La France de Macron me rappelle de plus en plus le Cuba de Castro

Publié le 5 décembre 2020 - par - 11 commentaires - 766 vues
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J’ai eu la chance, il y a vingt ans, de visiter Cuba. Non pas dans un village de vacances aseptisé, mais avec un périple à travers l’île, chez l’habitant. Magnifique pays, mais pauvre pays, privé de tout, et en particulier de toute liberté. Je ne pensais pas, vingt ans après, retrouver en France des souvenirs de ce temps-là. Et pourtant…

Il y a deux ans, je me trouvais à la gare du Nord, et je remarquai la présence de plusieurs jeunes, portant chasuble siglée RATP, qui déambulaient sur les quais. M’approchant d’une carte pour repérer mon parcours, deux d’entre eux se jetèrent sur moi, me demandant où je voulais aller. Ils étaient prêts à me renseigner, cherchant visiblement à se rendre utiles : je les laissais donc m’expliquer. Me revint alors en mémoire ces établissements cubains, où vingt-cinq employés étaient là pour servir trois clients : pas de chômage à Cuba, on partage le temps de travail, quitte à ne rien faire ou presque. Et bien sûr, pour un salaire de misère, dix dollars par mois à l’époque… Nos jeunes à nous doivent désormais se contenter de ces boulots factices, faute d’industries que le socialisme a chassées de notre pays en quelques années.

À Cuba, le pays tout entier était astreint à écouter les interminables discours de Castro : un soir qu’il s’exprimait à la télé, je me trouvais parmi une famille d’infirmiers, et il fallait garder la fenêtre ouverte jusqu’au bout, que tous voient bien qu’ils accomplissaient leur devoir en écoutant le Lider Maximo. Un Lider Maximo qui triomphait ce soir-là : Cuba venait, selon ses dires, de dépasser la Hollande pour la production de viande. Une fois les fenêtres refermées, la vieille grand-mère m’expliqua que cela faisait des années qu’elle n’avait pas vu le moindre bout de gras dans son assiette… En France, Macron nous assène, lui, sur toutes les chaînes, que la France a tout réussi dans la lutte contre la covid, bien mieux que les autres pays, que nous sommes à la pointe de tout. Et c’est relayé par les médias, les commentateurs autorisés approuvent : nous savons tous que c’est faux, mais voilà, c’est comme ça, c’est officiel. À Cuba, le téléphone était gratuit, les cabines publiques nombreuses : un bon moyen pour le régime de surveiller la population ! En France, tout est bon pour fliquer les gens : réseaux sociaux contrôlés jusque par l’administration fiscale, attestations pour sortir de chez soi, attestations nominatives pour aller au café ou au restaurant, quand le pouvoir daignait encore les laisser travailler…

À Cuba, la religion chrétienne était quasiment interdite ; j’ai rencontré des gens qui cachaient les reliques des saints et statues de la Vierge chez eux. En France, les crèches sont désormais “non grata”, les sapins de Noël chassés des places publiques de certaines villes, et tout est fait pour entraver la pratique du culte.

Mais voilà que désormais la France me rappelle aussi la RDA, que je n’ai connue que par médias interposés. Et c’est notre inénarrable Castex qui pourrait tenir le rôle d’Honecker, la faconde méridionale en plus. Car voilà désormais qu’on veut empêcher les Français de partir du pays, pour aller skier en Suisse ou en Espagne : le retour des frontières, en mode LaREM, c’est un nouveau mur de Berlin, sur les Pyrénées ou les Alpes… La France est devenue le pays le moins libre d’Europe, le royaume d’Ubu de la bureaucratie tatillonne et répressive. Fatalement, elle se retrouve fuie par ses enfants, et finira comme la pauvre et triste RDA d’antan. Au moins ces pays-là, Cuba ou RDA, connaissaient-ils l’ordre et la sécurité…

Le déclassement de la France est total : économique, mais aussi politique et moral. La France n’est plus le pays des libertés, c’est un enfer pour l’homme normal, honnête, travailleur, traqué jusque devant sa télé ou son ordinateur, insulté, culpabilisé, obligé de fermer boutique pour compenser les catastrophes du gouvernement, obligé de demander l’autorisation pour sortir de chez lui, aller au café, faire du sport… Comme Cuba et la RDA, la France se targue d’un système de santé optimal. Mais peut-on vivre seulement pour ne pas mourir ? Jusqu’où va-t-on descendre, vers Cuba, ou vers la RDA ?

Olivier Piacentini

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Notifiez de
Daniel

J’ai séjourné plusieurs mois à Cuba il y a quarante ans, chez des Français qui y vivaient, en plein centre de La Havane. La nomenclature, les membres du parti, les ambassades, les étrangers bénéficiaient d’un statut complètement à part et privilégié : magasins privés, villas luxueuses, alfa-romeo, clubs et restaurants privés, etc. tout cela interdit aux ploucs du peuple. Culture entièrement sous contrôle de la censure, voyages interdits, flicage et délation généralisés (le gardien de chaque immeuble note les sorties et de chaque habitant), etc. Certains quartiers manquaient de tout : ravitaillement en eau par camions citernes, tickets de rationnement pour la viande, pour les oeufs, etc. Quant au téléphone dont vous parlez, il était en effet gratuit mais sans communications internationales !

olivier piacentini

Comme je l’indique dans l’article, je connais Cuba pour y avoir passé trois semaines. C’est un pays ensoleillé, un peuple gai et chaleureux. Mais que tous ceux qui se pament devant Castro aillent vivre la bas, (dans les conditions du peuple cubain, pas avec des devises ou des revenus provenant d’ailleurs), et ils me diront ensuite ce qu’ils en pensent. Je connais l’Afrique de l’Ouest, je puis vous dire que le peuple cubain était il y a vingt ans encore plus démuni que les africains, et n’avait surtout aucune liberté, aucun droit, vivait dans la terreur. Alors l’admiration devant sa barbe, son cigare, ses discours fleuves où il racontait n’importe quoi, merci bien…

Patapon

Soyons justes avec Cuba.Malgre l’embargo,et les pénuries qu’il suscitait,ce peuple a développé une culture originale de grande qualite,une joie de vivre que nous ne connaîtrons plus jamais,les universités ont formé des intellectuels brillants et développé une médecined’excellence que nous pouvons leur envier.Le peuple Cubain est parmi les plus cultivés du monde,grâce à un système éducatif tres performant.J’admire et j’ aime Cuba,qui,si elle résiste aux sirènes de la proche Amerique et au tourisme de masse,sera un vrai paradis,pour peu que les Cubains ,que je sais intelligents et débrouillards,accèdent au minimum des biens de consommation,sans perdre leur âme.

Paul

L’autre qui est allé faire bronzer son cul de touriste friqué à Cuba pendant trois semaines et qui veut donner des leçons aux cubains.
Les cubains n’auraient pour rien au monde échangé leur Fidel contre ton macron, ils sont moins cons que vous les français.

patphil

il y a 20 ans déjà, j’ai vu des enfants mendier à la porte des hotels et dans la rue des stylos et du savon! et des dames pas toujours très jeunettes faire des avances pour quelques dollars américains;
j’ai vu les boutiques plus vides qu’en urss, dans un pays tropical même les bananes étaient absentes des étals (mais pas des restaurants d’hotels à touristes)
j’ai vu les gosses qui s’envolaient comme des moineau quand on leur parlait russe!

Gyl

Castro lui avait au moins une paire de co..lles, comparé à macron…

Carter

Les blacks blocks, “jeunes” de cités et dealers, n’auraient pas eu beaucoup d’avenir avec Fidel Castro, sauf à pourrir en taule pour le reste de leurs jours.

Dans une véritable dictature ou un régime totalitaire, l’ORDRE règne, alors que sous Macron, nous n’assistons qu’à une seule chose: le CHAOS.

Voilà pourquoi la France ressemble à ce qu’on peut voir dans le film Robocop: des villes règne l’ANARCHIE TOTALE.

Paul

Comparer le lâche et peureux macron à Castro, il fallait oser !
Renseignez vous sur la prise de pouvoir de Castro à Cuba après une guérilla qui a duré 3 ans contre l’ignoble dictateur battista soutenu et armé par les américains, renseignez vous sur la transformation de Cuba (qui était surnommée “le bordel de l’Amérique”) les 10 premières années de la révolution.
Castro a été le seul dirigeant d’un petit pays à tenir tête au monstre américain, la première plus grande puissance mondiale.
On peut reprocher beaucoup de choses à Castro, mais vous ne lui enleverez pas son courage et sa bravoure, et malgré des conditions de vie qui se sont dégradées avant tout à cause du blocus des USA et de leurs complices du bloc capitaliste, une majorité de cubains est toujours restée fidèle à son chef.

ven85

Le seul élu de la république qui ferait de la France, Cuba : Mélenchon, le trotskiste, grand ami de Cuba et des pays totalitaires d’Amérique du sud, elle en rêve la merluche, il rêve de la révolution en France, participe à tous les défiles de l’extrême gauche et essaye, sans résultats, à faire descendre dans la rue les banlieues islamisées ; mais jusqu’à quand ? Il prépare la guerre civile, et il y aura beaucoup de morts, comme avec chaque révolution bolchevique .

Carter

Je pense qu’à Cuba avec Fidel Castro, il n’y avait ni Black Blocks, ni casseurs, ni wesh wesh, ni “jeunes” de cité, ni dealers, alors à mon avis, il n’y rien à comparer entre la France actuelle et le régime castriste.

Vous avez déjà vu Robocop ? Voilà à quoi ressemble la France de Macron.

secotine

j’étais en poste à La Havane de 1972 à 1975 , peut être n’y avait il pas de wesh wesh mais cela ne m’a pas empêchée d’être cambriolée à 3 reprises. De plus le “flicage” était permanent, même (et surtout ?) pour nous diplomates au cas où nous aurions “contaminé” les locaux. (pas agréable de faire traiter de “gusana”)
En ce qui concerne la religion, l’Arabie Saoudite a financé la seule et unique mosquée de l’ile, les femmes en hijab commencent à pulluler et au train où semblent aller les choses bientot c’est Cuba qui ressemblera à la France en terme d’islamisation.

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