La France des voyous et du communautarisme ne fera pas tomber la République

Ces dernières semaines, nous avons assisté à des événements graves qui sont inadmissibles dans un Etat de droit. Des scènes d’émeutes et de saccages ont été perpétrés par des bandes armées dans le quartier Arlequin à Grenoble et à Saint Aignan (commune du Loir et Cher) pour venger deux délinquants qui avaient tiré sur les forces de l’ordre et qui ont été abattus, après avoir commis des actes répréhensibles devant la Loi.
Ce déchainement de violences contre les symboles de notre République ne trouve aucune excuse, même si nous savons que la misère sociale et la ghettoïsation de certains quartiers devenus des zones de non droit, ne favorisent nullement l’intégration dans une société devenue de plus en plus individualiste.
Dans ces deux faits divers, nous avions affaire à deux vulgaires malfrats et il n’est pas tolérable que nous laissions se perpétrer dans nos quartiers de tels comportements qui rendent la vie impossible aux honnêtes gens qui y vivent.
Le chômage, l’exclusion, les inégalités sociales ne peuvent pas justifier à eux seuls ces atteintes portées à l’autorité de l’Etat. On ne peut pas accepter tout et n’importe quoi dans une société.
Pour vivre en société, il faut en accepter les règles et tout individu qui souhaite s’intégrer a des droits mais aussi des devoirs.
Certains sociologues auraient tendance à expliquer que ces phénomènes de violence seraient dus à l’exclusion d’une certaine catégorie de la population (immigrés, roms, tziganes, français d’origine étrangères) et que l’Etat serait responsable, en quelque sorte de cette dérive vers l’affrontement avec tout ce qui représente L’Etat ( la police, les pompiers, les instituteurs, les mairies, les commissariats, les préfectures, les moyens de transport etc…)
La France se communautarise de plus en plus et s’éloigne par ces attitudes de repli lesquelles sont tout le contraire du vivre ensemble par delà de nos différences.
L’immigration non contrôlée et encouragée par un patronat cherchant à faire baisser le coût des salaires dans notre Pays a conduit à créer un marché de l’emploi au rabais, et avec l’aggravation de la crise financière et économique à se délaisser des salariés les plus fragiles, qui a touché en priorité les salariés d’origine étrangère ou les moins qualifiés.
Les politiques de Droite et de Gauche sont coresponsables de cette situation qui ne pouvait être qu’inéluctable et dont l’origine en est la mondialisation des échanges commerciaux dont tous les partis au Pouvoir ( UMPS) ont cautionné les dérives actuelles.
Cette libération du marché du travail a entrainé de ce fait un dumping social et fiscal, conduisant à la suppression dans les pays développés de nombreux centres de production qui ont été transférés dans les pays émergents.
Des quartiers entiers se sont retrouvés avec des populations d’origine ethnique différente, qui ont eu de plus en plus de mal à cohabiter, du fait d’un mode de vie difficilement conciliable avec les autochtones.
La politique de l’immigration en France, il faut l’avouer aujourd’hui, est un véritable échec. Pendant des années l’Etat a laissé se développer une économie parallèle, (trafic de drogue, contrefaçon, constitution de bandes ethniques) faute de pouvoir intégrer sur le marché de l’emploi toute une population désœuvrée et sans avenir.
Un autre fléau est apparu, ces dernières années, la montée d’un communautarisme à connotation religieuse, et plus particulièrement d’origine islamique.
De nombreux militants laïques dénoncent cette islamisation de certaines de nos banlieues qui éloigne de plus en plus les populations d’origines maghrébines des valeurs républicaines qui avaient toujours été jusqu’à présent ce qui faisait le ciment de notre corps social.
Le développement de la délinquance juvénile, de la pègre locale, de la propagande islamiste pour imposer un autre mode société que celui enseigné dans les écoles de la République a provoqué une rupture avec l’autorité, la morale civique, en quelque sorte les règles essentielles qui nous permettent de vivre ensemble quel que soit ses origines culturelles, la couleur de sa peau ou son sexe.

On a laissé se propager dans ces cités difficiles des codes de vie diamétralement opposés au reste de la population autochtone.
Le respect d’autrui ne vient pas de ses origines sociales, il s’acquiert dans la vie familiale que l’on soit pauvre ou riche. Il est très facile de trouver des excuses à des comportements inciviques au motif que la crise sociale et économique en serait la principale cause.
La droite sarkozyste commence à s’affoler, car elle s’aperçoit qu’un nombre grandissant de français ne supporte plus les agressions répétées au quotidien ou attitudes ostentatoires qui ont tendance à transformer la France en une multitude de micro sociétés qui ne vivent plus ensemble et qui voudraient que les autres vivent à leur image.
Les mesures annoncées par Sarkosy pour éradiquer la délinquance dans ces quartiers abandonnés par la Républicaine ne semblent pas crédibles, car le Pouvoir lui-même est discrédité par les affaires récentes (affaire bettencourt, ministres dispendieux, corruption, conflit d’intérêt etc ).
Pour autant, devons nous laisser faire sans réagir, bien sûr que non. Nous devons rétablir l’ordre républicain sur l’ensemble du territoire et sévir avec des peines de prison à la hauteur des délits commis et sans complaisance.
Nous devons cesser de faire la politique de l’autruche, quand on s’ attaque aux symboles de la République.
Nous devons cesser comme la Gauche le fait, de critiquer, sans rien proposer d’autre, toute mesure coercitive qui peut être nécessaire pour faire comprendre que vivre en France cela se mérite et que pour le mériter il faut avoir une attitude irréprochable et en accepter ses valeurs.
Les politiques commencent à comprendre que les Français ne se reconnaissent plus dans le politiquement correct et la bienpensance qui ont tout fait pour que les sujets les plus délicats ne soient pas abordés et traités.
Les associations « anti racistes » ont aussi leur part de responsabilité en interdisant que des thèmes comme l’immigration, le problème de l’islam politique, le communautarisme, la délinquance, les comportements inciviques quand ils sont soulevés le seraient par des individus racistes,xénophobes, islamophobes, alors que les problèmes qu’ils posent sont bien réels et ne relèvent pas d’un fantasme quelconque.
Les faits divers auxquels nous sommes confrontés appellent des réponses appropriées, car le Peuple souverain le reprochera un jour ou l’autre aux politiques qui n’auront pas pris leurs responsabilités alors qu’il faut prendre des décisions et suffisamment fortes pour éviter que le pays tombe dans l’impunité et le désordre permanent.
Il est grand temps de rassembler tous les républicains de tout bord pour que nous replacions au centre du débat ce que nous voulons faire de la France, un Etat de droit ou un Etat de non droit.
Fabrice LETAILLEUR
Voir son blog :
http://lebloglaicdechamps.over-blog.com/

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