La chute du Bitcoin, la monnaie du rien…

Publié le 9 février 2018 - par - 32 commentaires - 1 284 vues
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Il y a quelques semaines je m’étais dis que j’écrirais quelque chose sur le Bitcoin, et les autres crypto-monnaies, lorsqu’il serait passé sous la barre de 10 000 $ ; ce n’était pas pour moi une éventualité mais une attente. Le Bitcoin s’échange aujourd’hui au 1/3 de son cours maximal, et je suis particulièrement heureux que des gens aient pu perdre 10 000€ par unité achetée.

Je parle rarement d’économie monétaire, ayant peu de science et une confiance limitée dans les commentateurs de l’économie financière ; à leurs analyses compliquées, aux apparences nébuleuses, je préfère en appeler à mon hémisphère droit, au bon sens.

Ces experts superposent de jolies courbes, montrant leur connaissance intime des tableurs, et, comme un vulgaire cadre junior d’une quelconque direction commerciale – autre catégorie de nuisibles –  se gargarisent de leur présentation colorée d’évidences savantes. Changeant la plage de représentation ou les échelles, ils font se croiser lesdites lignes démonstratives au point opportun qui démontre la validité de leur analyse ! Tel en tire la conclusion qu’il faut augmenter les taux et l’autre les réduire ; leur seul point d’accord est que « l’on » ne fait pas ce qu’il faut. Ha ! Si « on » les avait écoutés …

Ces gens sont à l’économie réelle ce que sont les fonctionnaires du ministère de la post-éducation ex-nationale aux enseignants, ils sont des comptables se prenant pour des chefs d’entreprise… sans les responsabilités.

Avant d’en arriver à nos machins, les Bitcoins, explorons un peu ce qu’est une monnaie.

La réussite de la Rome antique entraîna une offre de marchandises fortement supérieure, non pas à la demande, mais à la capacité d’échange, en raison de la trop faible quantité d’argent circulant, les responsables politiques comprirent le phénomène (ce qui en dit long sur la modernité de l’Empire romain) mais ne parvinrent jamais à déconnecter la valeur faciale de la monnaie du « prix » du métal qui la constituait ; l’une des causes de la chute de l’Empire romain se trouve là. Philippe le Bel eut des soucis du même ordre, qu’il régla partiellement en éradiquant les Templiers, et ensuite, pour rester en France, nous eûmes l’aventure de Law, perdue par l’esprit de spéculation. C’est le souvenir de cet échec qui empêcha la révolution de mener à bien l’avènement des assignats, pourtant gagés sur les biens nationaux et Napoléon en revint au métallisme. Ainsi, peu ou prou, nous continuâmes à avoir une relation entre des garanties – l’or, la richesse stockée, etc. – et la monnaie émise. L’argent était un moyen de compte mais qui conservait un rapport avec la valeur matérielle mutualisée des citoyens de l’état qui le créait ; la fiction fiduciaire opérait[1][1].

Au milieu du XXe siècle, le reste du monde occidental redevenant plus riche que les Etats-Unis (je schématise)  ceux-ci décidèrent qu’il fallait passer à autre chose pour prolonger leur domination : c’est ainsi que les accords de Bretton Woods prirent fin en 1971. Puis le 8 janvier 1976 à la Jamaïque on ouvrit la boite de pandore : la monnaie, instrument d’échange et d’épargne devenait elle-même une cible de spéculation. Jouant avec les considérables masses de dollars circulant, les Etats-Unis disposèrent alors d’un levier politico-économique puissant ;  il n’est pas inutile de rappeler que la Federal Reserve System (FED) est une institution privée qui a les moyens d’influencer le gouvernement américain, celui-ci n’ayant que le pouvoir de nommer certains de ses dirigeants.

Il n’y avait donc plus de limite matérielle, même lointaine ou conventionnelle, à l’émission de monnaie, celle-ci ne « représentait »  plus une richesse disponible, comme l’or, ou mobilisable, comme l’épargne réelle, matérielle, comme des infrastructures, des usines, des bâtiments, des bijoux, ou même immatérielle comme le niveau d’éducation d’une population, mais traduisait simplement la confiance que l’on avait dans l’Etat émetteur. Les Etats-Unis purent ainsi inonder le monde de dollars alors que, par exemple, l’Argentine vit la valeur de sa monnaie réduite à zéro lorsqu’on décida qu’elle n’était pas assez garantie par des stocks suffisants d’autres monnaies jugées préférables ; pourtant ni la richesse matérielle du pays, ni sa production, ni sa stabilité administrative, ni sa population n’avaient changé. Monnaie de singe, encore faut-il faire les bonnes grimaces : pro-américaines, ultra-libérales, mais surtout anti-souverainistes.

Un pas supplémentaire fut franchi lorsque l’on s’avisa que cette confiance pouvait être monnayable au travers de mécanismes financiers sophistiqués, opaques et dévastateurs. Résultat nous évoluons aujourd’hui dans un ratio 1 à 10 entre la richesse produite et l’émission monétaire ; et cet article ne s’intéresse pas au crédit et à ses formes dérivées qui représentent plus de 90% de la création monétaire. Pour comprendre à quel point l’argent est devenu marchandise bien plus que moyen d’échange il faut savoir que tous les jours il s’échange sur le marché des devises l’équivalent de deux fois le PIB français annuel, qu’en trois jours la valeur totale du commerce annuelle du monde est atteinte ou que le montant des transactions financières est plus de 75 fois supérieur au PIB mondial.

Chez les laudateurs des villes-monde, la détestation de tout ce qui peut être ancré, patrimonial, naturel est telle que l’on cherche à s’y affranchir de cette chose honnie qui se nomme l’Etat, surtout lorsqu’il est national. La jungle d’internet, le cancer d’Uber conviennent parfaitement aux bobeaufs parce qu’ils n’en ont que les avantages ; « les conséquences à moyen terme on s’en moque : on trouvera autre chose ! » Seulement voilà la monnaie avait encore cette tare d’être émise au nom d’un état, il fut donc interdit aux états anciens de produire son – notre – argent, d’y inscrire des symboles d’appartenance culturelle,  cela ne suffisait pas, on inventa l’euro ; sans ces contraintes externes, des pays comme la France ou l’Italie n’auraient pas de dette ! Parallèlement la dématérialisation s’imposait, bientôt plus de billets, plus de pièces.

Il y eut bien des tentatives sympathiques de monnaies locales fondées sur les échanges directs, une sorte de troc amélioré sauce citoyenne responsable ; cela convenait pour les pouilleux, mais essayez donc de payer votre B&B à L.A. (« ellay », Los Angeles, enfin quoi ) en confit de canard bio du Gers !

Dans les cénacles hors-sol où l’on cause anglais, s’interroge sur son sexe, et se nourrir végan c’était encore la désolation : les ploucs résistaient.

C’est alors qu’un Australien avec un nom japonais, à moins que ce ne soit un Coréen d’Amsterdam ou un Serbe californien eu une idée lumineuse et lucrative : puisque les monnaies étaient dématérialisées, les Etats moins riches que les GAFA, les urbains déconnectés de la réalité tangible, Internet un continuum déréglementé et le goût du lucre sanctifié, il n’y avait qu’à émettre sa propre monnaie.

Celle-ci, et les autres délires du même type, reçurent le nom de crypto-monnaies, ce qui à au moins le mérite d’être clair.

Je n’aborde pas ici les aspects logiques et informatiques du codage et de la conservation des transactions, notamment les « blockchain », sur lesquels il y aurait fortement à dire.

Le principe est simple : j’ai rien, mais je décide que j’en ai un nombre fini, 21 millions par exemple, à l’échelle du village mondial et du milliard d’utilisateurs facebook, c’est peu, et selon le principe que la rareté entraîne la demande, je me retrouve avec des riens rares, donc chers. Mais même cher un rien n’intéresse pas grand monde, il faut donc lui trouver quelques vertus propres à le parer.

Première chose : le valoriser ; dans l’ambiance mercantile c’est assurément un gage d’existence. Ensuite je vais le faire briller, ainsi mon « RIEN » n’a pas de nationalité, il est presque vu comme illégal par les méchants Etats, d’ailleurs je suis obligé de demeurer secret pour échapper aux contrôles, aux règles, à l’organisé, à l’officiel, au réglementé, à l’ordonné… Par solidarité libertarienne mondialisée quelques RIENS furent produits.

Puis il y a le Grand Coup, le RIEN peut s’échanger, commode pour payer du sucre glace ou de la farine ; une clef USB quelconque, voire un simple téléphone, pratique dans les boites branchées de Paris ou de Shanghai.

Seulement voilà pour pouvoir garantir l’intégrité du système il faut beaucoup, mais vraiment beaucoup de transactions et de calculs informatiques et comme nous sommes dans un univers à l’esprit de concurrence féroce le RIEN se multiplie par un processus, magnifique sur le plan de la logique froide, mais profondément pervers. Si les spermatozoïdes sont tous égaux dans la course à l’ovaire, dans le cloaque du RIEN les amateurs n’ont aucune chance, et de moins en moins, de « miner » c’est-à-dire d’attraper le pompon qui permet la captation partielle de l’un des 21 millions de RIEN.

Chaque échange mettant en œuvre une réplication de données considérables et une conversion éventuelle dans une vraie monnaie compliquée, les coûts devinrent élevés… le tout dans une débauche éhontée et proprement inimaginable d’énergie électrique.

Tout aurait pu, aurait dû, en rester là.

Mais la tare principale du monde actuel et de ne pas tenir compte de ses erreurs, l’Europe ne marche pas, il faut plus d’Europe, l’immigration est une catastrophe, continuons à la promouvoir, le RIEN est aberrant, c’est qu’il n’y en a pas assez, fabriquons-en… ah, justement cela on ne le peut pas, l’activation on l’a vu répond à un automatisme et le nombre final est limité. Diantre que faire ?

Le RIEN, cher à utiliser et à produire, mais discret et tellement fun, devient un enjeu existentiel, au même titre que le dernier IPhone, la Fiat 500 ou une virée-alcool à Budapest ; en avoir ou pas ; être ou ne pas être. A confondre les auxiliaires on devient soi-même auxiliaire ! Le RIEN devint rare, donc cher. Très cher. De plus en plus cher. Hors de prix ? Non puisque c’est virtuel, zéro multiplié par n’importe quoi cela donne toujours zéro.

Le 11  Décembre 2017 le RIEN s’échangeait pour 17 549 $ ; trois fois moins un mois plus tard entretemps certains avaient obtenu beaucoup d’argent… et d’autres en avaient perdu.

Si les premiers détenteurs, qui disposent de millions de RIEN qui ne leur ont rien couté, se décident à vendre, le cours du RIEN baissera, peut être en moyenne à 100 $, ils récupéreront plusieurs centaines de millions de dollars. Si au contraire ils laissent les choses aller, réussissent à stabiliser le RIEN, ils disposeront de milliards de dollars en RIEN, qu’ils pourront gager leur permettant d’investir dans l’économie réelle et d’en tirer d’immenses profits.

Souvenez-vous au début il n’y avait rien.

Les intérêts d’un crédit, qui sont une sorte de loyer de l’argent, sont légitimes, dans une certaine mesure. Le financement à terme fut le moteur du développement économique de l’occident ; mais il ne représentait qu’un prélèvement marginal sur les richesses produites et le remboursement du capital détruisait l’argent créé par le crédit.

Le RIEN n’est que l’avatar anecdotique de la peste financière, cette monstruosité immatérielle qui domine, écrase, asphyxie, dénature le réel économique et les hommes productifs ; cette hydre terrifiante n’est plus sous contrôle, les opérateurs, c’est-à-dire les banques centrales, bloquent – de plus en plus difficilement – les clapotis d’acide brûlant qui débordent des bords mais personne ne peut plus couper le gaz sous la casserole, ni même le réduire.

Il reste l’interrogation première, toujours cachée ou rejetée d’un revers de main méprisant et pourtant essentielle, la question qu’il ne faut pas poser à peine d’être qualifié d’ignorant, de primaire, le doute qui  émerge dés que l’on songe à l’argent : l’argent peut-il produire de l’argent ? Est-ce saint économiquement ?

Est-ce moral ?

Gérard Couvert

[1][1] Cette fiction est parallèle à celle de l’état du droit, il est à craindre qu’en faisant disparaître l’une l’on assèche l’autre.

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Notifiez de
Stratediplo

Et il ne faut pas oublier qu’un rien dont le maintien consomme déjà plus d’électricité que les trois-quarts des pays du monde, et consommerait en 2020 l’équivalent de l’électricité produite dans le monde en 2017, ce n’est pas rien, c’est insoutenable et ne peut que disparaître, comme on l’annonçait le 4 décembre sur http://stratediplo.blogspot.com/2017/12/ou-va-le-bitcoin.html

Gérard Couvert

Si cela intéresse quelqu’un j’ai fait un graphique qui illustre les flux financiers dont je parle dans l’article : https://lesouverainiste.wordpress.com/

Yves ESSYLU

Exemples d’autre monnaie de RIEN: USD car la planche à billets n’est plus reliée à une réserve correspondante en Or depuis 1973 (400 tonnes au lieu de 8000) et la BCE avec son euro est dans une situation similaire

dufaitrez

Ouf ! Je n’ai pas lu !!
Disserter sur le Virtuel est virtuel !
Les « Monnaies alternatives » ne sont basées sur Rien ! Reprenez vos cours ! Si……..
Bon courage !

Gérard Couvert

Lire permet de ne pas écrire des sottises.

dufaitrez

Je confesse à Dieu que je ne suis que Banquier et Econmiste… Amen !

Gérard Couvert

Nul n’est parfait ! Niez vous le fait que les crypto-monnaies n’ont d’autre valeur que celles de la confiance qu’elles inspirent ?

yves essylu

comme le dollar et l’euro

dufaitrez

Je vous retourne le compliment ! M’avez-vous lu ?
Une monnaie est basée sur l’économie d’un Pays, les alternatives sur Rien ! Sauf sur la « confiance » des incultes ? Bien à vous.

Gérard Couvert

Vous êtes complétement bouché ou quoi ? C’est exactement ce que j’écris ! Mais comme vous-même reconnaissez ne pas avoir lu ! Sinon un banquier cultivé, une espèce que je n’ai encore jamais rencontré.

Pascal Olivier

« Car rien, ce n’est pas rien ! La preuve, c’est que l’on peut le soustraire …

Exemple :
Rien moins rien = moins que rien !
Si l’on peut trouver moins que rien,
c’est que rien vaut deja quelque chose !
On peut acheter quelque chose avec rien !

En le multipliant !
Une fois rien… C’est rien !
Deux fois rien… Ce n’est pas beaucoup !
Mais trois fois rien,. Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose… et pour pas cher ! ». (Raymond Devos)

Gérard Couvert

Quand l’irremplaçable Olivier cite l’incontournable Devos …

Yves ESSYLU

Couvert: pour parler d’un sujet il convient au préalable de faire l’effort de le connaître
sauf si on est un guignol
Les variations de ces monnaies sont normales et avec le dark web elle font partie de notre voie de survie face aux Etats marxistes de l’UE

Gérard Couvert

Apprenez à lire, il vaut mieux être guignol qui gagne toujours à la fin (comme Starsky et Hutch) qu’une marionnette démantibulé posée sur une étagère à la fin du spectacle.

yves essylu

donc vous ne savez rien sur sien

Gérard Couvert

Votre logique est-elle toujours aussi défaillante ? Cela doit être pénible. Enfin restez avec vos fantasmes et je vous conseille d’acheter tous le bitcoin du monde.

GILLINOUI

« … l’argent peut-il produire de l’argent ? Est-ce saint économiquement ? » Très drôle Gérard!!!

Gérard Couvert

Bon sans le ‘t’ c’était moins drôle !

Lenny

Le triste discours d’un pauvre calimero qui n’a pas su saisir sa chance et qui crache sur la technologie apres ça… Vous me faites penser aux detracteur d’internet : »personne n’utilisera jamais ça c’est du vent ! » on voit effectivement aujourd’hui que c’est cette technologie même qui te permet de faire tes commentaires sans rien connaître. Si par RIEN tu veux dire blockchain alors essaie de te renseigner un peu et de regarder plus loin que ton clavier avant d’écrire des choses qui te feront passer pour un abrutis dans les années a venir… ABE

Gérard Couvert

Vous savez lire ? Pas sur, je ne parle pas de la technologie mais de l’aspect infondé de la valeur des crypto-monaies.Alors vos remarques débiles genre « celui » qui sait, celui qui est moderne vous pouvez les garder dans votre tiroir à « je ne sais rien mais je parle de tout ».
Si vous me donnez 5000 €. je vous programme un logiciel de « chaine de blocs » en 1 mois, « peer-to-peer » compris, ça marche ?
Ah non, petit bras le Lenny :

Zoé

Mon fils y croit dur comm fer mais moi ça me fait peur.

Gérard Couvert

Ben alors Lenny, pas prêt à lancer votre monnaie virtuelle, pourtant 5000€ c’est pas cher je vous assure. Sinon au milieu des années 80, du temps où je programmais pour Atari Corp. j’avais un compte chez Compuserve et de nombreux amis au CEA qui eux utilisaient « extranet » depuis longtemps (entre autres pour parler avec leur homologues soviétiques) ; conclusion ?

Colonel de Guerlasse

Certes. Mais il y a un truc quand même : comment fait on pour acheter et vendre du Bitcoin ? Est ce une question idiote ?

Victor hallidee

Et quoi acheter avec du bitcoin ?

Gérard Couvert

Demandez à l’oncle de Fernand Raynaud … plus sérieusement il y a environ 1000 entreprises,surtout sur Internet, qui acceptent d’être payées comme cela, mais pas au cours du jour !

Gérard Couvert

Sur des sites incontrôlés, sorte de bourses, qui font étrangement faillite tous les 15 mois en « perdant » leur lot de « bit con ». Ou en vendant quelque chose et en acceptant le RIEN en échange.

Adolphe Benoît

Dès que j’ai entendu dire que Nabilla était dans le coup, j’ai su que c’était foireux… :-))

asterie85

La monnaie de Nabilla / labitecogne .

Dominique Martin

Méfiez -vous , Asterie . Les belles femmes sont rarement de grandes affaires au lit .

bakoulupin

m’étonne pas que nabilla était dans le coup quand il y à un piège a cons sur qu’elle soie là !

Victor hallidee

Excellent ! J’adore la métaphore du RIEN pur les crypto-monnaies, notamment :
« Mais même cher un rien n’intéresse pas grand monde, il faut donc lui trouver quelques vertus propres à le parer. »

maujo

Il y a plusieurs banques aux Etats Unis qui ont prévenu leurs clients que dorénavant aucune transaction concernant l’achat de cryptommonaies ne sera acceptée, cela va bien arriver en France.