La Gauche au trente-sixième dessous

Chaque jour, d’innombrables faits, réalités, événements montrent que la gauche ou ce qui se nomme ainsi est tombée au trente-sixième dessous. En arabe, on dirait taht el zeft. Retenons trois faits.

La cosidetta Fondation Jaurès, qui vit grassement d’argent public (subventions, aides, crédits, etc.), a pondu un « dossier » consacré à Zemmour : dossier, comme les dossiers ouverts par les Services et naguère par les RG. Socialistibus regnantibus, l’argent public alimente flicage et manipulations. Nihil novi sub sole. Comme cette fondation est riche de millions d’€, ce dossier est gratos. Il n’est pas besoin de l’acheter : d’ailleurs, il ne vaut rien. Les auteurs de ce dossier, outre l’habituel vocabulaire de la maladie mentale qu’ils utilisent pour discréditer celui dont ils parlent (pathologie, obsessions, etc.), répartissent les options proposées aux électeurs en deux ensembles antagonistes. Ce qu’il y a de convenu dans cette partition, c’est la binarité. Ce n’est plus gauche vs droite, mondialistes vs souverainistes, anywhere vs somewhere, déracines vs enracinés, riches vs pauvres, c’est-à-dire, en fin de compte, Bien vs Mal. Ce qu’il y a de nouveau, ce sont les termes qui clivent le champ politique : radicaux vs modérés. Autrefois, les modérés s’opposaient aux extrémistes. Que viennent faire les radicaux dans ce pastis ? Pourquoi les ressusciter ? Le parti radical n’existe plus depuis un demi-siècle ou plus, sinon comme une brochette de momies ou des fantômes invisibles. Les radicaux ont été très modérés une fois qu’ils se sont débarrassés par la loi de 1905 de l’Église catholique et des catholiques : on s’en débarrasse ; ensuite, entre 1914 et 1918, on les envoie se faire saigner à la boucherie… Bien joué ! Récemment, les radicaux ont pourtant été sortis de la naphtaline pour comprendre l’islam, c’est-à-dire pour enfumer les Français. Car l’opposition radicaux vs modérés a été plaquée sur les fidèles de Mahomet, les mauvais étant les radicaux, les bons les modérés. La slogan a été répété jusqu’à ce que les faits l’infirment : radicaux ou modérés, c’est kik kif bourricot, sawa sawa, tous pareils.

La Fondation Jaurès est un antre de socialauds, tellement confits en dévotion islamique qu’ils ont ingurgité les mots de l’islam quils recrachent à tout moment et qu’ils sont prêts à vivre en dhimmis dans une république islamique. Il est dans l’ordre naturel de leurs choses à eux qu’ils présentent Zemmour comme un clone ou un hologramme de Merah ou de Ramadan ou d’Abaoud : c’est la thèse fantasmée de la tenaille identitaire – thèse qui n’a d’autre fonction que de cacher le réel que nous ne saurions voir.

La chaîne de télévision publique, qui a pour raison sociale deux mots, dont un, France, est en trop, a financé une série à l’américaine, à laquelle a été donné pour titre Germinal, nom d’un mois printanier du calendrier révolutionnaire et titre d’un roman de Zola. La série comprend six épisodes et chaque épisode a coûté deux millions : des €, pas des centimes d’anciens francs, ni des silly, ancienne monnaie de Guinée. Le tout pour 12 millions d’€. Les trompettes de la déesse Renommée ont été embouchées pour célébrer les mérites exceptionnels de la série : scénaristes géniaux, réalisateur génial, actrices géniales, acteurs géniaux. Tout le monde a vu le résultat : c’est nullissime. Est-il possible de tomber plus bas ? Sans doute, dans les films tournés en Somalie.

C’est une succession de clichés et de lieux communs qui se répètent à gauche depuis un siècle ou plus et qui devraient figurer dans un dictionnaire des idées reçues des bien pensants modernes. Les gens du peuple n’ont que des instincts primaires : bouffer, picoler, baiser, rien d’autre. On croirait voir les fameux sans-dents que méprise le socialaud Hollande. Les bourgeois ne sont que cupidité, sottise, mépris. D’un côté, des animaux ; de l’autre, des animaux aussi. Les premiers sont sales, les seconds sont propres : c’est ce qui les distingue. Pourtant, ce Germinal est criant de vérité, non pas dans ce qui est montré sur l’écran, mais dans ce que cache l’écran. Scénaristes, réalisateurs, acteurs, actrices, financiers, cadreurs, dirigeants de la chaîne, tous bobos mondialisés, parlent d’eux-mêmes dans cette série ; c’est eux qu’ils montrent et qu’ils mettent en scène ; ils sont le seul sujet de la série. Ce dont ils entretiennent les malheureux spectateurs, c’est leur mépris de classe pour les sans-dents ou tous ces Maheu actuels qui ont été relégués dans les périphéries, qui fument des clopes, qui picolent de la bière, qui n’ont plus d’emploi digne de ce nom, qui se déplacent dans de vieilles voitures à moteur diesel ; et c’est sur cette classe actuelle de déshérités que se déverse le mépris des Hennebeau du showbiz moderne. En ce sens, ce Germinal est un autoportrait de classe, rétrospectif et sans fard. Il entre dans l’histoire de France comme document sociologique sur la haine inextinguible que le showbiz déverse sur les déclassés.

Enfin, Stora, Benjamin de son prénom, historien, prétendu ou supposé. Les Français qui veulent devenir historiens se présentent à des concours publics, CAPES et agrégation, puis soutiennent une thèse pour postuler à un emploi d’historien à l’université. Stora n’a rien fait de tel : peut-être (sans doute) a-t-il échoué x fois aux concours. Mais, il a milité pendant x années à l’UNEF et à l’Organisation Communiste Internationaliste, d’obédience trotskiste, dont il a ou aurait été salarié, avant de se rapprocher des socialauds. Son champ de recherche, c’est le Mouvement Nationaliste Algérien de Messali Hadj, que le FLN a fini par éliminer. Bon rien de nouveau ; toujours les habituels lieux communs de la logorrhée trotskiste. Grâce à ses amitiés militantes, il a intégré l’université. En 2013, Hollande a fait de lui un inspecteur général à 7 ou 8000 euros par mois (retraite itou), qui a noté des Français ayant obtenu le CAPES ou l’agrégation, concours auxquels il a échoué. Ainsi va le monde à gauche. A quoi bon s’en indigner ? Le meilleur dans cette affaire est à venir : c’est un rapport, commandé par Macron, l’actuel président de la République, à Stora, en sa qualité d’expert des affaires algériennes (mais pas indigènes) et rendu public en janvier 2021 : « Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie ». Il n’est pas question d’histoire, mais de mémoire, non pas individuelle, mais collective : plus exactement de « questions » relatives à la mémoire collective.

C’est large et vague : on peut dire tout et n’importe quoi. 160 pages, dont 30 pages de bibliographie, 30 pages d’annexe (des discours de présidents de la République), trois pages de listes de personnes remerciées, 5 pages de préconisations ; il reste 90 pages de texte ou d’analyse, chaque page comprenant 24 à 26 lignes avec double interligne, avec de longues citations, et une multitude de métaphores dont on se demande quelle est la raison d’être (éclairer ou enfumer les lecteurs éventuels) : mémoire hémiplégique (celle de Stora lui-même ?), regarder [?] et lire toute l’histoire, cheminement des mémoires, communautarisation des mémoires, singularité d’un conflit (ce conflit est tellement singulier qu’il se répète partout), l’Algérie, l’impossible oubli (impossible pour Stora lui-même ? C’est son fonds de commerce), deux imaginaires (et pourquoi pas 3 ou 4 ou 5 ?), interactions, le monde du contact (voilà qui en jette), la mémoire qui saigne, les accélérations de mémoires, etc. Il vaut mieux en rire qu’en pleurer : c’est nullissime, à peine digne d’un thésard de 3e cycle venu d’un pays du tiers-monde. Les connaisseurs en matière de langue ont épinglé les erreurs de ponctuation, de typographie, de langue, les impropriétés. Ce rapport est comme le sonnet d’Oronte, à mettre aux cabinets. Ce que les citoyens aimeraient savoir, c’est combien a coûté cette mascarade rapporteuse, digne du célèbre rapport de Mme Tiberi sur la francophonie.

Rideau. Une seule certitude : la gauche n’a pas fini de sombrer. Si elle coule seule, tant pis pour elle. La danger est qu’elle risque d’entraîner la France dans son naufrage.

Etienne Dolet 

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10 Commentaires

  1. Cinq bourricots, même bien attelés, ne sont pas aussi performants qu’un mustang !

  2. Quel horreur! Sur la photo les gochoSS! Sont tous blanc!!!

    Un très beau texte de Raymond DEVOS à déguster sans modération.
    >

    « C’est terrible ; je suis bien obligé de le reconnaître : je suis raciste.

    Je viens de m’en rendre compte en mettant en route ma lessive du jour.

    J’ai séparé le blanc des couleurs. Affligeant.

    Et dire que j’agis ainsi depuis des années !

    Et circonstance aggravante, avec une lessive qui lave plus blanc que blanc.

    C’est pathétique.

    Comme Monsieur Jourdain dans un autre domaine, j’étais raciste sans le savoir.

    Du coup, je suis d’une humeur noire.

    Ça ne va pas arranger les choses.

    Oh, je savais que je ne suis pas blanc comme neige.

    J’ai connu des périodes noires.

    Dans un précédent emploi, on m’avait donné carte blanche.

    Résultat, j’ai monté une caisse noire.

    Quelque temps plus tard, alors que j’étais déjà connu comme le loup blanc, j’ai travaillé au noir.

    Découvert, j’ai essayé de montrer patte blanche, mais j’ai été placé sur liste noire.

    Et comme disait le chanteur, noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir.

    Alors que faire ? Pour sûr, j’avais mangé mon pain blanc.

    Je dirais bien que j’ai pleuré à l’arme blanche, mais ça serait de l’humour noir.

    Alors dans la glace, je me suis regardé dans le blanc des yeux.

    Pas question de me retrouver dans une misère noire.

    L’avenir restait une page blanche. Inutile de voir tout en noir !

    Je pouvais sortir blanchi de tout ce sombre passé.

    Finis les noirs projets ! Je serais désormais plus blanc que neige ! Finie la série noire.

    Et patatras, voilà que je me découvre raciste.

    Mais c’était cousu de fil blanc.

    Je dois être la bête noire de quelqu’un, c’est sûr.

    Tout de même, ce sera un jour à marquer d’un caillou blanc.

    Bon, je ne vais pas tout peindre en noir.

    D’autant que c’est bientôt la semaine du blanc !

    Inutile de broyer du noir.

    Ni de me faire des cheveux blancs.

    Allez, je vais me servir un petit noir.

    Et puis non, plutôt un petit blanc.

    Avec un morceau de chocolat noir.

    Et un peu de fromage blanc ça me remontera.

    Tiens, il commence à faire nuit noire.

    Je vais regarder un vieux film en noir et blanc.

    Chouette, c’est une version originale, sous-titrée !

    Si, c’est écrit dans le programme.

    Noir sur blanc.

  3. Roussel veut priver Zemmour de candidature. Il a annoncé qu’il comptait déposer une résolution, dans ce sens. Il est dingo, ce type. Montebourg, qualifie Zemmour de candidat dangereux, mais Montebourg n’a rien fait contre l’immigration. Il était en permanence dans la posture.
    Hidalgo la dingo, n’en parlons même pas. Ces gens-là, ont une drôle de conception de la démocratie.

  4. Ne vous inquiétez pas pour la gauche : elle n’a pas dit son dernier mot, elle non plus…

  5. A ces gauchistes rouges dedans et verts dehors, je ne leur confirais même pas la tâche de sortir mes poubelles.
    Salut les trous de balles

  6. En même temps comme dirait le Poudré de l’Elysée, c’est plutôt un ramassis de bonnes « têtes de vainqueurs » qu’autre chose et pas braiment une dream team!

  7. La gauche laïque, protectrice, libre, féministe est morte. C est une gauche mondialiste, communautaire, de culture Woke, capitaliste ultra libérale,…une imposture et un danger.

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