La Droite ayant peur d’un 21 avril 2002 à l’envers relance le débat sur l’immigration.

L’UMP vient de remettre au cœur  de la campagne présidentielle de 2012 l’immigration qui pose incontestablement un problème en France du fait de la crise économique  financière et sociale.
La convention  UMP qui s’est tenue le 7 juillet 2011 avait pour but  de permettre au candidat Nicolas Sarkozy d’inclure la problématique de l’immigration qu’elle soit légale ou clandestine  dans son programme présidentiel de 2012.
Le secrétaire général de l’UMP pense que ce thème doit être abordé, de manière à pousser la gauche socialiste dans ses retranchements et de couper l’herbe sous le pied du Front National, en tentant de faire croire que ce dernier ne fait aucune proposition sur ce thème.
L’immigration est devenue un problème crucial dans notre Pays, car elle coûte plus qu’elle ne rapporte.
D’après Jean Paul Gourévitch le coût de l’immigration en France est de 30,4 milliards d’euros par an. Le coût de l’émigration : 7,9 milliards d’euros, qui ne rentrent pas dans les caisses de l’État du fait de l’expatriation annuelle des Français. La politique migratoire de la France nous coûte au total 38,3 milliards soit près de 2 points de PIB.
Dépenses d’immigration pour l’État : 79,4 milliards d’euros par an dont

  • Coûts sociaux : 58,64 Md €
  • Coûts sociétaux : 13,65 Md €
  • Coûts sécuritaires : 5,24 Md €
  • Coûts éducatifs : 1,87 Md €

Contribution des immigrés aux recettes de l’État : 49 milliards euros par an dont

  • Cotisations sociales : 12,754 Md €
  • Fiscalité État : 28,303 Md €
  • Fiscalité locale : 7,794 Md €

Déficit annuel de la politique d’immigration : 30,4 milliards d’euros
Coût de l’expatriation pour l’État : 11,117 milliards d’euros par an dont

  • Coûts de formation : 4,914 Md €
  • Coûts de structure : 0,365 Md €
  • Manque à gagner fiscal pour l’État : 3,182 Md €
  • Manque à gagner pour les collectivités locales : 0,306 Md €
  • Manque à gagner social : 0,490 Md €
  • Équivalent perte de PIB : 1,860 Md €

Recettes et économies dues à l’expatriation : 3,239 milliards d’euros
Déficit annuel de l’expatriation pour l’État : 7, 878 milliards d’euros
Déficit de la politique migratoire de la France : 38,278 milliards d’euros
Investissements de l’État concernant les migrations : 10 milliards d’euros
Dont aide publique au développement (aide directe) : 4, 259 milliards
Dont politiques d’intégration : 5,70 milliards
Plus-value productivité des immigrés : 5 milliards d’euros
Population française métropolitaine au 1/1/09 : 62,9 millions de résidents
Population d’origine étrangère : 7,7 millions de résidents dont
plus de 18 ans : 5,4 millions de résidents
moins de 18 ans : 2,3 millions de résidents
Population en situation irrégulière : environ 550 000 résidents
Population immigrée active : 3 millions de résidents
Population immigrée occupée : 2,6 millions de résidents
Nombre d’arrivées de migrants légaux par an : 215 000
Nombre de départs de ces migrants par an : 90 000
Solde migratoire immigration : + 125 000 par an
Transferts de fonds annuels des immigrés : 4,82 milliards d’euros
Salaire but mensuel (moyenne nationale) : 1971 euros
Salaire brut immigré mensuel : 1 800 euros
Salaire brut non immigré : 2 000 euros
Population française expatriée : 2,39 millions de personnes
Nombre de départs par an : 233 000 émigrants
Nombre de retour par an : 168 000 « rentrants »
Solde migratoire expatriation : – 65 000 personnes par an
Salaire moyen annuel d’un candidat à l’expatriation : 29 000 euros
Salaire moyen d’un expatrié dans le pays d’accueil : 48 000 euros
Salaire moyen à son retour en France : 35 000 euros
Budget ministère de l’Immigration 2009 : 513,8 millions d’euros
Voilà la réalité  de ce que coûte à la Nation Française l’immigration, alors que celle-ci pose de nombreux problèmes d’intégration et d’assimilation qui ne marchent plus, car l’immigration des trente dernières années n’a plus rien à voir avec celle que nous avons connue dans la première moitié du 20eme siècle.
Parmi cette population immigrée estimée à 7,7 millions de résidents, les trois quarts sont issus du continent africain : 3,4 millions du Maghreb et 2,4 millions de l’Afrique subsaharienne.

Cette population étrangère de culture et de mœurs différentes semble avoir des difficultés à s’insérer dans la Communauté Nationale et  à accepter les us et coutumes du pays d’accueil.
Nous assistons à des revendications communautaristes de ne plus en plus nombreuses qui ne se posaient pas avec les immigrés espagnols, italiens, portugais, polonais lesquels se sont parfaitement intégrés car ils avaient la volonté de devenir Français.
Nous sommes obligés de constater qu’une partie des immigrés en provenance du continent africain ou du Maghreb ne manifestent pas la même volonté d’insertion ou d’assimilation à la culture française et à nos valeurs républicaines.
Des revendications d’extrémistes islamistes portent atteinte à notre cohésion sociale et veulent imposer une autre conception de la vie en société celle de l’islam et de la Charia (loi coranique) qui sont incompatibles  avec notre République une et indivisible. La forte immigration d’origine musulmane qui s’est installée ces dernières années, est une immigration manipulée pour une partie d’entre elle, par une idéologie politico religieuse, qui a manifestement la volonté de déstabiliser les fondements de notre pacte social et de remettre en cause  les valeurs démocratiques qui régissent notre République.
Le constat est accablant et il n’est plus possible que nos gouvernants qu’ils soient de gauche ou de droite continuent à nier cette réalité qui devient de plus en plus insupportable pour une majorité de nos compatriotes.
Nous ne pouvons plus rester sans réagir  face à cette immigration incontrôlée aux effets dévastateurs pour la paix civile et la cohésion sociale d’un pays qui souffre d’une crise économique et financière sans précédent et dont la Droite et la Gauche portent l’entière responsabilité depuis 30 ans.
Nos gouvernants se doivent de redéfinir totalement la politique d’immigration pour éviter d’engendrer des conflits inter- communautaires qui seraient dramatiques pour notre pacte républicain.
C’est dans ce contexte que l’UMP a proposé 23 propositions tendant à répondre à cette inquiétude qui traverse nos concitoyens soucieux pour leur devenir et celui de leurs enfants touchés par un chômage massif et une régression sociale qui  les frappent dans leur vie quotidienne.
Voici ci-dessous in extenso les propositions de l’UMP :
AXE I – Une réponse globale et concertée à un défi mondial
1- Faire de la gestion concertée des flux migratoires une priorité du G8/G20.
2- Relancer l’Union pour la Méditerranée pour une gestion concertée de migrations.
3- Concentrer l’aide au développement dans les pays du Sahel.
4- Soutenir la création d’une taxe sur les transactions financières pour financer le développement économique.
5- Mener une politique de codéveloppement solidaire approfondie.
6- Créer le VIE senior, qui permet à des jeunes de s’expatrier au service d’entreprises françaises.
7- Coupler l’aide au retour volontaire d’une aide au financement.
AXE II – Une Europe qui assume davantage ses responsabilités
8- Donner un véritable pilotage politique à l’espace Schengen.
9- Renforcer les contrôles de l’agence Frontex.
10- Créer une agence européenne de l’espace Schengen, en charge de l’harmonisation des visas européens, des échanges de données sur les demandes de visa et de droit d’asile pour améliorer les procédures et lutter contre le « visa shopping ».
11- Créer un poste de commissaire européen en charge de l’Immigration, de l’Intégration et du Codéveloppement.
AXE III – Une politique de fermeté et de clarté contre l’immigration illégale
11- Conditionner systématiquement l’obtention de titres à une entrée régulière sur le territoire.
12- Renforcer les capacités des centres de rétention administrative (créer 500 places supplémentaires, il en existe 2 000 actuellement, et porter la durée de rétention administrative de 45 jours à 2 mois).
13- Conditionner au niveau européen le nombre de visas délivrés et l’aide au développement en fonction de la coopération pour le retour des immigrés illégaux.
14- Mettre en place au niveau de l’espace Schengen un système de caution-retour pour les dossiers à risque de visas de courts ou moyens séjours (les services consulaires pourraient demander une caution dans le cas de « dossiers à risque »).
AXE IV – Une responsabilisation de tous les acteurs pour adapter l’immigration de travail à nos besoins
15- Créer un institut national des études et statistiques qui fusionnerait tous les instituts de statistiques (Insee, Ined, Dares…) sous l’autorité du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Cet institut serait notamment chargé de proposer des pistes pour améliorer le recensement et les études sur l’immigration (coût, démographie…).
16- Créer une conférence nationale sur l’immigration tous les deux ans, avec une évaluation des besoins réels de l’économie, secteur par secteur (l’ensemble des acteurs politiques économiques et sociaux, associatifs et administratifs devraient faire connaître leurs priorités, etc.).
17- Instaurer une immigration de travail qualifié circulaire (créer un lien avec la carte bleue européenne). Créer en lien avec la carte bleue européenne, un CDD de 3 à 5 ans pour des travailleurs étrangers, avec un volet de formation important.
18- Généraliser les contrats d’accueil et d’intégration et faire payer aux employeurs de travailleurs immigrés une partie de ces contrats (formation linguistique et culturelle pour favoriser l’intégration).
19- Expérimenter un système à points (type Canada) uniquement pour l’immigration de travail en fonction des qualités et des atouts des candidats immigrants et en fonction des éventuels besoins en France (critères : compétences linguistiques, études, expérience professionnelle, âge…).
AXE V – Une affirmation permanente de l’équilibre des droits et des devoirs
20- Refondre en profondeur les procédures de droit d’asile pour rendre des décisions plus justes et plus rapides. Un délai de 6 mois doit être l’objectif de temps de réponse.
21- Assurer une meilleure répartition locale des nouveaux immigrants grâce à un partenariat entre commune, préfecture et bailleurs sociaux pour équilibrer les origines nationales au sein d’une même zone.
22- Renforcer et généraliser les contrats d’accueil et d’intégration (notamment conditionner le regroupement familial après 2 années de présence sur le territoire, contre 18 mois aujourd’hui, au respect des lois de la République, apprentissage du français dans le pays d’origine…).
23- Conditionner les prestations sociales au respect des obligations scolaires ou de celles des contrats d’accueil et d’intégration et renforcer les sanctions existantes en cas de non-respect.
Ces propositions qui semblent intéressantes sur le papier, ne risquent malheureusement de ne pas répondre de façon efficace à la problématique de l’immigration dans notre pays.
Le Front National fait d’autres propositions que les Français seront à même de juger lors de la prochaine élection présidentielle de 2012 :
Voici les principales propositions du Front National :

  • Préférence nationale pour les prestations sociales (Allocations familiales notamment) avec augmentation des cotisations d’assurance Maladie et de l’assurance Chômage pour les étrangers.
  • Le RMI ainsi que l’AME seront supprimés pour les étrangers.
  • Réforme du droit de la nationalité avec notamment suppression de la binationalité et déchéance de la nationalité pour les délits graves commis par des personnes naturalisées depuis moins de 10ans.
  • Rétablissement du contrôle systématique au frontière (Sortie de l’Espace Schengen)
  • Mise en œuvre de moyens importants de lutte contre l’immigration clandestine.
  • Expulsion des étrangers en situation illégale.
  • Suppression du regroupement familial.
  • Réduction de la durée de la carte de séjour de 10 à 3 ans.
  • Expulsion des délinquants multi récidivistes étrangers.
  • Aide au développement des pays d’origine des migrants (Aide proportionnelle à leur coopération en la matière).
  • Organisation régulière d’une conférence euro-africaine pour améliorer la coordination des efforts de lutte contre l’immigration.

Quant au  Parti Socialiste, il propose :
– d’élaborer et de mettre en œuvre une loi d’orientation et de programmation de la politique migratoire (association des Collectivités territoriales, partenaires sociaux et associations pour faire le bilan de la politique migratoire; tous les trois ans, débat du Parlement  pour définir les objectifs et orientations en matière de politique migratoire);
– de lutter contre l’immigration illégale en intensifiant la lutte contre les réseaux d’immigration illégale (passeurs, marchands de sommeil) et en luttant contre le recours structurel à l’immigration irrégulière;
– de sécuriser les mobilités en mettant en œuvre un « droit à l’aller-retour », en particulier pour les étudiants et les saisonniers;
– d’établir une progressivité dans la durée des cartes de séjour attribuées, pour sécuriser et de donner de la visibilité sur l’avenir aux immigrés légaux : le premier titre de séjour serait toujours d’une durée d’un an, sa durée s’allongerait au fil des renouvellements (trois ans, puis dix ans);
– de reconstruire une véritable politique d’accueil et d’intégration en mettant l’accent sur  l’apprentissage de la langue française, facteur clé d’intégration et d’émancipation et en instaurant le droit de vote pour les étrangers aux élections locales
La Gauche ne semble pas avoir mesuré la gravité de la situation et continue à faire croire aux Français que nous pourrons continuer comme avant, à accueillir toutes les personnes qui voudraient s’installer sur notre sol, sans prendre en compte la crise économique actuelle et l’état  catastrophique de nos finances publiques qui ne nous permettent plus d’ouvrir nos frontières, comme nos gouvernants l’ont fait les années antérieures avec la complicité du patronat Français.
La France terre d’asile et d’accueil doit le rester mais dans des proportions raisonnables et adaptées à notre situation économique actuelle.
Il faut avoir le courage de reconnaître ses erreurs et de les corriger si nous voulons éviter que notre Pays s’enfonce encore plus dans une crise politique, institutionnelle, sociale et financière qui pourrait conduire le peuple français à se retourner contre ses élites bien pensantes dont le crédit est déjà bien entamé, au vu de ce qu’ils viennent de léguer aux générations futures.
L’élection présidentielle de 2012 doit être l’occasion pour les Français de redistribuer les cartes et de choisir une nouvelle force politique patriote au-delà des clivages politiques traditionnels qui aura à cœur de défendre les intérêts de la France et la République une et indivisible,  laïque, sociale et féministe.
La mondialisation, le libre-échange, le libéralisme, la concurrence déloyale et le multiculturalisme tuent les Nations, nous devons absolument faire en sorte de nous réapproprier la maîtrise de  notre destin si nous voulons préserver notre Identité Nationale, notre Histoire , notre Culture et nos racines.
Fabrice LETAILLEUR
Voir son blog
http://lebloglaicdechamps.over-blog.com/

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