La censure politique en France est aux antipodes de la démocratie

Publié le 14 septembre 2019 - par - 840 vues

« Tout anti-communiste est un chien, je n’en démords pas ». Dixit : Jean-Paul Sartre.

La diabolisation de certains intellectuels trop bien-pensants, pour leurs idées dérangeantes semble devenue une arme idéologique à marche forcée. Elle se peaufinera d’autant plus avec la loi Avia. Cette loi activera des procès en sorcellerie ordonnés par l’orthodoxie politique en marche, et contrôlera pour le moins juridiquement notre espace commun de vie en société. Or, si les procès en sorcellerie des empires totalitaires ont, me semble-t-il, disparu, l’esprit de ces procès est resté en vigueur. Ces procès orwelliens se sont alors modernisés, voire même reconditionnés sous de nouveaux oripeaux, dont le voile d’équité laissera à désirer.

Nos ami(e)s Christine T. et Pierre C. et hélas bien d’autres… en savent quelque chose !…
La loi Avia enferme dans une nasse les règles élémentaires de l’échange intellectuel culturel et passionnel. Ces règles sont menacées de disparaître du paysage politico-médiatique et provoquent en retour une révolte inapaisée de ceux qui se sentent exclus. Nos élu(e)s, dont le courage politique semble absent, restent muets devant cette atteinte qui nous prive d’écrire, de dire, et de pester en toute liberté sans risque de procès. En cause également leur cécité, parfois leur lâcheté à affronter, avec efficacité, les réalités de notre société. Complice du pouvoir en place, l’incompétence nous montre que ces idiots utiles ont d’ores et déjà scié la branche sur laquelle ils siégeaient au nom du peuple français.


Mais quand verront-ils qu’ils tombent ?… Plus dure sera leur chute !
La grandeur de la conscience du patriote aura été de percevoir, sans doute trop vite et trop tôt, que l’image démocratique des régimes parlementaires de leurs pères devenait sans repères. Il pense même qu’elle pourrait disparaître pour laisser place à un régime oligarchique et bien qu’impensable… théocratique.
Quel pouvoir peut nourrir une haine farouche et sans raison contre ses opposants ?

Les querelles politiques, de nos jours, se sont substituées aux duels pour l’honneur, avec témoins, à l’épée ou au pistolet, un matin blafard automnal. Parfois, un feu nourri de fake news annonce le retour de l’ode à la diversité, en réponse aux campagnes de lynchages médiatiques. L’ouverture de la chasse aux antifas fait alors l’objet de cabales ciblées. Tous ces faits réels laissent penser qu’une guerre médiatique et politique sans merci s’installe et s’installera contre les sites de réinformation de la réinfosphère. « Celui qui dit sa vérité, devra être exécuté » chantait Guy Béart.
Puis, quand la contradiction deviendra insupportable à leurs yeux, la loi du buzz orchestré par les serviles du pouvoir nourrira sa haine, contre ses opposants.

C’est à ce moment qu’au petit matin, sur les TV et radios, les lâches, les pleutres viendront désigner les patriotes trop populistes, les sans-dents et leur peuple en gilets jaunes, dans le camp du Mal.
La cause de leur exclusion du débat médiatique aura été de chercher à démêler le vrai du faux sur la montée des crimes incessants liés à l’islamisme, sur l’islamophobie, l’immigration, le chômage, la dette, … ?  Ceux qui se prosternent devant Jupiter, nouveau dieu de l’Olympe, et leurs médias en soutien aveugle, tentent de diaboliser cet électorat rebelle, attaché à sa France, qui demande des comptes et pose souvent des questions embarrassantes, restées sans réponse, sauf celles noyées dans le bla-bla soporifique. Quant à ceux et celles qui hantent les allées du pouvoir, ils/elles semblent s’inspirer d’un faux modèle d’importation destiné à purifier l’espace public par ses interdits religieux, que d’autres appellent : charia.

Quand la macronie déroule le tapis rouge pour la ligue islamiste mondiale
La soumission au tabou de ce système totalitaire, dissimulé derrière le voile d’une religion, semble servir de fil conducteur, de référence, de modèle d’inspiration pour conduire la politique de changement qu’ils nous ont tant promis avant leur élection. Pensent-ils un seul instant que : la soumission à ce diktat rétrograde, à cette vision erronée de notre avenir national, à ce système politique masquant paradoxalement une religion problématique dans une république laïque, devrait nous influencer ?… Que nenni !

Pourquoi ce pouvoir ne veut-il pas intégrer l’idée que les électeurs récusent, en conscience, ce modèle absurde et éculé ?… Soit, mais le feront-ils savoir dans les urnes, un jour prochain ?…
Avant d’aller voter, une fois pour toutes, les électeurs et électrices devraient s’informer des contenus d’un colloque organisé le 17 septembre 2019 à Paris par la Ligue islamique mondiale, qui répand sur toute la planète un islam intransigeant et conquérant. Cet événement est avalisé et officialisé par l’Élysée à travers un partenariat de dupés avec la fondation de l’islam de France, dirigée par Hakim El Karoui, proche d’E. Macron.

https://goldnadel.tv/france/la-macronie-deroule-un-tapis-rouge-pour-la-ligue-?

À Gaza la haine des Juifs et d’Israël fait rage. L’antisémitisme est souvent relativisé  lorsqu’il est associé à une civilisation étrangère.

https://m.facebook.com/logged_out/watch/?video_id=2988466901379375&refsrc=https%3A%2F%2Fm.facebook.com%2Fstory.php&_rdr

Aux Urnes citoyens !

On observera qu’une capitulation devant un modèle obsolète, éculé, jeté contre la laïcité, s’est mise en marche, depuis plusieurs décennies. Nous l’avons d’abord subie après la Seconde Guerre mondiale, dans la France sous de Gaulle avec le modèle politique des gaullo-socialo-communistes. On le subit et subira ensuite avec notre capitulation devant un modèle rejeté toujours connoté avec l’invasion choisie par une islamisation lente et progressive de l’hexagone. Tous ces modèles idéologiques absurdes, successifs auront plombé nos débats, étouffé notre pensée cartésienne et menacé de disparition notre démocratie. Nous en sommes là !…

Or, la réponse populaire en conscience a été immédiate dans les opinions publiques par l’accentuation de l’extrémisation des suffrages en Europe : Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, Boris Johnson et le Brexit en GB, le RN en France, Vox de Santiago Abascal en Espagne, Alternativ Für Deutschland, la Ligue de Matteo Salvini en Italie à 38 % contre 16 % pour le Mouvement 5 étoiles… Et encore, l’Autriche, les Pays-Bas, la Hongrie, la Pologne, les USA, le Brésil…

Un raz-de-marée des partis extrémistes d’une ampleur, impensable hier, semble se préparer !

Rigoureusement, peut-on condamner l’homme de la rue à avoir vu le premier le danger de l’immigration incontrôlée avant de tenter de craindre pour son avenir et celui de ses enfants ? Les politiciens, eux, n’ont rien vu, et surtout ne veulent pas voir. Souhaitons qu’ils soient un jour remerciés pour cela ! Aux urnes citoyens !…

Le choc de la réalité n’interfère aucunement à l’illusion dans laquelle veulent nous installer nos experts illusionnistes. Ces derniers utilisent, pour eux-mêmes, un système d’interprétation qui nie le monde réel et auquel ils nous forcent à adhérer sous peine d’être traité de déséquilibré pour se voir ensuite renié civiquement. Il faut y voir la même démarche d’exclusion que celle mise en œuvre dans les systèmes totalitaires sous Staline, Mao ou Pol Pot.

Par une déstructuration psychologique, on oblige l’homme à vivre dans un mensonge institutionnalisé, qu’il voit et ne peut nommer faute de mots, et que les médias lui apprennent progressivement à ne plus voir, au point même de vouloir dénoncer au gouvernement des juges, les authentiques dissidents qui, eux, le voient. Mathieu Bock-Côté.
On comprend, alors comment le système médiatique, soumis au pouvoir et à l’idéologie dominante, met en place les mécanismes d’exclusion des contradicteurs. Sur les chaînes TV, d’obsessionnels groupuscules d’experts radicalisés s’emparent, en dévots, de l’esprit public, de la liberté de pensée pour y imposer leur système de pensée, leur interdit idéologique, et avaliser leur respectabilité qui ne manquera pas un jour de devenir éphémère, puis de disparaître… à l’image de celle de Yann Moix, par exemple !

Que l’interchangeabilité des partis politiques, dans les urnes, depuis quatre décennies soit une insulte à la démocratie, à la laïcité, ne les dérange guère.

Des codes ciblés de respectabilité structurent désormais la vie politico-médiatique. Par l’application stricte de ces codes, elle s’octroie le droit de dénoncer les ennemis de la démocratie. C’est dans cet espace dit de respectabilité que s’affrontent les partis politiques censés représenter une société pluraliste. En réalité l’avenir de la cité ne les préoccupe guère. Ce qui les anime, c’est la chasse aux dissidents, aux parias, aux extrémistes toujours refoulés hors de l’espace public et classés par ces progressistes modernistes de pestiférés, d’identitaires, de conservateurs, de blasphémateurs…

Sur l’arrière-fond du système politique s’affrontent des bonimenteurs, démocratiquement élus, dit-on. Les familles idéologiques sont alors classées selon un repère gradué de respectabilité : Gauche, Droite, extrême Droite, extrême Gauche, identitaires et diversitaires, fédéralistes et souverainistes, européistes et eurosceptiques, écologistes et écolo-sceptiques.

Tous se disputent le prix de leur respectabilité. Or que ce prix soit indissociable du régime au pouvoir en place, ils omettent volontiers de le préciser. Or, pour survivre ce bipartisme avait besoin du centrisme  pour constituer les majorités, de droite comme de gauche. On listera les Libéraux en GB, Centristes en France, Républicains en Italie, Ciudadanos en Espagne.

Rappelons la lente décomposition du bipartisme dont nos élu(e)s devraient s’inquiéter sérieusement. Ce bipartisme structurait depuis 40 ans les conservateurs et les travaillistes en GB ; les gaullistes et les socialistes en France ; les démocrates-chrétiens et les sociaux-démocrates en Allemagne ; le Parti démocrate et Forza Italia en Italie ; la Parti populaire et les socialistes en Espagne. Rien ne va plus, tout s’écroule !

Au-devant de cette actualité, les médias aux ordres de la voix de son maître font semblant d’arbitrer le débat entre les hommes politiques jugés fréquentables et les polémistes jugés infréquentables. Les médias, dans le rôle de séparation du bon grain de l’ivraie, encensent donc les héros, choisis par eux, et montrent du doigt les vilains, les méchants rebelles. Ces médias de masse ont acquis depuis les années 60 un pouvoir de conditionnement de la population absolument exorbitant, inimaginable en termes de faiseurs d’opinions. La chaîne Bof Fréquence Macron en est la preuve irréfutable, de l’avoir fait élire à nos dépends.

C’est même inouï : pour Arthur Koestler, ce système médiatique est idéologiquement biaisé, militant, orienté, et sa ligne éditoriale voile le réel lorsqu’elle ne le nie pas !

Or, la minorité qui tient les manettes du pays (grands médias, universités, allée du pouvoir, intellectuels de gauche, associations et syndicats, partis politiques proches du/ou au pouvoir…) ne veut pas entendre la colère qui gronde depuis la rue, ni voir que la coexistence des cultures ne se résout pas devant des homards géants et des bouteilles mouton-cadet, classés grands crus. Si le socialisme est une théorie qui a fait faillite pour causes de cécité et de mensonges depuis des lustres. L’écologie serait quant à elle envoyée à la rescousse pour sauver le multiculturalisme et les ruines fumantes de la gauche, qui l’accompagnent. Les écolos sont déviants au point de ressembler à l’image d’une pastèque, verts à l’extérieur et rouge à l’intérieur.

Ainsi, dans une conversation politique à censure apaisée, avoir une bonne réputation revient à éviter d’aborder ou débattre de sujets polémiques qui fâchent. Certains autres sujets dominants de notre société déclencheraient des tempêtes médiatiques pouvant heurter la sensibilité des dominés sur :

1- L’immigration massive de la France et de l’Europe et ses conséquences sur notre submersion inévitable.

2- Les mutations anthropologiques de la théorie du genre ou queer. Et bien d’autres sujets à développer tels : les fractures sociales ; l’endettement colossal de la France ; le chômage de masse ; l’accès aux soins ; les nouveaux espaces ouverts par la biotechnologie et bioéthique… etc.

Quand l’immigration massive devient submersive

Cette immigration massive, submersive, va vite consumer fatalement de l’intérieur nos démocraties. Leur libéralisme dévoyé les aura piégées. L’immigration zéro est certes utopique, mais la gauche pleutre et moraliste se tait en matière d’immigration. Elle feint, à dessein, de nier les conditions de la survie du peuple autochtone. Ce dernier ne lui avait-il pas accordé le pouvoir et la confiance de le représenter ? Pourquoi se sent-il achevé plutôt que représenté ?

La lâcheté, anti-réalité de la Gauche a mérité son prix : celui de la condamnation populaire de LFI et de son leader Mélenchon, grand bonimenteur devant la VIe République. Lui qui en 2017, aux présidentielles raflait 20 % des sondages avec sa révolution populaire pour proclamer la VIe. Le voilà aujourd’hui condamné avec sa clique d’antiracistes distingués à faire tapisserie dans les futures batailles électorales. Ces ignares excellaient dans l’art de la dénonciation du racisme, de la xénophobie de leurs adversaires.

L’étau de l’immigration se resserre dans toute l’Europe avec d’un côté l’Afrique et son réservoir sans fin d’êtres humains, de l’autre le Moyen-Orient qui recycle ses soldats de l’islam dans un djihad contre les infidèles. Seuls les « quotas » de Sarkozy ont été déboutés du territoire national, les autres sont restés.

Quel élu jupiter-rien serait capable, au nom du salut public de déconstruire le mythe de l’immigration légale, arguant que les colonnes de clandestins traversant illégalement la frontière ne sont pas des migrants réclamants le statut de réfugiés politiques ou économiques. Quelles frontières demain pour contenir ces mouvements migratoires sans fin ?

Des ONG complices du pacte de Marrakech, en lutte contre le racisme et la xénophobie, œuvrent pour une immigration libre et massive pour achever la France. Oyez ! Oyez ONG, ne la voyez-vous donc pas couler sous les périls : dette colossale, submersion migratoire, chômage de masse ?… Tant de mollesse décisionnelle et d’agissements idéologiques perfides deviennent insupportables pour le patriote, homme de la rue. Ce dernier en a assez de voir les politicards qu’il a mis au pouvoir jouer les Bons Samaritains. Pendant ce temps, les chrétiens d’Orient, majoritairement décimés en silence par l’islamisme, s’indignent du mondialisme, du jésuitisme éhonté du pape François.

Une campagne d’épuration médiatique balaye les valeurs du monde d’hier

En 1990, la dernière des utopies de l’université américaine a été de faire campagne sur la théorie du genre, à dessein de faire évoluer les mentalités dans une démarche de déconstruction civilisationnelle. L’acronyme LGBTQI+ amalgame des réalités très différentes entre elles cependant, la déconstruction de l’identité sexuelle serait une nouvelle étape de la matrice idéologique nécessaire à cette mutation anthropologique, par ailleurs issue d’une science diversitaire qui nie le réel. Désormais, appeler des personnes par M. ou Mme pourrait heurter leur identité sexuelle depuis la résurgence d’un 3e sexe. Il faut y voir une campagne d’épuration médiatique censée balayer les valeurs du monde d’hier et de ceux ou celles qui y seraient attaché(e)s. C’est seulement dans ce cadre que l’idéologie de la modernité pourra être opérationnelle ,c’est-à-dire agir sans entrave, en vue d’assainir les mentalités rebelles ou rétrogrades.

À l’évidence, une mutation de civilisation est en marche pour s’instrumentaliser par un régime idéocratique, mondialiste oligarchique et diversitaire. Ce régime entend bien soumettre au monde ancien l’idée de vivre dans le meilleur des mondes possible, pour mieux nous délivrer du mal de l’ancien monde sans se soucier si notre rapport nostalgique avec le réel pourrait s’y trouver perturbé, désorienté ou in-accepté.

Patrick Granville

(1)- https://ripostelaique.com/les-medias-de-propagande-au-service-de-la-destruction-de-la-france.html
(2)- Mathieu Bock Côté. L’Empire du politiquement correct. Éditions Cerf

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