La France malade de sa bureaucratie parasitaire

Un petit virus chinois aura contaminé la planète mais aura surtout révélé les forces et les faiblesses, les grandeurs et les défaillances de nos dirigeants. Alors que le corps médical et tous les soignants  se comportaient de façon héroïque, en faisant preuve d’une abnégation qui mérite le respect et nos remerciements, nos « élites » pataugeaient dans des bavardages incessants et donnaient l’impression d’être désemparés. Un gouvernement aux abois, des déclarations, des communications contradictoires, et surtout des mensonges éhontés, prenant les Français pour des attardés mentaux.

Depuis la mi-janvier ce fut la confusion la plus complète, un vrai bazar.

Notre chef des armées, en pleine épidémie, nous déclara, sans tambour ni trompette « nous sommes en guerre » mais sans masques, ni tests, ni respirateurs, mais avec la peur au ventre.

Demain sera lourd de conséquences et il faudra rendre compte et expliquer, justifier les manquements, les errements, les tromperies.

En outre notre Président, animé d’un lyrisme inapproprié, nous fit une déclaration lumineuse quant à l’avenir : il faut se « réinventer ».

Qu’entendait-il par là ? Imaginer, découvrir, changer peut-être ? Se remettre en question ? En dehors du quotidien, aujourd’hui difficile et incertain, se projeter dans des rêves, des projets, des chimères ?

Serait-il d’accord avec Alain Badiou qui disait « Il faut réinventer le risque et l’aventure contre la sécurité et le confort » ?

Serait-il d’accord avec Einstein qui disait « Tout le monde veut du changement, rien que le mot, mais personne ne veut changer » .

Nous ne saurons jamais ce que notre Président a voulu dire.

Ne pouvant se retenir de faire une déclaration sur les résultats de l’expérimentation Discovery prévu fin mai, les épidémiologistes viennent contrarier ce pronostic en affirmant que non seulement Discovery n’a pu inclure un nombre suffisant de malades et que les résultats ne seraient pas connus (probablement) avant fin juin.

Trop de verbiages, de discours sans fin, d’affirmations sitôt contredites. C’est une avalanche d’experts, de conseillers, de politiques dont le seul but est de se faire « mousser ». Une vraie cacophonie.

Ceci peut paraître dérisoire à coté d’un scandale, une hérésie dont seule la France a le secret : notre bureaucratie et notre administration qui ont failli mettre à bas nos services hospitaliers.

Comment ne pas s’insurger devant les couches, les strates qui composent nos diverses administrations. Aucune n’échappe à la règle, et n’oublions ce que déclarait Claude Allègre à propos de l’Éducation nationale « il faut dégraisser le mammouth ».

Qu’en est-il des services santé ? Un ministre de la Santé – un directeur général de la Santé – Une direction de la Santé publique – un directeur de la Haute Autorité de santé – des directeurs des agences régionales – une direction de l’alliance nationale pour les sciences de la vie – un centre national de recherche scientifique – une agence nationale de sécurité du médicament et de la santé – plus les Inserm – plus un haut commissariat de lutte contre les épidémies – un conseil de veille sanitaire – une agence nouvelle de sécurité de logistique médicale… PLUS de 5 000 fonctionnaires. Ce n’est pas un mammouth mais un diplodocus.

Il ne faut s’étonner des difficultés que le corps médical a dû surmonter, les lenteurs, les doublons, les incompréhensions dues au cloisonnement de la plupart de ces divers services.

La France est un vieux pays qui croule sous les normes, les règlements, une bureaucratie envahissante et paralysante, aussi les souhaits du Président quant à se réinventer devraient se concrétiser par un nettoyage d’envergure (on peut rêver).

Yves Rectenwald

image_pdf
0
0

9 Commentaires

  1. et sil’onfaisaiot une election,….a untour,,,,,a la proportionelle

  2. Je me permettrais d’ajouter l’Ordre des Médecins à la liste du système de santé en cours de soviétisation.

  3. Sans cesse rappeler à nos lecteurs que quand on est de droite on ne se contente pas de détester les arabes et les homosexuels. Les fonctionnaires et les syndicalistes doivent être au coeur de notre haine si nous voulons sauver la FRANCE.

  4. La meilleure, c’est qu’ils se croient tous indispensables et investis d’une véritable mission d’utilité publique, alors que ces millions d’inutiles ne font que surcharger la barque et n’ont pas compris qu’ils doivent leur « occupation » aux politiques qui se servent d’eux pour se faire réélire. Leur chef : le gestionnaire des tâches

  5. En FRANCE ça commence déjà avec les 2 chambres 577 pour l’AN et 348 pour le sénat pour une population de 67 millions, comparativement les US comptent 435 députés et 100 sénateurs (2 par état) pour une population de 328 millions.
    Dans ma grande crédulité je croyais que le squatteur allait réduire le nombre de député à 400 comme il l’avait annoncé ainsi que la suppression du sénat (tout à fait utopique, il faudrait pour cela que les sénateurs se fassent hara-kiri) et çà, c’est pas gagné.
    Conclusion, en FRANCE,il y a tout un tas de branleurs qui se gavent sur le dos du pauvre pékin, et c’est pas près de changer

  6. ben, il faut bien nourrir ses fidèles clients
    cous voudriez les voir au chomage?

  7. Puisque notre président Macron veut « se réinventer », donc changer de cap et d’opinions, une bonne démocratie voudrait qu’il repasse devant les urnes sans tarder.

Les commentaires sont fermés.