La dernière des gauchistes : le djihad c’est la faute du capitalisme

Publié le 9 septembre 2015 - par - 13 commentaires - 1 776 vues
Share

besancentvoiléeUn idéologue américain, prix Pulitzer, un certain Chris Hedges, monte au créneau  pour dédouaner l’islamisme. Pour ce lauréat, le djihad : c’est le produit du néolibéralisme ; les décapitations de Coptes et de Kurdes ou de « mauvais musulmans », l’esclavage de masse des femmes Yezidis, des fillettes nigérianes ou des touristes et salariés des hôtels au Kenya, c’est la punition du Dieu « matérialisme historique ». Ce Dieu nous sanctionne pour notre incapacité à renverser les « élites néolibérales » « pillant la terre et asservissant les vulnérables » (Politis du 8 septembre 2015).

Bref, les décapiteurs des 27 Coptes égyptiens, enlevés et égorgés sur une plage libyenne, c’est seulement une forme de la révolte sociale contre la phase actuelle du capitalisme provoquant mécaniquement, organiquement, les différents masques idéologiques de la barbarie.

La religion, entendez MHMD et le coran ne sont pour rien dans tous ces massacres fanatiques. Ils en sont innocents. Le coupable c’est… le néolibéralisme

On nage en plein dans ce « marxisme » que détestait déjà Karl Marx, un « marxisme » façon Noam Chomsky. Nous nageons dans un indigeste brouet idéologique, destiné à justifier théoriquement le ralliement à la dhimmitude et à rendre les victimes coupables des crimes perpétrés par les pires brigands politiques que l’Humanité ait connus depuis Timour Leng (Tamerlan, islamisateur des Indes au prix de millions de têtes coupées et dressées en vastes pyramides).

Les décapiteurs sont des révoltés, rien que des révoltés, seulement des révoltés

Le responsable de tout, le coupable, l’ennemi qu’il faut combattre, ce sont les « élites néolibérales ». Mieux, ou pire : ce sont « les forces spéciales (US) qui ont décapité plus de femmes et d’enfants que les bourreaux de Daesh »… Sur quoi s’appuie notre prix Pulitzer pour porter cette accusation grave venant au secours, sur un plan moral, des fanatiques sanguinaires qui dévastent la Syrie et l’Irak et se sont mis en route, au milieu de leurs victimes déferlant en masse en Europe, pour exporter partout les dévastations que connaissent Homs, Alep, Yarmouk, Palmyre et toutes les villes et villages martyrisés par ceux que notre prix Pulitzer nous présente comme des révoltés, des victimes du néolibéralisme?

L’article publié par Politis est une longue litanie

Il répète, en boucle, que la cause et la solution ne sont pas dans le « Califat » et son élimination (les Frères musulmans, Boko Haram, Jenjawid, Shébab, Ansar Din, Mujao… sont innocents).

La cause et la solution seraient en nous : en arrachant de leur trône, politique et économique, les élites néolibérales, pas plus, pas moins.

En lisant le texte de Politis, j’attendais. J’attendais, que notre Prix Pulitzer dise sa vérité

Et elle est venue. Il nous l’a dite assez rapidement, sa vérité ultime.

En fin de compte, Daesh, ce n’est rien d’autre que la version musulmane du combat des Juifs pour obtenir la « renaissance de l’Etat d’Israël » et de la « mythique nation juive ». Et de reprendre à son compte l’accusation mensongère des bombardements délibérés de populations non-belligérantes à Gaza.

L’homme du prix Pulitzer rappelle, à ce moment de sa dénonciation, qu’il a rencontré Al Rantissi, un des principaux organisateurs d’attentats contre les civils israéliens. Au passage, il lui donne quitus. Il présente ainsi les assassinats délibérés d’enfants et de civils Juifs comme n’étant… que la réplique à des assassinats d’enfants et civils palestiniens par Israël.

Personne ne contestera, de bonne foi, que la société ne va pas bien, que les richesses produites ne bénéficient pas à toute l’humanité, que les inégalités augmentent.

Mais personne, de bonne foi, ne peut nier que les systèmes politico-sociaux « socialistes » n’ont fait partout que socialiser la misère et produire des élites politiques disposant du monopole étatisé de la richesse sociale, qu’ils ont fabriqué sciemment des inégalités de revenus réels beaucoup plus importantes que ceux qui existaient sous le régime de la propriété privée des moyens de production et d’échange (voir à ce sujet, dans « Po Prostu », les témoignages publiés en 1956 par les conseils ouvriers élus en Pologne).

En d’autres termes, l’alternative d’Engels et de Rosa Luxembourg, « Socialisme ou barbarie », ne saurait se réduire au renversement des « élites néolibérales », sous peine de barbarie…

Pour revenir aux positions de monsieur notre prix Pulitzer, son argumentation – faisant découler les massacres de masse en Syrie-Irak, Nigeria, Darfour, Somalie et ailleurs, des convulsions de l’ordre mondial dit néolibéral – fait fi, allègrement, de faits historiques avérés.

Boko Haram, – bien plus ancien dans la carrière que les djihadistes de Daesh et Al Nosra, et que les Talibans – procède d’un mouvement intrinsèque Haoussa de retour au djihadisme ; ce wahhabisme Haoussa remonte à la seconde partie du 19ème siècle. A l’époque, pouvait-on parler d’exactions des « élites néolibérales » produisant les violences visant à imposer à tous, même au non-musulman, la charia, rien que la charia, toute la charia ?

Les bandes Jenjawid, – ces gangs légaux d’incendiaires, ces manieurs du sabre de la prédication armée qui ont dévasté le Darfour -, sont une des branches du djihadisme sunnite en action au Soudan depuis le milieu de la décennie cinquante du siècle passé.

Les chiffres de victimes de ces combattants de la dictature de la charia, lancés sur les villages chrétiens et animistes du sud du Soudan, se comptent par millions : est-ce la faute des « élites néolibérales » ; dites-nous, monsieur le prix Pulitzer ?

Ce vaste djihad soudanais n’a cessé qu’avec la scission politique et étatique du Soudan. Il s’est cependant poursuivi contre les Darfouri (probables descendants des Fours, dont les cités-Etats furent toutes détruites et rasées par le vaste djihad almoravide, qui conclura son action militaire et sa prédication par le sabre en renversant la dynastie omeyyade en Espagne).

En quelques années, plus de trois-cent mille villageois du Darfour ont eu à subir les rezzous des cavaliers Jenjawid et les attaques de l’aviation de Khartoum qui mirent fin à leur pauvre existence et chassèrent devant eux deux à trois millions de survivants.

Conséquences du pouvoir des élites néolibérales ?

Parti du Soudan, toujours, à la fin de la décennie soixante-dix et au début de la décennie quatre-vingt du 19ème siècle, le djihad du « Mahdi » dévastera l’Ethiopie.

Shoah avant la shoah, le Mahdi et ses sabreurs fanatiques extermineront deux tiers des Juifs de ce pays, les Beta Israël, péjorativement appelés « Falasha » (les étrangers). Si l’on doit suivre le profond raisonnement de notre prix Pulitzer, la faute de ces massacres incombait… aux « élites néolibérales » ?

La cause de ces dizaines de milliers de meurtres sauvages, de ces centaines de villages éthiopiens razziés, mis à feu et réduits en cendres n’était pas à rechercher du côté du caractère permanent du message idéologique porté régulièrement par des tenants de son essence (rezzou et djihad hilaliens, rezzous et djihad almoravides puis almohades, rezzou et djihad soudanais du Mahdi, décennies de pogroms anti Arméniens commencés en 1864 et culminant dans le génocide de 1915…), non, la cause c’était… le gouvernement des élites néolibérales !

Où va se nicher la sophistique et l’accoutrement idéologique destinés à rendre coupables les Français et les Allemands, les Grecs et les Italiens, bref tous les peuples d’Europe, et à les rendre inconscients des périls mortels qu’ils courent déjà et qui vont s’amplifier dans les prochains mois.

Engels, réveille-toi, on se sert de toi pour justifier le suicide de la civilisation !

Szyja Waldman

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
Torpillator

Les décapiteurs sont es musulmans exclusivement

Djin Taille Basse

Comme si Momo le fada avait lu Marx et Le Capital.

Remarquer Besancenot et ses potes ont bien inventés le concept de voile islamique Républicain, on est plus a un délire près, et c’est pour ça que les gauchistes lèchent le cul des plus ardents musulmans dans les entreprises

Parce que l’ennemi c’est le patronat, un curieux ordre des priorités, mais si ils n’étaient pas aussi cons pourraient-ils être encore gauchiste passé l’adolescence a vivre aux crochets de papa et maman?

Pierre Régnier

Ayant été longtemps lecteur de Politis, puis ayant cessé de le lire en constatant son progressif ralliement au plus lamentable gauchisme favorable à l’islamisation de la France, j’aimerais savoir de quelle manière le journal présente aujourd’hui ces propos dégueulasses.

Est-il au moins un peu critique ou franchement complice ?

Pierre Régnier
(militant socialiste depuis toujours)

igor

Réjouissez vous un sondage dans l’Express annonce que les français sont majoritairement favorable à l’accueil des réfugiés. Comme disent les Algériens après avoir virés les Français d’Algérie on va maintenant les virer de France.

Chambon

A moins de n’être qu’un singe savant ( primate juste capable d’accumuler des données sans les comprendre) le capitalisme ou la cupidité chez l’homme donc les riches est bien le principal responsable de l’éveil de l’islamisme en portant atteinte par les armes a tout le Moyen Orient,en réveillant le monstre le léviathan qui aurait fini par disparaître au fil du temps.
Tous ceux qui défendent l’accumulation à outrance ne sont que des esclaves,des laquais au service de leurs maîtres des êtres serviles.
L’auteur de cet article un représentant fidèle.

Soltice

Encore un imbécile de gauchiste qui nous explique dans sa vision étriquée du monde que le riche est à l’origine de tous les maux de cette planète ! sombre crétin, ma femme est moi vivons actuellement avec 700 €/mois et je me rend surtout compte que le plus grand dangers pour les hommes, ce sont les gens comme vous, qui réduisez tout à la lutte des classes. Commencez donc par vous informer du monde en vous coupant de vos sources socialistes, vous verrez, vous améliorerez votre oxygénation..

Pierre Régnier

Bien que socialiste moi-même, Soltice, je suis d’accord avec vous… sauf évidemment sur les « sources socialistes » qui sont en réalité, selon moi, des sources staliniennes (d’esprit stalinien, même si antérieures à Staline).

Soltice

@Pierre Régnier
Vous avez beau dire, mais en fréquentant ce site, vous démontrez que vous n’êtes plus vraiment socialiste et que vous vous posez comme nous tous, de légitimes questions!

Pierre Régnier

Bonjour Soltice Être socialiste ce n’est pas être adhérent, ou sympatisant, du parti au pouvoir qui porte encore ce nom et qui, selon moi, ressemble de plus en plus aux élus « socialistes » qui votaient les pleins pouvoirs à Pétain au début de la collaboration avec les nazis au siècle dernier. Si vous voulez en savoir plus sur mes convictions politiques voyez ici : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-le-socialisme-150555 ou ici : http://ripostelaique.com/mes-camarades-de-gauche-vont-ils-enfin-sindigner-pour-cette-bonne-raison.html Le plus grand intérêt de Riposte Laïque c’est que ce site FÉDÈRE les individus, groupes et initiatives de RÉSISTANCE à la liquidation de la laïcité par des gouvernants (et des intellectuels, journalistes…)… lire la suite

Laetitia

Merci Pierre pour ces précisions; j’espère qu’elles aideront à éviter les préjugés sémantiques et à se recentrer sur les enjeux essentiels du marasme actuel, en particulier l’importance de la laïcité.

Soltice

@Pierre Régnier Vous exprimez vos convictions certainement avec beaucoup de sincérité mais le souci est que visiblement vous vous exprimez sur des sujets que vous ne maîtrisez pas, notamment le pétainisme et le christianisme. Vous devriez savoir que pétain était un vrai catholique qui a tenté de re-christianiser la France ( que cela plaise ou non c’est une réalité occulté par beaucoup, et qu’on a fait payer tres cher à la libération ) , mais il n’a jamais collaboré, contrairement a ce que vous affirmez, c’est votre parti socialiste qui a toujours menti à ce sujet, car ils sont bien… lire la suite

Nostra

Ah Karl Marx et son grand ami Engels, considérés par certains comme les premiers à avoir parler d’élimination de peuples…De grands hommes ! Engels parlait des Polonais comme un peuple sale ou comme d’autres peuples devant périr dans l’holocauste révolutionnaire, et Karl Marx, lui aussi, parlait de classes et de races qui devraient laisser leur place. En effet Szyja Waldman, c’était de grands hommes humanistes.