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La dernière de Stora : une statue d’Abdelkader à Amboise

Voilà bien la dernière trouvaille de Benjamin STORA : faire ériger une statue en l’honneur d’Abdelkader à « Amboise ».  La tentation pour ce « culbuto » de l’histoire était trop alléchante pour ne pas en saisir l’opportunité. Précisément à notre époque, dans une perspective ou un autre historien, pas « culbuto » celui-là, souhaite réexpédier les musulmans indésirables hors de France. Retour à la OUMMA en quelque sorte !…
Le choix d’Abdelkader n’est pas sot de la part de « culbuto », car le personnage, guerrier et multiface, ne manque pas de facettes exploitables.
Certes, farouche opposant de l’armée française, vaincu après quelques victoires sur cette dernière, qui avaient fortifié sa popularité ; Abdelkader se rend le 21 décembre 1847 au général Louis de Lamoricière, puis officiellement deux jours plus tard, au duc D’Aumale. Expédié en exil avec sa proche famille à Toulon alors que la promesse de l’installer à sa demande à DAMAS n’avait pas été respectée par la France ; il sera très rapidement transféré au château d’Amboise, d’où il laissera une image plutôt positive de sa personne auprès des habitants.
Napoléon III, séduit par le personnage, le libère avec une coquette pension dans le burnous.  Après quatre années de captivité, Abdelkader s’installe à Damas pour vivre une vie de repentance ou plus exactement, pour faire le « Grand djihad », c’est-à-dire la grande introspection sur soi ! Il devait donner des gages à Napoléon III de ne pas essayer de remettre le couvert contre la France, et sans doute aussi de ne pas perdre l’avantage d’une jolie pension annuelle de 1 000 000 fr-or, sans doute allouée par le pays le plus couillon du monde, pour inciter son ancien ennemi à rester bien calme à Damas…
Ne perdons jamais de vue qu’Abdelkader, en fervent musulman, sait appliquer les lois de la taqîya. Dès sa décision de rendre les armes, il la met en pratique au détriment du vainqueur qui va, comme de bien entendu, tomber dans cette nasse.
Sans flétrir les qualités philosophiques et humaines d’Abdelkader, ce dernier va intervenir dans le massacre des chrétiens du Mont Liban que druzes et Maronites se livrent en juillet 1860, avec comme résultat, 3 000 victimes chrétiennes. Abdelkader s’étant interposé pour mettre fin au massacre, ce geste lui valut une reconnaissance occidentale et papale considérable. À telle enseigne qu’il recevra de la part de l’Empire français, donc de Napoléon III, la croix de la Légion d’honneur. Et beaucoup d’autres cadeaux en provenance du monde entier. Les Américains, (comme c’est étrange,) lui ont offert une jolie paire de revolvers finement ciselés. Certainement pas pour faire ses ablutions rituelles, je suppose !…
Il est vrai qu’un Américain sans arme, c’est un peu comme un violeur sans noix !…
Voilà enfin notre Abdelkader caracolant en tête des hit-parades de la popularité mondiale, et pour le remercier de sa belle conduite, ne voilà-t-il pas que l’État français, toujours le cœur grandiose quand il pioche dans la poche des contribuables, va accorder généreusement la modique pension annuelle à ses descendants, d’un million trois-cent-mille franc lourds, pension versée (en principe) jusqu’en 1979 (Source la Cour des comptes). L’histoire ne dit pas si elle perdure encore de nos jours, très silencieusement, comme de bien entendu !…
Notre bon Abdel aurait eu ces merveilleuses paroles, en direction de la France, en précisant que  : les habitants de ce pays, pour lui, seraient devenus un modèle dans le domaine des sciences et du savoir.  Et d’ajouter, sans doute dans une publication spéciale  « musulmans », qu’en plus… ils payaient très bien !…
La taqîya…toujours la taqîya… Il n’y a que ça de vrai !…
Sans doute qu’Abdel voulait donner à la France des gages de respect et d’affection, toujours touchants quand un vaincu s’adresse au vainqueur. Il n’empêche que sa descendance, pensionnée elle aussi par la France, mal élevée pour nous, et patriote pour l’Algérie, n’a pas cessé de combattre notre pays, pour le triomphe du FLN…
Encore et toujours la TAQÎYA…
En définitive c’est bien « Abdelkader » qui a vaincu la FRANCE en 1962, et Benjamin STORA « culbuto-historien », le lécheur de babouches, qui fait ériger des statues à la gloire de l’islam.
Claude Allard