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La dernière bataille électorale

 

Malgré toute la poudre aux yeux jetée par les médias, il n’y a en réalité que deux camps opposés dans cette élection, celui de Zemmour et tous les autres. Voici l’état des forces en présence dans cette guerre électorale.

La gauche et ses satellites embourbés dans une impasse

Le moteur des mouvements de gauche est l’envie de posséder ce qu’ont les autres, que ce soit un salaire, une voiture ou des qualités qu’ils n’ont pas. Il faut donc raboter tout ce qui dépasse de la médiocrité, sous le prétexte fallacieux de distribuer « équitablement » les richesses et de promouvoir l’égalité. A première vue, on peut trouver que ce sont des idées généreuses, mais la réalité est toute autre, il s’agit en fait de donner davantage à ceux qui ne produisent rien, car ils considèrent que ceux qui gagnent bien leur vie par leur travail sont des profiteurs. Ces derniers sont donc accablés de taxes de toutes sortes, tandis que les premiers ne payent rien et bénéficient de tous les avantages sociaux.

Comme les médecins de Molière qui réclamaient davantage de saignées, la gauche prétend que si l’école ne fonctionne pas, c’est parce qu’il n’y a pas encore assez d’égalité. Ils détruisent donc tranquillement un enseignement qui était autrefois la fierté de la France, en imposant des quotas ubuesques et en mélangeant des élèves qui n’ont pas le niveau avec les autres.

Même si notre pays avait beaucoup de ressources, une telle politique finit par récolter ce qu’elle a semé. La productivité s’effondre parce qu’il n’est plus intéressant de travailler et de fournir des efforts, les entreprises sont forcées de délocaliser pour se développer, celles qui restent ne trouvent même plus chez nous les ingénieurs dont elles ont besoin et doivent recruter à l’étranger. Même les inconditionnels les plus aveuglés finissent par s’en apercevoir, les partis traditionnels de gauche comme le parti socialiste ou le parti communiste ne font plus recette et ils sont obligés de choisir une autre clientèle pour survivre. C’est naturellement celle des immigrés et particulièrement des musulmans qui remplace avantageusement les travailleurs chers à Arlette Laguillier. Le plus grand boni-menteur sur le sujet est Mélenchon qui parvient à ranimer une ferveur  analogue à celle des anciens militants communistes à un grand nombre d’intellectuels complètement paumés.

Les partis dit écologistes ne servent qu’à recycler la gauche traditionnelle qui est en plein naufrage. Ce ne sont en fait des idéologues très dangereux dont les élucubrations comme celles de Sandrine Rousseau ne me font pas rire du tout et leur véritables buts se dévoilent peu à peu. La récente attaque du train transportant du blé, les agressions de plus en plus nombreuses d’éleveurs de bétail montrent qu’ils cherchent à diminuer la population en provoquant des famines. Le harcèlement constant, notamment par Greenpeace pour sortir du nucléaire, leur joie malsaine quand les prix du pétrole sont à la hausse, ce sont des actions visant à priver les populations de l’énergie qui leur est nécessaire.

Mais ce n’est pas la planète entière qui est visée, comme dans le roman « Inferno » de Dan Brown, c’est seulement lra partie occidentale, c’est-à-dire la leur. Or, la démographie de nos régions suit déjà une courbe descendante alors que l’Afrique et l’Asie sont encore en pleine expansion. Cette stratégie est donc absurde et inefficace, la seule explication possible étant la haine que leur inspire notre civilisation, ce qui est encore confirmé par leur adhésion aux théories du genre qui participent également à la diminution de la natalité. Ils ont récemment reçu un coup de pouce de l’ONU qui préconise de pratiquer les avortements jusqu’à la naissance. On insistera jamais assez sur la dangerosité de ces personnes.

La droite « je ne sais pas où j’habite »

Le politicien le plus représentatif de cette soit-disant droite était Chirac, une vraie girouette qui mangeait à tous les râteliers. Ce qui le caractérisait, c’est un culot monumental et un aplomb extraordinaire, mais en réalité il ne faisait que suivre les idées qui étaient dans le vent. Les héritiers de cette fraude ambulante sont dignes de leur mentor. Dans cette galerie de portraits, on se souvient de Sarkozy et de son Karcher qui est resté dans l’emballage, et de sa décision de créer un département à Mayotte, aggravant la situation mahoraise avec une intégration qui ne pouvait pas réussir avec une population d’une culture entièrement différente, et qui a créé une émigration comorienne que cette petite île était incapable d’absorber. Au passage, bravo aux élus mahorais coresponsables de ce désastre qui était entièrement prévisible. Je passe sur le lamentable fiasco lybien, symbole et prémisse de la déconfiture de la politique franco-africaine.

De temps en temps, quelqu’un comme Ciotti ou Moreno lance un phrase en faveur de l’arrêt de l’immigration ou de la souveraineté nationale, puis rentre sagement dans le rang, tout étonné d’avoir un peu rué dans les brancards. Tout comme Fillon, ils appellent à voter Macron au deuxième tour, oubliant leurs déclarations précédentes qui ne sont en fin de compte que des postures de matamore. En réalité, ils n’ont aucune conviction, ils vont simplement là où la soupe est meilleure, pour garder leurs privilèges d’élus. Pécresse est le digne représentante de ce club distingué qui n’abuse maintenant plus grand-monde.

La seule vraie nouveauté, le mouvement « Reconquête »

Il reste les candidats du mouvement nationaliste, Marine Le Pen et Zemmour. La stratégie de MLP a été constamment fluctuante et imprécise, ce qui est sûrement la cause de son débat raté avec Macron à l’élection de 2017. On ne peut pas faire constamment le grand écart entre le fait d’arrêter l’immigration et donner des gages aux musulmans, tenir un langage de droite et proposer des mesures de gauche comme la retraite à 60 ans, sans mécontenter tout le monde. On ne peut pas non plus essayer de briser la dédiabolisation en restant nationaliste, c’est tout simplement impossible.

Il lui reste donc la solution la plus simple, ne rien dire, ne pas débattre, et ne lancer que des slogans suffisamment vagues pour faire consensus, comme le mot « libertés », cela ne veut pas dire grand-chose en pratique mais tout le monde peut être d’accord sur son importance. Elle aura très certainement les voix des électeurs dont le calendrier est resté bloqué sur les années cinquante. A part retrouver le charme de l’époque de la douce France, rien ne peut les satisfaire. Il est évidemment hors de question de partager ce rêve avec qui que ce soit, il est bien trop précieux, donc aucune alliance ni de compromis possible avec d’autres mouvements politiques. Nous sommes seuls, mais nous sommes bien entre nous et les autres sont tous des méchants.

Pour sortir notre pays du marasme où il est embourbé, un traitement de choc est indispensable, et parmi tous les candidats, seul Zemmour l’a compris et l’assume pleinement. La seule manière d’y parvenir est de s’opposer frontalement à tous ceux qui ont détruit notre pays et sa culture, de ne faire aucun cadeau aux journalistes qui ne vivent que des subventions, aux associations à l’antiracisme à sens unique, à tous ceux qui ont bradé notre industrie et saccagé nos écoles. Les journalistes ont tout fait pour étouffer sa campagne extraordinaire, avec des meetings qui soulevaient l’enthousiasme des foules.

Les sondages indiquent que cette dynamique exceptionnelle semble être arrêtée, comment est-ce possible ? Les sondages sur des échantillons sont des instruments très utiles lorsqu’il s’agit de calibrer des pommes de terre où de vérifier la qualité des boulons de huit, mais beaucoup moins avec des êtres humains qui peuvent rétroagir en conséquence. Les sondeurs avaient déjà remarqué que si l’on interroge les gens sur la marque de bière qu’ils achètent, ils ne disent pas toujours la vérité, et ont tendance à citer une marque qui les valorise, ce qui montre que ces enquêtes sont toujours biaisées quand la question met en jeu l’image personnelle.

Il n’aura échappé à personne le fait maintenant évident que la censure des opinions s’exerce désormais à tous les niveaux. Les intellectuels qui osent décrire la réalité du grand remplacement se font quasiment lyncher dans les médias et sont poursuivis en justice, le terrorisme gauchiste règne dans les universités est désormais capable de censurer les discours contraire à la doxa gauchiste et même de faire révoquer des professeurs renommés.

Les gens ont dont compris qu’il valait mieux ne pas dire ce qu’ils pensent, il peut dont y avoir un vote caché Zemmour, mais il peut aussi y avoir un vote caché Macron car celui-ci est détesté par beaucoup de gens et certains peuvent avoir honte de voter pour lui !

Nous voici donc à la croisée des chemins, nous verrons si Zemmour nous apporte le renouveau tant espéré, ou s’il devient le nouveau François de Charette dont la vie est retracée dans le spectacle du Puy du Fou intitulé « Le dernier panache ». Dans ce dernier cas, ce sera également pour nous tous qui l’avons soutenu de toutes nos forces, le dernier panache.

Gilles Mérivac