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La débandade de la droite molle UMPS recyclée LREM

LREM : Encore du mensonge, de la mauvaise foi et des armes pour se faire battre. Qui vis pacem, para bellum ! Le blog Mediapart fait la propagande du pacifisme et de la soumission (à l’islamisation de la France ?) : « Affirmez-vous pacifistes, défendez le désarmement et la paix entre les peuples ! » Pour la gauche corrompue jusqu’à la moelle qui milite pour l’assujettissement des peuples et la soumission : « Qui vis pacem para bellum », celui qui veut la paix prépare la guerre, ressemble (pour la gauche) à un argument d’autorité, (donc) une « moisissure intellectuelle » (mais en latin). C’est ce qui heurte l’intelligence (?) de (la gauche laxiste, lâche et corrompue) qui cherche à penser la paix comme condition essentielle à tout projet politique. (???)

« C’est une phrase simple qui semble trouver ses racines dans un passé des « Humanités » latines.

« Mais (la gauche laxiste, lâche et corrompue) est une créature sans imagination, et loin de cette vision toute cicéronienne, cette citation est en fait une déformation d’une phrase extraite d’un traité de guerre écrit au IVe siècle de notre ère par un certain Végèce : le Epitoma Rei Militaris. Ce traité est une compilation de l’ensemble des textes militaires connus à l’époque, une sorte de « la guerre romaine pour les nuls », qui aborde des questions triviales comme le ravitaillement, la formation des troupes, l’ordre du campement, le traitement des fuyards et des prisonniers… La phrase est en fait : « Igitur qui desiderat pacem, praeparet bellum« .

« Le verbe « desidero » associe l’idée de « aspirer à » avec l’idée de perte (Gaffiot). Ce qui a été perdu et ce à quoi on aspire, c’est la « pax romana« , la paix romaine, cet état de « non-guerre sur un territoire conquis ».

« Cette citation doit être comprise ainsi : « Celui qui veut retrouver la paix (romaine) prépare la guerre ».

« C’est une citation militaire, guerrière, de reconquête. Celui qui s’en réclame aujourd’hui annonce une volonté de conquête et s’estime, déjà, hors de la paix. » La France doit se préparer à lutter contre Macron !

Il est étrange, comme dans le cas Macron, que le culte de la caste politico-médiatique soit immédiat. C’est plutôt une curiosité ! Mais Macron, entré dans le registre du culte médiatique dès son apparition en politique, doit s’inspirer de Mahomet qui ne fut pas prophète en son pays… On se demande par quel miracle il pourrait réformer le pays. Une éventualité que les amateurs LREM ont niée : Macron sacrifie la France !

Sans compter l’indigence du scénario anti-Marine le Pen aux européennes qui offre un exemple très foireux de substitution à une campagne LREM qui n’a jamais fonctionné ! Le pays reste dans l’expectative et il attend de pouvoir mettre fin à la nuisance LREM qui détruit la France ! Mais Macron, c’est sa spécialité !

Le mythe Macron ne pourra pas rallier l’Histoire : « Séduis-moi si tu peux… » C’est fini aujourd’hui !

À droite : « LREM : mauvaise politique, mauvaise tête de liste et mauvaise foi dans la défaite ! »

« Ce matin, la République en marche et (sa) presse (collabo) chantent la même chanson. Elles oublient le référendum que Macron a mis en place « pour ou contre Macron » face au populisme. Elle minimise l’écart entre LREM et le RN et passe au second plan le fait que le RN est arrivé en tête. On ne le pardonnera pas aux médias qui, une fois de plus, marquent leur complaisance (soumise $$$) vis à vis de Macron.

Le Bulletin hebdomadaire d’André Noël analyse le scrutin d’hier et ses conséquences politiques :

« Avec 22,4 % contre 23,7 % pour le RN, il a perdu son pari… Néanmoins, il conservera le même cap. Il voulait « tout faire » pour que la liste Bardella n’arrive pas en tête. Et il a tout fait ! Il a dénoncé tous les jours le populisme. Il s’est répandu dans les journaux régionaux puis, pour piper, siphonner, des voix écologistes, il a réuni un nouveau comité Théodule pour l’écologie, tandis que, deux heures avant la clôture de la campagne, il dialoguait avec un « youtubeur » espérant par ce canal (mystifier et accaparer) les jeunes électeurs.

« Cet activisme partisan ne lui a pas permis de remonter la pente et plus il intervenait, plus la cote du Rassemblement National montait dans les sondages. Ce scrutin exprime le rejet massif des électeurs de sa politique comme de sa personne. Et cela ne risque pas de s’améliorer à voir la façon dont l’Élysée a utilisé des « éléments de langage » pour ses affidés sur les plateaux de télé et les radios. Pour Sibeth Ndiaye, c’est l’Europe de Macron qui a gagné, car il faut ajouter aux LREM les voix des formations favorables à l’Union européenne ! Le Maire trouve admirable que Macron ait presque maintenu son score du premier tour de la présidentielle. Mauvaise politique, mauvaise tête de liste, mauvaise campagne et mauvaise foi dans l’échec !

« Cette suffisance dans l’insuffisance ne peut que nourrir la colère des Français à l’égard de Macron qui ne peut que descendre encore plus bas dans l’impopularité ! Le chemin de croix électoral de Macron ne fait que commencer. Outre les municipales en 2020, il y aura les régionales et les départementales en 2021.

David Desgouilles : « Au revoir la droite… » (molle UMPS-LREM Juppé-Bayrou). La droite (molle) en France représente moins de 10 % des votants. Les Républicains (LR) n’ont pu assurer qu’une quatrième place lors des européennes, loin derrière le RN, LREM et même les Verts. LR est mort, alors vive la droite ?

« Le parti officiel de « la droite (molle) et du centre » est passé sous la barre des 10 %. Il serait injuste d’accabler François-Xavier Bellamy. Inconnu du public il y a quatre mois, le philosophe n’a pas démérité. Le vote utile a fait qu’une partie des électeurs potentiels de LR ont fait barrage à Macron en votant Bardella. Le PS avait été victime du premier séisme. Depuis deux ans, LR était assis sur une faille sismique. François Fillon ne rassemblait déjà plus en 2017 qu’un bloc d’électeurs composé essentiellement de retraités.

LR subit dans l’électorat la concurrence de (la droite molle pro-Macron UMPS-LREM Juppé-Bayrou).

Si LR est moribond, le véritable mort et enterré, c’est le militant politique classique. Celui qui se lève le matin pour coller des affiches, qui va se faire engueuler sur les marchés quand il distribue des tracts, qui sert de petite main pour organiser des grands meetings. LR avait des militants de cette trempe. Les militants LR, organisés, disciplinés, ont fait le job. Mais aujourd’hui, en 2019, c’est devenu inutile. Toute cette énergie dépensée n’a servi en rien. Tout se joue dans les derniers jours à la télévision et sur les réseaux sociaux.

Anne-Sophie Chazaud : « La liste LREM est nettement battue par celle du RN ». Macron a tout fait pour « macroniser » ces élections européennes. Il en paye le prix aujourd’hui. La liste LREM conduite par Nathalie Loiseau est battue par celle du RN menée par Jordan Bardella. « Une compétition est réussie quand elle est gagnée », déclarait Macron en juin 2018 aux joueurs de l’équipe de France de Football réunis à Clairefontaine.

« Il s’agissait pour Macron d’établir un parallèle entre la compétition sportive et la gagne en politique !

« Il semblait faire peu de cas de la beauté du jeu quelques jours avant le déclenchement de l’affaire Benalla qui restera comme le tournant décisif de ce quinquennat. La compétition électorale (hystérisée) par le président lui-même, vient donc d’être perdue. C’est Macron qui a macronisé ces élections ! Rien n’y aura fait.

« Plus il en aura fait, plus il aura régressé en renforçant l’hostilité suscitée chez les Français lassés de Macron. Il aura eu beau peser de tout son poids dans la bataille, sursaturer ad nauseam l’espace médiatique, d’abord avec le Grand Débat dont les Français ont vite compris qu’il s’agissait en réalité d’une aubaine pour mener campagne en dehors des règles encadrant le déroulement de cette dernière ! (Macron ne s’est pas vu appliquer la même sévérité de traitement par le CSA que le Rassemblement National avec la comptabilisation du temps de parole de Steve Bannon, sans quoi LREM serait avec un solde négatif pour des décennies…)

« Puis en joignant ses forces à celles de Loiseau qui n’aura pas réussi à prendre son envol : c’est bien l’effet inverse de celui recherché qui aura été produit. Le problème du macronisme, c’est avant tout Macron !

« Le lépreux analphabète et indifférent aux enjeux européens a fait mentir, par son vote sanction, les discours de propagande qui avaient principalement intérêt à reléguer l’Europe dans la technocratie et le pouvoir dans l’entre-soi abstentionniste qui, jusqu’à présent, les caractérisaient et les fondaient.

« Macron : Moi et le chaos ! Les erreurs de tactique et de comportement de Macron, qui dénotent une profonde et inquiétante immaturité politique, montrent une incapacité consternante à comprendre les enjeux politiques et sociaux auxquels le pays est confronté. Croire que la rhétorique « moi ou le chaos » pouvait encore fonctionner, voici qui relève à la fois de l’excès de confiance et de l’absence de profondeur intellectuelle, à moins qu’il ne s’agisse de prendre les électeurs pour des imbéciles, ce qui semble avoir trouvé sa limite.

« Rhétorique d’autant plus contestable que les Français ont pu constater que le duo Macron-Castaner s’était caractérisé par des mois de répression, des lois liberticides, des violences policières et l’incapacité à résoudre la crise des Gilets jaunes, comme à restaurer l’ordre public. « Moi ou le chaos » s’est transformé en « moi et le chaos ». L’opposition artificielle entre le camp du Bien autoproclamé progressiste (dont on a pu mesurer l’inanité intellectuelle) et le camp nuisible des lépreux nationalistes, causes de toutes les plaies de la Terre, n’a pas fonctionné, car le procédé (de Macron) est bien « éculé ». Les électeurs qui se sont fait avoir une première fois à ce chantage n’ont pas eu l’intention d’être éternellement les dindons de la farce (de Macron).

L’insécurité « culturelle » (en réalité civilisationnelle), l’insécurité économique et l’insécurité sociale sont désormais liées. François-Xavier Bellamy a remis dans la campagne la question culturelle, celle des racines culturelles de la France, au cœur du discours de la droite classique (qui ne sera pas perdu), ce qui n’était pas une mince affaire après des années, voire des décennies, de bêtise (UMPS) et de renoncements intellectuels.

« Le Rassemblement National (RN) est parvenu à réintégrer la question européenne à l’intérieur de sa problématique identitaire, ce qui est rendu possible par son moindre isolement idéologique parmi les autres nations qui composent l’UE. Si bien que sauver l’Europe contre le système (antidémocratique des zélites) de l’Union européenne apparaît à de nombreux électeurs comme un objectif cohérent aujourd’hui.

« C’est du côté d’une union des droites qu’il faut attendre une alternance de gouvernement, à condition de pouvoir résoudre la question du patriotisme économique dans le cadre d’un protectionnisme européen.

« Encore trois ans ! Ces résultats vont rendre de facto la fin du quinquennat (dans l’hypothèse ou celui-ci irait à son terme) très compliquée en raison du défaut de légitimité désormais criant qui le caractérise ! »

Thierry Michaud-Nérard