La France de Macron : un bail à céder

Philippe de Villiers cite Gilles Kepel qui décrit, dans son livre Quatre-Vingt-Treize, la ville de Saint-Denis comme « La Mecque de l’islam de France« . Le 11 juin 2016, les Indigènes de la République ont organisé sur l’esplanade de la basilique, avec le soutien de la mairie, une rupture de jeûne du ramadan. Voilà. La boucle est bouclée. Comment a-t-on pu en arriver là ? Que s’est-il passé pour que nous acceptions de voir notre pays muter aussi mal ? Il aura fallu aux élus une incroyable conjonction de lâchetés, d’imprévoyances et de soumissions pour emporter notre pays loin de ses bases et le conduire aux portes de l’abîme.

Nous sommes soumis à une puissante poussée migratoire. Mais avec Macron, nous n’avons encore rien vu. L’Afrique en crise s’installe dans nos banlieues. La stratégie des djihadistes est partout la même : Créer le désordre, la violence, la désespérance et la panique dans les quartiers. La poussée vient surtout du Maghreb. C’est surtout l’Algérie qui bascule dans le vide, avec un régime grabataire, la faillite budgétaire d’un État post-soviétique, et surtout une jeunesse exponentielle – trois quarts des 40 millions d’Algériens ont moins de 30 ans –, travaillée par l’islamisme. Si l’Algérie explose, le Maroc et la Tunisie, connaîtront le chaos.

À partir de l’hypothèse du Grand remplacement, l’écrivain Boualem Sansal a imaginé la victoire d’un empire islamiste mondial : Peu à peu, le monde musulman se reconstruit et retrouve ses ambitions premières et sa volonté hégémonique. La frontière avec l’Occident est abolie puisque l’islam politique s’ouvre des espaces à Londres, à Paris et à Bruxelles. Bientôt, l’islam gouvernera l’ensemble du monde musulman qu’il aura unifié. Ensuite, il partira à la conquête et au remplacement de la civilisation occidentale !

La France appartient à ce monde aujourd’hui menacé des marqueurs symboliques de notre identité.

Aussi, les islamo-gauchistes révolutionnaires ont entrepris d’imposer le silence sur ce changement de notre identité. Il faut détruire les statues, car ce sont des signes de la civilisation qu’on abat. Partout, en France, les actes de profanation se multiplient : en 2014, sur 807 lieux de culte et sépultures profanés, 673 étaient des sites chrétiens. On n’en parle peu. L’incendie criminel de Saint- Louis de Fontainebleau est passé inaperçu. Pas de vagues. Il faut éviter de provoquer la population des quartiers à majorité musulmane.

La France va devoir apprendre à s’effacer et faire disparaître les signes de sa civilisation.

Le président de l’Association des maires de France, François Baroin, intervenait trois jours après les attentats du 13 novembre 2015. Pour lui, il est urgent de mutualiser l’espace citoyen, et donc de supprimer les crèches de Noël dans toute la sphère publique, pour amadouer les djihadistes. Il recommande de se priver de nos traditions. On supprime les galettes des Rois dans les cantines scolaires remplacées par le halal.

Face à l’islamisme, on bat en retraite. Les élus ont peur. Il faut éradiquer le christianisme ! Plutôt que de s’affirmer, on va de recul en recul. Après les mosquées, on aura les minarets. Pourquoi ? Parce que l’interdiction des minarets pourrait mettre en péril la paix selon les islamistes et nuire à l’intégration de la population musulmane. La Conférence des évêques catholiques de Suisse a évoqué le risque de fragiliser les efforts nécessaires pour établir une attitude d’accueil réciproque dans le dialogue et le respect mutuel.

Le peuple suisse a voté contre les minarets, ces phares du djihad. En France, les élus se taisent mais ils savent très bien quel est le projet stratégique mondial des islamistes : liquider les chrétiens en Orient et effacer en France et en Occident toute trace de christianisme. Les patriarches des Chaldéens répètent : « Ce qui se passe chez nous se passera chez vous. Ce qui nous arrive aujourd’hui vous arrivera demain. »

Personne ne veut voir. Il s’agit d’une des plus brutales persécutions de l’histoire : les maisons des chrétiens d’Orient sont marquées d’un N, pour nazaréen. Les églises sont saccagées, les monastères sont dévastés. Les manuscrits sacrés de l’époque fatimide sont détruits. Le 26 avril 2016, l’État islamique a dynamité le clocher de l’église Notre- Dame de l’Heure à Mossoul, offert aux Chrétiens d’Orient par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, en 1860. Pas un mot dans la presse !

Le cardinal Bechara Boutros Raï, le patriarche des maronites, nous prédit des jours sombres : « L’Occident ne comprend pas que le danger est à sa porte par l’amoindrissement de ses valeurs. Comment un peuple entier a-t-il pu être expulsé de son sol ? » Il y a un siècle, les chrétiens en Orient représentaient 20 % de la population. Ils n’en représentent plus que 2 %. « Nous ne voulons pas quitter cette terre. Ici, les pas des apôtres résonnent sous les nôtres. » Ainsi les chrétiens du Levant nous préviennent des périls à venir !

Mais nous ne les entendons pas. Le pape Bergoglio se veut le pape des migrants.

La classe politique joue contre la France pour l’européisme. Le capitalisme financier va prospérer sur les délocalisations et le chômage de masse. On abandonne à leur sort, les petits commerçants, les petits métiers, les petites gens, les ouvriers, les retraités. Ils sont trop chers. Ils vont être liquidés, euthanasiés.

La mondialisation sera heureuse pour enrichir le grand patronat qui veut changer de main-d’œuvre : l’Algérie, le Maroc sont tout près. La gauche est prolophobe. Les ouvriers son ruinés. Ils ne voteront plus pour elle. La gauche ne les aime plus. Elle veut changer d’électorat. Elle cherche un prolétariat de substitution.

Le nouveau peuple élu sera les migrants. Les Français voient leur porte-monnaie qui se vide, l’usine qu’on démonte, la mosquée qui s’installe grâce au cynisme consommé des politiciens de gauche et de droite.

Mitterrand ouvre les bras aux étrangers : « L’Algérie, c’est la France ! » Il réforme la carte de séjour. « Ils sont chez eux chez nous ! » Et nous, nous ne sommes plus chez nous. Avec Macron, la colonisation est En Marche ! La France des barbus et des voilées est En Marche ! La France est en voie d’extinction.

Avec arrogance, les barbus nous enjoignent de réécrire l’Histoire de France à la lumière de l’apport de la civilisation islamique. Les élites européennes prêtent une oreille complaisante aux sermons visionnaires des prédicateurs comme celui de la mosquée de Berlin : « Sans la civilisation islamique, l’Europe moderne n’aurait jamais vu le jour ! » Le 7 février 2016, seul sur la scène du Grand Palais de Lille, entouré de drapeaux français devant un public de femmes voilées et de barbus portant le qamis, c’est-à-dire la tenue du Prophète, le théologien Tariq Ramadan enflamme la salle : « La France est une culture maintenant musulmane. L’islam est une religion française. La langue française est la langue de l’islam. Vous avez la capacité culturelle de faire que la culture française soit considérée comme une culture musulmane parmi les cultures musulmanes. »

En clair, il faut entendre que les musulmans ont autorité pour faire la loi chez nous ! Cela renvoie à l’imaginaire de la dhimma islamique traditionnelle, un pacte de soumission qui s’imposait en terre d’islam aux chrétiens et aux juifs, les dhimmi. La France doit affronter la crainte de disparaître. Le Grand remplacement, c’est un peuple neuf qui s’installe avec ses fiertés face à un peuple exténué qui ne sait plus où il habite.

Ces deux peuples n’ont pas d’histoire commune. Les nouveaux Français appartiennent à l’Oumma. Il n’y a plus de communauté de destin. Alain Peyrefitte a raconté une confidence du Général de Gaulle. Celui-ci pressentait le choc identitaire qui secoue notre pays meurtri : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui, demain, seront vingt millions et, après-demain, quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises mais Colombey-les-Deux-Mosquées !

Avec Macron, la France ne sait plus ce qu’elle est vraiment. En 2007, Sarkozy créa un ministère de l’Identité nationale. On invente le mot quand la chose fait défaut. Moralité : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, c’est un agglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage. » Il n’y aurait donc plus d’identité française.

Thierry Michaud-Nérard

(librement adapté de Philippe de Villiers, Les cloches sonneront-elles encore demain)

 

image_pdfimage_print

2 Commentaires

  1. on verra si les français sont des illettrés, alcooliques, incapables de traverser la rue, des qui ne sont rien, des qu’il emmerdent .etc. sans réagir

  2. Et nous les Français de souche on fait quoi, on regarde passer le train de ceux qui nous remplacent, mous du bulbe réveillez vous bordel, ouvrez les yeux.

Les commentaires sont fermés.