La colonisation culturelle anglo-saxonne et la complicité des médias

Publié le 8 mai 2014 - par - 1 324 vues
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hollande-obamaUn mal qui répand la terreur… et que le ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre…..

Mardi 15 avril 2014, Télé Matin : «back in the race »… un slogan choc pour le nouveau plan stratégique de PSA…. Des prix « low cost » pour la griffe Citroën.… » Pas de quoi s’émouvoir, mais aujourd’hui, trop, c’est trop ! .

Qu’on en juge : pour cette seule journée :

Sur TF1 : «unforgettable », sur Canal+ , « le before du Grand journal », sur la 8. «Friends » et « black death » …. passons sans insister sur «BFM Story » et «la newsroom » de I télé, puisque nous pouvons aussi zapper sur «Charmed ou «Super-hero family », « Pimp my ride », « Real housewives » et autres « swamp brothers ». Cette fois-ci, le doute n’est plus permis, il y a bel et bien tentative de colonisation culturelle anglo-saxonne dans l’indifférence générale (hélas). Cette invasion ne doit rien au hasard, elle se fait avec la bénédiction des États-Unis via l’Europe de Maastricht.

Une accélération a été observée récemment à l’occasion des jeux olympiques de Soshi avec des médias qui « matraquaient » à longueur de journée, que le second « Run » de Jules Voltaire n’avait pas empêché une mauvaise journée pour le «short tracker »Thibaut Fauconnet et que Jérémie Pancras avait atteint sa «speed limit » pendant son « charity running » …..

Certes, notre pauvre langue française en a vu d’autres, il fut un temps où « les commodités de la conversation » désignaient des fauteuils; mais à l’époque, le feu de paille s’est éteint de lui-même, les « précieuses ridicules » étant passées par là.… Merci Molière.

Ne soyons pas sectaires, pour « bulldozer », par exemple, le mot n’existant pas dans notre langue, c’est le mot anglais qui a pris la place tout naturellement. Un prêté pour un rendu puisqu’il faut aussi noter que dans la langue anglaise, les mots se terminant par ion (satisfaction, constitution etc…) ont été directement importés du français. Là où le bât blesse, c’est qu’il est évident que nous sommes confrontés à une « Novlangue » qui s’installe avec la complicité active du monde journalistique. Pour les « Trissotins » du microcosme, il est désormais devenu important de truffer son discours de mots anglais faute de tomber dans la « ringardise » … Comme disait l’ami Audiard « la maladie revient sur les poules… le tocsin va sonner dans Montmartre !… » Dans mon petit village de Bretagne, ce week-end, les rues ont été fléchées pour la «Run and bike d’Albert » à l’occasion d’une « course à pied avec VTT ». Question : est-ce donc devenu une honte de parler français au sein de l’amicale laïque de mon patelin ?

Pendant ce temps-là, on signe dans le plus grand secret des accords transatlantiques porteurs de catastrophes pour les citoyens européens que nous sommes. Un autre « grand remplacement » (celui de notre langue » est en marche, cher Renaud Camus, mais Chut!… Honni soit qui mal y pense… Dormez tranquilles braves gens !…

« C’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres ! »… Dirait le célèbre enquêteur Bérurier.

Patrick Macré

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