans leur nouvelle le 11 octobre. Pour s’éviter un sous-effectif temporaire de deux cents agents, le gouvernement a ainsi mis en difficulté soudaine deux cents familles, dont la plupart avaient déjà quitté leur logement fin août, laissant le mari (généralement) en « célibataire géographique » pour une semaine… qui va donc se poursuivre plus d’un mois, à leurs frais puisque la direction de la Garde Civile a, de plus, précisé que ce serait sans indemnités. Au-delà du déménagement, c’est la rentrée scolaire de ces familles dans leur nouvelle garnison qui est perturbée. Il n’y a pas de syndicats dans ce corps mais une grogne massive a enflammé les réseaux sociaux. La date du 1er octobre étant connue depuis le 9 juin, cette improvisation sans préavis est significative de la dangereuse indécision gouvernementale.

A partir du 6 septembre, la Garde civile, sur ordre du parquet, a démarré une campagne de perquisitions dans les imprimeries. Au début, le principal résultat a été la frustration des imprimeurs, puis au bout d’une semaine, enhardie par la passivité de la police catalane, elle a trouvé et confisqué un million et demi de prospectus et d’affiches en faveur du référendum, mais toujours pas les bulletins de vote (ni les urnes), dont la saisie serait plus importante. Elle perquisitionne aussi les bureaux de poste. L’État espagnol a aussi fait fermer le site Internet du référendum, immédiatement remplacé par des sites-miroirs préparés à l’avance selon les conseils de Julian Assange, qui annonce sans ambages que le 2 octobre il y aura en Europe ou un nouvel État ou une guerre civile. Le gouvernement a aussi fait admonester les maires de Catalogne par le tribunal constitutionnel, en les avertissant que collaborer à l’organisation du référendum serait commettre un délit, ce qui n’a pas empêché de l’ordre de 700 municipalités sur 950 de s’engager auprès du gouvernement catalan pour organiser localement le scrutin. Le gouvernement espagnol a alors fait convoquer ces maires devant le parquet (pour cette semaine) pour mise en examen, une minorité d’extrême gauche déclare qu’elle ne se rendra pas aux convocations mais la très grande majorité obéit à la directive du gouvernement catalan de s’y présenter. Un groupe de députés européens (en majorité non catalans) a sonné l’alarme au sein du Parlement européen et a présenté le cas à la Commission européenne, essentiellement au motif d’une répression de masse envers des centaines d’élus d’un pays membre, et accessoirement au cas où un maire catalan également député européen (sauf erreur il n’y en a qu’un) serait inculpé ou arrêté sans avoir préalablement fait l’objet d’une demande de levée d’immunité auprès du Parlement européen. Samedi 16 septembre, 700 maires catalans, soutenus par leurs électeurs, ont manifesté dans la rue contre la répression.

Dans les jours qui viennent on connaîtra les intentions du parquet, vraisemblablement tenter d’intimider les maires reçus un par un, puisqu’en cas d’arrestation de quelques-uns les suivants ne se présenteraient pas… et l’insurrection serait garantie. Depuis le 20 juillet il est clairement établi que la Garde civile, et donc à plus forte raison la police nationale, ne peut pas entrer dans les enceintes du gouvernement et du parlement catalans (pourtant alors non protégés) sans invitation, en armes ou à visage masqué. Une protection de ces emprises a certainement été mise en place depuis lors, aussi seule une opération de type militaire pourrait permettre d’en prendre le contrôle. Mais il est vraisemblable aussi que, dans les jours précédant le référendum, une protection des mairies, sinon de tous les bureaux de vote, sera mise en place par la police catalane, et peut-être par la police barcelonaise dans la capitale si le maire de Barcelone ne retourne pas casaque une fois de plus.

Le 8 septembre le parquet a requis la police catalane, ainsi que la Garde civile et la police nationale, de tout mettre en œuvre pour empêcher la préparation du référendum, en particulier de rapporter toute activité suspecte et d’en identifier les auteurs, de confisquer tout matériel relatif au référendum, et en cas de besoin de contacter directement le parquet (pour un ordre de perquisition ou autre). A la grande surprise de beaucoup de Catalans qui s’attendaient à un refus d’obtempérer de la part du ministre de l’Intérieur catalan ou du commandant de la police catalane, ce dernier a immédiatement pris acte de cette réquisition, ordonné la diffusion et l’affichage de la demande du parquet dans tous les locaux de la police catalane… et chargé un service spécifique de suivre cette affaire. Ainsi, à première vue et sur le papier (on ignore les consignes orales), la police catalane collabore à l’interdiction du référendum. A y regarder de plus près cependant, le commandement de la police a certes informé tous les agents de cette demande mais leur a interdit de communiquer avec le parquet. Par ce « communiqué interne », il est demandé la diffusion de la requête du parquet afin que tous les agents en « aient connaissance », c’est-à-dire à titre d’information. Pour une bonne coordination et « afin d’éviter toute redondance dans les communications avec le parquet », toute information relative à cette affaire doit être communiquée au Commissariat général d’Information. Ni celui-ci, ni les unités territoriales de base ne sont particulièrement enjoints à la moindre diligence, du moins dans cette note. Moyennant quoi, la prétention d’obéissance est sauve et ni le commandant de la police ni le ministre de l’Intérieur ne sont sujets à inhabilitation, mais au contraire réaffirment leur autorité directe sur la police catalane.

Ainsi, le gouvernement catalan diffère la confrontation inévitable, jusqu’au moment où il devra activement utiliser la police pour, par exemple, sécuriser des locaux ou protéger des personnes face à la Garde civile. On peut cependant supposer que les points sensibles critiques, par exemple les entreprises chargées d’imprimer les bulletins de vote ou le quai où ils seront débarqués s’ils ont été commandés à l’étranger, seront mis sous protection lorsque ce sera nécessaire. Le gouvernement catalan, lui, n’improvise pas.

Pendant ce temps le gouvernement espagnol renforce ses forces de police en Catalogne. Il annonce pouvoir envoyer sous vingt-quatre heures 4 000 agents de plus de la Garde civile et de la police nationale, venant en l’occurrence de l’Unité d’Intervention Policière (2 600 hommes dont 400 en Catalogne) et des Groupes de Réserve et Sécurité de la Garde civile (1600 hommes dont 200 basés en Catalogne), pour assurer la sécurité des édifices et organismes de l’État central en Catalogne, notamment la Délégation du Gouvernement (préfecture), la Banque d’Espagne et la Direction des Impôts ; on parle aussi de devoir protéger les partis politiques unitaristes et les domiciles de leurs dirigeants. Si l’effectif des renforts disponibles est vraiment de 4 000, donc supérieur à l’estimation de 2 500 donnée par Stratediplo dans la Neuvième Frontière, cela signifie que, tout en niant tout caractère de gravité à la situation, le gouvernement espagnol s’apprête à envoyer l’ensemble de ces unités, donc les huit de la Garde civile et les onze de la police nationale, dégarnissant donc temporairement toute l’Espagne, îles et enclaves comprises. En ce qui concerne la Garde civile les renforts ont commencé à arriver et se déployer le 9 septembre, en prévision de la Diada catalane du 11. Se félicitant d’avoir gardé sous le coude la commande de 1 000 armes d’épaule pour la police catalane, dont une policière a récemment abattu cinq mahométans en mouvement (automobile) de seulement cinq tirs de pistolet, le gouvernement assure ne craindre que des attaques de bâtiments publics par des groupes de radicaux pendant ou après le référendum. Il vient cependant de transférer d’urgence à la police nationale des véhicules blindés de l’armée, des BMR-600 (blindados medios de rueda), qui sont des véhicules blindés à roues comparables aux VAB français. Dépourvus de leur mitrailleuse, ces blindés légers ont été rematriculés en immatriculation civile, repeints en bleu et ont reçu le sigle et l’écu UIP devant et sur les côtés. Le ministère de l’Intérieur espagnol refuse de préciser combien de véhicules sont concernés par ce transfert.

En parlant de véhicules, le ministère de la Défense continue d’acheminer à Saint-Clément Sescebes des véhicules de combat d’infanterie modernes Pizarro (encore un convoi en cette mi-septembre), dans le cadre de la conversion programmée du 62° régiment d’infanterie de montagne en infanterie mécanisée, comme s’il n’avait aucun doute quant à l’appartenance durable de l’extrême nord-est de la Catalogne à l’Espagne. Tant à l’état-major de l’armée de terre qu’au régiment, on assure qu’il n’a été préparé aucun plan de repli, ni d’intervention d’ailleurs, hormis le possible déploiement de soldats rassurants dans les rues en cas de passage au niveau 5 d’alerte terroriste. Éventée ou inventée il y a quelques années et nommée en référence au drapeau sécessionniste étoilé l’Estelada mais sans rapport avec l’action antinarcotique du même nom, l’Opération Estela (étoile) n’existe pas.

Sur le plan judiciaire le Tribunal Supérieur de Catalogne (justice espagnole déconcentrée) a reçu les dénonciations présentées par le parquet contre le président, le vice-président et les douze ministres catalans pour la signature du décret de convocation du référendum, constitutive des délits de « désobéissance, prévarication et malversation de fonds publics ». Les mêmes accusations sont portées contre la présidente du parlement catalan et les quatre membres du bureau, pour ne pas s’être opposés au vote des lois de déconnexion, la loi d’organisation du référendum et la loi de transition juridique et fondation de la république. La procureur les accuse aussi de fomenter une « infraction ouverte et délibérée » à l’ordre constitutionnel, mais fidèle à l’incohérence du gouvernement espagnol elle se garde de les accuser formellement de sédition, dont la définition dans le code pénal correspond pourtant parfaitement (rébellion impliquerait une action armée). Il est demandé des cautions et saisies de patrimoine des inculpés, comme si cela pouvait les inciter à renoncer au  référendum plutôt que, au contraire, quitter rapidement la juridiction espagnole. Il est vrai que les fissures politiques au sein du Parlement espagnol invitent le gouvernement à la modération face au processus de sécession. Une fois de plus il se retrouve dans cette position de ne pas poursuivre les intentions déclarées mais seulement les actes consommés, c’est-à-dire de s’interdire toute action préventive, ce qui le mettra à la fin devant l’alternative entre l’acceptation de la sécession et l’action militaire (www.stratediplo.blogspot.com/2017/08/lespagne-ne-peut-plus-quaccepter-la.html).

Vendredi 15 septembre, le gouvernement espagnol au complet (conseil des ministres) a décidé qu’à partir de demain 20 septembre toutes les dépenses du gouvernement catalan, du moindre fournisseur aux fonctionnaires en passant par les factures d’électricité, seraient réglées directement (et discrétionnairement) par les trésoriers-payeurs de l’État central, qui cesse de virer mensuellement le budget correspondant sur les comptes du gouvernement catalan, et fait bloquer ces comptes par les banques. Cette confiscation de prérogatives contrevient aux statuts approuvés du gouvernement catalan (la Généralité) mais aussi à la constitution espagnole, en particulier les articles 137 et suivants, 153 sur les moyens de contrôle et 156 sur l’autonomie financière. Hier, 18 septembre, le gouvernement catalan a déposé un recours en contentieux administratif devant le Tribunal Supérieur, au motif d’anticonstitutionnalité. Pour sa part, le président catalan défie le Premier ministre espagnol de venir expliquer cette mesure d’exception devant le Parlement espagnol, seul compétent à autoriser le gouvernement à mettre en œuvre l’article 155 de la constitution qui d’ailleurs ne permet pas de supprimer l’autonomie mais de soumettre ses autorités à injonctions directes (ordres de faire ou de ne pas faire) du gouvernement central. Car effectivement, au-delà d’une mesure de brimade envers le gouvernement catalan, à l’efficacité d’ailleurs douteuse puisque la préparation du  référendum est déjà payée en dépit des contrôles hebdomadaires des dépenses illégalement institués en juillet, il s’agit aussi d’une mesure de contournement de l’autorité du Parlement espagnol, déjà divisé quant à l’opportunité d’accorder au gouvernement la mise en œuvre de l’article 155… s’il la demande, ce dont il semble avoir décidé de se passer, comme on l’avait deviné lorsqu’il en a volontairement laissé passer les délais. Le ministre espagnol de l’Économie a même évoqué le blocage sans jugement des cartes bancaires personnelles des élus et fonctionnaires du gouvernement catalan, dont on saura très prochainement s’il a réussi à l’imposer aux banques qui, comme dans tous les « États de droit » de l’Union européenne, n’ont aucun état d’âme à procéder à de tels « gels » (confiscations illégales et anticonstitutionnelles) quand ils visent des entreprises ou personnes physiques russes. Sans préjudice de l’effet à court terme sur les fonctionnaires catalans soudain privés de salaire, tout cela ne peut qu’encourager le peuple catalan à verser ses impôts au gouvernement régional plutôt qu’à un État central qui en prélève la moitié puis promet d’en reverser le reste au gouvernement régional mois par mois… sauf cas de gel anticonstitutionnel soudain.

Les quatorze barreaux d’avocats catalans s’organisent pour renforcer leurs permanences du 1er octobre en cas d’arrestations massives. Au-delà de la proclamation des résultats du référendum il n’y aura pas d’arrestations, puisqu’en cas de victoire de l’indépendantisme le parlement catalan proclamera la sécession et l’entrée en vigueur de la loi de transition juridique et fondation de la république, et il n’y a désormais aucun doute que la police catalane protègera alors les maires et les citoyens catalans, tandis qu’en cas de défaite de l’indépendantisme le gouvernement et le parlement catalan démissionneront et le gouvernement espagnol n’aura alors plus de raison d’arrêter des citoyens dans la rue. C’est la veille du référendum, par des arrestations de centaines de maires aux fins de dissuasion des votants, ou le jour même par un déploiement policier d’envergure prétendant interdire l’accès aux bureaux de vote, que la violence risque d’éclater. En effet, jusqu’à la proclamation de la sécession par le parlement, le gouvernement catalan jouera le formalisme (on ne saurait écrire légalisme) et ne donnera pas à sa police l’ordre de s’opposer par la force aux unités de la Garde civile et de la police nationale. C’est dans ces moments-là que pourraient se produire des incidents violents.

A l’extérieur, en plus du gouvernement hongrois dont le porte-parole Zoltán Kovács vient d’annoncer que la Hongrie « respecterait le désir des gens », plusieurs groupes parlementaires d’Europe expriment leur préoccupation devant la répression espagnole en Catalogne, soit auprès de leur propre gouvernement ou du gouvernement espagnol, soit auprès de la Commission et du Parlement européens. C’est notamment le cas dans les pays de taille moyenne comme la Catalogne ou plus petits, correspondant à un seul peuple non soumis à un État-nation. La présidente du parlement catalan profite du nouveau procès ouvert contre elle pour exiger que le Tribunal Supérieur consulte la Cour de Justice de l’Union européenne sur les questions d’inviolabilité parlementaire, de liberté d’expression (des citoyens et donc des élus) mais aussi de droit d’autodétermination (des peuples), pour épuiser vraiment toutes les voies possibles afin d’être en droit de recourir, par-delà l’Espagne et l’Union européenne, à la Cour européenne des Droits de l’Homme (niveau Conseil de l’Europe), dont les juges ont déjà eu l’occasion de se prononcer sur la dérive autoritariste de l’Espagne. Samedi 16, le président et le vice-président catalans, la présidente du parlement et, nouveauté, le maire de Barcelone ont adressé au roi et au Premier ministre une dernière demande d’autorisation du référendum. La démarche est sans espoir mais a un but de communication internationale, quelques jours après que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a laissé échapper qu’en cas de victoire du Oui au référendum, la Commission « respectera ce choix » (14 septembre) et que la porte-parole du ministère des Affaires étrangères états-unien, Heather Nauert, a déclaré en conférence de presse que les États-Unis d’Amérique « travailleront avec quelque gouvernement ou entité qui en sorte » (13 septembre), comme on l’avait déduit et annoncé.

Le gouvernement espagnol prétendait jusqu’à présent s’en tenir à la constitution et à la loi, raison pour laquelle on ne prévoyait pas d’écarts anticonstitutionnels de sa part. Après des mois de déni de réalité et de cécité volontaire, et même après s’être acculé à n’avoir plus que le choix entre accepter la sécession et déployer l’armée, le gouvernement espagnol semblait vouloir respecter la constitution, dont l’article 116 donne exclusivement au Parlement la compétence de déclarer l’état de siège prévu par la loi organique 4/1981 (www.stratediplo.blogspot.com/2017/07/catalogne-vers-letat-de-siege_27.html). Depuis ce vendredi 15, le gouvernement espagnol montre sa conception du respect de la constitution et du Parlement.

Ces développements récents, et ceux qui suivront, ne surprendront pas les lecteurs de la Neuvième Frontière (disponible chez Lulu.com/fr et Amazon/fr), où Stratediplo expose la dynamique, les perspectives et les risques du processus de sécession en cours.

Stratediplo

www.stratediplo.blogspot.com

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Notifiez de
José

VOUS EXAGEREZ POUR « LA REPRESSION » C pas encore le Goulag !
Le gouvernement español interdit le référendum Catalan
Votre information n’est pas exacte. C’est le tribunal constitutionel qui interdit le référendum. En effet, la constitution de 1978 ne permet pas la décision unilatérale d’une région. Toute l’Espagne devrait voter. … Quant à la centralisation, l’information est également inexacte. La Catalogne dispose d’un niveau d’autonomie, de budget et de compétence supérieure à n’importe quel Lander allemand le catalan est imposé à l’école
Si la Catalogne devient indépendante, elle sortirait ipso-facto de l’Union Eur
comme ditot ci dessous

Stratediplo

Le goulag n’était pas un système de répression mais d’oppression. Si vous avez un terme plus adapté à la disciplinarisation je suis preneur. La constitution n’interdit pas un referendum régional, mais elle proclame l’unité et l’indivisibilité, donc même un referendum national sur l’indépendance d’une région serait anticonstitutionnel. Je n’ai pas parlé de centralisation au sujet de l’Espagne. La Catalogne dispose d’une large autonomie, qui aurait pu être encore supérieure si ses dirigeants l’avaient voulu. Ce n’est pas le Tribunal Constitutionnel seul qui interdit le referendum, même s’il a annulé un statut accepté par le gouvernement et le parlement espagnols. Le… lire la suite

dufaitrez

Un des plus longs articles de RL ! Guiness des Records ?
Pour dire quoi ?
Que le Gvt Français devrait protéger l’indépendance du 9-3 ? Qui ne saurait tarder …

lucien

Ni le roi ni Rajoy ni peuvent rien !c la constitution Espagnole accepté massivement par les Espagnols inclus catalans trop heureux de sortir de la dictature qu’ils n ‘avaient pas trop combattus y compris les capitalistes catalans ! qui maintenant ne veulent pas trop partager avec les pauvres térritoires ! mais il faut modifier cette constitution et que toute l l espagne vote comme nous pour l’Algérie ensuite un référendum local possible ‘ Ensuite envisager la sortie de l’europe et réadmssion éventuelle à l’unanimité mais pas le beurre et l’argent du beurre chers catalanistes bornés « le peuple catalan » oui à… lire la suite

miguel

« tout cela ne peut qu’encourager le peuple catalan à verser ses impôts au gouvernement régional plutôt qu’à un État central qui en prélève la moitié puis promet d’en reverser le reste »
Vous avez tort. l’État préleve tout l’argent, compte tenu que la Generalitat n’a pas de service des impots, et puis, il reverse aux gouvernements regionaux le nécessaire pour leurs budgets, après une négociation longue et complexe.
“jusqu’à la proclamation de la sécession… le gouvernement catalan jouera le formalisme (on ne saurait écrire légalisme) et ne donnera pas à sa police

Stratediplo

A ce jour le peuple catalan verse ses impôts à l’Etat central qui en prélève alors la moitié et reverse l’autre moitié au budget de la Généralité. Si j’ai tort, c’est de m’être mal fait comprendre.

miguel

Votre analyse ne tient pas la route. Elle exprime le point de vu sécessioniste, tout en oubliant que le peuple catalan est loin d’être unanime sur la question. Il y a encore une majorité silencieuse qui ne veut pas l’independence.

Stratediplo

Mon point de vue est celui du réalisme. Les anti-indépendantistes n’envahiront pas les rues (ou pas aussi bruyamment) et n’intéresseront pas les médias sensationnalistes du monde. Et une proportion indéfinie d’entre eux n’iront pas voter, raison pour laquelle j’ai écrit en page 179 de ma synthèse que « le gouvernement catalan doit jouer d’effets de cliquet institutionnels pour pouvoir présenter plus de 50 % de quoi que ce soit ». Mais j’ajoute que « en démocratie, cela suffit pour l’emporter », ce qui n’est pas une opinion et ne signifie pas que je sois démocrate, mais qu’il faut être lucide. Mon travail ne promeut… lire la suite

Paulcharles

Cet article est de la propagande independantiste
Ce référendum est illégal selon la loi espagnole
Le gouvernement a raison d’agir ainsi
Les catalans espagnols sont parfaitement dans l’air du temps ou la deconstruction…
Ce sont en fait d’abominables enfants gâtés
Tout pour leur gueule ….

Stratediplo

Vous avez raison, ce referendum est illégal selon la loi espagnole. C’est bien pour cela que je précise « on ne saurait écrire légalisme » au sujet de la prétention de formalisme du gouvernement catalan. Là où je ne suis pas d’accord, c’est que le gouvernement espagnol aurait raison d’agir ainsi : il aurait dû agir différemment, bien plus tôt ; on dirait qu’il cherche la défaite (confrontation violente et débordement) pour se disculper auprès de l’Espagne. S’il va jusqu’à l’état de siège (mais il peut abandonner avant), ses maigres moyens militaires seront débordés.

Eric

La légalité n’est respectable que si elle est admise. Par nature, aucune légalité n’est fixée pour toute éternité. Sinon, l’esclavage existerait toujours un peu partout dans le monde puisqu’il a été légal dans quasi toutes les sociétés.
De plus, l’Espagne, en tant que membre de l’ONU reconnaît le droit à l’autodétermination. Et ce membre de l’OTAN ayant participé au démembrement violent de la Yougoslavie est mal placé pour s’opposer aux revendications sécessionnistes.

kalidas

Le gouvernement autonome catalan, c’est celui qui fait venir les clandestins musulmans par dizaines de milliers et qui veut vendre les arènes de Barcelone au Qatar pour les transformer en mosquée (la plus vaste d’Europe). Alors je ne vois vraiment pas ce que cet article vient faire chez Riposte Laïque. Merci de me l’expliquer.

vidal

comme vous avez raison, la Catalogne deviendra l’antichambre de l’entrée des musulmans en europe, bienvenue aux réfugiés pouvait on lire sur une grande banderole à la mairie de Barcelona, je suis venu habiter en catalogne et je me trouve en terre musulmane, chercher l’erreur

Stratediplo

Alors je vous l’explique : il n’est pas inutile de prendre connaissance de ce qui est en train de se passer chez un voisin immédiat, plutôt que de s’enfermer dans le déni comme le gouvernement espagnol.

hoplite

Le problème est que les catalans français vont certainement les rejoindre…
Tout ceci fait partie du plan de démembrement des états mis en place depuis des années et poursuivit par la commission européenne, elle qui d’ailleurs recommande un ministre européen des finances. Et qui tient les cordons de la bourse tient le pays. Clar no ?

Hervé Boismery

La sécession de la Catalogne conduirait à l’émergence d’un Etat mafieux, un nouveau Kosovo, une plate-forme de tous les trafics et une base terroriste en Méditerranée.
Comment RL peut-il publier cette infâme propagande en faveur du démembrement d’une grande nation européenne comme l’Espagne?

vidal

la catalogne est déjà un état mafieux, je m’en rend compte presque chaque jour.ici sans la banlieue de BCN. presque impossible d’avoir une facture, travail sans TVA, et, j’en passe

Stratediplo

Où ai-je écrit que j’étais en faveur de la sécession ?

Juges2merde

Les catalans, c’est pas eux qui défilaient en beuglant « migrants welcome tourists go home » et qui ont favorisé l’islamisation de leur région ?
Bah qu’ils aillent se faire voir et j’espère que le gouvernement espagnol aura les c… de les remettre dans le droit chemin.

vidal

bravo, bonnes paroles, la Catalogne devient petit à petit la première région musulmane de l’europe, même LIDL supprime les images de croix afin de ne pas vexer les huberlus j’espère également que l’Espagne saura répondre, mais hélas ils manquent de c…

Stratediplo

Les Catalans sont manipulés comme les Français, et pas mieux défendus par leur gouvernement que les Français. En page 102 je mentionne justement que « le gouvernement catalan annonce des politiques tout à fait dans l’orthodoxie de la Commission européenne (que ce soit sincèrement ou pour faciliter son acceptation), notamment en matière de russophobie et d’islamophilie ». Je montre par ailleurs comment le gouvernement catalan affiche sa misorussie pour séduire l’OTAN et son islamophilie pour séduire l’UE. J’ajoute ici que la coalition parlementaire contre nature formée pour la sécession ne lui survivra pas, et qu’un gouvernement PDECAT ne mènerait pas la même… lire la suite

Stratediplo

Pour quitter la synthèse de renseignement et passer aux opinions, je crois qu’il faudra encore beaucoup de sang et de sperme, en Catalogne comme ailleurs, pour que l’électorat choisisse une Le Pen face à un Macron au second tour. S’il a la chance que le choix se présente encore. Si le gouvernement espagnol avait eu des « c… » comme vous dites, il aurait comme je l’écris dans mon étude fait condamner les sécessionnistes pour sédition (pas désobéissance) et interdit la présentation de programmes sécessionnistes donc séditieux aux élections de 2015. Et il aurait agi dès ce printemps au lieu de prétendre… lire la suite

Eric

C’est l’état espagnol qui a la maîtrise de l’immigration, pas la Generalitat. Et ne confondez pas les militants gauchistes avec l’ensemble du peuple catalan, ni même avec la gauche catalane, vous seriez surpris… Et voyez qui sont les amis des dirigeants: le premier ministre Rajoy et Felipe font la danse du ventre devant le roi d’Arabie ; Puidgemont a comme proche et vieille amie Pilar Rahola, qui, tout de gauche qu’elle se proclame, serait chez nous accusée d’islamophobie et boycottée. Or, elle a une émission à TV3 (première tv de Catalogne), écrit des articles pour La Vanguardia (premier journal) et… lire la suite

Eric

suite: Avez-vous vu une foule en France menacer de mort un suspect? c’est ce qui c’est passé à Ripoll. Avez-vous entendu des proches de victimes dire que l’annonce de l’élimination d’un terroriste avez été un baume sur leur souffrance? Une mère dire à l’enterrement de son fils dire : » Tu peux partir serein, les mossos l’ont eu » ? Non… En Catalogne, si ! Ne confondez pas les tempéraments nationaux: les catalans sont patients, négociateurs dans l’âme, pragmatiques, mais quand ils cessent d’être « gentils », on découvre qu’ils sont féroces à la guerre. Demandez aux franquistes ou aux mânes des sarrazins qui… lire la suite