La classe politique française : petit inventaire à la Prévert

Publié le 29 octobre 2014 - par - 1 421 vues
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Ri7Révolte des Bonnets rougesPendant qu’Esther Benbassa, la tri-nationale sénatrice qui nous fait l’insigne honneur de siéger en France au palais du Luxembourg, défend une niqabée qui a eu l’outrecuidance de venir à l’Opéra de Paris, bâchée de la tête aux pieds -sauf les yeux-  pour écouter (les oreilles bouchées par son vêtement) la Traviata, autrement dit l’histoire d’une fille de joie fort peu en conformité avec le dogme mahométan et fort peu convenable pour une musulmane si attachée à la pudeur ; pendant que la gauchiasserie se gausse des indignations de Nadine Morano, coupable – l’infâme bougresse- de vouloir voir respectée la loi française…en France : un comble d’impudence ! ; pendant que Groshollande et Petitvalls se font un devoir d’assister à la pièce de BHL sans lui éviter un « bide » retentissant qui remplit de joie les affreux « zémmouriens » ; pendant que Bernard Cazeneuve (j’aurais écrit C……vide si le respect dû à sa fonction ne m’avait retenue)  s’évertue à retenir en France les candidats au djihad, au lieu de les laisser partir à l’Extérieur avec un aller-simple et interdiction de revenir sur le territoire, justifiant ainsi pleinement son titre de ministre de l’Intérieur et nous offrant la « chance » de voir appliquée chez nous, comme au Canada, la fatwa lancée par le calife de l’état islamique ; pendant que le « capitaine de pédalo » décore son premier ministre, sans doute pour l’incompétence qu’il montre en tant que chef d’un gouvernement d’incapables, chez qui une idéologie mortifère le dispute à  l’amateurisme, à l’aveuglement, à la lâcheté et à l’ignorance ; pendant que la « folle du Poitou » trouve comment faire parler d’elle en proposant la gratuité des autoroutes le week-end (et pourquoi pas l’essence gratuite le dimanche ?) ; pendant que la musulmane Najat Belkacem, au lieu de s’acharner à freiner la vertigineuse descente de l’[in]éducation nationale dans le classement PISA, montre que l’urgence première  -outre la promulgation de la théorie du « genre » et le fait d’inciter les petits garçons à jouer à la poupée-  est de permettre aux mères qui accompagnent les sorties scolaires d’être voilées  -et ce, en dépit de la loi ;  pendant que Michel Sapin et le squatteur de l’Elysée se font remonter les bretelles par l’UE pour leur projet de budget 2015 qui, avec son déficit estimé à 4,3% du PIB, ne respecte aucun des engagements de la France ; pendant qu’Alain Juppé, ravi de l’érection future de la mosquée-cathédrale qu’il offre à l’UOIF (affiliée aux Frères musulmans, déclarés « organisation terroriste » par l’Egypte qui vient de dissoudre sa branche politique, le PLJ), pendant qu’Ali Juppé  -dis-je-  crée, dans sa bonne ville de Bordeaux, un « observatoire de l’égalité » pour traquer le moindre soupçon de parcelle de miette de « préférence nationale » qui existerait encore dans ce pays « rance » et « moisi » ; pendant que Thomas Thévenoud -l’éphémère secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, si oublieux de ses impôts, de ses factures d’électricité, de ses arriérés de loyers- n’oublie pas de venir de temps en temps  « pointer à l’Assemblée pour ne pas perdre une partie de ses indemnités » (eh oui, élu il est, élu il veut rester ! il paraît qu’il ne sait rien faire d’autre, le  pôvre, !) ; pendant que Sylvie Andrieux, condamnée à un an de prison ferme pour « détournements de fonds publics à des fins clientélistes » siège encore comme députée  -sans honte aucune- en attendant le résultat de son appel ; pendant que Jean-Noël Guérini continue de toucher le pactole attaché à ses charges de sénateur et de conseiller général des Bouches-du-Rhône, malgré l’affaire des « marchés publics présumés frauduleux »  qui lui valent les chefs d’accusation de « trafic d’influence », « prise illégale d’intérêts », « association de malfaiteurs en vue de commettre le délit de trafic d’influence » et « complicité d’obstacle à la manifestation de la vérité »  dont il devra répondre en 2015 ; pendant que Mesdames Pellerin et Hidalgo s’étouffent d’indignation, par tweets interposés, sur le dégonflage du plug anal de la place Vendôme, sans voir que le geste de l’anonyme « dégonfleur  » constitue ni plus ni moins qu’un « happening » et que l’art du « pschitt » vaut bien l’art du « foutage de gueule » ; pendant que Dame Mazetier, mue par un féminisme aussi borné qu’orgueilleux, entend statuer sur les règles du langage, quitte à en remontrer à l’Académie française, et se croit fondée d’imposer une amende à un collègue qui a eu l’insolence extrême de l’injurier, d’attenter à son honneur de Femme, de la couvrir de boue en la nommant …« Madame le Président » ; pendant que Cambadélis peine à se justifier d’avoir pu passer un doctorat en sociologie sans posséder les diplômes antérieurs requis pour le commun des mortels (il faut dire que c’est difficile d’avouer que, quand on est de gauche et qu’on a un ami de l’OCI qui enseigne à Jussieu, on a tous les droits, même celui d’avoir un passe-droit !) ; pendant que l’on découvre que la « phobie administrative » est extrêmement contagieuse chez les « élites » et qu’elle a d’ores et déjà frappé, outre Thévenoud, une soixantaine de parlementaires « en délicatesse avec le fisc » ; pendant que l’on apprend que Valls est propriétaire à Paris d’un appartement de 44 m2 où il vit avec sa femme, et qu’au moment de s’étonner, de s’apitoyer, de culpabiliser d’avoir soi-même un 84 m2 et d’admirer pareille simplicité de la part d’un homme en vue, le Canard enchaîné révèle que notre pôvre ministre vit dans un appartement de plus de 200 m2  regroupant « 16 lots de copropriété », lots qui comportent « pas moins de 7 pièces de séjour, 4 chambres, 5 salles d’eau ou salles de bains, ainsi que 5 cuisines et 2 terrasses » (de quoi loger quelques « sans-papiers », si chers à la gauche !)  et que Valls a pu échapper à l’ISF en toute légalité : une SCI avec 1 part à son nom, et les 99 autres au nom d’Anne Gravoin, son épouse ; pendant que Nicolas Sarkozy multiplie les meetings dans le sud de la France, et qu’il essaie d’attirer, comme des mouches, les électeurs FN -qu’il espère amnésiques- avec le miel de promesses qu’il avait trahies dès son élection ; pendant que les députés de gauche pressent un peu plus le « c[itr]on-tribuable », en réservant les allocations familiales à ceux qui cotisent le moins -ou pas du tout- et en en privant ceux qui cotisent le plus, au nom de la sacro-sainte égalité, et qu’ils refusent, par contre, d’assujettir les œuvres d’art à l’ISF, toujours par souci d’égalité et par « mesure d’équité » ; pendant que les « padamalgam » et les « cestpasçalislam » ponctuent les exactions commises, au nom d’Allah, par les musulmans de l’état islamique  et que -sauf rares exceptions à droite- on ne se soucie pas le moins du monde du sort des chrétiens d’Orient, persécutés, torturés, exécutés, qui ont le tort justement d’être …chrétiens (ah ! s’ils étaient musulmans, comme les Palestiniens !…) ; pendant que les politiques discutent « sur le sexe des anges » ou plutôt, pour être en phase avec le défunt plug anal de la place Vendôme, s’évertuent à « enculer des mouches » ; pendant que tout cela et bien d’autres choses encore occupent le devant de la scène médiatique, il se passe dans notre dos quelque chose de gravissime : la négociation du TAFTA avec les Etats-Unis, ultime traîtrise de Bruxelles vis-à-vis des Etats européens et de la France en particulier.

Chantal Macaire 

 

  1. Cambadélis est peut-être passé directement du baccalauréat à la thèse mais, lui, est       bien titulaire d’un doctorat, contrairement à Taubira qui a laissé croire qu’elle en avait deux, en économie et en ethnologie, alors qu’il n’en est rien
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