La France de Sarkozy-Juppé a-t-elle des leçons de démocratie à donner au Sénégal ?

Publié le 30 janvier 2012 - par - 783 vues
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Le porte-parole du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a rappelé les autorités sénégalaises à une stricte démocratie quant à leur élection présidentielle, qui a provoqué des émeutes, suite à la validation de la candidature du président sortant Abdoulaye Wade et à la révocation de plusieurs candidats d’opposition dont le très médiatique chanteur Youssou Ndour.

Mais de qui se moque Alain Juppé, membre de l’UMP dont le patron a expliqué ouvertement qu’il fallait barrer la candidature d’une candidate à l’élection présidentielle française, Marine Le Pen, qui représente 20% des suffrages estimés, en intimant à tous les maires UMP de refuser de lui apporter leurs « parrainages » ?

On constate dans cette comparaison le mépris néocolonial et antidémocratique de la caste au pouvoir. Ce qui serait bon pour le Sénégal à leurs yeux ne peut être admis en France et inversement.

La France est devenue une république bananière qui n’a rien à envier à ses anciennes colonies. Arrêtons de donner des leçons de démocratie au monde entier alors que nos dirigeants UMPS appliquent des méthodes anti-démocratiques qui ne respectent même pas le droit du peuple à disposer de lui-même !

Et faut-il encore évoquer la corruption qui mine les élus du Parti socialiste depuis le Pas-de-Calais jusqu’à Marseille ? Et faut-il rappeler toutes les nominations faites par Sarkozy par pur copinage, jusqu’à son fils qu’il s’apprêtait à nommer malgré son manque total de diplôme et de compétence à la tête du plus grand centre d’affaire d’Europe ? Faut-il rappeler l’intervention d’un organisme d’Etat censé aider les entreprises en difficulté pour aider une société de production des disques de… Carla Bruni ?

Nous n’avons rien à envier aux pays africains et maghrébins sur ce point. Nos dirigeants nationaux ou locaux sont des Ben Ali, des Moubarak, et leurs représentants locaux sont des gouverneurs pourris jusqu’à l’os. Toutes les affaires de corruptions qui touchent le Parti socialiste et l’UMP le prouvent : l’intérêt général, ils s’en moquent et ils ne sont que des carriéristes sans foi ni loi.

En avril, mai et juin 2012, il faudra donner un coup de balai général.

Roger Heurtebise

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