La gauche, de Mitterrand à Hollande : collabo un jour, collabo toujours !

Publié le 31 octobre 2016 - par - 5 commentaires - 2 151 vues
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mitterrandpetainVICHYSTES, HIER COMME AUJOURD’HUI.

Mitterrand reçoit des mains du maréchal Pétain
La francisque le 16 août 1943.
Extrait de la demande d’attribution de la francisque.
Je soussigné déclare être Français de père et de mère, n’être pas juif aux termes de la loi du 2
juin 1941 (J.O. 14 juin 1941) et n’avoir jamais appartenu à une société secrète.
Engagement du décoré de la francisque.
– Je fais don de ma personne au maréchal Pétain, comme il a fait don de la sienne à la France.
– Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre.

À propos de la rafle du Vél’ d’Hiv’.

Extrait de Un paradoxe français : Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, de Simon Epstein, éditions Albin Michel, 2008, p. 555 :
Péan traite aussi, dans son livre, de l’amitié que François Mitterrand n’a cessé de porter à René
Bousquet, chef de la police française sous Laval, responsable actif, efficace et impitoyable de
l’arrestation et de la déportation des Juifs de France en 1942. Acquitté à la Libération, après un
étrange procès où il fut confronté à une parodie d’acte d’accusation, il mènera, sous les IVe
et Ve Républiques, une belle carrière dans la banque et accessoirement dans la politique.
C’est Darquier de Pellepoix, interviewé dans l’Express en 1978, qui déclenchera ce qui deviendra
l’affaire Bousquet. Les procédures judiciaires seront très lentes à se mouvoir, en partie par suite
d’interventions présidentielles, et Bousquet sera assassiné en 1993. ”Ce n’était pas un Vichyssois
fanatique, comme on l’a présenté… C’était un homme d’une carrure exceptionnelle. Je l’ai trouvé
sympathique, direct, presque brutal. Je le voyais avec plaisir. Il n’avait rien à voir avec ce qu’on a pu dire de lui” déclare Mitterrand à Péan.
On se souviendra que Bousquet, dans les années 1930, est un homme de gauche. Il est le protégé
de Pierre Cathala, il appartient à ce centre-gauche radical-socialiste dont la Dépêche de Toulouse est l’oriflamme. Il est vraiment, lui, un homme du Front populaire, travaillant avec Salengro puis avec Marx Dormoy. Libre penseur et républicain, il n’aurait pu être ami de Mitterrand, qui à l’époque était catholique pratiquant et fréquentait la droite et l’extrême droite. C’est sous l’effet des mutations et des turbulences de la guerre et de l’après-guerre qu’un Bousquet (traditionnellement à gauche) et qu’un Mitterrand (nouvellement à gauche) pourront se lier d’amitié.

De Gaulle à propos du “résistant” Mitterrand
Extrait de C’était de Gaulle d’Alain Peyrefitte, tome 2, éditions de Fallois, 1997, p. 579–580 :
Général de Gaulle— (Mitterrand) est venu me voir à Alger dans l’hiver 43-44. Il a mis du temps
à me parvenir. Il avait travaillé pour Vichy avec tant de zèle que ça lui avait valu la francisque. Il
était entré dans ce corps d’élite. Voyant que ça allait tourner mal, il a voulu se dédouaner en entrant dans un réseau. Il est arrivé à Londres. Il est allé trouver d’abord les Anglais et les Américains, qui n’ont pas été très chauds pour l’accueillir puisqu’ils voyaient qu’il mangeait à tous les râteliers. À la fin des fins, Passy l’a vu, l’a cuisiné, l’a expédié à Alger, me l’a fait recevoir avec une fiche le présentant comme un personnage douteux.Mitterrand m’a demandé de lui confier la direction d’un réseau Charette, qui marchait très bien sans lui. Je n’avais pas envie de risquer de mettre un agent double dans un mouvement de résistance. Je lui ai donc proposé de se battre, soit dans le corps expéditionnaire en Italie, soit comme parachutiste dans le corps qui serait le premier à prendre pied en France. Il a refusé les deux propositions. Je l’ai congédié : “Nous n’avons plus rien à nous dire.”
(…)
Alain Peyrefitte— Il dit qu’il a été ministre dans le gouvernement de la Libération.
Général de Gaulle — C’est faux ! Un mensonge de plus ! C’est un imposteur ! Il a été nommé
secrétaire général à titre intérimaire. Le ministre, c’était Henri Frénay. Mitterrand a essayé de le faire sauter en lançant son mouvement contre lui. Vous imaginez ! Le plus haut gradé du ministère prenant la tête d’une rébellion contre son propre ministre ! Il a organisé des manifestations(…) Je l’ai convoqué au ministère de la Guerre. Il est arrivé avec deux acolytes. Il m’a prétendu que les prisonniers avaient bien raison d’être en colère. Je lui ai dit : “De deux choses l’une. Ou bien, vous ne pouvez rien pour empêcher ces désordres bien que votre mouvement les ait provoqués, et vous me remettez votre démission. Ou bien, vous êtes le chef et vous me signez l’engagement de faire cesser tout ça aujourd’hui même. Sinon, je vous fais mettre en état d’arrestation à la sortie de ce bureau.” Il a demandé à se concerter avec ses deux acolytes dans l’encoignure de la fenêtre. Je lui ai donné trois minutes pour se décider. Je lui ai dicté la formule. Il a obtempéré.

Radio-Paris un jour, Radio-Paris toujours.
Le 27 octobre 2007, dans l’émission Répliques sur France-culture, l’ancien Premier ministre
Lionel Jospin déclare : « Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n’avons jamais été
face à une menace fasciste, donc tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous avons été face à
un parti, le Front national, qui était un parti d’extrême droite, un parti populiste aussi, à sa façon,
mais nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, et même pas face à un parti
fasciste. » Et dans un entretien au journal LeMonde du 29 avril 2014, Jean-Christophe Cambadélis déclare : « Plus grave, nous continuons de commettre une erreur d’interprétation : le FN n’est pas un parti fasciste voire nazi comme il en existait dans les années 1930, même si on trouve des points communs comme la haine de l’immigré. Le FN n’est pas hors les murs de la démocratie, il est en marche. »

Thierry Laronde

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Notifiez de
madeleine

Ils mentent tous effrontément, De Gaulle le premier, lorsqu’il dit qu’il a refusé les services de Mitterrand, qui lui paraissait être un personnage douteux. Mais alors comment expliquer que celui-ci a fait partie du gouvernement de De Gaulle dès la Libération ?
Quant à Mitterrand, si arrogant et méprisant, il ne connaissait apparemment pas le sens de la dignité, du respect de soi et de l’honneur, pour aller quémander ici et là, à la Libération, chez les Anglais puis les Américains, puis chez De Gaulle un poste de responsable politique. Et « çà » se permettait de regarder de haut tout ce qui n’était pas « Lui » !! Les politiques sont vraiment tous des ordures.

jean marc

pendant la guerre beaucoup de monde savaient que c’était un pourri et un vendu, pourquoi ne l’ont ils pas fait assassiner, ce pourri à fait croire aux français élas ignorent à cette époque, qu’il n’a jamais était collabo, mais infiltré, entre autre un vulgaire espion dont le but était de soustraire des renseignements et de les transmettre aux divers réseaux de résidences, combien d’histoire à la con avons nous entendu du super tonton des collabos , aujourd’hui encore beaucoup de français le pleurs et le vénère comme un demie dieux,.

madeleine

Jean-Eden Hallier, Directeur du journal « L’idiot International » avait l’intention — officiellement — d’écrire un livre sur Mitterrand collabo, puis soi-disant résistant. Ce journaliste, jeune, la quarantaine, est mort brutalement d’une crise cardiaque, dans la rue et en plein jour, alors qu’il se promenait tranquillement à vélo.. Son livre n’a donc jamais été écrit. A l’époque, Mitterrand se vantait d’avoir été blessé par balle quand il était résistant. Et Jean-Eden Hallier se moquait ouvertement en rajoutant qu’il avait été blessé dans le dos alors qu’il fuyait :) En fait Mitterrand avait inventé cette histoire de blessure, comme il inventa plus tard d’avoir subi un attentat.

Romanin

Bon ok pour toutes ces vérités, mais je pense que le français lambda n’est pas encore prêt à les entendre, c’est encore trop tôt!
Nous sommes en marche, mais pour l’instant en ordres dispersés!
Allez, bientôt nous aurons peut-être le courage de sauter le pas, voyons ce que 2017 donnera et nous aviserons, il sera toujours temps de prendre les bonnes décisions??

madeleine

« le français lambda n’est pas encore prêt à les entendre » (ces vérités), parce que les médias n’informent pas et que les intellectuels de droite se taisent lâchement.