La France taguée, la France barbouillée, la France abîmée

« Si le tag sur le mur d’un immeuble n’est pas effacé, tous les autres murs seront bientôt tagués. […] Un mur non remis à neuf envoie le signal que personne n’a rien à faire de la situation et que taguer plus de murs ne coûte rien. Ce credo sécuritaire se fonde sur la « théorie de la vitre brisée » : « Si la vitre brisée d’un immeuble n’est pas réparée, toutes les autres fenêtres seront bientôt cassées. […] Une fenêtre non réparée envoie le signal que personne n’a rien à faire de la situation et que casser plus de fenêtres ne coûte rien. », développée par les criminologues James Wilson et George Kelling en 1982. Ils assurent que c’est l’affaiblissement du lien social et l’absence de réaction face au désordre qui favorisent le développement de la délinquance. C’est la théorie qui avait en son temps guidé Rudy Guiliani, le maire de New York, dans sa lutte sans concession pour redonner un visage citadin agréable à la ville de New York. Plus proches de nous, de nombreux sociologues se sont penchés sur le problème des tags, ces « borborygmes calligraphiques », véritables « éructations typographiques » insanes et indécentes qui salissent, enlaidissent et finissent par détruire l’environnement.

Sans parler de Paris (pour l’instant) qui a atteint des sommets en matière de « poubellisation », il suffit de voyager en France et à l’étranger, en Occident, pour se rendre à l’évidence : chez nous comme ailleurs, le pays entier est tagué.

Les tags, cette vérole urbaine qui s’étend comme un virus

De Bruxelles à Barcelone, de Perpignan à Menton, de Marseille à Lille, de Nantes à Strasbourg, dans pratiquement toutes les villes et les villages du monde occidental, quel que soit le moyen de transport utilisé. Sur les autoroutes, les routes, sur une ligne de chemin de fer, ou à pied, dans la rue, voire dans la campagne, les tags sont présents sur les murs et sur toutes les surfaces visibles exploitables. Impossible, bien sûr, d’y lire un message cohérent – en existe-t-il un d’ailleurs – en dehors d’un crachat incivil. Alors, que révèle cette profonde salissure ?

Elle semble révéler le profond malaise d’une certaine jeunesse et par là d’une certaine société. Une jeunesse qui semble n’avoir plus de repères pour se guider sur le chemin devenu très sinueux – pour eux – de l’organisation sociétale ; des jeunes désœuvrés nourris au lait télévisuel dès le plus jeune âge ? En cause, bien souvent, les parents, mais également le laxisme toujours grandissant des pouvoirs publics qui ne voient pas l’urgence – ou plus justement ne veulent pas voir l’urgence – de réprimer ces dégradations de plus en plus agressives et avilissantes pour l’environnement. Le succès rencontré par le tag auprès des adolescents pourrait bien être un contrecoup de la perte de repères à laquelle on assiste dans les sociétés occidentales du fait de la crise des institutions, y compris familiales, comme le révélaient déjà deux sociologues bordelaises, Marie-Line Félonneau et Stéphanie Busquets, dans une étude publiée en 2001 dans la revue « Sciences Humaines ». (Lien)

Elles suggéraient, pour mieux comprendre ce qu’ici nous préférons appeler « déviance sémiologique », de réfléchir davantage à des formes de médiations entre le tagueur et ses « victimes » pour que le tagage ne soit plus autant vécu comme une nuisance. Pour résumer, il s’agirait de faire comme l’histoire du mec de Coluche qui, à trente ans, avait honte de pisser au lit et qui, soigné par un psychologue, avait fini par en être fier. On donnera ainsi à ces vandales l’audience nécessaire à la valorisation de leurs crachats urbains. Difficile de voir la frontière entre jeunes délinquants de banlieue et « jeunes en perte de repères », mais dans les deux cas le dialogue et l’argent, comme dans les nombreux « Plans banlieues », notamment ceux de Borloo, ne serviront qu’à leur permettre d’acheter leur peinture, pas leur conduite. Pour cela, il faudrait étendre l’étude sociologique aux parents, car c’est bien d’un problème majeur d’éducation qu’il s’agit, dans ce domaine comme dans bien d’autres. Il semblerait qu’en vingt ans, rien n’ait changé, bien au contraire !

On lit ou on entend, à longueur de reportages et de discours, qu’il est chaque jour plus urgent de prendre soin de notre environnement, mais cette pollution visuelle ne dérange pas nos édiles. Les préfets, notamment – puisque ils ont la main sur le maintien de l’ordre dans la plupart des espaces publics -, semblent s’en ficher comme de leur première casquette, plus occupés, comme on l’a vu depuis deux ans, à réprimer les Gilets jaunes et à contrôler des pass liberticides de toutes natures. On se demande, dès lors, lorsque l’on voit l’ampleur de certains tags, comment ils ont pu être réalisés sans provoquer une réaction des forces de l’ordre. En effet, pour barbouiller certaines de ces « œuvres », il faut s’installer durablement, plusieurs heures, à la vue de tous, dans ces « ateliers » que sont devenus nos espaces publics. On pourrait le comprendre, en pleine campagne, dans le secret des bocages – même si, dans ces lieux champêtres tranquilles, de petits cabanons ou fermettes sont également touchés par cette vérole inesthétique -, en revanche, cela semble difficile à concevoir en milieu urbain ou péri-urbain. On touche là à un dysfonctionnement majeur de nos institutions. Bien sûr, on peut également s’interroger sur le travail des forces de l’ordre, Gendarmerie à la campagne, Polices nationale et municipale en ville… mais ne leur jetons pas la pierre, tous sont assujettis à leur hiérarchie ou manquent d’effectifs pour assurer un maintien cohérent et efficace de l’ordre sur le territoire…

Beaucoup – à gauche surtout – voudraient nous faire croire qu’il s’agit là d’une nouvelle forme d’art, que l’on nomme – en anglais bien sûr, c’est plus chic – « Street Art ». Il faut dire que la frontière est ténue entre ces tags et l’art contemporain adoubé par les collectionneurs et apprécié par les bourgeois bohèmes post-soixante-huitards du Marais à Paris. Ceux-là  mêmes qui s’extasient devant les « grafouillis » de Jean-Michel Basquiat, barbouilleur américano-haïtien, toxico mort d’une overdose à 28 ans ou bien du français Michel Macréau, dépressif grave, mort à soixante ans, considéré comme le précurseur du mouvement artistique de la figuration libre qui s’apparente plus à des graffitis comme cela sera parfois revendiqué par les « connaisseurs », qui doivent être « barbouillés » mentalement pour apprécier ces plâtras informes.

Pour essayer de comprendre la genèse de cette déviance, il se raconte que Cornbread et Cool Earl, deux « artistes » américains, seraient les pères biologiques du « graffiti writing ». L’un d’eux, un grand timide aurait, pour avouer ses sentiments à sa « girl-friend », placardé sa déclaration d’amour sur un mur de la ville… Au fil des décennies, le « street-art » s’est démocratisé sur ces bases hautement historiques venues, bien évidemment, de l’Amérique dépravée, chantre du mauvais goût. Il a fini ensuite par se faire une place dans les musées et les galeries, toujours dans un but parfaitement mercantile, tout le monde n’ayant pas les moyens – et le goût – d’acheter un Jeff Coons, un McCarthy, un Pierre Soulages, un Nicolas de Staël ou un Jeremy Mann, ce dernier, pourtant américain, étant un artiste de grand talent et de bon goût. On en compte quelques-uns !

Désormais, certaines « œuvres » se vendent à prix d’or, à l’image de celles de l’énigmatique Banksy, artiste anglais (on le suppose) d’art urbain qui travail sous pseudonyme. Mais lui s’est éloigné du tag pour aller dans un domaine plus construit de la contestation, généralement anarchiste, antimilitariste, anticapitaliste ou anti-système avec des dessins plus (mais pas mieux) construits. Certains autres ont, comme lui, déjà marqué (sali) Paris de leur signature : Shepard Fairey alias Obey, Monsieur Chat, C215, pour ne citer qu’eux.

Pour s’enorgueillir de cette nouvelle tendance qui fait écho au ravage urbain d’Anne Hidalgo et de son équipe de bras cassés bobos-écolos, Paris organise donc, du 15 octobre 2022 au 11 février 2023, pour la première fois, une expo inédite qui rassemble plus de 70 « artistes » de notoriété internationale. « Capitale(s) » – c’est le titre de l’exposition – est, paraît-il, un événement à ne pas rater. Nombre « d’intellectuel » branchés parisiens vont s’en réjouir ! On y verra certainement Jack Lang !

Si l’on se recentre sur le tag – « culture » dont ces artistes sont originaires -, il apparaît que ces incivilités se définissent comme des actes d’irrespect ou d’agression envers autrui et elles n’entrent pas obligatoirement dans la définition juridique de la délinquance et du crime. Ces comportements, qui sont généralement considérés comme peu graves (ben voyons), deviennent pourtant intolérables au quotidien, dans la mesure où ils déclenchent un sentiment bien légitime de déclin de la culture, de la morale, de l’ordre social et de l’esthétique qui finissent par engendrer un sentiment de peur.

Dans de très nombreux cas, ces « incivilités visuelles » sont pourtant incluses dans le cadre général du vandalisme, de plus en plus présent dans l’univers urbain. Le rejet des règles du respect de l’environnement, une cohésion sociale faible ou inexistante, la multiplication de comportements déviants d’apparence bénigne, de négligence et l’inadéquation du site urbain aux besoins des utilisateurs, peuvent expliquer l’émergence du vandalisme. On retrouvera un grand nombre d’explications – ou tentatives d’explications – dans la thèse très complète du chercheur Belge François Brasdefer « Dépasser la sociologie des jeunes vandales ? » (lien).

Jean-Louis Chollet

Dans un prochain article : Les tatouages, véritable pathologie, dangereuse pour le corps et l’esprit.

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58 Commentaires

  1. « Beaucoup – à gauche surtout – voudraient nous faire croire qu’il s’agit là d’une nouvelle forme d’art » Plus très nouvelle, vu votre historique, mais en France, Jack Lang, l’ami des enfants, a voulu faire croire à tout le monde (vers 1982) que c’était de l’art. Ca ressemble plus au « « Quand les événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs !!! » de Clémenceau – ou Talleyrand. Mais venant de l’esprit très sain de gens comme Lang, on peut comprendre que c’est dû à la fois d’une nature morbide et d’un désir de destruction et de souillure. La Grande Lessive de la BD « Jeremiah » s’impose.

  2. Si certains défendent les tags (barbouillages, graffitis) au motif qu’il y en a de beaux et artistiques, je ne vois pas ce qui peut autoriser les auteurs à déposer leurs déjections sur les biens d’autrui.
    Je plains sincèrement le pauvre propriétaire qui voit son mur barbouillé par ces saloperies sans pouvoir se défendre.
    Il existe un pays où ce genre d’exactions est puni par une volée de coups de bâton …

  3. Article excellent et convaincant.
    Mais, cher Monsieur, les lecteurs de R.L SONT CONVAINCUS D’AVANCE..! et, ce qui est regrettable, c’est la longueur du texte qui nous dissuade de le transférer auprès d’un public plus large!!! Ceci n’est pas un reproche, mais une suggestion : pour
    être tout aussi efficace, ne pourriez pas faire plus court ??? Merci d’avance.

  4. Je ne lis pas souvent de long message comme celui-ci; mais je le prends en pleine poire puisque c’est exactement ce que je ressent à voir ces  » crachats »… Merci et encore de vos messages bien sentis . Merci à vous.

  5. « Si le tag sur le mur d’un immeuble n’est pas effacé, tous les autres murs seront bientôt tagués. […] Si la rue est infesté de « diversité » toutes les autres rues le seront bientôt ! […] Puis les villes et les villages 😡

  6. Excrétion de l’art abstrait, le tag me fait le même effet que la musique concrète, une tentative de désacraliser les règles de l’art, un art multimillénaire (bien avant l’ancienne Égypte) en lui ôtant toute signification. Question : et après ? Est-ce un aboutissement ? Est-ce la fin ? Un désordre total ? L’entropie ?

  7. cette horreur qui abime, salit, défigure tout support où qu’il soit a explosé depuis 40 ans et s’ajoute aux incivilités que nous devons supporter : cherchez l’intrus

  8. Un petit tour au qatar pour ces vandales ! Un ami fan de foot est parti voir la coupe du monde a doha arrive a l’aéroport pas un papier ,pas un mégot pas un tag, bon ça commence bien il oublie sa sacoche dans le métro,il vas a la police , le policier contacte une patrouille 1/2 heure arès la sacoche est ramenée !!

    • Cest bien pour celà qu,ils ne rammassent pas les nuisibles chez eux, Ces derniers sont réservés à la déchèterie Françe,

  9. Jean-Louis, quand je vois l’état de certains « quartiers », pour moi, ce sont des mouches à merde qui font leur crottes !!

    On ne salit pas le bien commun ou celui d’autrui, n’en déplaise au boboChiottes et à la connardsphère !!!

    Les USA, pays devenu pays POUBELLE par « excellence » ; cela fait 30 ans que ce pays ne me fait plus rêver …

    INTERNET a ceci d’extraordinaire que toute information, toute image, ou vidéo, arrive à la vitesse de la lumière n’importe où autour du globe…

    Pour tout dire, ces actes me sortent aussi par les trous du nez, pour ne pas dire d’ailleurs !!

    J’te barbouillerais ce genre d’abrutis avec leur peinture !!!

  10. Il faut se souvenir de la déclaration de Jack Lang qui assimilait les tags à l’art rupestre !!! Syndic bénévole d’une petite coprop, j’ai renoncé à déposer plainte : en quelques années on est passé de la plainte à la main courante puis au refus pur et simple « la Ville de Paris a un service pour ça ». En effet le VdP procède à un camouflage avec une teinte approximative… après plusieurs interventions, la façade est un hideux patchwork qui, de plus dégrade la pierre de taille : sablage agressif ou peinture camouflage,il faut choisir. Dernier vote en AG, on a opté pour un nettoyage complet… qui n’a même pas duré le temps de retrait des bâches de ravalement !!!

  11. Je suis d’accord avec votre démonstration lorsque les tags sont déposés de façon anarchique ou clanique ( c’est à celui qui surchargera le précédent).
    Par contre, j’estime qu’il y en a de très jolis et quelquefois bien placés. Il y a un côté embelissement des murs en béton. Je dirai même qu’un type comme C215 (c’est sa signature) est un véritable artiste.
    Mais vous avez raison, stop à la pollution systématique …

  12. Les bombes de peinture: bonjour les gaz à effet de serre, bonjour les produits chimiques polluants et tout cela avec la bénédiction des officines gauchistes qui aiment l’expression spontanée, sous probablement sur leur voiture ou les murs de leur propriété…

    • Il y a des tutos sur you tube pour remplir des bombes de peinture et pour remplacer le gaz propulseur suffit d’adapter une valve de chambre a air et mettre en pression,, c’est comme cela qu’ils font pour les gros consommateurs de bombes de peinture…parce que allez voir les prix dans les bricos d’une simple petit aérosols peinture c’est 10 a 12 € pour les grosses on arrive à 16 –18 € … Et pour les graffeurs c’est comme pour les antifas et cie la plupart sont des petits Bourges glandeurs de gauche qui ont de la tune et du temps a perdre pour tagger , ect

  13. Soit disant les  » écolos  » défendent l’air pur que nous devons respirer, à cause d’eux l’air est pollué par les émanations de charbon brulé qui remplace le nucléaire beaucoup moins polluant, ils nous imposent la vue désagréable de milliers d’éoliennes peu efficaces. Au lieu de bloquer les autoroutes, il serait plus judicieux de leur part, étant soit disant anti pollution, de combattre ces faux artistes polluants du tag.

  14. Il faut souligner que les tags vont de pair avec d autres incivilités : pas de tag sans cadavres de bières, canettes vides, verre cassé, mégots, reliefs de restauration rapide, traces de pisse tout autour ! Voire pire….

  15. Il y a un remède quand on en attrape un il faut le mettre à poil et le barbouiller de peinture il verra de lui même que c’est dur a faire partir et il en aura pour une semaine à s’astiquer

  16. Avec de la détermination, que pourrait on trouver entre un mur et un sniper?….un tagueur!. Aux grands maux les grands remèdes.

  17. Les murs de nos villes souillés, les ouvrages d’art authentiques: Monuments historiques, ponts, aqueducs, tunnels…salis de crasses islamo-gauchistes et des sigles des dealers. Les US ont fait école en franchouillie!
    Assuré d’une totale impunité de la part de la djustice, laquelle s’abrite derrière les « libertés libérées » pour les communautarismes, ce « street art » est désormais protégé. Comme le sont les shootés au crack et au cannabis. Salles de « choute », dépénalisation du cannabis « médical » et festif »… la magistrature assise regarde aussi ailleurs pour ces vomissures de peinture en bombes.
    Aude de Kéros a écrit un remarquable ouvrage sur « l’art contemporain » cette pompe à fric devenue cryptomonnaie d’échanges entre milliardaires.
    Les zœuvredars des maîtres de la barbouille, des vagins en fer rouillé et des homards en plastique ont rejoint la pissottière de Duchamp!

  18. Merci Jean Louis pour cette analyse pertinente et qui,illustre notre déclin civilisationnel. Depuis 30 ans je voyage 3 ou 4 fois par an au Japon et je n ai jamais vu un seul tag, par contre au Brésil où je me rend aussi chaque année, le tag est devenu identitaire et illustre l aspect clanique du gang, de la tribu.. au moins il a une réelle signification contrairement à cette dégénérescence du tag en Europe.

  19. La France Défigurée, Dénaturée, Destructurée, Déculturée , Dechristianisee…devenue un pays triste et violent. Merci Sarkhozy, Hollande, Macron et à tous les salauds qui ont voté pour ces incapables, destructeurs et fiers de l être…

  20. Questions, combien coûtent ces bombes de peinture ? Où prennent ils l’argenet car il en faut ? Mais comme aurait pu dire Jack LANG, l’inénarrable, c’est « chier non ? » !…C’est de l’art moderne et heureusement qu’ils ne s’inspirent pas de Souages, tout serait noir…ultra !

    • A un employé qui était en train de « détaguer » un passage souterrain, j’ai posé la même question que vous, à savoir avec quel argent ces trouducs achètent leurs bombes de peinture. Il me répondit: « Ils les volent, monsieur, ils les volent! »

  21. Les tags font partie des très nombreuses choses qui clochent dans le monde occidental, c’est du vandalisme et devrait être traité comme tel, je souhaite que les métropoles soient belles et correctement peintes. Et pour cela je serais heureux de voir un flic, non pas sur les routes à piéger les automobilistes, mais assis dans une chaise longue, son arme à la main, en train de forcer un antifa à nettoyer ses propres tags, après avoir indemnisé le propriétaire du mur tagué bien sûr.

  22. j’attends avec impatience l’article sur les tatouages.

    quels dégénérés.

    à traiter tout l’aspect médical (
    -dépistage du mélanome et autres pathologies cutanées sur des peaux pourries ;
    -devenir des produits chimiques dans l’organisme )

    l’aspect psychiatrique.

  23. Il y a aussi ,pour les tags ,toute la pollution CHIMIQUE
    créee par les bombes , le métal des bombes, souvent jeté au sol, pas loin, dont jamais personne ne parle.
    l’air vicié des gaz contenus dans la bombe , les produits chimiques
    des peintures.
    les quais de l’Isère, à Grenoble , particulièrement en aval de la Bastille, sont absolument pourris de tags , sur des centaines de mètres ( certains repeignent sur les premiers , par manque de place )

    l’avenue Berriat en est pourrie. et bien d’autres.

    écologiquement , cela ne semble pas gêner l’escroc, faux-écologiste , maire de la ville.

  24. Excellente analyse de ce fléau qui transforme la ville en zone urbaine abandonnée à l’anarchie. Les tags ont très rarement une valeur artistique et ont pour finalité première de laisser une trace de leur auteur au même titre que les animaux laissent leur déjections pour marquer un territoire. Les tagueurs ne font rien d’autre que de se livrer entre eux à une guerre territoriale. A l’égard de ceux qui les subissent, ils représentent une blessure pour les yeux et l’esprit, une source de stress dont on ne mesure pas assez les conséquences sociales et psychologiques. Pourtant les tags sont spécifiquement réprimés par l’article 322-1 alinéa 2 du code pénal. Mais cette zone du code pénal, comme les espaces tagués, est un no man’s land où jamais un procureur de la République ne s’aventure !

  25. Au lieu de « nourris au lait télévisuel », vous auriez pu écrire « nourris au laid télévisuel ».
    J’attends votre article sur les tatouages, auxquels il faudrait ajouter les « piercings » pour faire juste mesure dans le même ordre d’idées sur une époque décadente.

  26. La plupart sont laids c’est un fait. Pourtant il m’est arrivé de voir parfois de véritables œuvres. Je sais, la plupart du temps cela enlaidit nos villes, mais sérieusement parmi eux se cachent parfois des pépites. Attention ! Je ne défend pas les tags! Je dis juste que parfois cela peut être très bien fait, avec une imagination débordante.

  27. Il faut dire les mots  » bougnoul un jour, bougnoul toujours » . Nous vivons une guerre civile qui ne dit pas son nom avec, à la tête de l’Etat des invertis corrompus.

  28. La permissivité dès la sortie du berceau ont fait de générations de mouflets souvent issus des quartiers défavorisés, un réservoir de candidats au vandalisme pseudo artistique.
    À moins d’éjecter hors de France, des millions de bas du front inutiles, de remettre les polices dans leur rôle et surtout de pénaliser lourdement les dégradeurs de murs ,pas d’amélioration à espérer….

  29. Que révèlent ces salissures ? Réponse : des individus intellectuellement limités marquent leur territoire comme un chien pisse contre un mur. Façon de dire aux autres : C’est chez moi, n’y venez pas !
    Là où l’affaire devient navrante c’est quand des bobos en mal d’originalité considèrent les graffiti de pissotières comme de l’art moderne, suivis dans leurs délires par des démagogues et des désinformateurs médiatiques.
    Il y a des pays où on obliges les « Zartistes » à nettoyer les murs ou les véhicules souillés. Au Francistan où on fait tout à l’envers, les pouvoirs publics peuvent contraindre les propriétaires victimes des vandales à nettoyer. C’est la double peine.

  30. Responsabilité aussi dans ce naufrage esthétique de l Éducation Nationale. Au nom de la lutte contre les inégalités,il a été décrété que tout un chacun est un artiste potentiel porteur de capacités créatrices qui ne nécessitent pas l apprentissage de techniques telles que le dessin ou la peinture pour s exprimer. Les gribouillages et barbouillages qui defigurent l espace commun sont aussi la conséquence de ce type de démagogie.

  31. Des sales cons, des blaireaux, des rats qui agissent la nuit. Des putains d’ordures qui croient exprimer de l’art ou un message wach’ment important, euh euh. Des purs dégueulasses. Il y a quelques semaines, en sortant le chien, je suis tombé sur deux de ces petites crevures (apparemment jeunes français de souche) qui salopaient un mur de ma résidence, et je me suis énervé. Le 1er est parti en courant. J’ai attrapé la bombe de peinture du 2nd et je la lui ai vidée sur sa putain de gueule. Je te jure, il a chialé comme un veau. OK, ça ne se fait pas et ça peut être dangereux, mais c’était dans l’action. Et puis, si on attend la police et la justice, on peut attendre longtemps. Sinon, les bombes de peinture et tout ce qui peut servir à taguer devrait être taxé à 1000 % et réservé aux professionnels agréés.

    • Comportement dégoutant et dangereux.Il fallait appellera la police .Il y a pas de quoi être fière.Vous auriez détruire la bombe à peinture ou le vider sur ses vêtements,l’empoignant et lui hurler dessus mais ce que vous avez fait est honteux.👎👎👎👎👎

      • Et le taggeur, c’est pas honteux ce qu’il fait ?
        Peut-être qu’à un moment donnée il faut être responsable de ces actes.
        Il tag, il en prend les risques.

  32. Ce vacarme visuel omniprésent est d’ailleurs souvent illisible et ne fait qu’illustrer l’impossibilité grandissante de communiquer. Les litres de peintures gâchées par ces Michel-Ange de caniveau ne font que souligner le silence assourdissant d’une fin de race.

  33. Vous vivez dans quel siècle ? Le tag artistique existe dans tous les pays du monde. Très réac comme article. Et vous voulez aussi vous en prendre au tatouage ? Totalement has been. Decoincez vous un peu.

    • Ce Stirling machin semble être une rare pourriture, toutes ses interventions le montrent. Je propose de lui tagger sa tronche à grands coups de lattes… Et de le virer de ce site. Qu’en pensent les admins?

      • Je me demande d’où sort ce Stirling machin-chose apparu dernièrement sur ce site !… il ne semble être là que pour surveiller et commenter les commentaires… on dirait une sorte de commissaire politique à la soviétique ou à la chinoise qui n’est là que pour fliquer et contrer ceux qui ne pensent pas comme lui, c’est très curieux. Le vrai Stirling Moss était un anglais pilote de formule 1 décédé en 2020 à l’âge de 90 ans. Paix à ses cendres !

  34. Je suis très content de voir que RL a consacré un article à ce fléau, cette peste importée des Etats-Unis, comme tant d’autres (tels le rap, le wokisme, les fast food). Soit dit au passage qu’avec le mandat du maire Bill de Blasio (2014 à 2021), une espèce de communiste woke, le grand barbouillage de la ville, la saleté, la violence et la criminalité ont repris droit de cite à New York. Ce gauchiste a réussi à détruire tout l’excellent travail du maire Giuliani.

    • je me souviens avoir visité New York il y a une dizaine d’année, dans les rames de metro, il y avait des affiches qui criminalisaient les tags, et il n y avait pas de tags, avec De Blasio certainement le copain de Anne la Dingo, le paysage a changé.
      Le problème des tags en France pour avoir visionné des reportages sur ce sujet n’est pas le fait de la diversité mais bien de bons Français qui ont de bonnes situations mais qui prennent un malin plaisir à saloper tous les murs de la capitale, apparemment tous le monde s’en fout, peut être que cela changera en 2024 .

      • Pas de tag dans le métro de New-York ? Ce n’est pas exactement ce que j’ai vu, certes ça remonte à pas mal de temps mais ..

  35. Ceci dit, il existe des tags qui sont de véritables œuvres d’arts et qui donnent de la couleur à la grisaille urbaine.

  36. Au train où ça va nous allons finir – peut-être pas les vieux comme moi, mais les générations suivantes et notamment nos petits-enfants – dans un univers à la Mad Max. Avant la série des Mad Max, il y avait déjà eu un très bon film dans le même genre et qui ne passe malheureusement jamais à la télévision, « The Ultimate Warrior » avec Yul Brynner dans le rôle du personnage principal à la Mad Max, sorti en France sous le titre « New York ne répond plus ». Si des évènements catastrophiques se produisaient, il n’est pas impossible que des situations voisines de celles décrites dans ces films apocalyptiques voient le jour tant nos sociétés occidentales sont devenues violentes et conflictuelles. La moindre étincelle peut mettre le feu aux poudres, tous les prétextes sont bons, et les exactions commises ces derniers jours par la racaille après les matchs de foot devraient ouvrir enfin les yeux des pires aveugles volontaires !!!

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