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La Chapelle-Pajol 2021 : des mâles blancs agressent les femmes dans la rue

Il était une fois le quartier La Chapelle-Pajol de l’An de Grâce 2021.

Quatre ans maintenant que le fascisme est parvenu au pouvoir grâce à 90 % de votes favorables, quatre ans que la rue est interdite aux femmes, que les Français de souche mâles ont envahi l’espace public, insultant, menaçant et agressant les femelles importunes.

Les 10 % d’antifascistes s’émeuvent de la situation, créent des pétitions en faveur des femmes, contestant le sexisme et le machisme de ces hommes blancs dans ces zones de non-droit qui leur sont réservées.

Les Femen sont bien sûr en première ligne avec les Chiennes de Garde et Ni Putes Ni Soumises. Clémentine Autain monte au créneau. Celle qui avait réclamé la gratuité dans les transports pour stopper la fraude ainsi qu’un service public plus solidaire pour lutter contre Daesh, celle encore qui n’avait pas hésité à déclarer que « l’Européen de souche est un Arabe noir », vient de se rendre personnellement sur les lieux pour témoigner qu’un sale Blanc lui avait mis la main aux fesses et que les Blancs étaient naturellement agressifs et violeurs, attestant de sa propre expérience, contrairement aux hommes maghrébins et subsahariens par exemple qui, eux au moins, savent rester serviables, raffinés et courtois en toutes circonstances. Elle a, de plus, suggéré avec sagesse aux victimes attouchées, et plus largement à toutes les femmes du territoire de la République, de porter un niqab noir, à la mode des progressistes musulmanes qui nous montrent le chemin, afin de s’éviter à l’avenir ce genre de désagréments.

Anne Hidalgo à son tour s’est empressée d’accuser tous les Français de machisme, expliquant qu’à l’époque merveilleuse d’Al-Andalus qu’elle a elle-même fort bien connue, les Arabo-musulmans avaient su imposer l’égalité hommes-femmes aux Espagnols arriérés, et que les Français auraient grand besoin de s’en inspirer.
  
De son côté, absolument outrée par ces attitudes indignes du XXIe siècle, Caroline de Haas a dénoncé un problème de voirie avec des trottoirs inadaptés et un poil trop courts, réclamant de séparer ceux-ci en deux zones distinctes : une pour les agresseurs blancs (pléonasme) et l’autre pour les agressées de toutes origines. Elle a toutefois déploré que les viols commis à Cologne le 31 décembre 2015 n’avaient pu être possibles que parce que les femmes s’étaient rendues dans les rues à l’occasion du réveillon, générant elles-mêmes les agressions dont elles avaient été victimes et que si elles étaient restées dans leur cuisine à farcir leur dinde, leurs violeurs n’auraient pas été tentés. C’est tout bête mais il suffisait d’y penser, au moins ces idiotes d’Allemandes ont été averties pour les années suivantes.
En Allemagne toujours, le 22 mai 2017 nous apprenions que des volontaires à leur extinction, ayant organisé une fête, avaient vu celle-ci mal tourner quand «plusieurs hommes noirs qui ont agi en groupe» « plusieurs Aryens blonds aux yeux bleus » (version validée par la télévision d’Etat) ont agressé sexuellement leurs hôtes, lesquels ont dénoncé un sexisme ordinaire, refusant catégoriquement de faire un quelconque parallèle avec une quelconque culture, sauf si celle-ci se révélait exclusivement européenne, seule option acceptable à une dénonciation massive, assidue et collaborative.
Mouchoir parfumé au jasmin posé sur son nez, Caroline de Haas a rappelé que le quartier de La Chapelle-Pajol était notoirement connu pour être un repaire de fascistes bourgeois, tout comme d’ailleurs le trop fameux quartier de la Goutte d’Or rendu célèbre en 2010 par ses intolérables processions catholiques rappelant la France rancie d’il y a 30 ans.
Frémissant de colère, l’adjoint au logement de la mairie de Paris, Ian Brossat, celui qui avait déclaré qu’il n’avait pas « choisi d’être gay, ni juif, j’ai juste choisi d’être communiste », ce dont Bouygues, Areva et Vivendi lui sont fortement reconnaissants pour les services rendus en termes de baisses salariales, s’est autorisé lui aussi un petit commentaire condamnant ces machistes, forcément de droite, voire pire, venus stigmatiser les femmes et sans doute aussi les homosexuels, ajoutant que de telles démonstrations de virilité « ce n’est pas digne ».
De la dignité, c’est aussi ce que réclamait la sympathique Houria Bouteldja du PIR (Pour un Islam Rassurant) en son temps lorsqu’elle demandait aux femmes d’origine étrangère de ne pas porter plainte en cas de viol par des Noirs ou des Maghrébins afin de ne pas stigmatiser ces derniers déjà suffisamment accablés comme ça par les racistes. Lesdites violées, probablement un peu provocatrices quand même, se devaient d’effacer de leur mémoire toute trace de leur agression en posant leur foulard par-dessus. En revanche, et c’est bien normal, le viol se devait d’être absolument dénoncé si le violeur était un « sous chien » car dans ce cas, et dans ce cas seulement, la stigmatisation avait toute sa raison d’être. La délicieuse Houria, faisant partie des 10 % d’électeurs antifascistes, justifiait son propos d’un lumineux et prophétique « il n’est pas dit que la génération suivante acceptera la présence des Blancs ».
On se souvient de la scandaleuse affaire de Sevran en 2016 avec ces cafés tenus par des mâles Français de souche fasciiiiiistes et raciiiiiiistes où les femmes ne pouvaient se rendre sous peine de se faire mettre dehors. On comprend aujourd’hui, à la lumière de l’affaire des agressions de La Chapelle-Pajol, que la raison probable pourrait en être le manque de chaises.

Afin de remédier à ces épineuses questions en permettant que la République retrouve pleinement les valeurs qui sont les siennes, quelques idées ont été lancées afin d’éviter les attouchements, les menaces, les insultes, les viols :

  • élargir tous les trottoirs du territoire, ou mieux encore les supprimer purement et simplement,
  • éliminer les tables et les chaises dans tous les cafés et restaurants du pays,
  • apposer des panneaux « Interdit aux hommes Français de souche agressifs, fascistes, sexistes et violeurs » ou bien « Interdit aux femmes non protégées par un niqab ». Variante : « Refugees welcome, Non refugees and white people go away ! »,
  • construire des couloirs de circulation distincts pour hommes et pour femmes,
  • suggérer un jeu de rôle républicain où, dans le strict respect de l’égalité hommes-femmes, ce serait aux femmes d’agresser sexuellement les hommes,
  • imposer le gender à tout-e-s,
  • imposer le port du niqab à tout-e-s,
  • pratiquer l’IVG exclusivement sur les embryons de sexe féminin afin d’éliminer le problème à la source,
  • trucider tous les Français de souche, hommes et femmes, en laissant le terrain vague hexagonal aux seules « chances pour la France » infiniment plus éclairées et éduquées que les sales fachos peuplant ce pays depuis des millénaires et qu’il est plus que temps d’anéantir.

Caroline Alamachère