La dictature des juges aux ordres

FabienneSiredey-GarnierDans l’émission hebdomadaire, Zemmour & Naulleau, sur la chaîne Paris Première, Eric Zemmour évoquait récemment « le gouvernement des juges ». J’irai plus loin que loin que lui en parlant de dictature des juges. Et je m’explique.

En effet, si l’intention était louable d’inscrire l’indépendance de la Justice dans la Constitution de la Ve République, cela impliquait que ladite Justice s’affranchisse de toute idéologie politique. Or, ce n’est pas le cas. Les juges, aujourd’hui en France, ne rendent pas la Justice : ils règnent en despotes, éclairés, pour la plupart, par leurs seules convictions tandis que leur fonction commanderait d’étudier les faits avec la plus grande objectivité possible.

En théorie : « L’indépendance de l’autorité judiciaire est consacrée par la Constitution de la Ve République. […] L’impartialité, dont l’importance est notamment consacrée par la Convention européenne des droits de l’homme, désigne l’absence de préjugés qui doit caractériser le juge. […] L’indépendance et l’impartialité des magistrats du siège sont avant tout garanties par la spécificité de leur statut : bien qu’agents publics, les juges ne sont pas des fonctionnaires et ne sont par conséquent pas soumis à l’autorité hiérarchique d’un ministre. Ils sont inamovibles, et leurs décisions ne peuvent être contestées que dans le cadre de l’exercice des voies de recours. »

S’il existe « une procédure de récusation permettant aux parties de mettre en cause la partialité suspectée d’un juge », bon courage à ceux qui voudraient tenter l’aventure ! La machine judicaire est très dissuasive, ajoutant à cela que ce sont les pairs du magistrat récusé qui statueront. On reste en famille !

Et même désavoué, un juge a toutes les chances de demeurer dans la maison. Voir le juge Fabrice Burgaud, qui instruisit de « main de maître » la tristement célèbre affaire d’Outreau : il a depuis eu de l’avancement. A sa défense, sa hiérarchie ne lui a jamais dit qu’il « faisait fausse route à l’époque de l’instruction », comme il l’a déclaré devant une commission parlementaire. Il n’empêche, il a détruit des vies et continue d’exercer. Les bavures judiciaires n’excitent pas autant les médias que les bavures policières, c’est un fait !

De plus, tous ne sont pas égaux devant la loi des juges politisés. Par exemple, des propos abjects peuvent sortir de la bouche malfaisante de certaines figures du milieu socialiste sans qu’aucune condamnation sérieuse ne tombe. Imaginez un peu si, dans cet article, je déclarais qu’une bombe explosant dans une mosquée à l’heure de la prière du vendredi ne me tirerait aucune larme. Immédiatement, les hyènes antiracistes se jetteraient sur moi avant de livrer ma carcasse en pâture au tribunal pour incitation à la haine. Un juge se ferait un plaisir de me condamner.

Pourtant, Pierre Bergé a pu en toute impunité écrire sur son compte Tweeter : « Vous me direz, si une bombe explose le 24 mars sur les Champs à cause de la Manif pour tous, c’est pas moi qui vais pleurer. » Plus tard, le même Bergé a accusé le collectif La Manif pour tous d’être responsable de la mort de l’activiste d’extrême gauche Clément Méric, qui avait, selon lui, « préparé le terrain […] en s’associant avec l’extrême droite », étant entendu que l’extrême droite désigne tous ceux qui ne partagent pas les vues de Pierre Bergé et consorts. Par exemple, en temps qu’hétérosexuel et chrétien, je suis passible d’extrême droite ! Et si Bergé est parfois condamné, ce ne sont que des miettes financières qu’il n’a aucun mal à lâcher, étant par ailleurs multimillionnaire. Les juges le savent fort bien.

Et quoi de mieux que la sordide incarcération de Nicolas Bernard-Buss,  opposant pacifique au mariage pour tous, afin d’illustrer la tyrannie des juges ? D’abord passé à tabac par des policiers, ce « jeune homme de 23 ans au casier judiciaire vierge écopera d’une peine de prison ferme assortie d’un mandat de dépôt, qu’il ira purger le soir même sous la lettre d’écrou Z — classification réservée aux détenus les plus dangereux — dans la plus grande maison d’arrêt d’Europe ; sa cellule est voisine de celle de Redoine Faïd, ex-ennemi public numéro un. […] Pour la première fois depuis la loi Dati de 2009, une peine de moins de deux ans de prison sera exécutée alors que le juge d’application des peines conclut systématiquement à la remise en liberté des condamnés. » ?
Par contre, lorsqu’il s’agit d’attaquer, Bergé sait y faire avec ses relations ! Voir la descente de police chez le webmaster du site Fdesouche. Les juges n’ordonnent pas de pareilles interventions contre des sites comme celui des Indigènes de la République,  publiant l’article d’un certain Soliman Ibn Hany, enseignant de banlieue qui,  à la suite des attentats de janvier 2015, écrivait, pour justifier l’attitude hostile de ses élèves à la minute de silence : « Soyons clairs : ces élèves sont des résistants. Ils se sont durcis et repliés pour ne pas se laisser définir et emporter par les discours dominants dont ils se méfient à juste titre. C’est leur manière de préserver leur dignité de non-blancs musulmans dans cette République qui leur intime un modèle d’intégration, comme une injonction de reniement de leur identité et de leurs valeurs. Certaines sont obligées de retirer leur voile à l’entrée de l’école, d’autres doivent supporter de voir certains camarades juifs s’enrôler sans aucune restriction dans l’armée coloniale sioniste et clairement anti-arabe, pendant qu’ils suivent l’horreur de la colonisation et le massacre des leurs à la télévision, sans aucun espace réel et concret de résistance. »

Mais remontons le temps en nous penchant sur le cas de Pierre Goldman, un extrémiste de gauche qui a jadis glissé dans le banditisme. Responsable d’un braquage meurtrier à Paris, en 1969, et reconnu par des témoins, il est d’abord condamné à perpétuité. La décision déchaîne à l’époque le courroux de la gauche, qui voit en lui un martyr du fascisme ambiant ! Valeurs actuelles, dans son hors-série N°6 consacré aux « Secrets de la Police », rapporte que : « Le verdict est suivi de véritables scènes d’émeute, l’assistance, qui a déjà manifesté contre des témoins, se déchaîne : « Assassins, jurés racistes, fascistes, SS ! » »

En 1975, Goldman est rejugé et la cour de cassation casse le premier arrêt. Libéré en 1976, il est assassiné en 1979 par un mystérieux groupe qui n’a, à ce jour, jamais été clairement identifié. Il n’en reste pas moins vrai que Goldman – né de parents juifs – n’était pas un nouveau Dreyfus et que, selon toute vraisemblance, il avait bien assassiné ces deux pharmaciennes. S’il avait été un « facho », la culpabilité de Goldman n’aurait fait aucun doute pour la gauche. Mais comme il était de l’    autre bord, la Justice choisit son camp, posant la première pierre du mur des cons ! Dès lors,  ça n’a fait qu’empirer.

En 2014, un sondage révélait que 75% des Français estimaient que leur justice fonctionnait mal (sondage BVA), quand le ministère de la Justice annonçait que : « 70% des justiciables sont satisfaits de la décision qui a été rendue au cours de leur dernière affaire. » Les « satisfaits » étant peut-être les agresseurs des insatisfaits ?!
Les victimes d’agressions par des « chances pour la France » le savent, la Justice s’est fait une spécialité d’accabler le Blanc. Houria Bouteldja peut proférer toutes les injures raciales qui lui passent par la tête, cette indigène,  qui n’est pas de notre République, sera relaxée. Pour la Justice, nous sommes effectivement des « souchiens », et l’intéressée peut poursuivre tranquillement sa croisade anti-Blancs jusque sur les plateaux de télévision. Bouteldja était récemment invitée sur celui de Taddeï. A cette occasion, Thomas Guénolé – dans un exceptionnel éclair de lucidité quand on connaît l’individu ! – a exhibé une photo où elle posait fièrement avec une pancarte où était inscrit : « Sionistes au goulag ». Mais ça, c’est de la liberté d’expression ! Essayez, chers lecteurs, de vous balader avec une pancarte dans la rue, du genre : « Les musulmans au bagne ! » Dans les minutes qui suivront, ce sera descente de police, garde à vue et rudes suites judiciaires !

Alphonse Karr disait que : « On fait toujours semblant de confondre les juges avec la justice, comme les prêtres avec Dieu. C’est ainsi qu’on habitue les hommes à se défier de la justice et de Dieu. »
Caroline Alamachère, bien connue des lecteurs de Riposte laïque, vient d’en faire les frais, qui a été condamnée pour diffamation – traduisez : pour avoir dit publiquement une vérité qui dérange le nouvel ordre moral ! Et les juges ne plaisantent pas avec ça. Pour le reste, ils rient beaucoup…pas nous !

Charles Demassieux

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12 Commentaires

  1. Au sujet de l’enseignant qui dénonce ceux qui vont faire un service militaire en Israël dans cet article. Je soupçonne fortement que des « jeunes double nationalité » nées en France, aillent faire un service militaire dans les Pays du Maghreb. Particulièrement en Algérie.
    Quelqu’un a t’il plus de renseignements à ce sujet ?

    • Malika Sorel-Sutter nous apporte quelques éléments de réponse à ce sujet dans son dernier livre page 83 : depuis la convention franco-algérienne du 11 octobre 1983, les binationaux franco-algériens ont le choix entre la France et l’Algérie pour effectuer leur service, à la différence d’autres binationaux (Suisse, Israël) pour lesquels les accords conclus avec ces pays prévoient que le service est effectué obligatoirement dans le pays de résidence. Elle ajoute que cette convention reste en vigueur et s’applique désormais à la journée de défense et citoyenneté.

    • Il fut un temps où ils préféraient le faire en France car il ne durait qu’un an et ils pouvaient en outre se faire réformer facilement mais devenaient français de facto. Là bas c’était deux ans dans le bled !

  2. Ce Goldman dont vous parlez ne serait-il pas le frère du chanteur ?
    Prenons exemple sur les Etats-Unis : les juges devraient être élus par le peuple.
    Sachant que la sanction ne manquerait pas, ils feraient correctement leur travail !

    • @ Pivoine

      Sinon élus, au moins sanctionnés ( les juges par le peuple ) comme vous le mentionnez. A moi aussi, cette idée me paraît très importante.

      Merci à l’auteur pour sa recherche d’exemples. J’espère qu’un jour un courageux et persévérant résistant révolté aura la patience et l’expertise de faire un recensement de tous les scandales judiciaires politiquement orientés depuis 50 ans, et de les rendre publiques. En comptant également ceux qui s’appuient sur les lois scélérates liberticides qui contreviennent directement aux principes d’objectivité sensés servis par la justice, et que les députés ont voté en toute traitrise à la nation.

  3. Ce qui manque dans les textes, et doit être revendiqué sans faiblir, est une procédure impartiale et simple de mise en cause de la responsabilité individuelle des magistrats qu’ils soient judiciaires, administratifs ou consulaires; puisque indépendance implique responsabilité (comme pour tous les professionnels indépendants)
    C’est la seule solution pour aboutir à l’examen consciencieux des dossiers sans a priori idéologique quel que soit le domaine du droit
    Actuellement l’indigence des motivations est affligeant quand il s’agit des identitaires ou des entreprises

  4. Excellent. Effectivement, hélas, la machine judiciaire est puissante, et quand un pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans la dictature de la pensée, elle broie tous ceux qu’elle veut broyer. De la Révolution à la dictature stalinienne et ses dérivés (révolution culturelle chinoise, Khmers rouges, Corée du Nord, etc.) ou encore au totalitarisme politico-religieux de la Turquie d’Erdogan, les exemples ne manquent pas. Désespérant de voir la socialie et ses sbires s’en rapprocher peu à peu. On sait à quel point il est difficile d’en sortir et aux prix de quels sacrifices…

    • @Daniel Boutonnet,
      Le prix à payer est la Révolution dans l’autre sens.

      “en avant Chouans“… C’est la seule solution, mais elle est déjà révolue. Le gène dominant a pris le dessus.

    • Il est de plus en plus évident qu’une minorité ultra-politisée influente et puissante agit en sous-main dans la justice française et ailleurs, essentiellement des gauchistes attardés adorateurs de Lev Davidovitch Bronstein et Pol-Pot.
      Depuis la chute du communisme, tous ces gauchos sont en manque de totalitarisme international, c’est pourquoi l’islam les attire.
      Gauchisme et islamisme marchent la main dans la main en pensant manipuler l’autre.
      D’où les délits d’islamophobie-antisémitisme-racisme-xénophobie qu’ils imposent aux peuples de France et d’Europe.
      Mais ils ne se rendent pas compte qu’au dessus d’eux, la future dictature capitaliste internationale les manipule de façon à éradiquer religions et nations.
      Ca passera par des guerres civiles et internationales, notamment en Europe, comme d’hab.
      Tous ces gauchistes et islamistes sont trop cons pour sentir le piège dont ils sont le détonateur inconscient.

  5. La France est désormais aux mains de franc-maçons fanatiques. Ils sont en effet enfants de Robespierre, Danton, Marat et Saint-Just.
    Il y a très peu de places, rues ou avenues au nom de ces gens-là en France, jusque là La France n’en était pas très fière.
    C’est sans doute pour ça que leur pouvoir se fait si discret. Mais il devient tentaculaire et très efficace.

  6. la justice « gôcho » est la fille de Robespierre et de Guillotin, deux « crétins-du jeu de paume ».

    Elle est restée bloquée au « régime de la terreur » et n’en sortira que par la force.
    Elle n’a pas besoin du hachoir aboli pour sabrer des vies impunément.

    les socialos sont indécrottables : c’est par “égalité et justice sociale“ que Guillotin a inventé sa guillotine afin que chacun soit décapité “sans discrimination“…

    Les nobles étaient, alors, décapités au sabre tandis que le tout-venant perdait sa tête à la hache.

    le gène sarrasin (exponentiel) était en eux.
    à présent il est dominant…

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