La critique de l'islam et des pratiques musulmanes est un devoir citoyen

Le MRAP est supposé être un Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples. Sauf qu’il a été transformé, nolens, volens, en défenses d’un pachyderme nommé islam ; en promoteur de ses oripeaux et prescriptions séparatistes, misogynes, ségrégationnistes, prosélytes et belliqueuses. Ce mouvement aux objectifs honorables a totalement failli à sa tâche et à son rôle social. Etant devenu l’instrument de la confrérie musulmane tout en s’opposant à sa cousine juive, il n’a finalement réussi qu’à exacerber les communautarismes. Il est temps d’exiger que le MRAP change son appellation devenue trompeuse. Il y a longtemps qu’elle ne convient plus ni à ses agissements ni aux résultats obtenus sur le terrain.
Oui l’islam=Coran+Mahomet est une religion liberticide, séparatiste, belliqueuse et expansionniste. L’histoire ancienne et récente en témoigne. Le MRAP & Consorts ont l’habitude de nous consoler et de répondre que les autres religions le sont tout autant(1). Cela confirme évidemment que les religions sont faites pour séparer les peuples, pour ériger des murs entre les êtres et pour alimenter des nationalismes malsains, à base de religion. Le sionisme et l’idéologie pakistanaise en sont des manifestations géographiques et conflictuelles qui ont pris corps la même année ; ou presque.

Le MRAP est aux côtés de la ségrégation et des ghettos

En défendant avant tout le voile islamique, le MRAP travaille à la séparation des peuples et à la promotion des ghettos communautaires : ce voile, en France et en Europe, veut avant tout dire que la musulmane, dont il balise le corps, est réservée à la reproduction au sein de la communauté musulmane. Fini le melting-pot, mes potes ! « Ne touche pas à ma musulmane !» disent les voiles à tous ceux qui ne veulent pas les entendre. Et sans mot dire, que nous disent les kippas, les voiles des sœurs chrétiennes, les soutanes… ? Ne seraient-ils pas des cloisons visibles à l’œil nu ? Je le demande aux sourds et aveugles de la pire espèce, celles et ceux qui ne veulent rien voir ni entendre ! Je me permets de pasticher une expression du coran : ils ont un voile sur les cœurs !
Celles et ceux qui se sont résignés à admettre que ce ne sont là que d’anodins signes religieux, doivent questionner à nouveau ce confort intellectuel dans lequel ils ont fini par s’installer. J’invite aussi ceux qui croient que l’islam est une religion déjà résignée à refluer dans les cœurs à y regarder de plus près. Nos sociétés européennes, ne sont-elles pas béatement ouvertes, y compris aux pensées et idéologies qui n’ont pas encore idée, clairement formulée, de ce qu’est la réciprocité et le respect inconditionnel dû à l’Autre ? Il y va de la liberté, de l’égalité, de la paix et de la citoyenneté. A l’instar du judaïsme, l’islam dispose de mécanismes internes capables de maintenir toute une communauté, pendant deux mille ans s’il le faut, dans des ghettos matrimoniaux, culinaires, vestimentaires, linguistiques et sépulcraux : de la conception à la mort ! A part l’hypocrisie de nos sociétés, qui dit ou fait mieux ?

Ces mécanismes rituels, affectueusement enrobés de chaleur filiale, familiale, clanique et communautaire, sont d’une redoutable efficacité : ils créent tout naturellement un renforcement des liens vers l’intérieur et leur relâchement, si ce n’est rupture vers l’extérieur. Il nous faut être lucides : les religions sont avant tout faites pour nous séparer. Pour cela elles sont prêtes, symboliquement dans un premier temps, à fendre la mer en deux, à sauver un peuple et à en engloutir un autre.
C’est cela qui est malsain dans les religions et il nous faut le dénoncer au nom de la citoyenneté et de la fraternité entre les êtres. Ils sont humains avant d’appartenir à une communauté religieuse ou philosophique. Les fictions que sont le peuple juif, la nation musulmane (oumma) et l’eklésia chrétienne ont montré leurs limites et fait leur temps ! Leurs guerres d’exclusion mutuelles n’ont que trop duré. Le tribalisme, le communautarisme et le nationalisme sous-jacents ne nous promettent rien de bon.

Et la liberté ?

Mais me dira-t-on, la liberté de culte et sa manifestation publique est une liberté fondamentale. Certes, il nous faut la préserver. Mais aujourd’hui, la manifestation d’une autre liberté est devenue vitale, primordiale : celle de critiquer et de dénoncer les ségrégations qui sont inhérentes à bien des cultes. Il ne s’agit pas uniquement d’un droit : c’est un devoir citoyen. Il est urgent de raviver ce combat que le MRAP et son président, soi-disant progressiste, ont totalement oublié. Il nous faut à tout prix abattre les murs que les religions ont réussi à ériger entre les êtres et qu’elles consolident au quotidien, dans nos banlieues et dans d’autres contrées, loin d’ici. C’est ce à quoi je travaille de l’intérieur même de l’islam qui n’a jamais eu l’honneur d’une critique interne franche et sans concessions.
Pour ce faire, il nous faut aussi renoncer à des schémas de pensée un peu trop éculés. Il nous faut changer d’optique.

L’islam et les musulmans ne nous sont plus étrangers

Jusqu’à la création du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) en 2004, l’islam était, en quelque sorte, une religion étrangère. De Mayotte à l’Algérie, l’Empire et les Républiques avaient aménagé des réserves où l’islam continuait à faire sa loi. Par conséquent, la critique de l’islam et des pratiques musulmanes relevait de la « xénophobie ». Cela arrangeait tout le monde : des front-nationalistes jusqu’aux gauchistes. Amalgamée à la question de l’immigration, la question islamique formait un maelström au milieu duquel Mitterrand savait naviguer. A courte vue. Il a laissé le temps au temps, jusqu’à ce que Jospin fasse les frais du pourrissement de la situation. Ce fut un fiasco et une humiliation que les républicains ne peuvent pardonner aux socialistes et à leurs alliés ! C’est sur ce composte puant, « enrichi » de chômage et d’insécurité, que l’extrême droite a prospéré et c’est là-dedans que la gauche s’est décomposée. Ni les uns, ni les autres n’ont su démêler les deux questions : engagement critique et citoyen nécessaire d’un côté, et combat contre les ségrégations de l’autre.
Aounit et le MRAP y pataugent encore. Ils n’arrivent à émerger qu’à la lueur des interventions israéliennes. Ils n’acquièrent de visibilité qu’en escaladant les dépouilles palestiniennes. Les ingrats ! Ils ne disent même pas merci à Israël. Quoique ! En secret ils doivent le faire tout autant que les potentats et médias arabo-musulmans : c’est depuis plus de 61 ans qu’Israël leur fournit de quoi nourrir leurs peuples, sympathisants et téléspectateurs : la cause palestinienne. Et c’est depuis 61 ans que bien des bandes de cons n’ont pas encore réussi à résoudre une question que Ghandi, Mandella ou Sadate auraient pu résoudre dans la paix. Rappelons que Sadate a récupéré le Sinaï, autrement plus vaste qu’Israël et les territoires palestiniens réunis.
Mais revenons à nos moutons, en France. La critique de l’islam et des pratiques musulmanes est un devoir citoyen. Elle peut amener les musulmanes et leur progéniture à s’émanciper et à fusionner dans une communauté humaine et citoyenne, débarrassée des interdits religieux qui sont de sérieux barbelés entre les êtres. C’est là que réside la fonction première des interdits matrimoniaux, culinaires, sépulcraux… Il nous faut les renvoyer à leur Moyen-âge.
Il est absolument urgent de pousser les ténors musulmans en France et en Europe à déclarer caducs tous les enseignements haineux, séparatistes et ségrégationnistes, contenus dans le coran et dans la tradition pratique de Mahomet, censé être exemplaire pour les musulmans. Si les mosquées continuent à véhiculer toujours les mêmes messages, jamais critiqués (donc désacralisés en quelque sorte), il y a de fortes chance que les centres dits culturels, dont des milliers de mosquées françaises sont aujourd’hui dotées, contribueront à gonfler les musulmans d’orgueil en leur enseignant qu’ils sont « la meilleure communauté du monde » (Coran III, 110) appelée à propager son message, paisiblement quand c’est possible et par le djihad quand il le faut.
De cet enseignement, rien de bon ne pourra jamais sortir !
Il est donc temps pour nous d’impulser un changement d’ère chez nos compatriotes musulmans. C’est l’occasion ou jamais de les pousser à intérioriser l’humanisme et à prendre une distance critique envers les textes fondateurs de la religion islamique. Il nous faut à tout prix les aider à faire descendre le coran sur terre, de son podium exagérément surélevé !

Et pour cela, il nous faut aussi renvoyer le MRAP et ses confréries, opposées et amies, aux vénérables archives de l’Histoire !

Pascal Hilout
Nouvel islam
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(1) – [Communiqué du MRAP-> http://www.mrap.fr/communiques/RiposteLaique]

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