La fusion nucléaire enfin ? 

En ces temps sombres un espoir semble venir dans le domaine du nucléaire.

Rappelons d’abord la différence entre une réaction chimique et nucléaire. Une réaction chimique ne voit pas de nouveau corps atomique apparaître  Si vous avez de l’hydrogène et de l’oxygène au départ, vous en aurez encore à l’arrivée mais généralement sous une forme différente ainsi l’équation de l’eau :  H3O+ OH- = 2H2O. Je me souviens aussi de la première expérience réalisée en classe : l’électrolyse sur l’ion du cuivre colorant en bleu la solution. De même pour les opérations red/ox.

En revanche lors d’une réaction nucléaire, on obtient des corps non présents au départ (on peut obtenir par exemple de l’hélium à partir de lithium et d’hydrogène). Jusqu’à présent on utilise exclusivement la fission (qui consiste à casser des atomes d’un corps pour obtenir un nouveau corps) pour fabriquer de l’énergie. Toutes les centrales nucléaires fonctionnent en utilisant cette forme d’énergie. Il en va de même pour la bombe atomique (bombe A).

La fusion consiste, comme son nom l’indique, à fusionner plusieurs corps atomiques pour en obtenir un autre plus lourd, plus fort. Cette réaction n’était jusque-là pas maîtrisée, dégageant trop d’énergie, ce qui aurait entraîné l’explosion des centrales nucléaires. Jusqu’à présent la fusion était utilisée exclusivement à la production de la bombe à hydrogène (bombe H). Le fait que l’on ne puisse pas empêcher une bombe de sauter trop fortement n’étant pas gênant, au contraire.

Il semblerait que les pays européens soient en passe de réaliser le projet avec l’aide de la… Russie, décidément pas rancunière, livrant un aimant géant Tomawak permettant la finalisation de ce projet  Iter peut-être en 2023. Je n’ai pas tout compris mais il semblerait que cela doive se passer sous vide.

Bref, ce projet qui se concrétiserait par la fusion de plusieurs atomes d’hydrogène ferait probablement la une de nos journaux (même si la nouvelle n’a pas été occultée) si nous n’étions pas en conflit avec la Russie ou si le tandem Hollande/Macron n’avait pas freiné le développement nucléaire de la France afin de récupérer les 2 % d’Eva Joly.

L’avenir semble enfin radieux dans un domaine. Enfin une bonne nouvelle dans le marasme de cette année.

Platon du Vercors

 

 

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9 Commentaires

  1. Ne s’agirait-il pas plutôt du tokamak (sigle abbréviation du russe)et non du tomawak utilisé depuis des années à Cadarache ? Objet d’une collaboration internationale complexe. Il y a d’autres tokamaks en service dans le monde mais
    la maitrise de la fusion n’a été réussie que pour quelques minutes, je crois…

  2. « si le tandem Hollande/Macron n’avait pas freiné le développement nucléaire de la France afin de récupérer les 2 % d’Eva Joly. Ou si les pseudo-écologistes n’étaient pas utilisés par les Etats-Unis pour nous empêcher d’avoir l’indépendance énergétique (c’est à dire l’indépendance tout court) et couler économiquement le concurrent et vassal que nos sommes.

  3. Si tout l’argent du photovoltaïque et du solaire avait été utilisé pour la fusion, nous serions, aujourd’hui, à l’aube de l’énergie quasi gratuite et inépuisable.

  4. la fusion aujourd’hui c’est l’invasion migratoire qui va supplanter les gaulois!
    ne croyez pas cela impossible, en guyane il y a deux décennies que les guyanais ne sont plus majoritaire chez eux

    • Pour stopper la réaction en chaîne faut détruire les passeurs et les navires dans l’atome c’est la même chose les politiques servent de détonateur donc faisons leur la même chose.

  5. ITER : programme expérimental foireux (pas d’un point de vue scientifique, mais d’un point de vue opérationnel et d’organisation) dont la date du premier test est décalée d’environ 1 an .. tous les ans ! On est mal patron, on est mal.

    Les Chinois, très à la pointe dans le domaine, sortiront (probablement) une énergie positive globale de fusion probablement avant ITER.. si toutefois c’est possible, ce qui n’est pas encore prouvé.
    Dans ce programme ITER, chaque pays contributeur doit ramener sa pièce de légo (comme c’est le cas de l’aimant Russe), ça aide pas trop lorsqu’il y a des modifications à faire, celles ci entraînant de nouvelles interfaces de montage.

  6. « un aimant géant Tomawak « ….la finalisation c’est six aimants de 200 tonnes, partie haute de la réalisation « Tokamak » prévue pour 2026…L’avenir radieux ne sera pas Iter qui est juste un prototype expérimental, pas un engin de production…

    • On commence par des prototypes et ensuite on passe à l’exploitation proprement dite.
      Cela s’est toujours passé ainsi. Espérons toutefois que la mise en service ne sera pas trop longue.

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