La grenouille et son conte de fée

Ashleigh Barty vient de gagner son troisième tournoi de grand chelem, l’open d’Australie le premier sur ses terres (bien que du Queensland à Melbourne il y ait une sacrée trotte). Disons le tout de suite, sa victoire ne déclenchera sans doute pas de grande liesse en dehors de sa terre natale.

Pourquoi? Disons que sa tête de grenouille même sympathique ne la plaçant pas dans les top models glamours, son charisme n’apparaît donc pas assez intéressant pour les média qui préfèreraient avoir affaire à nouveau à une Sharapova (au parcours sportif assez similaire pour l’instant, ayant d’abord vécu elle aussi trois victoires dans trois tournois du grand chelem différents). Mais Maria Sharapova avait un physique très attrayant. Il est vrai qu’elle était très belle et son charisme était lui aussi dévastateur.

Ashleigh Barty donne en plus l’impression d’être une humble travailleuse, calme et posée, souriant de façon réservée. Bref tout ce que le monde médiatique déteste et aimerait voir disparaître, monde qui a toujours choisi le plus extraverti préférant Agassi à Sampras, McEnroe à Lendl, Becker à Edberg .… Même si ce coportement extraverti relevait de l’artifice.

Mais on ne peut pas occulter le vainqueur d’un événement sportif majeur. Les média sont donc bien obligés de montrer Barty, tout en espérant que ce soit la dernière fois en premier rôle. Voilà la vérité, une joueuse comme elle n’intéresse pas: fille de golfeurs ruraux mais pas trop pauvres, une famille sans histoire: il n’y en a donc rien à tirer.

Il est vrai que l’on peut être le meilleur joueur de tennis du monde et avoir le charisme d’une huître. Et si on y réfléchit bien, cela ne devrait absolument rien changer à l’activité professionnelle exercée. Les sportifs n’ont pas vocation à être des acteurs. Et ceux qui sont naturellement peu souriants devraient donc pouvoir le rester sans qu’on en leur fasse le grief. Lendl faisait la gueule, et alors? On ne vous demande pas de vivre avec lui.

Nos média devraient prendre les sportifs comme ils sont. Au lieu de cela, ils préfèrent scénariser les événements, enjoliver ou édulcorer les faits. La vérité ne les intéresse pas car la vérité est unique alors que les mensonges sont divers. Ils ont même parfois des coups de coeur pour les joueurs provoquant les buzz même mauvais (Benoît Paire faisant la une souvent pour des raisons extra sportives).

Voilà la victoire d’une joueuse simple dans une compétition majeure, fera moins la une dans nos contrées pour des raison de charisme, de charme bref pour de mauvaises raisons. C’est une page peu glorieuse de nos média qui s’ouvre. Une page peu glorieuse mais tellement banale, tellement attendue.

Platon du Vercors

 

 

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10 Commentaires

  1. C’est une trans ? Ils parait qu’iels ont un bel avenir dans le sport féminin.

  2. Article à vomir . Vous ne devez sans doute pas être un joueur de tennis pour savoir les sacrifices qu’elle a du faire pour parvenir à ce niveau . Et qui êtes-vous pour vous moquer du physique d’Ashleigh Barty ? Un canon au masculin ? Une gravure de mode ? Un  » Dieu du Stade  » .
    Riposte Laique , vous tombez bien bas avec un article de la sorte , vous décevez …
    Petrus , 53 ans , classé 15/2 . Fidèle des matches à Roland-Garros depuis 1974 .

    • vous n’avez pas bien lu l’article…il me semble que l’auteur ne critique pas cette sportive.

    • 1 /petrus il faut retourner a l’ecole, ou vous achetez des lunettes vous savez pas lire..

      2 / je n’ai jamais vu jouer Ashleigh Barty donc impossible de donner mon point de vue sur la petite « frog » australienne, mais CONTRAIREMENT a la generation de tocards actuels Français elle a gagnée TROIS TOURNOIS !!! 1983 la derniere victoire ( la seule ! ) d’un franco camerounais……………

      PAR CONTRE LA VICTOIRE DE CE JOUR DE NADAL EST FANTASTIQUE…. 21 victoires sur les plus grands tournois…CHAPEAU ! le mental surtout

    • Monsieur Petrus Il faut apprendre à lire avant de vomir, monsieur Platon du Vercors défend justement cette joueuse de tennis et critique un système toujours basé sur les apparences, système dont il vit très confortablement.

  3. Non, ce n’est pas une page qui s’ouvre pour les merdia de propagande ! Il y a toujours eu de la propagande dans la presse et l’audiovisuel. Mais depuis l’année 2000, il n’y a que, et seulement que, la propagande qui est autorisée dans les merdia !
    Et les remarques sur cette brillante joueuse de tennis sont hélas, bien fondées, mais ce n’est pas une première.

  4. tiens en parlant de tennis, vous avez le coucou de Nadal 🙂 apparemment il supporte bien le vaccin, merci pour lui 🙂

  5. Les médias, qui vivent du sensationnalisme, ont certes une fâcheuse tendance à vouloir à toute force des sportifs(ves) « glamour » plutôt que des introvertis qui pourraient même se méfier, horreur ! des médias (voir les piques régulièrement lancées à ces derniers par l’intelligent Gilles Simon). J’ai toujours énormément préféré Sampras à Agassi, pour ma part. Lendl, c’était différent, il n’aimait pas grand-monde et ne se privait pas de le faire savoir y compris en visant l’homme sur le court. McEnroe avait un jeu génial, mais c’est un enfant pourri gâté comme on en fait peu. Connors, quoique parfois agressif, était plus cohérent.

    Ce tournoi aura quand même été marqué par l’exclusion du numéro un mondial et nonuple vainqueur du tournoi, Djokovic, par des autorités australiennes complètement à la masse, comme si le Serbe menaçait la sécurité des Aussies, lesquels enregistraient plus de 100.000 nouvelles contaminations/jour… du pur délire.

  6. Il n’y a pas que les médias : les fédérations sont elles aussi à la recherche de vedettes « glamour », pour mettre en avant leur sport et augmenter le nombre de licenciés ; même si c’est au rabais, puisque par définition ceux qui s’attachent à l’apparence d’une Sharapova (la poupée Barbie du tennis) ou d’un Nadal (le guerrier des courts) ne s’intéresseront pas autant au sport en lui-même que les amoureux du jeu.
    Les médias et la WTA croyaient avoir trouvé en Emma Raducanu la nouvelle Sharapova (en plus, un exemple de diversité : mère chinoise, père roumain, nationalité britannique) mais la confirmation au plus haut niveau se fait attendre…

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