La gôche ment éhontément pour mieux instrumentaliser l’accident mortel de Clément Méric

Publié le 6 juin 2013 - par - 7 012 vues
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A Carpentras… pardon, à St Lazare, une rixe entre deux bandes s’est terminée par la mort cérébrale regrettable d’un jeune garçon de 19 ans convaincu d’être dans le camp du bien, dans le camp de ceux qui ont le droit de déterminer le bon citoyen du mauvais.

« Il était une figure incontournable, très engagé, un des plus gros militants chez Sud ».

Les extrêmes ne sont néfastes que lorsqu’ils se situent à droite, les extrêmes de gauche, eux, sont vus avec la plus grande bienveillance. Normal, ce sont les gentils autoproclamés, ceux qui rendent la justice, à coups de bottes si nécessaire.

Clément Méric, encarté au syndicat Solidaires IEP une branche de SUD, et fort de ses convictions, a sans doute voulu en faire bénéficier cette petite bande de quatre déambulant, paraît-il, dans un quartier très « coloré » avec des t-shirts dont on nous dit qu’ils seraient marqués du FN (si toutefois on considère la probabilité proche de zéro que le FN vende des t-shirts « blood and honor »). Les inconscients !

Selon le Point, une trentaine de témoins de la scène sont actuellement entendus à PJ.

Ce qui est intéressant dans cette histoire de Carpentras… pardon, de St Lazare, c’est la vélocité et l’imagination fort fertile de nos têtes pensantes. Entre un Pierre Bergé accusant la Manif Pour Tous d’être à l’origine de la mort de Clément et un Harlem Désir déclarant que « c’est toute la République qui est meurtrie » alors que jusqu’à preuve du contraire il semble que ce ne soit qu’une bagarre de rue qui a tourné au drame, comme il y en a régulièrement.

On se rappellera d’Alain Bousquet, responsable du Front de Gauche appelant à briser les os de Marine Le Pen, ou encore de Pierre Bergé avouant qu’il ne pleurerait pas le million de morts de la Manif Pour Tous si une bombe explosait, mais ce n’est pas de la haine puisque ces gens sont les gentils…

« Pas de stigmatisation, gardons de nous de donner dans l’amalgame » entendrions-nous clamer si le coupable avait été d’origine non gauloise. Mais tel n’est pas le cas cette fois, exceptionnellement, alors on se nourrit jusqu’à l’indigestion sur la bête, surtout sur la bête immonde, celle qui arrive à point nommé dans la chronologie électorale qui sent dans une inquiétude palpable enfler les voix et les adhésions au Front National.

Alors que s’est-il passé exactement ? Il est encore trop tôt pour le dire puisque les deux parties affirment que c’est l’autre qui a commencé, même si d’une même voix les censeurs qui n’en savent guère plus sur les évènements martèlent à qui mieux-mieux une seule et même version.

Serge Ayoub, responsable des JNR (Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires) accusés d’être à l’origine du coup mortel, donne quelques éclaircissements même si ceux-ci restent encore à démontrer. D’après lui les deux groupes se seraient trouvés au même moment dans une vente privée Fred Perry (comme quoi ils peuvent avoir les mêmes goûts !), ce que confirme le Syndicat Alliance qui parle d’une « rencontre fortuite » suivie d’une « altercation entre les deux groupes ». Des premiers éléments d’enquête nous apprennent par ailleurs qu’il y a eu « invectives, bousculades et échanges de mots entre ces deux groupes de jeunes ».

Selon Serge Ayoub il s’agirait de « jeunes qui ont eu le malheur d’avoir les cheveux trop courts et une marque de blouson qui déplaît à d’autres ». Il ajoute que sur le lieu de la vente, « ils ont été pris à partie par cinq militants d’extrême gauche qui leur ont promis de les massacrer à la sortie. Le service d’ordre de la vente privée en a été témoin. Il a proposé à ces trois jeunes plus la gamine d’attendre ». La « gamine » se prénommerait Aurélie et serait arrivée alors que la bagarre avait déjà commencé entre les cinq militants gauchistes et les trois « skin heads ». Selon le service de sécurité du magasin, les agresseurs à l’origine de l’altercation seraient le groupe des cinq antifas.

« La sécurité est descendue pour demander aux jeunes d’extrême gauche de s’en aller. Au bout d’une demi-heure d’attente, la sécurité leur (aux skins) a proposé de descendre en disant que cela s’était calmé. Quand ils sont descendus dans la cour – la vente se situait dans les étages -, les jeunes d’extrême gauche les attendaient. La sécurité est sortie une deuxième fois pour les accompagner dehors. Un peu plus loin dehors, ces cinq jeunes hommes les attendaient encore. A ce moment-là, les jeunes d’extrême gauche ont porté les premiers coups, en tout cas il y a eu une bousculade » d’après Serge Ayoub. Selon lui les trois militants d’extrême droite souhaitaient quitter les lieux.

Le Point semble confirmer cette version puique le journal évoque un échange mutuel d’insultes entre les deux bandes, puis les skins se seraient rendus auprès de l’agent de sécurité pour l’alerter sur la présence d’antifas désirant leur « régler leur compte ». L’agent de sécurité aurait alors tenté de parlementer avec les jeunes antifas afin de les calmer puis aurait indiqué aux skins que la voie était libre.

Une femme témoin de la scène raconte qu’il y a eu insultes, des bousculades et une bagarre générale et que le malheureux Clément, après avoir reçu un coup de poing américain, est tombé en arrière, sa tête heurtant un poteau métallique. En somme, il s’agit bel et bien d’un terrible accident consécutif à une baston entre deux bandes aux opinions opposées et décidées à en découdre l’une et l’autre. En clair, le mort aurait aussi bien pu être de l’autre bande…

Qu’auraient dit les médias alors ? Ils auraient évoqué un tragique accident, une fatalité, se seraient défendus de tout amalgame, auraient assurés le Parti de Gauche de leur soutien dans l’adversité, voire se seraient ouvertement réjouis via Twitter de ce qu’un facho de moins ait été nettoyé et dès la fin de journée on aurait cessé d’en parler.

Mais là, Marine Le Pen grimpant en flèche dans le cœur de plus en plus de Français, les associations pseudo-antiracistes ayant besoin d’exister au-delà de leurs quelques centaines d’adhérents, et le gouvernement honni ayant besoin de regagner quelques galons en imposant en prime le tout sécuritaire et l’interdiction de la liberté d’expression et d’opinion, particulièrement sur internet, l’occasion est bien trop belle.

Donc par pur électoralisme, la bien-pensance, celle composée des seuls vrais fachos en France, ment éhontément en faisant croire que les méchants d’extrême droite ont tué un pur et gentil d’extrême gauche. L’extrême droite a en réalité tout à perdre dans cette affaire et la gauche tout à y gagner et cette dernière ne se gêne pas pour le faire savoir, se réjouissant très vraisemblablement in petto de l’aubaine charognarde de ce décès inespéré.

Une mort accidentelle qui tombe à point finalement, et qui ne bénéficiera qu’à la gôche et rien qu’à la gôche.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=tUaHuEoGCo0[/youtube]

Caroline Alamachère

 

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