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La jeunesse est un naufrage, disait Philippe Muray…

Dans une Europe déracinée, une Amérique du Nord en état de catatonie, dans un Occident plongé à tous les niveaux dans l’immaturité, la jeunesse est devenue une malchance contemporaine, un boulet pour l’avenir, une terreur en train de s’imposer.

Jusque-là l’apologie de la jeunesse ne faisait pas trop de dégâts.

« Quelle planète allons-nous lui laisser ? » « Elle paiera toute sa vie la dette économique ? »

Et alors ? Cela ne l’empêchait pas de vivre. Et c’était heureux.

Depuis quelques temps, l’ambiance a changé.

Ce n’est plus la vieillesse qui est un naufrage., comme le disait de Gaulle en parlant des errements vichystes de Pétain.

Je n’ai jamais acquiescé en automate béni-oui-oui à ce constat gaullien.

Quelques noms parmi les premiers qui me viennent à l’esprit : Bercoff toujours aux manettes à Sud-Radio, Régis Debray toujours aussi vif d’esprit, Roman Polanski toujours aussi créatif, François Cheng toujours aussi rayonnant… On pourrait continuer ainsi un bon moment.

Où est donc le naufrage ?

Doit-on pour être idéologiquement correct encenser ces imbéciles de l’Unef rigolant de l’incendie de Notre-Dame et Maryam Pougetoux, une des présidentes, trimballant son voile de musulmane de compétition à l’Assemblée nationale ?

Faut-il applaudir l’antifa Antonin Bernanos, arrière-petit-fils du célèbre écrivain catholique, Georges Bernanos, dont le comportement et les réflexions sont une insulte à l’intelligence ?

Comment peut-on admirer la marionnette Greta Thunberg et ses colères de foldingo ?

Comment est-il possible que dans leurs mémoires de Master2 en sciences dites “humaines” (mémoires à peine du niveau de ce que nous faisions en Terminale), les jeunes s’adonnent à l’écriture inclusive, aux bons sentiments faisant de l’Autre le nouveau messie, aux haines pavloviennes envers les militaires et les chrétiens ?

Dans une autre catégorie – à l’autre bout de la chaîne alimentaire – que dire de la jeunesse enrôlée dans les milices du régime (rappelons qu’en France, les forces prétendues de l’ordre ont pour principale mission celle de protéger le gouvernement et non les citoyens) ?

Comme l’écrit Geronimo dans un commentaire de l’article d’Henri Dubost, Policier : un job en or pour la diversité sur Riposte laïque : « Je connais des jeunes flics qui ne savent pas écrire, et encore moins penser… Ils écrivent en SMS des PV cousus de fautes d’orthographe et de syntaxe, ils glandouillent dans les couloirs, passent leur patrouille sur leur téléphone, envoient des selfies, font le ramadan… Bref, une police qui ne ressemble à rien, dans un pays qui ne ressemble plus à rien…»

Quel naufrage ?

Il n’y a pas de mystère : pour arriver à un tel résultat, il faut un mauvais marin qui est allé dans une mauvaise école.

On doit cette catastrophe à l’Éducation nationale.

Grâce à elle, la jeunesse se complaît dans le superficiel, l’apparence, le facile, l’écran tactile, le jugement à l’emporte-pièce.

Incapable de penser autrement qu’en binaire (bien/mal, noir/blanc, bon/mauvais, gentil/méchant), inculte, une grande partie des jeunes très fun et cool – c’est-à-dire réfractaires au moindre effort – au vocabulaire dépassant à peine celui d’un berger allemand, ont la finesse d’analyse, l’esprit critique d’une méduse échouée sur une plage.

Et quand les jeunes se rendent compte de leurs lacunes, de leurs manques, ils accélèrent le mouvement, imposent leurs lâchetés, agressent la lucidité des anciens, pourchassent les dissidents qui apparaissent parfois dans leurs rangs.

Est-ce du ressentiment ?

Celui d’être incapable de se transcender ? Celui de se réfugier dans un infantilisme mortifère ? Une niaiserie puérile ? Celui de savoir que l’on s’enfuira au premier coup de feu contrairement à Ceux de 14 et ceux du Jour le plus long ? Celui de n’avoir pas les outils intellectuels des aînés pour saisir le monde dans sa complexité ? Celui né de leur égoïsme, de leur inconscience de benêts ?

Si elle avait ne serait-ce qu’un vernis de culture, le héros de cette jeunesse pourrait être Saint-Just et son « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ».

Mais l’homme fut amené à passer l’examen de la guillotine à 27 ans. Avec succès.

Comme un avertissement. Pour rappeler que ce sont, les jeunes, qui doivent une dette éternelle à leurs aïeux et pas le contraire.

Marcus Graven

 

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