La chorba du cœur de la mosquée de Lyon : vraiment pour tous ?

Publié le 2 mai 2020 - par - 7 commentaires - 1 068 vues

Chorba du coeur - mosquée de Lyon

L’article se base sur le ramadan « non confiné » de 2019.

Mois sacré pour les musulmans, le ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam. Chaque année, toute la communauté musulmane célèbre ce mois si particulier de paix et de bénédiction et se rassemble autour des valeurs musulmanes qu’il véhicule. Le mois de ramadan suscite un élan de religiosité sans pareil. C’est un mois d’élévation spirituelle, mais aussi une période de partage qui anime l’esprit de générosité et de solidarité des musulmans. Plus de 70 % des musulmans de France, voire 80 %, feraient le jeûne. Voilà pour la théorie… Mais c’est aussi le mois où les musulmans vivent entre eux, le mois où l’on montre qu’on est « bon musulman », le mois de l’intolérance envers les non-jeûneurs, le mois de l’apartheid islamique…

La solidarité selon les musulmans :

Les « Restaurants du Cœur » ont pour but « d’aider et d’apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu’à toute action contre la pauvreté sous toutes ses formes ». On peut constater qu’effectivement que les « Restaurants du cœur » sont ouverts à tous… sans aucune référence à une religion. En revanche la « Chorba du cœur » de la mosquée de Lyon est réservée principalement aux musulmans pratiquants : « durant tout le ramadan et grâce à la générosité des musulmans, la grande mosquée de Lyon distribue tous les soirs un repas complet aux musulmans sans familles qui viennent à la mosquée retrouver l’ambiance du ramadan. C’est ainsi que tous les soirs près de 600 personnes viennent à la mosquée pour rompre le jeûne. Nous distribuons ainsi durant le mois de ramadan près de 18 000 repas grâce à la générosité des musulmans ».

L’islam doit toujours faire quelque chose de particulier pour distinguer les musulmans des mécréants. Nous avons la « Déclaration des droits de l’homme »… ils ont la « Déclaration des droits de l’homme en islam ». Nous avons l’organisation des « Nations unies »… ils ont « l’Organisation de la coopération islamique » (OCI)… Nous avons le « Secours populaire français »… ils ont le « Secours islamique France »… Tout doit toujours être halal. C’est aussi le cas pour la « Chorba du cœur » qui tire certainement son nom par analogie avec les « Restaurants du cœur » mais c’est tout. La chorba est une grosse soupe de légumes, viande et féculents qui est servie avec quelques dattes, un verre de lait fermenté, du pain et un dessert aux bénéficiaires musulmans à l’heure de l’iftar [1]

Tout doit être halal !

 Comme chaque année depuis plus de vingt-cinq ans, l’opération « Chorba du cœur » de la grande mosquée de Lyon offre tous les soirs un moment de « solidarité et de simplicité » à près de six cents personnes. Les origines, les âges et les milieux sociaux se mélangent… mais les hommes et les femmes restent quant à eux chacun de leur côté. La salle est séparée en deux par des bâches, mais de façon inégale. D’un côté de la bâche, une cinquantaine de couverts réservés aux femmes, de l’autre les 550 restant aux hommes. L’explication est simple, « c’est écrit dans le Coran, les femmes doivent rester à la maison ». Les quelques-unes présentes chaque soir sont soit divorcées soit célibataires. Il en est de même pour les hommes. Ceux qui viennent manger gratuitement à la mosquée pendant le ramadan sont rarement mariés : « Il s’agit pour la plupart de SDF, de célibataires, ou de gens en difficulté », explique Alki membre du bureau de la mosquée.

Le déroulement de la soirée est rythmé par les prières. Aucune dérogation n’est possible. Après avoir rompu le jeûne en mangeant quelques dattes et en buvant un verre de lait, les fidèles se rincent la bouche et font la prière du « maghreb ». Le repas est servi ensuite au sous-sol de la mosquée. Les bénéficiaires discutent, mangent rapidement, car après c’est « icha », la dernière prière, qui dure environ une heure. Ensuite seulement, on déguste des pâtisseries en buvant du thé à la menthe.

Le musulman doit compatir aux peines des mécréants comme il le fait pour le commun des mortels. Le Prophète a dit : « Tout bienfait à tout être vivant est récompensé par Dieu ». (Boukhari). En réalité dans ce hadith, l’être vivant est un chien ! [2] Il ne faut jamais oublier que le musulman est un fervent adepte de la taqîya. Selon ce précepte, la mosquée accueille aussi des gens d’autres confessions… mais peut-être pas dans les mêmes conditions… Il y a peut-être deux services : le premier pour les non-jeûneurs et le second à l’heure de l’iftar pour les jeûneurs. Il ne faut pas mélanger l’impur avec le pur !

Il serait très intéressant d’avoir le témoignage d’un non-musulman qui a participé à la « chorba du cœur ».

Il faudrait aussi, à l’instar des associations musulmanes, effectuer un « testing de l’iftar » afin de vérifier qu’il n’y a pas de « pratiques discriminatoires » à l’encontre des non-musulmans. Il faudra vérifier qu’ils puissent partager ce moment de convivialité en compagnie des autres musulmans et ne pas être relégués dans une salle à part comme les femmes.

À côté de ces belles paroles distillées lors du ramadan, on peut aussi lire dans le Coran que les « Les mécréants ressemblent à [du bétail] auquel on crie et qui entend seulement appel et voix confus. Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent point. » [Coran 2, 171], « Les pires bêtes, auprès d’Allah, sont ceux qui ont été infidèles (dans le passé) et qui ne croient donc point (actuellement) » [Coran 8, 55] et surtout que les croyants ne doivent pas prendre « pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes » [Coran 5, 51]. Quoi qu’il en soit, un mécréant ne sera jamais traité comme un croyant ! À aucun moment les promoteurs du respect « islamique » n’évoquent le respect dû au non-jeûneur.  Il ne leur vient jamais à l’esprit que, s’il ne faut pas offenser le jeûneur, il ne faut pas non plus offenser le non-jeûneur. Il n’y a jamais la moindre réciprocité. En réalité, là où les musulmans sont majoritaires, la liberté individuelle des non pratiquants doit se soumettre à celle de la communauté musulmane. Dans ce contexte il n’est pas rare que les musulmans non pratiquants, les personnes d’une autre religion ou les athées, feignent de faire le ramadan et mangent en cachette comme des voleurs pour éviter d’être importunés, voire maltraités !

Comme indiqué par la grande mosquée de Lyon, c’est grâce à « la générosité des musulmans » que ces repas sont possibles. Cette générosité s’exprime avant tout par des dons financiers (volontaires ou obligatoires) à travers le site internet ou directement à la grande mosquée de Lyon pour la Sadaqa Jariya, la Zakât al Fitr, la Zakât al Maal, la Fidya et/ou la Kaffâra. Mais également, il est possible d’effectuer directement des dons en nature, par l’apport de produits alimentaires à la mosquée (couscous, viandes certifiées halal, légumes, boissons…). À la fin du ramadan, une mosquée peut comptabiliser jusqu’à 1 million d’euros de dons, voire plus. Le ramadan apporte jusqu’à 40 % des dons récoltés sur l’année pour les ONG. [3]

Comme on peut le constater, beaucoup d’argent est en circulation lors de la période du ramadan. Juste un exemple, c’est un devoir pour chaque musulman de s’acquitter de la Zakât El Fîtr qui est une aumône purificatrice du jeûne de ramadan. Elle a aussi pour objectif de permettre aux nécessiteux de passer dignement la fête de l’Aïd, en leur épargnant de tendre la main ce jour-là. Elle doit être versée par le responsable de famille pour toutes les personnes dont il a la charge, y compris celles qui ne jeûnent pas et les bébés. Cette année le montant de cette « aumône » est fixé à 7 € par personne à charge. Elle est ensuite redistribuée ensuite aux familles dans le besoin et aux nécessiteux. Selon une enquête menée par l’agence de communication ethnique Solis en 2016, ils sont 51 % à remettre leur don à la mosquée, qui ensuite le redistribue aux pauvres ou à une association caritative. Ils sont 28 % à préférer s’acquitter de leur obligation de la main à la main, en donnant à leur famille ou à des nécessiteux [musulmans] croisés sur leur chemin. Pour 16 %, l’aumône est envoyée vers le pays d’origine. Un petit calcul rapide permet de chiffrer la recette de la Zakât El Fîtr à 35 à 42 millions d’euros en se basant sur les estimations du ministère de l’Intérieur qui indiquait en 2010 qu’il y avait entre 5 et 6 millions de musulmans en France… c’était en 2010 !

La France, notre pays laïque, contribue à cet impôt religieux

Ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est que cette Zakât El Fîtr, comme Zakât al Maal [4] ne peut être donnée qu’à un musulman conformément au Coran. Ce qui est encore plus scandaleux c’est que ces aumônes ouvrent droit à réduction d’impôt. Là où le bât blesse, c’est que l’aide accordée par l’État sous forme de réduction d’impôt pour la Zakât ne profite qu’a une partie de la population : les musulmans. La Zakât ne devrait pas être éligible aux réductions d’impôt, car elle ne respecte pas l’une des trois obligations qu’un organise doit remplir : « ne pas fonctionner au profit d’un cercle restreint de personnes. » [5] . La Zakât favorise donc l’islamisation des cités en montrant que l’islam fait beaucoup plus pour les pauvres que les services sociaux français, en donne ainsi l’impression que « l’islam est la solution à tous les problèmes des musulmans ».

Pour plus d’information sur la Zakât al Maal : https://ripostelaique.com/zakat-les-416-donateurs-qui-ont-finance-daech-beneficieront-de-reductions-dimpots.html

 Johan Zweitakter


 

[1]  L’iftar est le repas qui est pris chaque soir par les musulmans au coucher du soleil pendant le jeûne du mois de ramadan. Le terme iftar est à rapprocher de fitr, avec le sens de « rupture du jeûne ». En dehors de ce contexte, le terme désigne le petit déjeuner. L’heure de la rupture du jeûne est liée à la prière « maghreb »qui marque l’heure à partir de laquelle peut être pris le repas du soir (aux alentours de 21 heures à Paris).

[2] « Un homme, poursuivant son chemin, éprouva une soif ardente et descendit dans un puits pour se désaltérer. Quand il remonta, il vit un chien haletant de soif, léchant l’humidité du sol. Ce chien, se dit-il, éprouve la même sensation de soif que moi. Alors, il redescendit, remplit sa chaussure d’eau, la prit par la bouche, remonta et donna à boire au chien. Son geste fut agréé de Dieu qui lui accorda rémission de ses péchés. Sommes-nous récompensés, dirent les compagnons, pour les bienfaits dispensés aux animaux ? » « Oui, dit le Prophète, tout bienfait à tout être vivant est rétribué ». (Boukhari)

[3] www.saphirnews.com

[4] La Zakât est destinée, en priorité, à huit catégories de personnes : le pauvre, l’indigent, celui chargé de collecter et distribuer les aumônes (en tant que salaire), celui dont le cœur s’incline vers l’islam, l’esclave (ou le prisonnier) musulman à affranchir, la personne endettée pour une cause juste, celui qui lutte pour la défense de l’islam, le voyageur à court de provision.

[5] Dons aux associations et organismes d’intérêt général

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Notifiez de
blendel

vous n’arrivez pas à faire le vide en vous afin de pouvoir ‘observer le non sens de ce bouquin ,écrit 150 ans après le soit disant prophète et par autours de cinquantes auteurs différents ?

Mathilde Leseigneur

L’islam est un systeme politique déguisé en religion, totalitaire, raciste séparatiste endogame.
La déclaration du Caire ,en ses derniers articles 19 et 20 viole le dernier considérant du preambule de la déclaration des droits de l’homme Il n’y a rien à rajouter. Les ahuris qui continuent de bêler que l’islam est une religion de tolérance n’ont qu’à aller vivre dans un des paradis qui ont signé la dite déclaration.Ca nous fera des vacances et cela libérera des appartements pour nos compatriotes qui vivent dans la rue.

Rems

Islam pseudo religion d’abrutis !

patphil

lisez le coran, c’est si édifiant!
et n’oubliez pas d’aller voter

Balkis

Arrêtez de voir le mal partout .

Boadicea

Quel mal y-a-t-il dans cet article ? Ce sont des citations coranesques. Dévoilez votre cerveau passez le au désinfectant deislamez vous cela vous fera du bien.

Johan Zweitakter

Bonjour,
vous me demandez « d’arrêter de voir le mal partout ».Je serais très heureux si vous pouviez développer un peu plus votre argumentation afin de montrer ce qui est selon vous « mal » dans cet article.
« Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre. » (Omar Khayyam – écrivain et savant persan 1048-1131)

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