La Fille aînée de l'Eglise n'est pas le paillasson de l'islam

Mosquees-en-France-par-regions-2014Réveillés soudain d’une léthargie qui dure depuis plusieurs décennies, la classe des cancres politiques prendrait-elle conscience que le christianisme est en danger de mort urbi et orbi, c’est-à-dire autant dehors qu’à l’intérieur de ses frontières historiques ?
Evidemment, la montée des « périls » identitaires, lesquels savent ce qu’ils doivent au christianisme, plus la peur de perdre des voix dans leurs « saintes » élections, n’est pas étrangère à cette réaction des gouvernants gauchisants. Leur compassion de façade reste exclusivement intéressée et leur anticléricalisme primaire, voire primitif – un Christ dans de l’urine, quelle manifestation intellectuelle ! –, a de beaux jours devant lui.
Nous sommes à Riposte laïque et je n’entends pas faire la promotion de ma religion, dont je me suis moi-même par le passé quelque peu écarté. Mais, par une ignorance crasse ou, pire, une haine obsessionnelle telle qu’exprimée chez ces Femen et autres furies, nier l’ancrage séculaire du christianisme dans le corps France relèverait du suicide culturel. La place ainsi libérée, d’autres s’installeraient avec un choix diaboliquement manichéen à offrir : soumission et conversion ou extermination ! Ce que vivent les chrétiens d’Orient et, pour l’heure dans une moindre mesure, ceux d’Occident, régulièrement harcelés par l’islam.
J’entends ça et là parler de l’intégrisme catholique comme d’un danger mortel capable de déstabiliser la République, tandis qu’on s’aveugle devant une autre religion en lui tendant le cou et lui prêtant des vertus civilisatrices qu’elle n’a jamais eues ; j’entends des élèves ânonner comme de bons petits soldats des leçons d’Histoire revisitées où le chrétien serait responsable de tous les maux ; j’entend, enfin, des démagogues bouffeurs de curés nous asséner la liberté de vomir sur la Croix mais surtout pas ailleurs. Et je vois dans le même temps le fanatisme religieux le plus obscur, vanté comme une plus-value culturelle, tisser sa toile au-dessus de nos têtes avec l’approbation béate de certains ministres du culte chrétien, comme le cardinal Barbarin. C’est à vous rendre nostalgique des riches heures de Godefroy de Bouillon !
Pourquoi cette négation de la réalité du martyre chrétien, pourquoi cette acceptation génocidaire qui s’étale impunément, avec le soutien souvent affiché d’ennemis intérieurs grouillant dans les entrailles de notre pays, qu’ils dépècent un peu plus chaque jour ?
Parce que, peut-être, nous sommes gouvernés par des libéraux revanchards et motivés par le « jouir sans entraves » soixante-huitard, perfusés à l’anticléricalisme radical, quitte à embrasser d’autres sectateurs, si mortels fussent-ils ! Les faits montrent pourtant à quel point le christianisme est – à d’insignifiantes exceptions près – devenu inoffensif. Quant à ses crimes passés, messieurs-dames si savants, exhibez-moi donc une culture sans taches de sang sur les mains et nous en reparlerons ! Une civilisation ne se construit pas avec des fleurs, mais des armes !
Soutenir ses frères chrétiens serait ainsi une honte lorsque le Secours islamique est autorisé à déployer ses orgies publicitaires, qui dissimulent mal leur soutien à la lutte contre Israël, par exemple ? Eh bien, non : la Fille aînée de l’Eglise n’est pas le paillasson de l’islam ! Et si ledit islam avait été aussi reluisant qu’on nous l’affirme, alors pourquoi Charlemagne s’est-il contenté de se faire sacrer à Rome en 800 plutôt que de prononcer la chaada ? La France repose sur un socle chrétien et l’oublier c’est préparer à très court terme notre mort.
En attendant, défions-nous de cette propagande qu’on nous inflige, à commencer par l’Education nationale, qui prépare les générations futures à gober sans discernement que l’on doit tant à l’islam. Ce que l’on doit à l’islam ce sont surtout des guerres. La doctrine vénéneuse dont est victime la France – et la plupart des pays d’Europe – est un mensonge : une cathédrale vous en apprendra beaucoup plus sur votre passé qu’un hadith…pour combien de temps encore ?
Plus que jamais, les chrétiens d’ici et d’ailleurs ont « le besoin de la JUSTICE, nourriture infiniment absente ! » (Léon Bloy).
Charles Demassieux
 

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