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La censure tue : Twitter et Facebook ont perdu 51,2 milliards de dollars

« La Révolution est une grande dévoreuse d’hommes » disait Robespierre. C’est aussi le cas, mutatis mutandis, de la censure : Facebook et Twittter en font l’amère expérience…

A la suite de l’interdiction des comptes du président Trump, les valeurs boursières de ces deux mastodontes du numérique se sont effondrées. Depuis le 6 janvier, elles ont respectivement chuté de 14% et 7%, soit une perte totale qui dépasse les 50 milliards de dollars.

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Pour Donald Trump, la censure dont il a été victime ainsi que nombre de ses supporteurs, est « horrible pour notre pays ». Il s’agit d’une « erreur catastrophique », aussi bien pour le peuple américain que pour ces entreprises qui commencent à en payer le prix.

Ce qui n’a pas empêché Jack Dorsey, PDG de Twitter de justifier sa décision : « Je pense que nous avons pris la bonne résolution » a-t-il tweeté le 13 janvier dernier, qualifiant d’ « intolérables » les événements dont le Capitole a été le théâtre le 6 janvier dernier, et assurant que la « sécurité publique est la principale préoccupation » de son entreprise.

Si tel est le cas, on a du mal à s’expliquer que Twitter n’ait pas suspendu les comptes des nombreuses personnalité démocrates qui ont soutenu les émeutiers après l’affaire Floyd fin mai dernier. Ainsi de Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants des États-Unis, qui a tweeté lors de ces événements : « Je ne sais pas pourquoi il n’y a pas de soulèvements partout dans le pays. Et il va sans doute y en avoir ». Un appel sans ambiguïté à l’émeute…

Terminons ce bref article par une mise au point : non, WhatsApp n’a pas renoncé à imposer à ses utilisateurs de partager leurs données personnelles avec Facebook, qui est depuis 2014 sa maison-mère. WhatsApp a simplement décidé de reporter l’application des nouvelles conditions d’utilisation de la plateforme au 15 mai prochain… Les internautes épris de liberté laisseront donc définitivement choir WhatsApp pour l’une ou l’autre des plateformes (encore) libres présentes sur le marché

Henri Dubost