La France malade de ses faux médecins

Publié le 4 juillet 2011 - par - 1 108 vues
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L’offensive continue concernant le voile islamique. A fleuret moucheté certes, mais avec beaucoup d’efficacité d’autant plus lorsque vous avez en face de cette offensive des directeurs d’écoles désemparés la plupart du temps. Ou sont les généraux et les troupes face à cette offensive médiatique, associative et organisée? Que peuvent-ils faire devant un soutien fluctuant, des mots d’ordres contradictoires et des signes politiques négatifs? La loi sur le voile islamique n’a rien réglé tout simplement parce que la France et son personnel politique sont prisonniers d’une politique européenne, des droits-de-l’hommistes, de la bien pensance, des tenants de l’immigration et j’en passe. C’est un grand classique au fond, on fait sortir la femme voilée de l’école et on l’a retrouve devant la fenêtre. Elle attend, elle manifeste, prend ses ordres, s’infiltre par le moindre interstice et harcèle l’administration au nom du « droit parental ». Il est  à noter que l’on ne voit pas d’hommes en djellaba et babouches à la sortie des écoles en tant que parents comme l’on voit des pères soulager les mères dans les taches parentales.

Tout est bon face à des dirigeants qui ne veulent pas de vagues, pas d’ennuis surtout à moins d’une année d’une élection reine. La pression de « l’islamophobie », du « racisme », de la « xénophobie » et autres armes de guerres psychologiques imposées de gré ou de force par la bien pensance médiatique et les forces destructrices de l’idée de la nation reste dominante, implacable. Elle est la mesure de la faiblesse de ceux qui ont abandonné en rase campagne, dans une morne plaine cette certaine « idée de la France ».  Alors oui, nous devons constater clairement que nous n’avons plus d’hommes d’État, encore moins de femmes d’État et si peu, trop peu de féministes.

La France s’est retrouvé nue en haut de la barricade de nos libertés, elle est maigre, tremblante, désemparée. Son drapeau est tombé, des êtres infâmes le déchirent.

Il n’y a plus que des gestionnaires au jour le jour, des banquiers, des petits comptables, des administratifs, des pusillanimes, des gratte-tiroirs. Un monde froid sans âme, sans idée, sans passé du haut en bas de la filière pouvoir.

– Le dossier « foulard islamique » s’il vous plaît ? Grimace de l’huissier.

– Bat B, escalier C, 4iéme étage, étagère à l’extrême droite. Dossier 1940bis2011. Mettez des gants !

Où est la France dans cette affaire? Où est cette France que nous aimons, cette France éternelle dans l’esprit de nos dirigeants d’aujourd’hui ? Ont-ils « une certaine idée de la France » comme le disait le général Charles de Gaulle. Pensent-ils que  « La France c’est ma Maîtresse » comme disait l’Empereur.

La France comme seule et unique préoccupation non pas pour faire des bénéfices, du chiffre d’affaires, des courbes économiques? Les seules frontières qui intéressent ces « gens là« , ce sont celles du marché et des courbes en bourse. Les troupes? le Dow-Jones, le CAC40, les soldats? Le dollars, l’Euro, le Yen, etc.

Par dessus bord l’Histoire de notre France réduit par les pédants de la gauche à la terminologie de « Roman de l’Histoire« . Comme pour n’importe quel roman que l’on peut jeter à la poubelle… de l’histoire !

A l’eau Clovis, Charles Martel à Poitiers, Philippe Auguste initiateur d’une France puissance! Au panier Jeanne d’Arc libératrice, Henri IV et sa paix religieuse, Louis XIV et la grandeur. Pour Louis XVI, le panier c’est déjà fait. Exit l’Empereur Napoléon 1er et son Code Civil, Napoléon III et son génie de la réforme sociale et de la voirie. Taisez-vous Clemenceau, il n’y a plus de tranchées ! Et vous De Gaulle, on ne vous a pas compris !

La France doit évoluer, nous dit-on, elle doit accepter le changement même si le changement signifie sa mort in fine. Comment le peuple français peut-il accepter cette mort lente lui qui, se sent encore en vie?

Certes ce peuple est sous perfusion, il a quelques faiblesses, des étourdissements. C’est du moins pour cela qu’il est sous perfusion, dans un bel hôpital européen, lui a t’on dit, pendant 30 ans. Mais ce peuple se rend compte que cette perfusion ressemble de plus en plus à un changement de sang. Les murs de l’hôpital ne sont plus aussi blancs et lumineux que cela. Les infirmiers ont des attitudes curieuses.

Le peuple français réalise que ce n’est pas qu’une simple perfusion qu’il subit, mais  bien  une véritable dialyse de son sang sacré répandu sur tous les champs de batailles européens au nom des libertés, de l’égalité. Il ne retrouve pas dans ce sang « régénéré » comme ils disent, les repères de toujours. Ces repères qui, pendant 1500 ans, ont balisé son vécu et ont fait son caractère. Quand il interroge les » infirmiers », ceux-ci ricanent, se moquent. Au mieux, ils lui disent que c’est un mauvais moment à passer, que cela ira mieux après la transmutation.

Ces femmes voilées devant les écoles sont des marqueurs. Elles sont les traces d’un mal qui doucement tue la France. Les médecins dirigeants français ne la soignent pas aujourd’hui, ils l’ont mise sous psychotropes et en forte thérapie en espérant qu’elle s’adaptera aux nouveaux pouvoirs européens et islamiques.

Cette France couchée, perfusée, surveillée, contrôlée ressent au plus profond d’elle-même des forces qui hurlent un immense refus. Cette France sous camisole chimique refuse cet état. Elle veut rester elle-même. Ses forces seront-elles suffisantes? Seront-elles s’unir? Pourront-elles briser les chaines, retirer les perfusions, se lever et quitter cet hôpital liberticide qu’est cette Europe islamisée? C’est le seul débat qui vaille aujourd’hui. Le seul combat qui soit nécessaire.

Toutes ces forces ont des différences politiques, des visions sociales différentes mais elles ont le même amour de la France. Il faut que ces forces s’unissent et il sera toujours temps lorsque notre France sera sortie de cette Europe et retrouvera sa liberté de se chamailler pour la politique économique et sociale. Aujourd’hui ce n’est même plus Valmy. Aujourd’hui, nous sommes en 1940, l’occupant n’est pas à la porte, il est dans les salons de Bordeaux. Il a déjà mis ses tapis de prières…

Gérard Brazon

http://puteaux-libre.over-blog.com

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