La charia, éditée par Dalloz : pas d'inquiétude, tout va bien…

On ne trouve pas (encore) Mein Kampf à la Fnac, mais en fouillant dans le rayon du magasin de Saint-Lazare consacré aux livres de droit, on peut acheter pour 3 euros un opuscule traitant des systèmes normatifs en vigueur dans le monde musulman.

Et publié chez Dalloz s’il vous plaît, l’éditeur de référence à qui l’on doit les grandes sommes juridiques françaises que sont notamment les Codes civil et pénal. L’ouvrage en question, aux dimensions modestes (environ 8 x 11 cm), fait plutôt profil bas comparé à ses voisins d’étagère dont l’embonpoint dissimule mal une indigestion de réformes judiciaires. Pourtant le titre de ce petit livre discret claque comme un coup de fouet sur une place de Riyad : la charia. Quelque chose nous dit que ce gringalet est promis à un bel avenir et que d’ici peu il aura dégagé de l’étagère les codes de droit traditionnels, devenus aussi inutiles que des sénateurs. On sent un peu confusément que l’ouvrage va nous refaire le coup des voilées qui se multiplient comme des petits pains. On nous anesthésie avec des : « Ne vous inquiétez pas, c est un phénomène marginal… ». Et un beau matin on se réveille avec des gamines de 10 ans voilées dans le métro, des jeunes en souffrance qui trucident 250 Français en 5 ans, des cantines scolaires au bon goût de halal… bref, toutes ces petites choses dont les gouvernements successifs nous avaient assuré qu’elles se dilueraient comme un immigré polonais au soleil.

Comment dit-on « la banalité du mal » en arabe ? Parce que là, on est servi : « le vol ? Tranchez les mains du voleur et de la voleuse (…). La guerre contre Dieu ? Ils seront tués ou crucifiés ». Conclusion des deux « souchiens » (comme dirait Houria Bouteldja) après une telle litanie  d’horreurs : on pourrait s’attendre à des « mais c’est atroce », ou au moins, d’une manière plus sociologique, des « ces pratiques violentes s’inscrivent dans le contexte culturel d’il y a 10 siècles ». Pas du tout, le seul truc qui leur vient à l’idée c’est : « De plus, conférer une validité juridique aux normes coraniques suppose un certain nombre d’opérations qui auront pour conséquence de réduire encore plus le spectre du corpus » (page 12). Ah d’accord…

On a l’impression d’entendre le bon docteur Mengele expliquer les avancées scientifiques qu’ont permises ses expériences sur des cobayes humains.

Au moins les professionnel-le-s du droit restent égales/égaux à elles-ils-mêmes : de braves traîtres qui, après avoir approuvé la spoliation des Juifs en 1942, justifieront bientôt la lapidation des femmes adultères. »Mais c’était légal.. ! »

Martine Chapouton

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16 Commentaires

  1. J’aime bien vous lire, mais en simple français, ça serait plus compréhensible, moins pénible….
    Par exemple :
    « Au moins les professionnel-le-s du droit restent égales/égaux à elles-ils-mêmes » 
    N’importe quoi !

  2. Au moins les putatifs lecteurs pourront-ils lire et découvrir ce que les lois de l’islam recouvrent.

  3. C’est pour étudier en Fac de droit ? On est vraiment dans la merde là ! Vu la position des juges en ce moment qui relaxent les malades mentaux !

  4. Mon Père et mon Frère avaient chacun leur Code juridique chez Dalloz.
    Mais là, on Décode ou on déconne ?
    S’ils savaient !

  5. Les cinglés bobos ont trouvé le « dry january » pour habituer progressivement les Anglais, les Français et autres Européens à ne plus boire d’ alcool pendant un mois pour commencer. Est-ce pour introduire la charia à plus long terme ? Eh bien moi je souhaite une bonne année deux milles vins à tous les réfractaires à ce Janvier sec. Hic !

  6. ce serait sympa que ce saint opuscule soit étudié avec bienveillance par l’école de la magistrature. quand on pense à l’acharnement contre le « réfugié de cnews » on a le droit de penser que ce monde devient fou…

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