La France, fierté de l’Europe et porte-étendard de la reconquête patriotique

Publié le 26 mai 2014 - par - 2 574 vues

francechampagneC’est peu dire qu’on pavoise, qu’on rit et qu’on fait couler le champagne en France ce soir.

Non seulement le camp patriote anti-Bruxelles est à près de 30% (FN 26 % et Debout la République à près de 4%), non seulement l’UMP à 21% est en train d’imploser en deux camps avec Copé d’un côté et Fillon de l’autre, mais le PS est à 14%, du jamais vu pour un des deux partis “historiques”, au pouvoir qui plus est (chiffres provisoires donnés au moment où j’écris).

Les Européennes constituent un référendum sans appel : les Français ne veulent plus de Hollande et sa clique et, s’ils avaient deux onces d’honneur, ils démissionneraient afin de permettre aux Français d’exercer vraiment la souveraineté populaire, garantie par la Constitution.

Mais ils tiennent tous bien trop au pouvoir pour cela, et vont sans doute continuer leurs magouilles pour limiter la casse lors des prochaines élections, droit de vote des étrangers, régularisations et naturalisations massives, suppression des départements, réduction du nombre de régions, re-découpage électoral… et, surtout, mesures pour faire interdire et disparaître la presse   Internet, celle qui fait une concurrence plus que loyale, pourtant, puisque non subventionnée, aux medias traditionnels aux ordres.

En attendant, savourons notre victoire, savourons leur défaite.

Ils sont tous livides, décomposés… et, naturellement, une fois de plus, nous avons droit à tous les clichés face à cette question qui les taraude : “Pourquoi donc les Français votent-ils FN ?“. C’est la même chose depuis des lustres, encore et toujours. Au lieu de tenir compte du message envoyé “changez de politique, nous ne voulons pas de cette Europe-là, nous ne voulons pas obéir à Bruxelles ni aux USA, nous ne voulons pas que des gens que nous n’avons pas élus décident à notre place, nous ne voulons pas de  traité de libre échange, nous ne voulons pas d’immigration débridée et non choisie, nous ne voulons plus de préférence étrangère, nous voulons une école digne de ce nom… ” on les entend vouer le FN aux gémonies, crier au feu, et, naturellement, une fois de plus, prétendre que la République serait en danger, que le FN ne serait pas républicain et serait même, selon Royal, “contraire aux valeurs de la République” ! Ben voyons ! Quelque peu culotté de la part de la donzelle qui se permet d’interdire les décolletés dans son Ministère, d’interdire que ses subordonnés passent dans le couloir proche de la salle à manger de Madame à l’heure du déjeuner. Quelque peu culotté de la part de ministres ou ex-ministres de l’UMPS qui, depuis 40 ans, piétinent allègrement la République.

jaime-mon-paysPourtant, depuis 40 ans les Français ne cessent de les avertir, leur demandent de ne pas les tromper, de ne pas les flouer, en vain !

1981 : élection de François Mitterrand sur un programme de gauche, gaullien par certains aspects.

1983 : la rigueur, le tournant anti-souverainiste avec le choix de Bruxelles.

Le peuple a été trompé. Résultat dès 1986, la première cohabitation

1997 : le peuple lassé des mensonges de la “droite” vote à nouveau socialiste. Le premier ministre socialiste Jospin, avec son âme damnée Jouyet et son alter ego Chirac bradent les bijoux de famille, privatisent ou font entrer au capital des entreprises d’Etat les capitaux privés de France Telecom, Thomson Multimédia, GAN, CIC, AGF, Air France, Crédit lyonnais,  Aérospatiale-Matra, EADS…  font disparaître le fleuron EDF-GDF au nom de la concurrence libre et non faussée, reviennent sur la retraite à 60 ans et, surtout, abandonnent encore plus de pouvoirs à Bruxelles.

2002 : coup de semonce, Jospin et le PS éliminés dès le premier tour de la présidentielle. Chirac élu par défaut, sans adhésion.

2005 : le peuple dit non au TCE, il dit non à Bruxelles, il dit non à ce que, depuis Giscard tous les gouvernements de droite ou de gauche ont voulu lui imposer.

2007 :Sarkozy est élu grâce à une excellente campagne aux accents patriotiques.

Dès 2008, le masque tombe, il fait ratifier par des députés et sénateurs félons le Traité de Lisbonne.

2012 : Sarkozy paye sa trahison. Hollande est élu, lui aussi par défaut, sans adhésion, sans aucun projet de société, sans autre volonté politique que celle de faire celle des USA et de Bruxelles, contraires aux volontés et aux intérêts du peuple français.

2014 : les socialistes reçoivent une première volée de coups de bâton aux municipales et une sévère déculottée aux européennes.

Peu importe comment les tristes pantins qui nous gouvernent réagissent et réagiront. Peu importe comment les traîtres qui sévissent un peu partout à la tête des Etats en Europe et dans le monde prendront la victoire du FN.

Ce qui compte c’est que, ce soir, la France a envoyé à tous les peuples d’Europe un extraordinaire message :

Oui nous pouvons dire non.

Oui, nous pouvons changer les choses.

Nous savons par les nombreux patriotes anti-Bruxelles que nous connaissons un peu partout, à Bruxelles, Genève, Munich, Amsterdam, Oslo… et même au Québec, aux Etats-Unis ou en Russie que le vent de 1789, 1830, 1848, de la Commune… se lève à nouveau, pour la France mais aussi pour eux. Ils y pensent tous. La France c’est la mère de la Révolution. La France c’est d’irréductibles Gaulois et les peuples d’Europe qui ont les yeux sur elle sentent gonfler au fond de leur coeur cet appel venu de la nuit des temps, l’appel à la Liberté, l’appel à la fierté de soi,l’appel tripal à défendre ses petits menacés.

C’est tout cela que le vote FN de ce soir signifie. N’écoutez pas tous ceux qui, avec un balai dans le derrière et la mine compassée, vont venir à la télé et à la radio essayer de vous faire la leçon, essayer de vous faire peur, essayer de vous faire honte.

Il y a deux mois, ils ont déjà essayé, face aux nouvelles mairies FN. Les Français ont tout entendu et les Français ont fait aux journalistes et aux politiques un gigantesque bras d’honneur.

Nous  reprenons la main, nous exigeons que les cartes soient redistribuées et que les menteurs et tricheurs soient exclus du jeu, tout de suite, et nous savons que nos frères patriotes chantent tous en choeur, de Berlin à Brest, de Séville à Lille, de Narbonne à Naples, de Varsovie à Bordeaux… le drapeau bleu blanc rouge à la main alternativement La Marseillaise et “Ah ça ira !

“Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,Le peuple en ce jour sans cesse répète,Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,

Malgré les mutins tout réussira.

Ah ça ira, ça ira, ça ira,Les aristocrates à la lanterne. Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! es aristocrates on les pendra. ”

Christine Tasin

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