La conquête musulmane continue : deuxième méga-mosquée à Strasbourg

Les tractations en cours à propos de la construction d’une seconde méga-mosquée à Strasbourg démontrent, s’il en était encore besoin, le poids que représente aujourd’hui le vote musulman dans la petite tête de nos emplumés politiques. La basse-cour s’agite à l’approche du renard à ceci près que cette fois c’est elle-même qui, en l’absence chronique du fermier, a ouvert de guerre lasse la porte de son havre.

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Strasbourg. Des millions d’hommes sont morts pour ce symbole d’un pays, d’un peuple et d’une nation fondus dans le même désir de survivre. Du partage de 843 aux tueries de 1916, Verdun a figuré la crête du haut de laquelle les Français ont considéré cette ville comme le cap ultime de leur domaine, la frontière définitive à l’est, la forteresse dont la possession suffisait à l’unité de tout le reste. C’est l’Histoire, que l’on tente pourtant de trafiquer, en haut lieu.

En promettant aux Turcs le territoire qui conforte leur volonté d’exister en tant que culture installée chez les autres, en donnant à ces conquérants une place équivalant à celle accordée aux prélats du Maghreb, en particulier du Maroc, les candidats à la Mairie de Strasbourg laissent se réaliser le rêve impérial dont la France brisa, à plusieurs reprises, l’élan allemand. Dans l’Europe ouverte à tous vents, quand déferle, insolent, orgueilleux et dominateur, le mondialisme religieux tueur de tout simple désir de patrie, ces édiles ou candidats démolissent, en quelques coups de surenchère et sans même avoir songé à se battre, l’oeuvre parachevée au prix de l’obstination millénaire, et sauvegardée à celui du sang.

Il est hautement symbolique, vu du côté des envahisseurs, que des minarets de quarante cinq mètres de haut surplombent bientôt la plaine rhénane, et le fleuve lui-même, tout en servant, à l’image du pont de Kiehl, de passerelle avec l’Allemagne. Ce que les Ottomans n’avaient pu réaliser par la force à Vienne, il y a plus de trois siècles, leurs descendants revenus aux fondamentaux de l’Islam sont en passe de le faire en douceur par l’ouest. Il leur suffit de demander tout en alignant les chiffres de la démographie et voilà les seigneurs francs et germains devenus soudain vassaux s’agenouillant, attendant que le sabre brandi par l’un d’entre eux en Arabie caresse leur épaule pour les faire janissaires.

Janissaires, oui. Wikipedia nous en donne la définition : en turc Yeniçeri, en turc ottoman يكيچري, yényitchéri, littéralement « nouvelle milice », ils formaient une secte militaire très puissante composée d’esclaves d’origine chrétienne et constituant l’élite de l’infanterie de l’armée ottomane à l’apogée de l’Empire ottoman. Tout est dit, en quelques mots. La différence étant que nos hôtes désormais enracinés dans leur propre terreau n’ont pas besoin d’aller razzier les petits chrétiens (oui, Madame Taubira, des esclaves, par centaines de milliers, pris en Corse, en Sicile, en Provence et jusqu’en Bourgogne) pour en faire des soldats, des maçons ou des eunuques. Les candidats unanimes qui se précipitent vers la Sublime Porte se marchent dessus, pantalon ou jupes aux chevilles, toute dignité abandonnée, pour entrer plus vite dans le Topkapi en projet.

La France ainsi ouvertement humiliée est à l’image de sa ville-sympbole. Un peu partout, des gens supposés raisonnables bradent son sol pour qu’y soient plantées les graines de l’intrusion, de la division, de la mortelle manoeuvre avec, en fin de compte, la subversion annoncée. Déjà, la classe politique de mon pays ne peut plus rien décider sans avoir pris l’avis, le conseil, recueilli la promesse et demain, l’ordre, de ceux qui désormais se sentent capables de décider de son destin et le font savoir sans la moindre vergogne. Le renard est entré dans le poulailler. Assis, il observe le panorama qui s’offre à lui, écoute glousser son prochain déjeuner, cela doit être vraiment jouissif, une chose pareille. Je serais Monsieur Erdogan, je m’inviterais comme scrutateur en Mars prochain, à Strasbourg, pour vivre d’encore plus près la défaite de l’adversaire.

Ma génération, succédant à celles des vainqueurs de Verdun et des libérateurs de la capitale alsacienne, sera donc celle qui aura laissé faire, depuis quarante ans, ce honteux commerce où le chaland, non content de profiter des produits et avantages du boutiquier, accroche sa devise et son enseigne, installe son équipe et blinde ses murs dans la même rue, dans la même maison, dans le même cube d’air que celui dont il fut l’invité. J’ai un temps espéré que les chrétiens français, sentant le danger, se dresseraient. Mais des gens incapables d’expulser eux-mêmes de leur principal sanctuaire une houri seins nus profanant le lieu, des moutons observant, hébétés, un vigile sri-lankais tentant de maîtriser l’animal, ces gens-là sont, je crois, déjà entrés en compagnie de leurs fragiles et plutôt stupides bergers, au musée des civilisations mortes.

On aura beau retourner la sémantique dans tous les sens, trafiquer le vocabulaire, occulter des segments entiers du texte, ce qui parvient à mettre un tel désordre dans une population vaguement inquiète, grommelante, incapable en vérité de prendre collectivement le recul nécessaire pour voir clairement le danger, s’appelle une conquête. En passe de réussir.

Alain Dubos

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