La gauche à l’agonie : l’idée de la dissolution est majoritaire

pinocchio2.CaptureLa semaine passée nous a donné une fois de plus une bien piètre image du sérieux de la politique !

Après le feuilleton des dérives de l’ UMP, il fallait bien que le PS dont on peut apprécier des résultats négatifs jamais égalés, ne soit pas en reste.

Alors le rififi en coulisses n’a pas manqué de s’étaler sur la scène politique avec en vedette  Arnaud Montebourg, l’homme par qui le scandale arrive. Il a réclamé haut et fort la fin de la politique d’austérité du gouvernement auquel il participait .

C’était son droit sans conteste de ne pas être d’accord, mais il aurait dû dans ces conditions démissionner plutôt que d’attendre qu’on le démissionne, pour au moins gagner en crédibilité.

Seulement lâcher un portefeuille ministériel en cas de désaccord, ça ne se fait plus, on s’y accroche plutôt avec inélégance.On crache dans la soupe, mais on veut rester quand même .

Alors Manuel Valls, qui ne sait pas finalement s’il est encore à gauche, nous a montré comment virer habilement un récalcitrant sans avoir à le virer; il suffisait que le gouvernement démissionne et se remette sur les rails en oubliant Montebourg mais aussi Hamon, Filippetti pas trop compétents et dans la ligne aussi gauche gauche que lui.

Après tout, un nouveau gouvernement ça peut faire espérer un changement de gouvernance c’est à dire un changement de politique, tout ce qu’un tout un chacun ne pouvait que souhaiter. Mais il n’en sera rien puisqu’on reprendra presque tous les mêmes ministres, signifiant que le changement promis il y plus de 2 ans ce n’est encore pas pour demain!

Christiane Taubira  si peu populaire (sauf chez les intellos gauchos) aurait mérité d’être dans la charrette des exclus, elle ne l’a pas été. Il est vrai que toute opinion défavorable à son égard passe vite pour du racisme, donc statu quo la concernant !

Parmi les confirmés et on se demande si ce n’est pas une erreur  : Michel Sapin et François Rebsamen .

Le premier qui n’a pu que nous décevoir si l’on considère les résultats de son dernier mandat ministériel se voit propulsé dans un plus grand ministère que celui qu’il occupait ! Vite qu’on lui donc offre une boussole pour qu’il trouve rapidement le cap à suivre pour redresser les Finances et les Comptes publics. On compte sur lui ! Et on comptera beaucoup sur nous pour payer ses échecs qu’il ne semble pas vouloir assumer. Pas de sa faute, la faute des autres…

Le deuxième, toujours ministre du Travail, parle « d’échec  » en matière de chômage.

Au moins, il reconnait l’augmentation du chômage qui ne cesse de progresser depuis 2012 . Seulement, il oublie qu’il en porte en priorité la paternité, n’était-il pas le ministre du Travail ?

Cela ne l’empêche pas de dire sans complexe : « Je reste persuadé que la politique que nous menons est adaptée à la situation économique. » (sic)!

On croit rêver en constatant l’ineptie totale de cette déclaration et, dans ces conditions, sans se tromper, on ne peut qu’augurer du pire pour nos finances déjà si mises à mal .

N’oublions pas aussi de citer Najat Vallaud-Belkacem à qui on a offert une belle promotion en la propulsant à l’Education Nationale. Pourtant raté : sa nomination ne provoque guère d’enthousiasme chez les Français .

Un nouveau quand même à l’Economie qui pourrait faire espérer du nouveau : Emmanuel Macron. Et bien, il semble que ce soit là aussi un choix raté puisqu’il n’emballe guère paraît-il.

Pas plus que n’emballe la composition du nouveau gouvernement : 75% de personnes interrogées ne lui font pas confiance !

Car ce que souhaitent les Français maintenant, c’est la dissolution de l’Assemblée Nationale : ils sont au moins 55% à l’espérer !

François Hollande avec un score de 15 % dans les sondages, à mi -mandat, devrait logiquement s’y résoudre puisque la politique menée jusqu’alors a échoué. Ce serait tout à son honneur que d’accepter la défaite du PS et d’arrêter le saccage.

Seulement parler d’honneur en politique semble bien désuet alors qu’il ne s’agit plutôt maintenant que de promotion d’ambitions personnelles avec tous les intérêts financiers que cela implique .

Et pourtant si tout se jouait rapidement à La Rochelle où on peut quand même s’étonner de la présence de Christiane Taubira aux côtés des « frondeurs »et qui se veut « solidaire » de leur lutte alors qu’elle vient d’accepter de rester dans le « nouveau » gouvernement ? N’y croirait-elle pas ? Ce serait le comble même si rien ne peut plus nous étonner venant d’une gauche qui persiste à croire en les capacités qu’elle n’a pas pour gouverner.

La gauche a eu sa chance en 2012, elle a trop vite déçu alors maintenant qu’elle dégage le plus vite possible : moribonde, elle n’est plus en mesure d’assurer le service. Il y va de la survie de notre pays.

Dans un état en faillite, bien rude sera la tâche des repreneurs!

Françoise Lerat

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