La Coupe du Monde et moi…

La Coupe du Monde et moi…

Ordinairement, je ne m’intéresse pas au football. Pour moi, il y a tout à jeter là-dedans : l’affaire du stade du Heysel (39 morts, 454 blessés) les salaires indécents, les prix d’achats de joueurs entre clubs pharaoniques, le scandale en Afrique du Sud, la domination islamique dans vestiaires et repas, le Benzema qui refuse de chanter La Marseillaise, le Ribéry faisant ses courbettes au bord du stade, les déclarations venimeuses de sélectionneurs remerciés, les histoires du Nanard de Marseille… et je dois en oublier, font que je me désintéresse de la chose même si l’actualité m’en apporte les échos. Pourtant, ce noble sport du temps de Raymond Kopa, fils d’une famille de mineurs de fond polonais, chrétiens, ayant donné un prénom français à leur fils, a fait partie des attirances de mon enfance. Certains ont fait ce qu’il fallait pour m’en détourner.

Finale de la Coupe du Monde : une équipe de Bleus symbolisant la diversité comme un reportage de rue pour la télévision faisant la traque intéressée au moindre bronzé, qui, malgré toutes ses qualités professionnelles m’indispose au plus haut point, tant je suis saturé de cette prétention à nous imposer la société multiculturelle, qui est en fait une société multi-conflictuelle amenant à la disparition de notre civilisation. En face, une équipe croate homogène dans son aspect réveille en moi un plaisir oublié, celui de se retrouver entre soi. J’aime ces Croates qui sont blonds aux yeux bleus, comme moi.

Les aléas de la transmission hertzienne en zone de montagne amènent une petite anecdote : invités chez des amis dans la haute vallée de l’Hérault, nous n’avons pas prévu de regarder le match. Un restaurant situé à quelques dizaines de mètres, un peu décalé en contrebas, organise une soirée avec apéritif et repas, ayant installé deux écrans, chacun sur une terrasse. Toutes les places sont occupées. Dans la maison où nous sommes, seule une personne d’entre-nous souhaite regarder la finale et s’installe donc au salon, tandis que nous conversons à l’ombre au dehors. L’anecdote est précisément que les récepteurs du restaurant reçoivent l’émission environ dix secondes avant celui de la maison. Ainsi donc, tout en continuant nos conversations, nous pouvons accourir au salon dès qu’une clameur venant d’en-bas donne le signal d’un événement particulier du match. C’est ainsi que je vois, sans vraiment aucun plaisir, les Bleus marquer chacun de leurs buts. Lorsque les Croates manquent de peu d’en réussir un troisième vers la fin de la rencontre, je m’exclame : « dommage », ce qui surprend fort alentour.

C’est comme ça, les Bleus ont gagné. Nous allons vers la balustrade qui domine une extrémité du restaurant et entonnons La Marseillaise à l’unisson des convives survoltés. C’est une Marseillaise braillarde, chantée faux et sans discipline, privée de la gravité et la distinction dues à un hymne national. Un tireur situé dans la montagne tire plusieurs coups de feu sur des rochers, de façon telle que l’écho part en se multipliant en continu d’une façon inattendue. On entend aussi des avertisseurs de voiture. Puis les convives quittent l’endroit en brandissant des drapeaux tricolores, criant : « on a gagné » comme s’ils avaient joué le match en personne. C’est là que je retrouve ce qui m’éloigne de tout cela : demain, les drapeaux tricolores disparaîtront jusqu’au prochain événement sportif d’envergure. Seuls, les « fachos » que nous sommes les reprendront à d’autres occasions, tout comme La Marseillaise. Nous appartenons à un peuple de dégénérés même plus capables de défendre le glorieux passé de leurs Anciens, le présent civilisé, social et technologique, le futur de leurs enfants. Refusant de défendre nos frontières, ils trouvent normal d’entourer la Tour Eiffel d’une barrière illusoire. Ils se complaisent dans ce multiculturalisme tout aussi faux et prometteur de désillusions dans le sang et les larmes. Pour eux le Drapeau et La Marseillaise ne sont qu’objets exprimant un chauvinisme de foire autour desquels ils ne sont capables de se regrouper que pour les jeux nourris d’un mauvais pain. Pour le reste, c’est à dire pour l’essentiel, ils l’abandonnent à la mondialisation apatride et suicidaire. Ainsi va la France aujourd’hui.

Daniel Pollett

http://resistancerepublicaine.eu/2018/07/16/la-coupe-du-monde-et-moi/

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11 Commentaires

  1. Désolée de ne pas me joindre à l’admiration générale. Poncifs, clichés. Et dans tous les cas, jamais, au grand jamais, on ne soutient l’équipe adverse.

  2. Superbe texte !!! Tres vives félicitations à l’auteur.
    Qu’il se rassure: il n’est pas seul.

  3. A l’heure où j’écris, 6 commentaires ! Il en eut fallu 1.000 !
    Pourtant tout est dit ! Signe des temps ? Désolant !

  4. Je n’ai pas regardé le match. Sans intérêt sachant ce qui allait se passer après. Que l’équipe gagne ou perde. les sauvages ont agi selon leurs valeurs qui ne sont pas les miennes.

  5. Dégouté depuis de nombreuses années par le foot pourri par l’argent, une sortie nature me régalait alors que les Français robotisés hurlaient devant l’affrontement de 2 équipes issues de milieux totalement opposés.
    La polémique en place, une question se pose, parmi toutes les équipes championnes, Brésil, Allemagne, Italie, Argentine et les autres, y a t il une qui affichait autant de joueurs nés en dehors du pays ? Je doute d’une affirmation à cette question.

    • Il n’y a pas beaucup de joueurs nés hors du pays dans l’EDF. Ils sont ‘immigration africaine mais nés en France pour la quasi totalité.

  6. Je ne suis pas suffisamment qualifié pour juger des performances respectives des Croates et des Français, mais une victoire Croate m’aurait fait grand plaisir, le match était agréable à regarder et pour faire un bon match il faut deux bonnes équipes.
    Ce que j’ai constaté c’est la dignité des Croates dans leur défaite, et même leur joie..

    A propos, combien de voitures brulées et de magasins détruits en Croatie à la suite de cette finale ??? J’aimerais avoir l’info !

    • en 1998 un pompier volontaire avait brule 38 voitures a lui seul ;si tu regardes sur le net tu trouveras ;c est comme les incendies en CORSE a ton avis qui les allume?MAUVAISE FOI C EST TON DEUXIEME PRENOM?

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