La Gauche indifférente à la nation a reçu la dérouillée qu’elle méritait

Publié le 24 mars 2014 - par - 2 715 vues
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C’est dans ses profondeurs que la France a bougé ce Dimanche 23 Mars 2014. Certains les verront opaques, menaçantes, assombries par des relents de vieilles guerres. D’autres, comme ces jeunes idiots criant au loup qu’ils ont fait entrer dans la bergerie et dont ils affutent comme à plaisir les crocs, se tromperont comme d’habitude d’adversaire, tout occupés qu’ils sont à parfaire la besogne des démolisseurs et des fossoyeurs d’une idée nationale qui leur fait horreur.

On trouvera, comme à l’auberge espagnole, ce que l’on aura amené au banquet de ce soir : l’angoisse du chômage et l’incertitude du lendemain, la peur du parking désert et l’obligation de fermer sa porte à clef pour aller dans son jardin, l’accablement sous l’impôt et la profonde injustice de celui-ci dès lors que par tout un tas d’artifices, tant de ceux qui devraient en payer le plus y échappent le mieux. La liste des doléances du peuple français est une litanie, un psaume grave et triste dont on ne voit ni entend la fin. Chaque jour qui passe y ajoute un peu de la stupidité dogmatique des gens censés en assurer le soin, et la guérison. Ce gouvernement aura, en à peine deux ans, parfait jusqu’à l’absurde sa mission de démembrement d’une patrie dont il n’a en vérité que faire. Nous vivons une tragédie que le vote de ce jour envisage, et c’est heureux, de conjurer.

Car c’est aussi dans ses profondeurs identitaires que ce pays, aujourd’hui, a puisé la force de crier son refus. En vérité, si le reste évoqué plus haut me touche et me mobilise, c’est tout de même pour ce point vital, pour cette révolution à faire contre l’abaissement précédant la mise à mort de mon pays, que mon coeur bat à cette heure. En renvoyant les Socialistes à leurs études, fort mal menées jusqu’ici, des affects et des réflexes de survie des nations, les Français ont délivré à leurs mauvais maîtres un message sans appel. À trop jouer avec leur patience, à se complaire dans la destruction minutieuse, quasi maniaque, de ce qui a tenu si longtemps la France debout face à l’Histoire, les gens de Monsieur Hollande ont pris dans la figure les verges avec lesquelles ils prétendaient fesser un possible troupeau d’imbéciles. À leur tour, les voici cul nu, une main devant une main derrière. Il est vrai qu’ils auront en fin de compte tout fait pour se trouver dans cette humiliante situation. L’orgueil douché, l’échine brusquement assouplie, vaincus, ils refluent en désordre, et c’est là un pitoyable spectacle.

Marine Le Pen n’avait nul besoin, ce soir, de prononcer les mots auxquels l’attache son évident amour de la France. Patrie, nation, peuple, terre, âme. La manière dont ses adversaires se sont débarrassés de ce vocabulaire, au point de ne même plus se souvenir qu’il existe, la dispensait de le leur rappeler. Parce que l’idée leur vient, claire désormais, que l’on a entrepris de les rayer du paysage, après leur avoir imposé la douce humiliation du remplacement par d’autres, les Français se sont chargés de cette mise au point, ce soir. Et c’est là, pour moi, une grande victoire sur les forces en mouvement de l’abêtissement, de la propagande tueuse, de la désinformation érigée en loi-cadre et de la trahison. Ce jour de Mars 2014 n’est pas n’importe quel jour. En cette année qui rappellera tant de choses à ceux que le nom France fait frissonner, il est celui d’un réveil que ses amoureux attendaient depuis longtemps.

Alain Dubos

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