La Chapelle-Saint-Luc (Aube) : de l'art de construire une mosquée sans avoir l'air de construire une mosquée…

En 2002, l’Union des Communautés Musulmanes de l’Aube (UCMA) a fait l’acquisition, d’un terrain de 1385 m2 pour le prix de 38.004,40 euros. Ce terrain appartenait à la commune de La Chapelle-Saint-Luc. Cette acquisition a permis à l’association musulmane d’agrandir la surface d’un terrain qu’elle possédait et sur lequel existe un bâtiment ancien qui sert de lieu de culte. A travers un projet de construction de centre culturel, elle vise maintenant  à intégrer une grande mosquée (1).
Une demande de permis de construire est déposée le 04/01/2008 par l’UCMA. Cette demande précise le descriptif d’un projet où le culte est absent :
« Descriptif du projet :
1.- Destination : L’établissement de centre social et culturel sera destiné à un usage éducatif et social,  dans lequel seront dispensés des cours de langue arabe, de soutien scolaire, des cours d’enseignement au civisme et à la citoyenneté ainsi que des ateliers de création artistique (dessin, poterie, sculpture, etc..). L’enseignement dispensé dans le centre social et culturel correspondra au premier et second degré de l’enseignement scolaire (primaire et secondaire).
2.- Utilisateurs : L’établissement sera utilisé exclusivement par les membres de l’association… ainsi que leurs ascendants et descendants.
Signature du président ».
Quelles remarques pouvons-nous tirer de cette demande ? Tout d’abord nous émettons des doutes sur la volonté d’enseignement au civisme et à la citoyenneté. Il existe en effet dans le même quartier un excellent centre culturel municipal ouvert à tous mais que la communauté musulmane ne fréquente pas. Un centre communautariste empêchera plus encore l’intégration de ses membres. D’ailleurs, le veulent-ils ? Et de quelle « citoyenneté » parle-t-on ? de la citoyenneté française ou celles des pays d’origine ? Par ailleurs, beaucoup d’arts, dont le « dessin et la sculpture » sont bannis par l’islam. Comment pourront-ils enseigner le dessin et la sculpture ? Ces enseignements sont des allégations qui ne sont que poudre aux yeux jetée à la face d’une administration aveugle. Sans oublier que l’établissement sera utilisé exclusivement par les membres musulmans (bien entendu) de l’association … ainsi que leurs ascendants et descendants. Il y a là une discrimination envers les non-musulmans. Le Centre du l’UCMA sera ainsi un centre fermé et communautariste.  Où est le « civisme » dans ce projet ?
Une perspective du bâtiment  qualifié sur la façade  de « Centre Scolaire et Social UCMA » figure sur le site internet du cabinet d’architecture « Alpha architecture » des architectes Nadia Djemaï et Hamoud Djemaï  (www.alpha-archi.com).

Des avis techniques ont été demandés à diverses administrations dont la Préfecture de l’Aube sur le plan de la sécurité de ce projet « qui concerne la construction d’un bâtiment à usage de centre social et culturel », d’une emprise au sol de 2000 m2. Mentions faites de la description du projet : combles : une salle d’atelier et des sanitaires, 1er étage : une salle d’activité et des ateliers, RDC : administration, une salle d’activités, des ateliers, des sanitaires et une bibliothèque, S/S : rangement, réserves. Nulle part n’apparaît la moindre notion d’une salle de prière …
Le permis de construire a été délivré le 28/01/2008 par le maire de la commune en vue de la construction « d’un centre social et culturel ». Sur ce document encore, qui est majeur, aucune mention d’une activité cultuelle quelconque.
Trois membres de Résistance Républicaine et du Comité d’Action pour le Respect de l’État de Droit (CARED)  se sont rendus deux fois sur le chantier et ont  interrogé,  en français et en arabe, deux ouvriers du chantier le 22 février et le 23 mars 2011. Les réponses ont été claires et identiques : « Nous construisons une mosquée ».
D’autre part, ils ont constaté qu’aucun affichage légal d’informations relatives à la construction n’est apposé sur le chantier, – takiyya oblige (2) -, contrairement aux règles du Code de l’Urbanisme.
De ce qui précède, il ressort que la principale destination  du bâtiment  est la construction d’une mosquée, ce qui est en contradiction flagrante avec le permis de construire d’un bâtiment à usage de « centre social et culturel ». Ainsi, sous couvert d’un permis de construire à usage social et culturel, c’est une mosquée et un groupe scolaire qui sont en construction illégalement.
Face à la discordance constatée entre le descriptif du permis de construire et les déclarations verbales spontanées des ouvriers du chantier d’une part,  et compte tenu de l’absence d’affichage relatif à la nature des travaux d’autre part, nous avons saisi M. le Préfet de l’Aube sur ce dossier. A ce jour, 9 juillet 2011, le Préfet de l’Aube n’a pas encore réagi … Et pendant ce temps, le chantier avance …
Les administrations nationales et territoriales sont en pleine connaissance de ces agissements et de ces subterfuges. Elles ferment les yeux sur ces manœuvres parfaitement contraires à nos lois (Code de l’Urbanisme, loi de 1905 …). Ces laxismes et ces lâchetés conduisent les associations fondamentalistes musulmanes à enfreindre la loi sans vergogne. L’administration est donc coupable de connivences avec l’islam qui mélange toujours le politique et le religieux. Aucune autre religion ne procède de la sorte. Ce genre de comportement est spécifique à l’islam.
Qui aura le courage politique de dire : Stop !
Bernard Dick
(1) lire : http://ripostelaique.com/a-quoi-servent-les-mosquees.html
(2) Takiyya : la dissimulation est autorisée dans l’islam si la finalité d’une action est salutaire pour la religion.
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