1

La folie écologiste : ils rêvent d’un monde sans l’Homme…

Ecolospendons.jpg

Depuis plusieurs mois, mais le phénomène s’est accentué ces dernières semaines, des militants écologistes issus de plusieurs groupuscules comme « Dernière rénovation », « Just Stop Oil » et « Extinction Rébellion » ont décidé d’intervenir partout, en interrompant des spectacles, en se collant sur des tableaux ou en les dégradant, ainsi qu’en obstruant la circulation, de loin l’activité la plus dangereuse, et qui a d’ailleurs provoqué deux morts à Londres en empêchant deux personnes grièvement blessées de parvenir à temps à l’hôpital. Cela dit, attaquer l’art est pour moi le pire de ce que l’on peut faire, symbolisant une volonté totalitaire évidente.

Au delà de notre condamnation légitime et spontanée, qu’est-ce que cela illustre ?

Ces militants nous parlent de l’urgence climatique imminente. Il me semble que l’on peut en parler tout le temps y compris devant les électeurs qui se sont prononcés clairement en donnant lors des dernières présidentielles 4,7 % de leurs suffrages à Yannick Jadot (qui cependant reste nettement moins fou que ces illuminés qui obtiendraient vraisemblablement encore moins de voix aux élections). Bref, ces militants font délibérément fi de leurs multiples défaites électorales patentes car ils sont persuadés d’être dans le vrai et le bien. Donc tous les moyens et même, dirais-je, surtout les moyens illégaux, leur apparaissent légitimes.

Maintenant quel est le message, la philosophie réelle derrière le discours de Europe Écologie Les Verts ? Car moi-même me considérant comme écologiste (ne jetant jamais un papier par terre, triant mes déchets, coupant le modem le soir avant de me coucher, éteignant les lumières en sortant d’une pièce, soit des gestes du quotidien nécessaires à une meilleure consommation), j’aurais pu me reconnaître dans un parti écologiste intelligent.

Mais le credo de ce parti est simple ; l’Homme ne doit jamais interférer avec la nature. Peu importe les conséquences : l’abandon de l’élevage entraînerait la disparition des bovins et des ovins, celui de l’agriculture ferait apparaître des famines. Et avez-vous vu un champ que l’on n’entretient plus ? Il est envahi par les mauvaises herbes (chiendent, ronces, etc.). Il en va de même pour une forêt, on n’y pénètre plus tant elle est devenue dense (lire le roman « Le monde vert » de Brian Aldiss décrivant un futur apocalyptique allant en ce sens).

L’homme appartient à la nature. Certes il faut éviter qu’il y fasse n’importe quoi (rejeter la pollution dans les eaux par exemple) mais il se doit d’y participer intelligemment (en régulant le gibier, en récoltant de l’eau dans des bassines collectives afin de pallier à une future sécheresse). Subir sans bouger les aléas de la nature (inondations, raz-de-marée) n’est un programme ni viable ni sérieux. Un monde sans hommes, voilà peut-être le véritable idéal de ces écolos.

Platon du  Vercors