La culture du mensonge ou les prémisses du diktat de la pensée (1re partie)

Publié le 11 juillet 2011 - par - 1 104 vues

30 juin 2011. Sur le tarmac de Villacoublay, interviewé, lors de son retour après 547 jours de captivité, et devant les caméras et micros de ses confrères, l’ex otage, journaliste à FR3, Hervé Ghesquière déclara – à propos des transactions qui ont précédées à sa libération -, (sic) : «  les Talibans  excellaient dans l’art de la culture du mensonge ». Lapalissade ?  Assurément, les Talibans afghans, proches d’Al Qaïda, armés et entraînés pour préparer un djihad islamique mondial, ne passent pas pour des démocrates discourant sur les libertés, dans une assemblée constituante !…  Daniel Pearl, Journaliste juif américain, n’a pas eu la même chance que les otages français. En mai 2002, il a été égorgé vif et décapité au Pakistan, par les Talibans. Une vidéo insupportable de cette barbarie en directe, est accessible sur Internet. Âmes sensibles s’abstenir !…

(À Gauche)- Photo de  Daniel Pearl-Journaliste juif américain, assassiné au Pakistan en mai 2002.

Si comparaison n’est pas raison, ajoutons à dessein, que la couverture médiatique de l’évènement sur la libération des otages de FR3 met en exergue une inquiétante inversion des valeurs de la raison et de la logique, la plus élémentaire. De cet évènement, ne faut-il pas y voir tapies, les prémisses du dictat de la pensée médiatique en écho, qui porte au pinacle le journaliste idéologue de FR3, outre imprudent et désobéissant, accessoirement militant de gauche, probablement sympathisant des talibans? Considéré par ses geôliers comme un mécréant donc un zéro, il deviendra le héros d’un jour, à sa libération !

Photo Foule à FR3 (30/6/2011)

Si un train peut en cacher un autre, cet évènement sur-médiatisé a pourtant occulté le soldat tué en Afghanistan le plongeant dans l’anonymat le plus complet. Ne devrions-nous pas réfléchir un instant sur quelles valeurs transmettre en priorité aux générations futures ? C’est un grand père soucieux qui le dit !  Ce soldat français, en laissant une famille endeuillée et une enfant pupille de la nation, n’a t-il pas perdu sa vie pour défendre simplement la Démocratie menacée par l’émergence d’un nouveau système totalitaire dans le monde, qui d’après les observateurs de l’O.C.I, s’annonce infiniment plus destructeur que ne l’ont été : le Nazisme et le Communisme réunis !… Ce que l’on répugne d’appeler : dictature islamique, menace nos libertés, notre avenir,nos vies. Le cercueil maculé du sang de ce soldat français, bien que mort à l’étranger, semble perçu, par nos maîtres censeurs, avec autant d’indifférence qu’un poilu de 1914-18, parti la fleur au fusil, puis retrouvé mort, anonyme parmi des millions de ses semblables, dans une tranchée à Verdun ? L’esprit munichois ou pétainiste s’éveille !

Interviewé sur FR3 télévision le 30 juin 2011, J.L Normandin, ex-otage journaliste, a affirmé qu’une aide psychologique est plus que jamais nécessaire pour aider la personne à se reconstruire une fois libérée de sa captivité.  Avant d’ajouter de savantes banalités sur les traumatismes psychologiques provoqués  par ces moments pénibles de détention, d’enfermement, ou de captivité. Pris dans la nasse, les otages bien que devenus victimes et ayant échappés au syndrome de Stockholm, n’ont pas la possibilité de se racheter, de faire leur rédemption.

Ces nouveaux héros, au final à la charge de la société, mais souvent engagés politiquement et en majorité à gauche, s’indignent, s’offusquent en  criant : « plus jamais ça ! ». Ne faut-il pas voir, surtout chez ces journalistes engagés, une diminution de leurs capacités de réflexion et de mémoire ?  Le mensonge par omission, prémisse d’une dictature de la pensée selon Georges Orwell dans son livre « 1984 », corrobore parfaitement avec la langue de bois en vigueur. La profession de journaliste, de par sa  soumission à la ligne politique éditoriale de leur organe de presse,  ne se trouve t-elle pas, de facto, otage – comme ses propres journalistes -, d’une culture idéologique du mensonge ?…

Citons un exemple. Parmi les otages libérés, combien d’entre eux se sont mobilisés pour dénoncer la détention, illégale en vertu des accords de Genève, de Guilad Shalit : ce soldat franco-israélien, kidnappé en territoire Israélien, par le Hamas, et détenu prisonnier depuis  5 ans ?… Aucun !

 Photo de Guilad Shalit

Même s’il est dit de nos jours, que « comparaison n’est pas raison », il est d’usage de mettre en perspective, ou d’associer solidairement l’idée forte suivante. Parmi les ex-otages, journalistes libérés de leurs ravisseurs, tant au Liban qu’en Afghanistan, eux toujours si prompts à décrire le scoop émotionnel, le ressenti de leur enfermement devant micros et caméras, on s’interroge de savoir, combien d’entre eux vont alors chercher : par éthique, par décence, par rigueur intellectuelle, et parallèlement à leur propre souffrance une mise en perspective professionnelle à vouloir désigner, à signifier, à compatir avec le génocide vécu par des millions d’hommes, de femmes et d’enfants juifs enfermés dès 1942, dans les camps nazis de travail obligatoire et d’industrialisation de la mort ? Assurément il n’y avait pas que des juifs dans ces camps ! Mais ce génocide, cette extermination du peuple juif est appelé, par un terme unique, exclusif et consacré : « Shoah ». Or, depuis l’affaire de Catherine PEDERZOLI, professeur d’Histoire et organisatrice de voyages pédagogiques sur le thème de la Shoah,  ce mot vient d’être banni de la novlangue en vigueur à l’Éducation nationale, pour cause de provocation d’une situation conflictuelle  avec le mot « naqba ». Ce dernier rimant avec catastrophe à Gaza…  Il y a pire encore sur le révisionnisme de l’Histoire de la création de l’État d’Israël en 1948.

Comble de dictature de la pensée : il est révoltant et indigne de constater l’étendue d’un travail de révision des livres d’Histoire, mené pour les Classes de 1ére S, sur ce sujet, aux éditions Hachette 2011 !

Camp d’Auschwitz- Bikenau. Photo P. Granville

Bien que toujours à l’affût du scoop mondial sur les zones de guerres, combien de ces valeureux journalistes vont-ils chercher à  se rallier au message d’avertissement à l’Humanité d’un Primo Levi dans  son livre « Si c’est un homme », ou à celui de la sagesse d’un  Elie Wiesel, prix Nobel de la paix ? Leurs écrits  incarnaient, dans un « plus jamais ça », la mémoire de la raison,  la sagesse profonde nous avertissant que l’extinction du monde des lumières  pourrait entraîner ce  monde vers l’obscurantisme.

Combien parmi ces vecteurs censés de l’information, se feront alors les relais privilégiés de la vérité historique et intellectuelle ? Quel sera leur degré de volonté obstinée à faire passer, à porter le vrai, message aux générations futures ? Je l’ignore, mais ne suis guère optimiste sur ce point !

Ce qui est très lourd de conséquences et donc grâvissime, c’est que ces responsables de presse, garants de nos libertés, porteurs de la vérité, et susceptibles de nous éclairer, omettent de s’indigner jusqu’à mobiliser les citoyens français devant le révisionnisme indigne de nos manuels scolaires. Ces derniers n’étant plus écrits par de neutres et de vrais professeurs d’Histoire, mais par des militants  français, membres et/ou soutiens politiques d’associations pro palestiniennes  qui exportent le palestinisme en France. Conséquences. Dans les programmes scolaires, en cautionnant d’occulter le mot Shoah par le mot naqba ; à substituer au génocide nazi les sempiternelles délires d’élucubrations sur le palestinisme en France, tous finissent, à l’insu de leur plein-gré, à participer au changement du cours de l’Histoire du monde en France. Des idiots utiles, adhérents – par ignorance ou par angélisme – à une idéologie islamo-politique, très en vogue à gauche, chez les Verts, les Rouges et les verts de gris.

465.000 euros ! C’est l’argent collecté en six mois, en France, par : 25 associations pro palestiniennes, des syndicats de gauche, des partis politiques , des Comités d’Entreprises SNCF, EDF… pour acheter et gréer un navire, destiné à forcer un blocus et provoquer militairement la Marine israélienne qui, pour des raisons de sécurité, empêche le ravitaillement d’armes, par la mer, aux terroristes du Hamas à Gaza. La culture du mensonge, et de la propagande fait gober aux candides bobos français que la cause est seulement humanitaire. Il suffira de se souvenir de l’épisode vidéoscopé du Marmara, armé par les islamistes, pour retrouver la voie de la vérité.

Le combat de l’association Résistance Républicaine et le site de Riposte laïque, et leurs milliers d’adhérents incarnent celui d’Hannah Arendt ou Bat Ye’or, dénonçant tour à tour, les mécanismes du nouveau système totalitaire, et sa culture du mensonge, qui menace toutes nos précieuses Libertés !

Si le triste passé noir de l’Europe du XXe Siècle, ainsi que celui de la France colonialiste sont ressentis  culpabilisants et revanchards, chercher à  masquer ce passé : 1- par le révisionnisme pour substituer  la Shoah à la naqba ; 2- par inversion de l’ex-victime juive en bourreau de palestiniens ; 3- par le statut désigné de bouc émissaire et la mise au banc médiatique de l’État d’Israël, accusé d’être responsable de tous les maux sur terre, nous projette à coup sûr, pour des siècles et des siècles, vers une dictature islamique, aliénante, féodale, conquérante, prosélyte, et éradicatrice de mécréants comme nous.

Lorsque les voix, d’un Primo Levi et d’un Elie Wiesel, resteront sans écho et disparaîtront à jamais de la mémoire de notre passé, devrait-on, assurément, craindre le pire pour nos libertés futures ?…

On pourra le savoir, si ce passé deviendra un jour générateur d’avenir !  (À suivre…) 

Patrick Granville

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