La fable palestinienne (3) : le mandat britannique et la politique anglaise

Publié le 11 février 2019 - par - 17 commentaires - 1 007 vues
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Suite de notre article du 10 février 2019, La fable palestinienne : STOP, chapitre 2 ( https://ripostelaique.com/la-fable-palestinienne-2-le-nationalisme-juif.html)

3 a) la chute de l’empire ottoman et le mandat britannique

En 1917, l’empire turc s’effondre,  et en pleine guerre mondiale, la Grande-Bretagne s’engage à établir un foyer juif en Palestine (déclaration Balfour), selon le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, (principe voulu en 1914 par le président américain Wilson), conformément aux mouvements d’indépendance nationale qui ont éclos au XIXe siècle (comme nous l’avons exprimé au chapitre 2,  il est important de rappeler ici que le mouvement national juif est loin d’être une exception). La Grande-Bretagne obtient, en échange de cette déclaration, des formules chimiques  du grand savant juif Weizmann nécessaires aux Britanniques pour mener la guerre contre les Allemands qui avaient mis au point les gaz mortels.

Le  démantèlement de l’immense empire ottoman est alors envisagé. L’un des 4 grands empires européens, l’empire ottoman s’étendait, outre l’Anatolie, sur la Syrie, la Palestine, le Liban, la Mésopotamie, le Hedjaz, le Yemen, la côte égéenne, la Thrace, l’Arménie du nord-est. Par la suite son démantèlement ne poserait pas de problèmes… sauf en ce qui concerne la Palestine. Pourtant, dès le 3 janvier 1919, à la conférence de la paix à Paris, les juifs et les Arabes, qui s’entendent fort bien à l’époque, signent un traité : l’accord judéo-arabe pour la création d’un État juif en Palestine, entre l’émir Feysal, chef de la délégation arabe, et le docteur Weizmann qui représente l’Organisation sioniste. Le principe en est simple : les terres proche-orientales sous ancienne domination ottomane seront partagées selon la formule : la Palestine aux juifs, tous les autres territoires aux Arabes.  Tous les autres territoires, c’est la Syrie (184 500 km2), le Liban (10 170 km2) et l’Irak (444 442 km2 ), soit une superficie  d’environ 640 000 km2 pour les Arabes contre 116 000 km2 pour les juifs. Pour mettre en œuvre cet accord ainsi que la déclaration Balfour, la SDN confie à la France et à la Grande-Bretagne des mandats sur les anciennes terres ottomanes du Proche-Orient, à charge pour ces deux puissances  d’y préparer  l’installation d’États indépendants. Pour la France : la Syrie et le Liban ;  pour la Grande-Bretagne : la Palestine et l’Irak.

Précisions : La Palestine du mandat britannique couvre 116 000 km2 et comprend le désert du Neguev mais pas le sud de la Syrie. (Donc à l’heure actuelle, Israël, avec moins de 21 000 km2 couvre moins de 20 % de la Palestine, les 80 % restant ayant été par la suite attribués aux Arabes malgré les accords de 1919 et la déclaration Balfour. Ainsi, les Arabes possèdent bien les 4/5 de la Palestine, et le problème palestinien n’aurait jamais dû exister).

De 1920 à 1948, forts de la promesse internationale d’établir en Palestine un foyer national juif, les juifs achètent pratiquement tout le territoire d’Israël, en acquérant donc légalement la propriété. Mais ces terres rachetées sont essentiellement des marécages insalubres ou des terres désertiques et incultes très différentes de l’époque biblique. Il est intéressant à cet égard de s’en rapporter aux récits des explorateurs du milieu du XIXe siècle :

H.B.TRISTAM, the land of Israël, a journal of travels in Palestine, Londres 1865:  « …le bédouin amène l’anarchie… une large bande de terre, la plus fertile de toute la Palestine, sera désolée et abandonnée aux nomades. La même chose est en train de se produire dans la plaine de Sharon où… la terre est de moins en moins cultivée, où des villages entiers disparaissent entièrement… Depuis 1838, vingt villages ont ainsi été effacés de la carte… les Bédouins empiètent partout où atteint leur cheval… À moins que les Arabes ne puissent être amenés à cultiver la terre, ce qui semble sans espoir ».

W.H.BARTLETT et Thomas ALLOM, Voyages en Syrie et dans l’Asie Mineure, Fisher Fils et Cie, Paris: « [de Jaffa à Jérusalem, nous n’avons rencontré que] des lieux désolés, dénudés de toute espèce de végétation, arides et sans habitations ».

L’abbé G.D.: Jérusalem et la Terre sainte, notes de voyage recueillies et mises en ordre, Belin Leprieur et Morizot, Paris : « un pays désert qui semble réprouvé du laboureur et du vigneron… le pays est inculte plutôt qu’ingrat… Dur et indiscipliné… ennemi du travail, l’Arabe pille et ravage, il ne cultive pas. Il court avec sa tribu sur la tribu voisine, la rançonne, coupe ses arbres, détruit ses récoltes, enlève ce qu’il peut et brûle le reste. »

Le pasteur suisse Félix BOVET, voyage en Terre Sainte, Paris 1866 : « les Arabes n’y ont rien fondé ; étrangers au sol, ils ne l’ont jamais épousé ; le vent du désert, qui les y apporta, peut les emporter un jour, sans qu’ils laissent après eux la moindre trace de leur passage. »

L’écrivain communiste tchécoslovaque, Ladislav MNACKO : « à la fin du siècle dernier… la Palestine était certainement la plus abandonnée, la plus désertique. Un pays vide, véritable no man’s land… »

Si nous reportons ces extraits, ce n’est pas par anti-arabisme, mais dans le but de montrer que ces terres rachetées par les juifs n’étaient que des marécages ou des déserts non cultivés, et non les terres fertiles qu’elles sont devenues à la suite d’un travail acharné. Les Bédouins qui les possédaient auparavant et ont été bien heureux de les vendre y étaient surtout nomades, et le fait qu’ils aient élevé des moutons n’est pas étranger à la désertification, le mouton arrachant les racines, contrairement à la vache qui coupe l’herbe. L’INSEE, dans un memento économique publié aux Presses Universitaires de France, a recensé les terres achetées par le fonds juif entre 1920 et 1946, année par année, et indique un total de 162 486 ha, soit 38,6 % du sol cultivable du pays. Ces chiffres ne tiennent bien sûr pas compte de ce qui a été acheté après 1946. Le reste des terres, soit ce qui n’a pas été acheté, est aux mains de populations non juives, (350 000 ruraux),  ou des Églises qui possèdent de vastes propriétés.

3 b)   La Grande Syrie des Britanniques

Faisant fi des accords internationaux, la Grande-Bretagne décide après la première guerre mondiale de jouer la carte arabe. En effet, le pétrole, découvert depuis peu, apparaît comme une ressource de premier plan, et le sous-sol du Moyen-Orient en regorge  de grandes quantités. C’est ainsi que la Grande-Bretagne a envoyé au Proche-Orient le colonel Lawrence  (le fameux Lawrence d’Arabie), afin d’unir tous les peuples arabes dans une « Grande Syrie » dominée par l’Angleterre qui en tirerait le plus grand profit. Mais l’immigration juive contrecarrait ces projets et l’Angleterre tenta de créer des conflits entre juifs et Arabes pour l’empêcher. En 1939, elle publie le livre blanc interdisant l’accès d’Israël (où habitaient déjà 500 000 juifs)  aux autres juifs (et par la suite aux rescapés des camps nazis). Par ce livre blanc, les achats de terres leur sont interdits, ainsi que 95 % du territoire, alors qu’ils sont en danger de mort en Europe. Churchill s’oppose au livre blanc au début de septembre 1940, de même que les travaillistes  (Hugh Dalton multipliera les efforts entre 1945 et 1946 mais c’est Bevin qui arrivera au pouvoir).

L’Angleterre fut aidée en cela – et de façon étonnante – par le fait que, pour lutter contre le colonialisme anglais et français, certains pays d’Afrique du nord et du Moyen-Orient eurent la tentation de s’allier avec l’Allemagne nazie. En particulier, le grand mufti de Jérusalem, Hadj Amine El-Husseini, rencontra Hitler dès 1941. Il existe un certain nombre de photos de leurs rencontres.

3 c) la Grande Bretagne persécute les rescapés du nazisme

Dès la fin de la Deuxième Guerre, la Grande-Bretagne, qui avait  bien accordé l’indépendance à l’Irak en  1930, à l’Égypte en 1936, tout comme la France l’avait fait avec la Syrie en 1928 et le Liban en 1943, conformément au mandat de la SDN, refuse  d’accorder l’indépendance aux juifs de Palestine. Ainsi, elle va jusqu’à couler des bateaux transportant en Palestine des rescapés juifs des camps de la mort nazis ( parmi lesquels l’Exodus). Pour rappel, l’Exodus a embarqué  4515 personnes (1561 hommes, 1282 femmes, 1672 enfants), tous rescapés des camps, venus de toute l’Europe, avec 10 kg de bagages chacun, pas plus. Abordés par les Anglais le 10 juillet 1947, à 3 heures du matin, le navire éperonné en outre 7 fois à l’avant, les Anglais tirent, faisant 3 morts dont un orphelin de 15 ans, et 130 blessés. Embarqués dans des bateaux-cages, grillagés, dans lesquels on les laisse pendant 2 mois, sans lit pour dormir, et en plein soleil d’été, ils sont conduits… en Allemagne, dans un camp gardé par des miradors (le camp de Poppendorf, près de Hambourg, et le camp d’Amstau, entourés de barbelés et gardés par des miradors. Comme ils refusent de se rendre en France où on accepterait de les accueillir, on leur diminue de moitié les rations alimentaires, déjà insuffisantes. Les autres bateaux de rescapés sont également arraisonnés par les Britanniques et leurs passagers déportés dans des camps, à Chypre, où transitent 52 000 juifs d’août 46 à Mai 48, alors que la guerre est finie depuis 1945. Dans ces camps de Chypre, la distribution d’eau n’est faite que la nuit, par quelques robinets seulement. Et ceci bien que toutes les horreurs perpétrées par les nazis soient alors connues de tous, comme cela a été largement démontré.

Ainsi, 100 000 militaires britanniques surveillent les 600 000 juifs de Palestine. Les juifs de Palestine réagissent alors, et créent des organisations de combat contre les Britanniques, considérés dès lors comme des occupants : le Bethar (fondé par Yossef  Trumpeldor). La Hagannah, l’Irgoun (dirigé par Menahem Begin), le groupe Stern (ou Lohamé Herout Israël). Une autre organisation, beaucoup plus ancienne, le Hachomer, existait pour d’autres raisons, depuis l’époque ottomanne, du fait que le  gouvernement ottoman dont la décrépitude ne cesse alors de s’accentuer s’était révélé  incapable de briser l’indépendance des tribus nomades dont la grande occupation était le pillage et le brigandage. Pour le Bédouin, éternel ennemi du sédentaire, les colonies juives constituaient une proie rêvée. Aussi dès 1907 vit-on apparaître l’organisation de défense, le Hachomer. (Miroir de l’Histoire n 281, p.158, 1973).

Les Britanniques en Palestine humilient les juifs (coups de fouet en public), les déportent au Kenya ou en Érythrée (dans le camp de Samba),  exécutent, par pendaison, les résistants, Bevin allant jusqu’à déclarer à Weizmann en octobre 1946 qu’il croit que les juifs ont déclaré la guerre à la Grande-Bretagne. Après le fouet donné au jeune Kimche, condamné à 15 ans de prison, les résistants de l’Irgoun réagissent, prennent des officiers britanniques qui reçoivent aussi le fouet, font sauter les stations de police anglaise, les rails, les pipe-lines, les avions. Le 29 juin 1946, les Anglais font des rafles et arrêtent 3 000 personnes (dont beaucoup appartiennent à la Hagannah) qui sont internées à Rafah, un camp de concentration dans le désert. L’Irgoun fait sauter le 22 juillet 1946 le QG britannique dans l’hôtel King David à Jérusalem. Les Anglais instaurent alors la loi martiale : ordre de tirer à vue sur toute personne circulant après le couvre-feu, interdiction des communications téléphoniques, tribunaux d’exception. L’Irgoun s’en prend aux casernes et fait sauter en mars 1947 le nouveau QG britannique de Jérusalem (la maison Schneller), et les Anglais lèvent le 17 mars la loi martiale. Mais des résistants juifs sont encore arrêtés et exécutés (Dov Gruner).

Louise Guersan

À suivre ; Chap 4 : la Palestine du mandat britannique, suite

Rappel des chapitres

Chap 1 : la population originelle de la Palestine  (publié le 9 février 2019) https://ripostelaique.com/la-fable-palestinienne-stop.html

Chap 2 : le nationalisme juif (publié le 10  février 2019) https://ripostelaique.com/la-fable-palestinienne-2-le-nationalisme-juif.html

Chap 3 : la Palestine du mandat britannique et l’odieuse politique anglaise

Chap 4 : la Palestine du mandat britannique et l’odieuse politique anglaise (suite) (prochainement)

Chap 5 : l’État d’Israël et les guerres israélo-arabes  (prochainement)

Chap 6 : l’État d’Israël et les guerres israélo-arabes (suite)  (prochainement)

Chap 7 : le mur et les plaintes des « Palestiniens »  (prochainement)

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Notifiez de
Ludovic Lagrogne

Mes sincères condoléances :) Je sais, c’ est dur d’ être brutalement confronté à la réalité historique après des décennies de propagande et de mensonges…

André Léo

Maurice, Rapprochez-vous des proches des centaines de Français victimes du terrorisme islamique, vous aurez un autre avis. Allez faire un tour dans les banlieues islamisées de nos villes, allez en Arabie saoudite, en Iran, au qatar … vous verrez comme « ils s’en fichent » , de l’état d’Israël., vos amis islamistes.
Israël a déjà connu trois guerres frontales menées par les pays « arabes », sans parler des agressions permanentes à la « rocket » depuis Gaza.
Ça non! Israël ne s’en « fiche pas » des terroristes.

André Léo

Très clair, très juste surtout, de l’histoire vécue en somme et non plus de la légende.

Louise Guersan habille les English pour plusieurs hivers!
Partout où ils sont passés ils n’ont pas hésité à se servir et à détruire.
Les islamistes dans les Balkans, c’est un peu la même histoire. Après des siècles de colonisation, de ruine des civilisations et des peuples des Balkans, les ottomans, ancienne dénomination des islamistes turcs, on commis les crimes de trop. En Grêce et en 1826! il y eut des intellectuels Français, Victor Hugo en premier, qui organisèrent la riposte, qui aboutit au démantèlement de l’empire ottoman.

 » …Les turcs sont passés par là, tout n’est que ruine et deuil.
Kio, l’Ile du vin n’est plus qu’un sombre écueil »… (Les orientales . V Hugo.)

Patrick Granville

Passionnante histoire mal connue. Merci Louise.

DUFAITREZ

Encore 5 ?
Ste Thérèse est battue !

Marcel

La Palestine musulmane c’est un arnaque , il n ya aucune place là bas pour les disciples du criminel et pédophile Mohammed , je suis chrétien mais je soutiens au peuple juif , l’ennemi historique des chrétiens, les juifs , les athées, les agnostiques sont les musulmans qui ont occupé , expulsé et tué les chrétiens de la Turquie, la Syrie , et le nord de l’Afrique qui auparavant été chrétienne et heureusement en Espagne Isabelle la Catholique les à fait expulsé sinon aujourd’hui l’Espagne et le Portugal de l’autre coté des Pyrénées serait musulmane aussi.

Rems

 » La Grande-Bretagne s’engage à établir un foyer juif en Palestine (déclaration Balfour), selon le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,  » le droit des peuples ? trop drôle……Le peuple était celui qui habitait sur place pas…….. des gens venus d’ailleurs !

Ludovic Lagrogne

Trop drôle ! Les Hébreux sont le peuple qui habitent cette terre depuis la nuit des temps. Même sous occupation romaine puis ottomane ils sont restés majoritaires. L’ invasion de criquets musulmans depuis le VII ème siècle n’ a pas changé la donne, les Juifs ont toujours été majoritaires. Lorsque le peuple juif fut autorisé à fonder son foyer par la société des nations, confirmé par la résolution n°181 de l’ ONU le 29 novembre 1947, ils étaient fondés à créer un état (Israël) et à y accueillir les membres de leur diaspora menacés dans le monde. Les squatteurs musulmans ont refusé le « vivre ensemble » et enclenché des guerres d’ extermination qui ne leur ont rapporté que de magistraux coups de pieds aux fesses.

Clamp

Très intéressant ; ça m’inspire beaucoup de réflexions. On voit que les juifs ont pu s’en sortir parce qu’ils ont pris leur destin en main en acceptant de se battre. Ne serait-ce pas l’exemple à suivre ? Ne faudrait-il pas se décider, pour commencer, à créer de forts contingents de services d’ordre capables non seulement de contrecarrer les projets des hyperfas et autres blackbocks mais également de leur faire passer l’envie de revenir définitivement. Comme je l’ai déjà écrit, la seule chance de survie de la France, c’-à-d sa seule d’échapper à une islamisation totale et définitive ne tient qu’à sa capacité à affronter physiquement son envahisseur, il n’y a malheureusement pas d’autre alternative. Il n’est jamais trop tôt pour en accepter le sacerdoce et les rouges ne sont qu’un hors-d’oeu

jan le Connaissant

Donc , si je comprends bien, les israéliens d’aujourd’hui ont parfaitement le droit de réclamer TOUTE la Palestine des premiers accords de 1919 – conclus aussi avec les arabes d’alors ! ce qui implique, entre autre, la Judée- Samarie ( appelé faussement Cisjordanie ) et le sud de la Syrie !
Et deuxièmement, les anglais d’alors refusant d’appliquer les accords prévus sont les premiers responsables du marasme actuelle avec les pseudo palestiniens musul !!

emile

ils sont responsables , les rosbifs ,de pas mal de bordel dans le monde , relayés ensuite par les Amerlocks qui ont fait plus fort encore , et continuent….
comme pousser les Japonais à se radicaliser en leur refusant toute expansion économique alors que sa population augmentait , et déclencher le conflit du pacific…..

Clamp

Oui c’est à peu près ça. Sauf qu’il faut quand même nuancer, certains arguent que la déclaration de Balfour est privée et qu’elle n’engage pas le moindre état, et par contre, je suis étonné de ne pas avoir lu le moindre détail sur l’accord de San Remo ( 04 20 ) qui est celui où est fixé officiellement le sort de la Palestine, laquelle est quand même censée être partagée en deux, mais dont une partie a donné la Jordanie.

Ludovic Lagrogne

Et par la grâce de rappels historiques, Jan le Connaissant devint Jan le Comprenant ;)
Pourquoi vous figurez-vous donc que l’ on qualifie, en France, l’ Angleterre de « Perfide Albion » depuis le XVII ème siècle ?
Chez eux la raison d’ état est supérieure à toute autre considération: morale, humaniste, respect de la parole donnée, des traités signés, de la neutralité déclarée, de l’ honneur souvent…
De Jeannne d’ Arc à Mers-el Kebir, en passant par Fashoda, la France en a beaucoup souffert.

Ludovic Lagrogne

Responsables de la situation actuelle, les Arabes qui rejetèrent le plan de partage voté à l’ ONU le 29/11/1947 et ouvrirent les hostilité dès le lendemain du vote de la résolution onusienne n° 181.
Celle-ci leur était pourtant largement favorable et réduisait la part juive (l’ ayant tout de même acceptée) à peau de chagrin, un territoire morcelé, ridiculement petit et indéfendable.
Pour les Arabes l’ important n’ était pas la terre concédée, mais le fait que le juif haï relève la tête. N’ avaient-ils pas rejeté l’ islam à Médine et résisté au prophète ? Un juif ne pouvait être que dhimmi ou mort, en aucun cas libre et armé.

Ludovic Lagrogne

Pourtant les musulmans savent depuis Mahomet que le peuple juif est fondé de demeurer sur ces « terres disputées ». N’ est-il pas écrit dans le coran, parole d’ allah soi-même:
Verset 21 de la sourate 5 « Oh mon peuple (les Hébreux), entrez dans la terre sainte que Dieu vous a prescrite. Et ne vous retournez pas sur vos arrières : vous retourneriez perdants » (Coran Hamidullah)

Alors qui sommes-nous, pauvres hères mécréantes, pour ne pas reconnaître la primauté des Juifs en cette contrée ? :-D

Ludovic Lagrogne

Pourquoi donc pensez-vous que l’ on qualifie, en France, l’ Angleterre de « Perfide Albion » depuis le XVII ème siècle ?
Chez eux la raison d’ état est supérieure à toute autre considération: morale, humaniste, respect de la parole donnée, des traités signés, de la neutralité déclarée, de l’ honneur souvent…
De Jeannne d’ Arc à Mers-el Kebir, en passant par Fashoda, la France en a beaucoup souffert.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Perfide_Albion

Louis de Constance

Hi from DC ❤ ✌ 💙. Thx a lot. Very interesting. Basically, the Jews were persecuted since the Roman occupation. The Christians became a real scourge over the Jewish people all over the world eventhough being protected by the Pope (Ex.: the Comtat Venaissin, Roma city…). Therefore Israel must be strong and powerful. It’s a matter of life or death ,definitely. And America is their loyal,constant allied.