La famille Saoud : une malédiction pour le monde arabe

L’article rédigé par l’égyptien Kâmel el-Najjar (*) pourrait avoir comme sous-titre : Naissance et objectifs des banques islamiques [NDT]

Avant la découverte du pétrole [1930] dans le royaume wahhabite [l’Arabie Saoudite], l’Angleterre avait conclu un marché avec le roi Saoud pour lui verser un salaire mensuel de 5.000 livres sterlings pour que le roi  représente ses intérêts dans la région du Proche-Orient. L’agent anglais Philby  en réglait le montant au roi. (The Devil’s Game, Le Jeu du Diable, de Robert Dreyfuss, p 42). Bien sûr, le royaume était de formation récente, comportait un désert dont la majorité de la population vivait sous des tentes noires autour des oasis. Le gouvernement du roi ne lui fournissait aucun service car les 5.000 £ étaient destinées seulement à ses propres besoins et à ceux de sa famille. Même après la découverte du pétrole, vers la 3e décade du siècle dernier, la majeure partie de la rente pétrolière allait aux compagnies américaines représentées par l’ARAMCO à Dhahrân. Elles réglaient annuellement au roi une faible partie de cette rente. Pendant cette période, le peuple du royaume comptait essentiellement sur les bateaux qui venaient d’Égypte et du Soudan chargés de marchandises et de moutons. Même la tenture de la Kaaba leur parvenait annuellement du Darfour  à l’ouest du Soudan puis l’Égypte s’en est chargée. Progressivement le revenu pétrolier du royaume augmentait avec la multiplication de nouveaux puits. Le mauvais sort du monde arabe a vu le jour dans les années cinquante avec l’étoile du raïs égyptien Djamâl Abdel Nasser qui fit appel à la nation arabe pour mettre fin aux règnes des rois au Moyen-Orient, ce qui déclencha le mécontentement de la famille Saoud. 

A cette période, la famille Saoud s’est appliquée à mettre fin au régime de Nasser en finançant des groupes islamiques en Égypte et dans le reste des pays arabes. La famille Saoud prit dans son giron les membres des Frères Musulmans qui venaient de fuir l’Égypte après l’échec de leur tentative d’assassinat de Nasser en 1954. La famille Saoud prodigua argent et postes universitaires aux Frères Musulmans alors qu’une partie importante du peuple saoudien vivait toujours sous les tentes, ne connaissant ni service sanitaire, ni route praticable, ni eau potable.

A la mort de Nasser en 1970 et l’accession au pouvoir d’Anouar el-Sadate, président croyant, qui ouvrit l’Égypte au libre marché pour détruire le socialisme de Nasser, les Frères Musulmans rentrèrent d’Arabie Saoudite, bourrés de pétrodollars, afin de diffuser la pensée religieuse en Égypte et ailleurs. C’était le meilleur moyen pour protéger le régime de la famille Saoud et aussi pour aplanir la voie qui permettrait aux Frères de gouverner l’Égypte et faire de l’Égypte un soutien de la famille Saoud.

Afin d’appliquer effectivement cette théorie, le prince Mohammad el-Fayçal, fils du roi Fayçal, accoucha d’une idée : la création des banques islamiques. Pour cela, il fit appel à des personnalités religieuses égyptiennes des Frères Musulmans dont le Mufti de la République,  Abd el-Aziz Hidjazi avant-dernier Premier ministre,  Othmân Ahmad Othmân, le cheikh Yousef al-Qardawi, Yousef Nada, le cheikh Omar ‘Abd al-Rahmân, fondateur de la Jamaat Islamiyya, emprisonné actuellement aux USA après sa condamnation pour les explosions du World Trade Center  à New-York.  Mohammad el-Fayçal fonda en Égypte la Banque Islamique Fayçal en 1976 après l’acceptation par Sadate de certaines conditions parmi lesquelles l’assurance contre tout risque de nationalisation de la banque dans l’avenir, la non-application des lois bancaires égyptiennes à la banque islamique, que la banque fonctionne dans le secret sans que les comptes puissent être contrôlés et la dispense de payer les impôts égyptiens ( cf. la référence ci-dessus p 165).

Tous les fondés de pouvoir de la Banque Islamique Fayçal étaient des Frères Musulmans. Ils ont réussi, par le financement de la banque, à présenter des candidats et à faire élire au Parlement des membres sympathisants des Frères, à créer des institutions et des journaux islamiques afin de diffuser en Égypte la pensée  wahhabites  et celle des Frères Musulmans. Quand la fortune des Frères Musulmans a progressé, ils ont commencé à propager les banques islamiques des Frères en Jordanie, au Koweït, au Soudan et en Turquie, alors qu’auparavant ils ne comptaient que sur les adhésions de leurs membres. C’est ainsi que le royaume de la famille Saoud a pu propager l’influence wahhabite, non pas uniquement dans ces pays mais au-delà, dans les pays islamiques pauvres comme le Pakistan et l’Afghanistan. A travers les banques islamiques, la famille Saoud a généreusement entretenu les gouvernants dictatoriaux comme le Général Dya’ el-Hacq et le mollah Omar pour faire virer ces pays vers la doctrine fanatique du wahhabisme.  

Au Koweït, qui était un état ouvert au 20e siècle, où les femmes ne connaissaient pas le voile, et dont les universités étaient mixtes, la famille al-Sabah [la famille régnante] par crainte de  l’influence nassérienne sur la jeunesse et aussi par crainte de la présence, importante à cette période, de travailleurs palestiniens qui avaient des penchants pour le socialisme et le communisme, dans la personne du prince du Kuweit, fît appel aux Frères Musulmans jordaniens qui avaient soutenu le roi Hussein contre le mouvement Fatah en Jordanie. Celui-ci se fit aider par un petit mouvement des Frères Musulmans koweitiens connu sous le nom de « Mouvement de la Réforme ». Ce mouvement lui conseilla de dissoudre le parlement et de créer en 1977 la Banque du Financement  Koweitien sous la houlette des Frères Musulmans. La famille régnante accorda à la banque les mêmes conditions obtenues par la Banque al-Fayçal  en Égypte parmi lesquelles la dispense totale de surveillance par la Banque Centrale, l’exercice dans le secret le plus total et le monopole de l’investissement islamique à tel point que le gouvernement interdit le création de toute autre banque islamique au Koweït. La banque du Financement Koweïtien, du jour au lendemain, devint la deuxième grande banque du Koweït. Elle s’employa à attirer les tribus bédouines, à les entretenir, à les intégrer dans la vie citadine  afin qu’elles soient un juste soutien à la famille régnante face aux gens de la ville dont la majorité étaient des richards qui détestaient la famille al-Sabah. Parvenus à la ville, les bédouins emportèrent avec eux toutes les valeurs conservatrices du désert, protectrices du patrimoine et des coutumes de la Djahiliyya [période préislamique]. Et, en très peu de temps, la ville de Koweït est devint conservatrice du point de vue islamique. Elle interdit à ses écoles l’enseignement de la musique, interdit la mixité scolaire. Les femmes se voilèrent et l’étoile des Frères Musulmans s’affirma au Parlement koweïtien dont la plupart des séances fut occupée par la religiosité : contre celui qui a eu l’audace d’insulter les compagnons du Prophète ou s’est aventuré en parlant des femmes du Messager [d’Allah] ou contre celui qui a dessine une caricature du Prophète de l’islam. Le Parlement autorisa la confiscation de livres, de revues et de journaux et même [la liberté de] la pensée des gens. Ainsi s’acheva le Koweït des années 60 quand la revue Al-Arabi laissa la place à l’édition de livres de Hadiths bourrés d’histoires de la souffrance de la tombe
et du feu de l’enfer. Maintenant, la sorcellerie s’est retournée contre le sorcier : les députés des Frères Musulmans sont devenus une épine dans le ventre de la famille régnante et leur principal travail parlementaire est le harcèlement des ministres de la famille al-Sabah et la chute des gouvernements les uns après les autres dans le but d’affaiblir l’institution parlementaire et peut-être même de donner l’ordre à leurs officiers dans l’armée  de monter un coup d’état des Frères-Musulmans à la façon d’al-Baschir et d’al-Tourabi au Soudan.

Au Soudan, la Banque Islamique al-Fayçal ouvrit une succursale à Khartoum et monopolisa l’embauche à la seule faveur des adhérents des Frères Musulmans. De même, les prêts ne furent accordés qu’aux membres inscrits dans la Confrérie. En peu de temps, une couche sociale de richards se développa, formée de Frères qui employèrent leur fortune à consolider les fondations du wahhabisme par la construction de mosquées, l’édition de journaux favorables à l’activisme islamique. Ils obligèrent la femme soudanaise à porter le vêtement saoudien, la ‘abaya. De même, les écoles de mémorisation du Coran se propagèrent, ainsi que les canaux satellitaires et les stations de radios qui soutiennent les islamistes. En peu de temps cinq banques islamiques virent le jour. La pauvreté des Soudanais qui n’appartenaient pas aux Frères Musulmans augmenta et, en même temps, la position de la femme soudanaise se dégrada alors que les Soudanaises étaient parmi les premières femmes arabes à avoir le droit de vote et à entrer au parlement en tant que membre actif. La voix de la femme soudanaise a presque disparu maintenant de la vie publique sauf quand elle hurle de douleur lorsqu’elle est flagellée sur les places publiques pour avoir porté le pantalon au lieu de la ‘abaya.

Quant à l’Algérie, le Front Islamique du Salut (FIS) était en lien étroit avec la famille Saoud qui lui prodigua généreusement ses pétrodollars (cf. L’Algérie, le prochain état fondamentaliste, Graham Fuller). La Confrérie des Frères Musulmans en Algérie qui a engendré le FIS, a été fondée par les Frères Musulmans d’Égypte grâce à un financement saoudien total. L’Égypte avait envoyé le cheikh Mohammad al-Ghazali, et un groupe de conférenciers islamiques pour enseigner à l’Université d’Alger. Ils ont créé et propagé l’idéologie des Frères. Quand l’armée algérienne a saisi le pouvoir pour empêcher les islamistes d’arriver au pouvoir par les urnes, la famille Saoud n’a pas bronché. Les islamistes ont commencé leur guerre cruelle contre les citoyens algériens. Ils ont volé les banques, violé les femmes. Ils ont fait exploser des hommes dans les marchés et les lieux publics. Tout cela pour sauver le régime de la famille Saoud et l’entourer d’États islamiques qui le soutiennent.

Les bras longs de la famille Saoud atteignit la Jordanie. L’Arabie Saoudite lui fournissait du pétrole gratuitement à travers le pipeline de la société Tapline appartenant à l’ARAMCO. Ainsi, la poursuite du régime du roi Hussein dépendait de l’assentiment de la famille Saoud et des Américains. C’est la raison pour laquelle l’Arabie Saoudite imposa au roi Hussein la reconnaissance du parti des Frères Musulmans en Jordanie et la dissolution de tous les autres partis. En raison des mauvaises relations entre la Syrie du parti Baath  et l’Arabie Saoudite, cette dernière intima l’ordre au roi Hussein d’utiliser les Frères Musulmans de Jordanie dans un complot, avec Israël et quelques membres des Frères Musulmans syriens qui s’entraînaient dans les camps secrets des Phalanges au Liban sous les auspices des Israéliens, pour mener une campagne d’explosions en Syrie en 1981 afin de déstabiliser le régime et permettre aux Frères Musulmans de prendre le pouvoir. Quatre ans après, le roi Hussein reconnut ce complot et présenta ses excuses au gouvernement de Hafez el-Assad (The Times, Londres, 12/11/1985).

Le pétrodollar est resté le principal roi dans tout le monde islamique, puis dans d’autres pays. Vers la fin du 20e siècle, les banques islamiques sont devenues les poules qui pondent des œufs d’or pour les islamistes, et font éclore de ces œufs d’or le wahhabisme. Ainsi, vers la fin de 2004, il existait 270 banques islamiques  dont le capital était de 260 milliards de dollars (cf. Le Conseil général des banques islamique et des institutions financières, AFP 25/04/2004, rapporté dans The devil’s Game par Robert Dreyfuss,). Le prince Mohammad al-Fayçal et Saleh bin Abdallah Kâmel (beau-frère du roi Fahd) sont derrière cette masse monétaire islamique. Ce dernier a fondé à Jedda, la Banque de la Baraka [la Prospérité]  où l’on compte parmi ses membres influents, le cheikh al-Qardawi. La banque al- Baraka a pondu un nouvel œuf qui a éclos dans les îles Bahamas sous le nom de Banque al-Takwa [piété], fondée par Yousef Nada, membre des Frères Musulmans.

Comme la banque al-Baraka à Jedda et la banque al- Takwa aux Bahamas n’avaient pas besoin de propager le wahhabisme, ils ont œuvré au financement du terrorisme islamique représenté par Al-Qaeda. Comme la famille Saoud comptait totalement sur l’institution religieuse wahhabite, elle lui avait accordé le droit d’organiser les programmes d’éducation dans le royaume. Le nombre des diplômés dont les connaissances religieuses ne leur permettaient pas de remplir une quelconque fonction gouvernementale, augmenta le nombre des chômeurs. Et l’oisiveté  commença à agir sur leur mental attisa en eux le feu de la révolte, ce qui conduisit la famille Saoud qui avait peur d’eux, et surtout après les événements du sanctuaire mecquois en 1979 conduits par Jouhaymân al-‘Utaybi qui a poussé les soldats saoudiens à bombarder la mosquée-sanctuaire par les canons (cette fois-ci les oiseaux « abâbîls » n’étaient pas au rendre-vous)(1), Avec les conseillers américains, la famille Saoud s’est fendue d’une idée pour trouver un moyen d’occuper les jeunes endurcis afin de détourner leur regard de la corruption dans le royaume wahhabite. Ils ont trouvé en Afghanistan le but recherché. Ils se sont appliqués à financer et à envoyer des milliers de jeunes Saoudiens pour aider les moudjahidines afghans dans leur combat contre les Russes. Puis, ils ont créé des écoles religieuses wahhabites dans de camps des refugiés afghans au Pakistan. C’est dans ces mêmes écoles que les chefs et les soldats talibans ont étudié.

Quand la demande de financement du terrorisme dans le monde a augmenté, la famille Saoud a embrigadé ses alliés du Golfe à ouvrir la Banque du Commerce et du Crédit International à Londres sous gouvernance pakistanaise. Cette banque est réputée pour son financement du terrorisme et le blanchiment d’argent à tel point que son nom officieux est devenu  Crooks and Criminals International Bank, (Banque Internationale des Escrocs et des Criminels). Cette banque s’est effondrée en 1988. Les États-Unis ont inscrit la banque al-Takwa aux Bahamas sur la liste des banques qui financent le terrorisme et ont interdit de traiter avec elle.

Ensuite, le royaume de la famille Saoud fonda l’Organisation du Congrès islamique puis l’Alliance islamique grâce à un financement de la Banque Islamique du Développement à Jedda (Islamic Development Bank). Ces deux organisations sont devenues le fer de lance qui a pénétré le corps des États islamiques avec ses pétrodollars pompés vers ces pays pour propager la pensée wahhabite et faire reculer ces sociétés au nom du développement. Puis le royaume a abondé dans ce sens en doublant le nombre d
es sociétés caritatives qui collectent les dons des hommes d’affaires pour soutenir l’activisme d’al-Qaeda, Les virements de ces associations caritatives saoudiennes et du Golfe  vers al-Qaeda en Afghanistan, entre 1979 et 1989,  représentent 600 millions de dollars selon la revue Al-Watan al-Arabi. Au cours des deux dernières décades l’Arabie Saoudite a dépensé 87 milliards de dollars pour diffuser la pensée wahhabite dans toutes les contrées du monde, selon le témoignage d’un expert devant le Congrès américain le 26 juillet 2003.

Tout cela n’a pas suffit à la famille Saoud. Elle a ouvert des écoles d’enseignement du wahhabisme dans tous les pays islamiques, en Europe et dans les deux Amériques, pour endoctriner les enfants musulmans et leur inculquer le wahhabisme qui exhorte ses adeptes à haïr les non-musulmans, à se charger de hargne envers leurs détracteurs, et à agir selon les fatwas qui représentent la plus grande part de l’enseignement de ces écoles. Cela a été confirmé récemment par l’enquête du Congrès américain. Le Dr Saleh al-‘Abed, secrétaire général du Conseil des ministres saoudien a précisé que le rapport annuel du Conseil des ministres fait état d’aides financières de plus de 84 milliards de ryals dont ont bénéficié 150 institutions islamiques dans 55 états et que parmi les principales réalisations du Conseil, on compte la création de 22 mosquées et de 16 centres islamiques sur les cinq continents Al-Shark al-Awsat 6/07/2009). Ces pays pauvres dont les citoyens meurent de longues maladies et de la faim, reçoivent des dons de l’Arabie Saoudite pour la construction de mosquées et de centres islamiques dont le but est de former des individus formatés par le wahhabisme au lieu de former des soignants et des secouristes pour aider les malades.

Malgré cette prodigalité dans le financement à l’endoctrinement au wahhabisme et dans celui du terrorisme, les citoyens de l’Arabie Saoudite vivent dans la pauvreté, les jeunes hommes ou femmes souffrent du chômage. Plusieurs études diligentées par le ministère des Affaires Sociales sur  la pauvreté à Riyad ont démontré que « l’illettrisme, le chômage, les aides aux familles saoudiennes, la baisse de revenu du chef de famille actif, ou l(absence de revenu s’il est sans travail, les évènements privés comme le décès du mari, son abandon du foyer, son emprisonnement, son licenciement et l’absence d’une conscience sociale à l’égard des familles pauvres sont les principales causes de la pauvreté à Riyad (Al-Shark al-Awsat 31/07/2005). Les rues de Riyad, de Dammam, de Khabar sont bondées de femmes qui mendient. Au lieu d’instaurer un système d’assurances sociales qui prend soin des familles démunies, des orphelins, des femmes divorcées et des handicapés, le royaume dépense des milliards de dollars pour diffuser le wahhabisme de par le monde. Ce qui nous intéresse ici, c’est que les énormes fortunes que le royaume a octroyées aux Frères Musulmans et à d’autres islamistes permettent à ceux-là d’assassiner les révolutions arabes récentes et les tentatives d’instaurer des régimes démocratiques dans les pays concernés, car les islamistes sont les seuls à pouvoir acheter les voix des pauvres illettrés. Ils pourront ainsi constituer les gouvernements à venir. Ils seront le bras droit de la famille Saoud et la pérennisation de leur régime familial pourri.

Nous voyons maintenant que la pieuvre wahhabite tente d’élargir la région qui la protège en incorporant la Jordanie et le Maroc dans le Conseil de Coopération du Golfe afin d’augmenter le nombre de rois dans le Conseil pour que cela permette à la pieuvre de réprimer toute tentative de changement démocratique dans ces pays. Le Conseil de Coopération du Golfe  enverra ses armées tuer les manifestants comme ce fut le cas au Bahreïn. Il n’y a pas d’autre raison à l’incorporation  du Maroc qui n’a aucun lien avec le Golfe sinon un régime royaliste familial.

Par ma vie, [les Saoud] sont une malédiction pharaonique qu’on ne saurait comparer à aucune autre !                   

Traduit de l’arabe par Bernard Dick

(*) Kâmel el-Najjar  est un penseur, écrivain et chirurgien égyptien (NDT) Article publié le 17/06/2011 : http://www.ssrcaw.org/ar/show.art.asp?t=2&aid=263674

(1) Allah aurait envoyé des oiseaux pour détruire l’armée venant d’Éthiopie et qui s’apprêtait à démolir la Kaaba.

Surate al-fïl (l’éléphant 105 : 1-5)  Ne vois-tu pas comment ton Rabb [ton Seigneur] a traité les Compagnons des Éléphants ? N’a-t-il pas fait de leur fourberie un fourvoiement ? Il a envoyé contre eux les oiseaux Abâbîls leur jeter des pierres empreintes qui les a mis en fauches fanées. (Le Coran, traduction d’André Chouraqui)

 

 

 

 

 

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