La démocratie En Marche, une exigence morale ?

Publié le 31 août 2017 - par - 11 commentaires - 790 vues
Share

La question de la démocratie dans les États modernes se pose en raison de « la liaison très forte entre la vie des institutions et les appareils politiques ». Chacun sait que la discussion à propos de la démocratie En Marche des amateurs incompétents en politique n’est pas terminée. La science politique invite à dépasser les croyances et les opinions de l’amacronisme primaire (l’amateurisme du macronisme), pour approcher ou même parfois atteindre la véritable connaissance, alors que l’amacronisme primaire a trop souvent tendance  « à juger » la Pologne, la Hongrie ou ceux qui ne sont rien et ceux qui ne comprennent pas la pensée complexe de l’amacronisme primaire. Il est toujours plus facile de porter un jugement superficiel, au lieu de faire l’effort de réfléchir, pour comprendre ce qui se passe réellement dans le « monde complexe » qui nous entoure.

Le « Secrétaire de la République de Florence », Nicolas Machiavel, a dû quitter ses fonctions après le renversement de la République par les Médicis. Il a fourni aux XVe et XVIe siècles les bases d’un programme de réforme politique qui s’inspirait des principes de « tolérance ». Dans ses Écrits politiques et dans les Discours sur la première décade de Tite-Live, Machiavel étudie la lutte de la tyrannie dressée contre l’utopie républicaine et les fondements de l’État moderne. Selon lui, l’État moderne doit définir un ordre social, moral, libre et laïc, qui doit contribuer à l’amélioration de l’homme et de la société.

À propos de l’histoire de Rome rédigée par Tite-Live, il examine la question de savoir « si, dans un État corrompu, on peut conserver un gouvernement libre et des lois respectueuses de l’intérêt général ». Selon la pensée de Machiavel, « il n’y a ni lois ni Constitutions qui puissent mettre un frein à la corruption générale, car, comme les bonnes mœurs ont besoin des lois pour se maintenir, les lois ont besoin des bonnes mœurs pour être observées ». Il poursuit : « Les Constitutions et les lois qui sont à l’origine d’une République, quand les hommes étaient bons et honnêtes, ne conviennent plus lorsqu’ils sont devenus corrompus et malfaisants.

Si les lois changent selon les événements, on voit rarement les institutions changer. De là, les lois nouvelles ne suffisent pas, car elles ne correspondent plus aux institutions qui restent inchangées. À Rome, les lois qui maintenaient les citoyens dans la légalité ont été affaiblies, à mesure que les mœurs des citoyens étaient plus gravement corrompues. On en arriva à une espèce de licence générale et à une permissivité qui portaient de plus en plus atteinte au respect du bien public, de l’État, des personnes, et des biens des particuliers. » Et Nicolas Machiavel de conclure : « Les hommes ne font le bien que s’ils y sont obligés. Mais dès qu’ils ont la liberté de commettre le mal avec impunité, ils ne manquent de créer partout le désordre. »

De l’histoire politique de Rome, on retient que la corruption des élus est à la mesure de la corruption des mœurs des citoyens. C’est pourquoi, dans un État corrompu, il n’y a pas de place pour la « liberté de conscience » des citoyens et il est impossible de conserver des lois respectueuses de l’intérêt général.

Si, au fil du temps, les représentants de la politique ont perdu de leur crédibilité, c’est qu’ils ont toujours refusé d’assumer leurs responsabilités. Ce refus de la responsabilité fait que les gouvernants veulent seulement se donner une « image factice » dans les médias et sur les plateaux de la télévision vulgaire.

On sait que les partis dits de droite, et pas seulement les UDF-PS Juppé-Bayrou, ont fait campagne à droite avant de mener une politique de gauche une fois élus, tels les Sarko-Chirac. Quand les représentants de la politique essayent d’imposer leurs conceptions socialo-centristes du bonheur aux gens, ils deviennent toujours la cause de tous les malheurs de la population. C’est pourquoi le législateur américain a construit un « monument constitutionnel » pour protéger les citoyens. Le Premier Amendement garantit que « le Congrès n’établira aucune loi visant à l’institutionnalisation d’une religion, ni à en interdire la libre pratique« . Personne aux États-Unis, et l’autorité légale moins que toute autre, ne s’aviserait de soutenir que le bonheur des gens justifie l’imposition, par la contrainte morale ou physique, de certaines croyances politiques.

Les Pères de la Constitution ont voulu protéger le droit fondamental à la libre expression des citoyens américains. Mais, quand les institutions sont corrompues par l’islamo-gauchisme libertaire, plus rien ne peut protéger les citoyens de la propagande immigrationniste et des pouvoirs abusifs de manipulation liés à la « position de domination morale » des élus. Les gens qui veulent croire que les agents LREM de la politique de l’amacronisme primaire sont pleins de bienveillance risquent de s’en remettre à eux en pleine confiance. C’est pourquoi la conséquence est de faire d’eux-mêmes des « gens soumis » et de leurs « protecteurs » des « tyrans« .

Tant que nous n’aurons pas appris à discerner nettement la propagande et la morale dhimmis, nous tomberons dans le piège que le Premier Amendement de la Constitution des États-Unis a voulu éviter. Il y aura toujours des dirigeants politiques qui voudront maintenir les gens dans la misère et l’ignorance pour les dominer. La démocratie est un idéal qui devait mettre fin à toutes les formes de manipulation et « d’exploitation idéologique de l’homme par l’homme », qu’il s’agisse d’exploitation à des fins politiques ou syndicales. C’est pourquoi nous ne devons jamais renoncer à nos convictions et à nos principes pour continuer à défendre une juste cause. Nous devons faire confiance à nos valeurs et agir avec courage et intégrité pour faire reculer l’emprise absurde du complot de l’ignorance et de la corruption islamo-gauchiste sur les mœurs d’aujourd’hui.

Thomas Jefferson écrivait, en 1781, dans ses Notes sur l’État de Virginie : « Seule l’erreur a besoin du soutien des gouvernements » (LREM) car « la Vérité se suffit à elle-même ». Et il ajoutait : « Ne devrions-nous pas rendre justice à ce précepte et nous débarrasser de (toutes nos) lois tyranniques ? […] Nos dirigeants se laisseront corrompre et le peuple deviendra négligeant […] Nous avons commencé à descendre la pente […]

On trouvera de moins en moins nécessaire de consulter le peuple et de s’appuyer sur lui […] On aura de plus en plus tendance à l’oublier et à mépriser ses droits. Il s’abîmera lui-même dans l’appât du gain et il ne songera même plus à s’unir pour faire respecter les droits qui sont les siens. » Force est de reconnaître qu’aujourd’hui, ces Notes de Thomas Jefferson ont gardé toute leur vérité et toute leur actualité !

Docteur Thierry MICHAUD-NÉRARD

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
dufaitrez

La Constitution américaine, jamais corrigée depuis son origine, reste un pilier !
La nôtre, celle de 1958, a été modifiée 22 fois…. Avant ?? Ne pas y penser…
Je pense que tout est dit…

Valmy92

« jamais corrigée depuis son origine »: c’est faux, la constitution américaine a été modifiée par 27 amendements.

patphil

ils devaient tous être « blanc comme neige » foutage de gueule!
je n’aurais pas été content si j’avais voté Hollande et son ennemi la finance
je n’aurais pas été content si j’avais voté macron
les cocus en redemandent ils?

JILL

La démocratie,théoriquement la loi des plus nombreux a été complètement pervertie et détournée en ce sens que se sont maintenant les minorités qui imposent leurs lois .Les élections sont un leurre .Exemple : une immense majorité de Français ne supportent pas l’islam .Une vraie démocratie imposerait de consulter le peuple sur le devenir dans notre pays de cette organisation politico-religieuse .En est il question ? Non,c’est l’inverse ;l’islam impose ses préceptes aux Français et contester relève pour la bien-pensance du racisme,de la xénophobie,de l’islamophobie ; » délits  » pris en compte par les tribunaux pressés par les associations spécialisées .

Simone GUTIERREZ.

Le meilleur exemple en la matière , c’ est le net rejet des Français , en 2005 , du projet de constitution européenne suite au référendum organisé par Chirac . Ledit rejet signifiait clairement que la France ne voulait pas de l’ Europe de Maestricht . Ce qui n’ empêcha pas l’ oligarchie de nous l’ imposer plus tard .
Oui , Jill ; voter ne sert à rien , mais je le fais quand même …. l’ habitude , sans doute .

Simone GUTIERREZ.

Vous avez tout dit , M. Michaud-Nérard !
L’ alliance entre l’ islam  » de France  » et les bobos-gauchos me rappelle celle des ces derniers avec l’ oligarchie ultralibérale naissante en 1968 . Ces alliances paraissent incongrues et a priori irréalisables , et pourtant , elles sont bel et bien devenues effectives !
Les libertaires , l’ islam et l’ ultralibéralisme on en commun le besoin de saper les structures séculaires des vieilles nations pour instaurer des idéologies  » sans frontières  » ou supranationales ( comme l’ islam ) . Le néo capitalisme , lui , mise sur la suppression des frontières pour instaurer son  » libre échange  » , indispensable à l’ aliénation des peuples par le consumérisme débridé .
Tous ces fumiers y trouvent leur compte .

a.picadestats

Excellent!
Merci beaucoup.

Brouillon

J’avais un prof d’Histoire/Géo, qui nous disait que les gouvernements de droite menaient une politique de gauche et ceux de gauche, faisaient une politique de droite. Il faut comprendre conneries de gauche faites par la droite, et conneries de droite par la gauche. Noue avons pu le constater avec Chirac et Sarko, puis avec Hollande. Maintenant nous avons le chance d’avoir un gouvernement « en même temps » de droite et de gauche… On n’est pas sortis !

JILL

En fait,la gauche a toujours fait une politique de gauche avec les catastrophes adéquates.La droite,depuis Giscard n’a jamais eu le courage de faire une vraie politique de droite ;elle a donc fait une politique de gauche avec les mêmes résultats que ceux obtenus par les socialos-communistes ;d’où la situation catastrophique dans lequel se trouve le pays aujourd’hui .

Brouillon

Désolé, mais Hollande a fait une politique de droite pour les banques et les riches. Macron a promis d’en faire encore plus. Si vous appelez ça une politique de gauche, c’est que vous n’avez pas compris qu’une politique de gauche se préoccupe du Peuple, pas des riches et des banques.

Mille

On en a encore la preuve avec le comportement grotesque de Hulot, qui n’assume même plus ses mensonges et sa traîtrise.
https://youtu.be/s-Naii–k6w