La gestion du Covid en France et en Australie

Quels sont les points communs entre la France et l’Australie dans la gestion du covid ?

Beaucoup de gens imaginent l’Australie comme notre pays la France, c’est-à-dire un pays centralisé autour d’une capitale. Ce n’est pas le cas, c’est un État fédéral. L’Australie est morcelée en États, assez indépendants des uns des autres, rivaux pour des questions de leadership ou de traditions, dont les conflits politiques entre libéraux et travaillistes ont de plus fortement exacerbé les passions entre les citoyens des différents États.

Il est vrai qu’il existe une capitale, Canberra, mais les dirigeants fédéraux ont des pouvoirs limités ; en effet, ce sont les États qui ont la mainmise sur la politique sanitaire et sur le contrôle de leurs frontières intérieures. Il s’ensuit des querelles incessantes dans ces deux domaines.

Le Premier ministre australien se nomme Scott Morrison ; il était proche pendant un temps de Donald Trump, il était détesté par la presse mainstream car il avait limité l’invasion migratoire de son pays.

Or pour un Français, il est difficile de s’y retrouver, les journalistes ont tendance à mélanger les politiques sanitaires des différents États. Nous allons nous intéresser à deux États australiens, les plus peuplés et qui ont fait  l’actualité ces derniers temps.

Le premier État est le NSW (New South Wales) dont la capitale est Sydney. En 2020, le gouvernement dirigé par Gladys Berejiklian a évité un confinement strict, n’a pas trouvé utile le port du masque même à l’intérieur des lieux clos. Passées l’épidémie du printemps et ces 5 semaines de semi-confinement, la vie a vite repris son cours, les magasins ont rouvert et les habitants de Sydney ont goûté à nouveau les charmes des spectacles et des restaurants. À la télévision, les médecins comme Kerry Chant expliquaient que le vaccin ne suffirait pas et qu’il faudrait traiter, ils s’intéressaient même à l’Ivermectine.

La stratégie de zéro covid avait porté ses fruits, l’épidémie semblait une histoire ancienne, réservée au reste du monde, le gouvernement triomphait et vantait sa politique de frontières fermées accompagnées de ses sas de quarantaine.

Alors que s’est-il passé en 2021 ? Deux événements conjugués, la défaite de Trump et l’activisme des lobbyistes d’AstraZeneca et de Pfizer ont fait vaciller le gouvernement. En février 2021, alors que Gladys Berkjklian  et Kerry Chant ne semblaient pas presser de faire vacciner leurs concitoyens, une campagne menée par des médecins de Melbourne qui attaquèrent les leaders du parti libéral et les accusèrent de mettre en péril la vie des Australiens en refusant de les vacciner. Les libéraux baissèrent dans les sondages, et ils finirent par céder, Scott Morrison isolé sur la scène internationale chercha une protection auprès de Biden.

La volte-face est d’autant plus spectaculaire que Kerry Chant affirmait qu’elle hésitait du fait qu’il s’agissait de vaccins expérimentaux. Et on apprit qu’en mars 2021, alors que la Covid avait disparu du territoire, le gouvernement du NSW avait signé un contrat avec le cabinet anglais PricewaterhouseCoopers (PwC) pour la gestion de la vaccination…

Or la campagne de vaccination était en échec début juin 2021 ; pourquoi se faire vacciner alors que l’épidémie a disparu dans le NSW ?

Mais tout changea, le virus delta entra en Australie à la mi-juin, un homme travaillant dans un hôtel de quarantaine l’attrapa et le diffusa assez étrangement dans tout Sydney, et les cas augmentèrent très rapidement.

On ne peut lancer une campagne de vaccination qu’en affolant la population. L’apparition de ce virus à Sydney fut donc pour les autorités une divine surprise ! Le gouvernement mit en place la feuille de route du cabinet conseil, celle que nous avons connue :  confinement strict, point de presse tous les soirs avec le nombre de cas, dramatisation à l’extrême, terrorisation de la population sur les risques du covid, matraquage nuit et jour à partir du faible bilan macabre, gros plan sur les séquelles de la maladie, images insoutenables de patients agonisant sur leur lit d’hôpital… et une criminalisation des anti-vaccins…

Alors que ce delta ne touchait que très peu d’Australiens, 1500 cas journaliers au maximum au pic et quelques morts dans des catégories connues ( les grabataires, les obèses et les patients ayant de fortes comorbidités), les habitants du NSW subirent un confinement strict : interdiction de dépasser les 5 kilomètres autour de leur domicile, interdiction de recevoir des invités, toutes les boutiques, bars et restaurants fermés, travail en distanciel, écoles closes… Seuls restaient ouverts les supermarchés et les commerces d’alimentation, quand même !

Le cabinet McKinsey en France a utilisé les mêmes stratégies pour pousser les gens à la vaccination, le « nudge dark » !

Doit-on le dire ? les Australiens de Sydney ont adhéré à ce programme, les tensions venaient davantage de l’étonnement des vaccinés qui ne comprenaient pas pourquoi ils devaient rester prisonniers de leur domicile puisqu’ils étaient censés être protégés par le vaccin. On leur répondait, c’est la faute des non vaccinés qui font accroître l’épidémie ! Comme un air connu !

Mais les beaux jours sont là, dans l’hémisphère austral, on a la tête à l’envers et des saisons inversées, l’été arrive !  Depuis le retour des beaux jours, les plages sont de nouveaux bondées et enfin d’éviter des affrontements avec la police, le gouvernement a permis les groupes de 5, à la condition d’être vaccinés. Mais la police ne vérifie plus personne et ferme les yeux quand trente costauds jouent au rugby sur la plage !

Normalement, depuis l’annonce de la feuille de route en septembre, le 11 octobre tout rouvre (cinémas, bars, magasins, salles de sport, écoles…), les vaccinés pourront retrouver une vie normale, seuls les non vaccinés devront patienter jusqu’au 1 décembre. Mais combien seront-ils ? Moins de 10 % !

Est-ce qu’il a y eu une résistance anti-vaccin ? Pas grand-chose en fait dans cet État, quelques échauffourées en juillet, mais il y avait plus de policiers que de manifestants… car la très grande majorité des Australiens classe les résistants entre le punk à chien et le demeuré. La propagande a été d’une efficacité redoutable.

Je voudrais malgré tout rendre hommage notamment à certains membres de la communauté française, à ces chefs d’entreprise qui ont refusé la vaccination obligatoire pour leurs salariés. En effet, les autorités du NSW n’ont pas imposé la vaccination obligatoire, ils ont essayé que cela vienne des compagnies ; le gouvernement ne voulant pas encourir les risques juridiques des effets secondaires, a voulu les refiler aux entreprises !

Je voudrais aussi rendre hommage aux quelques professeurs du lycée de Sydney qui ont refusé la vaccination, la vaccination étant par contre obligatoire dans les secteurs de l’éducation et de la santé.  Sous prétexte que les décrets gouvernementaux obligent la vaccination sur site, leur hiérarchie a utilisé tous les moyens de contraintes possibles en abandonnant toute déontologie, et les menaçant ni plus ni moins de licenciement ; ceux qui refusaient malgré tout, alors que leurs états services sont remarquables, se retrouvent aujourd’hui dans une mort sociale et financière.

Un professeur que j’ai eu au téléphone m’a dit qu’il avait dû subir la vaccination, un viol douloureux de la conscience… Que pouvait-il faire d’autre ?  Sinon, c’était le chômage et il a des enfants à nourrir… Nous connaissons cette violence barbare en France avec nos  pompiers et nos infirmières.

Je voudrais rendre hommage au juge Lyndall Dean.  Elle a eu à juger un cas étonnant. Une salariée voulait refuser la vaccination contre la covid que son patron avait rendu obligatoire dans sa société, car elle avait en effet eu des effets secondaires graves avec le vaccin contre la grippe…Elle a été licenciée.  Elle porta l’affaire devant un tribunal appelé le fair banks, présidé par 3 juges. Le verdict donna raison à l’employeur, deux voix pour et une voix contre, celle de Lyndall Dean.

Lyndall Dean, indignée, a rappelé dans les médias à tous les Australiens que ses vaccins étaient en phase 3 et que le droit international, le code Nuremberg, reconnaissait aux citoyens le droit de refuser un essai, qu’ils n’étaient pas des cobayes, et que les mettre à l’écart pour cette raison constituait un apartheid, que c’était une sérieuse injustice. Elle a fini par affirmer que ses deux collègues devraient en être honteux !

Mais pour quelques héros, combien de médiocres et d’êtres vils ? Sur le groupe fesse-de-bouc du primaire du lycée français de Sydney, des parents militent pour le port du masque comme la vaccination chez les maternelles, commencent à jouer les inquisiteurs en demandant qui est vacciné et ne l’est pas, et cherchent à ostraciser les enfants non vaccinés ! Tant de bêtise, de lâcheté et de crasse intellectuelle de la part de ces gens bien-pensants et progressistes rappellent bien des choses ! Les heures les plus sombres de notre histoire !

Enfin, la Première ministre Gladys Berejiklian a dû démissionner en raison d’un scandale de corruption : elle est accusée de prise illégale d’intérêt dans des affaires de subventions à des associations et d’attribution de marchés publics. Son successeur est un conservateur pur jus, catholique père de 6 enfants, Dominic Perrotet, un Australien avec du sang gaulois, comme son nom l’indique !! Il était contre le confinement, pas très favorable à la vaccination de masse et il affirmait qu’il fallait vivre avec le virus, il était pour la réouverture de frontières. Va-t-il mettre en pratique ses anciennes prises de position ?

Passons au deuxième État, le Victoria, dont la capitale est Melbourne ; cette cité est considérée comme plus intellectuelle, elle est la capitale culturelle de l’Australie. C’est également un centre universitaire très important, avec un vrai centre-ville. À sa tête Daniel Andrew, du labor party, un socialiste bobo, un mélange d’Anne Hidalgo et de Sandrine Rousseau, ce Justin Trudeau australien est surnommé par ces administrés « le dictateur ». C’est lui le principal responsable des répressions, c’est contre lui qu’ont manifesté dernièrement, devant le consulat d’Australie, les New-Yorkais qui dénonçaient cette répression inouïe…

Toutes les violences que vous avez vues sur vos réseaux sociaux ont été filmés très majoritairement dans la ville de Melbourne.

Quelles sont les raisons de cette révolte ? La première, c’est que les Melbournois détiennent le record du monde du confinement, en deux ans, 9 mois de confinement strict et dur, la police peut arrêter et jeter à terre quiconque ne porte pas de masque !  Autrement dit, les habitants non seulement sont à cran, particulièrement ceux qui vivent au centre-ville, dans des petits appartements, mais surtout ils vivent dans un climat de terreur. Ensuite Dan Andrew cumule les déclarations délirantes, il affirme par exemple que même pour boire, il faut garder le masque… alors que lui apparaît toujours à l’écran non masqué ! Cette propagande en faveur de la vaccination qui tourne en boucle dans tous les médias prend des allures grotesques et totalitaires…

Mais ce qui a déclenché la fronde, c’est qu’il a ordonné la vaccination obligatoire de tous les salariés. Les syndicats du bâtiment et des routiers ont réagi et ils reprochent à Dan Andrew de ne les avoir pas consultés ; Dan Andrew a répondu qu’il n’avait pas eu le temps, pris par l’urgence de l’épidémie… Les deux jour précédents les décrets, il consultait les associations LGBT, les écologistes mais pas les représentants du premier employeur du pays !  Face aux blocages et aux manifestations, il a décrété l’état d’urgence et il a envoyé les unités d’élite de la police, et la répression fut féroce ! La moindre contestation même verbale envoie le défenseur de la liberté en prison après avoir été molesté à terre… Ceux qui appellent à manifester sur les réseaux sociaux ? La police vient les arrêter dans le petit matin blême !

Les Melbournois manifestent désormais autant pour défendre leur liberté que contre la vaccination obligatoire. C’est pour cette raison que les étudiants sont entrés dans la danse.  La manifestation du 4 octobre a attiré beaucoup de monde… et fut sévèrement réprimée ! plus de cent arrestations, des images de violence qui ont fait le tour du monde et ont suscité l’indignation.

Dictateur Dan Andrew ? Oui, à la manière d’un Macron lors de l’épisode des Gilets jaunes !

Daniel Andrew vient d’être touché par une affaire de corruption mais il refuse de démissionner, il estime qu’il ne doit pas quitter son poste pendant la tempête covidienne !  Cette façon de s’accrocher au pouvoir me rappelle un Français qui vit à l’Élysée.

Ce virus est-il aussi terrifiant ? en 2020, il a été classé en 38e position de causes de mortalité après les morts dues au coma éthylique en Australie ! La gestion du Covid est une farce totale ! Mais ayant vécu les deux situations, je n’ai pas l’impression que la gestion soit très différente, les dirigeants du monde entier appliquent un agenda dicté par l’OMS, les laboratoires et le nouvel ordre mondial.

Les Australiens se trouvent confrontés à une situation paradoxale : d’un côté ils sont fanatisés par les médias qui leur ont présenté le covid comme une peste terrible, ils vont avoir du mal à vivre avec l’épidémie, l’ouverture des frontières va accroître le nombre des cas et le risque est de voir des groupes exiger de nouveau des mesures drastiques. Mais d’un autre côté, tout le monde ou presque est vacciné,  le printemps est là, tout le monde aspire à retrouver sa vie d’autrefois ; dans quelques semaines l’été, les météorologues l’annoncent torride. Il faudra que tout soit terminé sinon ce ne sont plus des révoltes sporadiques mais un embrasement généralisé qui attend tous les Premiers ministres des États car l’économie est vacillante, deux ans de fermeture des frontières ont laissé des traces profondes dans des secteurs vitaux pour l’Australie, comme le tourisme et l’éducation. Les mois à venir vont être compliqués à gérer.

C’est le tragique de cette situation, les politiques français ou australiens qui ont affolé les populations vont prendre le retour de balancier… et on espère dans les… urnes !

Marquis de Dreslincourt

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5 Commentaires

    • Je ne signerais pas ! Car si RAOULT decide de partir cela va etre au contraire une bonne chose pour lui et pour ce pays…
      Car il parlera ailleurs sans contraintes et sans pressions, bien mieux qu en France…

  1. Que vient faire la pancarte contre les mariages forcés des petites filles avec votre article qui néanmoins est très bien documenté.

  2. Ok ! Votre expose sur l etat du NSW et du Victoria concernant le Covid est valable… j ai eu ce type d infos d un ami…
    Mais vous avez oublie la GRANDE region de Perth ( j ai vecu la bas ) etat du Western Australia pour la situation tres differente avec ce meme covid que vos 2 etats de l Est australien.

    À la mi-avril 2021, cet etat avait éliminé la transmission communautaire du covid devenant ainsi l’un des rares endroits dans le monde à le faire. Depuis lors, il n’y a eu qu’une poignée de cas de transmission communautaire en western australia / il faut dire que la mentalite des Australiens Occidentaux ( en francais ) est plus « terroir » ( moins peuple / ) assez differente de la mentalite « californienne » du NSW par ex…l etat du Victoria ( tres anglo saxon ) est lui aussi different.

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