La judokate saoudienne voilée est une pauvre gamine instrumentalisée par les islamistes

 La Saoudienne Wodjan Shahrkhani le 3 août 2012

C’est aujourd’hui vendredi que la jeune judokate saoudienne devait combattre dans un branle-bas de combat, médiatique celui-ci. Les pays arabes ayant pour la première fois daigné faire venir leurs athlètes féminines mais à condition de les recouvrir pour mieux les humilier à la face du monde.

Les valeurs olympiques, dont on se demande bien ce qu’il en est advenu depuis les jeux antiques à Olympie, et particulièrement depuis les JO de Pékin de triste mémoire et qui avaient suscité tant d’indignation en raison des antécédents politiques du pays d’accueil, viennent cette fois encore d’être allègrement piétinées.

L’amateurisme n’a jamais aussi bien porté son nom que lors de ces nouveaux JO londoniens dont on se demande bien ce que certaines athlètes sont venues faire dans cette galère.

Ainsi la Somalienne ZamZam Mohamed Farah, qui a participé à l’épreuve du 400m terminera piteusement à 1,20mn alors que toutes les autres compétitrices franchiront la ligne après 50 à 53 secondes de course.

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Cette prétendue athlète n’aurait jamais dû participer à cette épreuve à laquelle elle n’était manifestement pas préparée. Sa présence, ainsi que celle des autres voilées exhibées comme des bêtes de foire, tel Elephant Man, prouve si l’on en doutait que ces femmes sont utilisées pour servir la cause islamiste via les riches héritiers du dieu-pétrole.

Il faut se faire une raison, la mascarade olympique est devenue une grosse machine à faire de la propagande avec l’arrosage financier qui va avec.

La jeune athlète qu’on attendait au tournant ce vendredi, c’est Wodjan, une gamine de 16 ans taillée dans la masse qui était depuis la cérémonie d’ouverture des JO l’objet de toutes les attentions. Allait-elle oui ou non combattre avec son voile et allait-elle éventuellement s’étrangler avec ? Telles étaient les brûlantes questions qui taraudaient les foules.

Après de nombreuses tergiversations nocturnes et quelques menaces appuyées de son auguste papa, Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shaherkani devait finalement participer sous la condition expresse de porter un bonnet noir avec interdiction de le remettre en cas de chute du scandaleux couvre-chef.

Outrés par l’aplaventrisme du CIO, toutes les fédérations de judokas avaient décidé de se détourner du spectacle, les règles de ce noble sport étant par essence très strictes. Que le CIO aient décidé de modifier les règles pour complaire à un Saoudien arriéré relève de l’aberration la plus totale.

L’Olympisme se réclame de valeurs sociétales, le troisième principe de la charte olympique prévoit d’ailleurs d’encourager « l’établissement d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine ». Ce principe a donc été très largement bafoué ce matin.

France24 indiquait, peu de temps avant le combat fatidique qui l’opposait à la Portoricaine Melissa Mojica, que la jeune fille avait été entraînée par son père dans leur maison familiale de la Mecque et par ses frères également depuis son arrivée à Londres, à raison de 90mn par jour.

Quelques instants avant de passer à l’abattoir du tatami, elle et son coach s’étaient fait expliquer les règles en vigueur mais la jeune fille n’a semble-t-il pas tout compris. Durant tout le temps de son parcours pour arriver au tatami elle n’a cessé d’être collée par son coach, sans doute son frère, celui-ci craignant sans doute un viol de dernière minute de sa sœur par un spectateur en tribune, sait-on jamais.

 http://rutube.ru/video/28cb825c86f0ce3fabba0493b162feb5/

En à peine 1,40 mn Wodjan s’est faite rétamer, à tel point que les juges et les entraîneurs ont déclaré avec gêne « Cette fille n’a jamais fait de judo de sa vie, ce n’est pas possible autrement ». La pauvre gamine en pleurs est allée se réfugier dans les bras de son père. Les médias la décrivent marchant comme un zombie avec « le regard fixe d’une aveugle », donnant le sentiment qu’elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Libé évoque une parodie de combat.

Un porte-parole saoudien, ignorant sa détresse, s’est empressé de couper court pour tenter de récupérer un honneur très égratigné par la piteuse prestation de Wodjan « elle est fière d’être là. Elle était prête à combattre. Elle remercie tout le monde ».

En réalité, elle était manifestement très loin d’être fière et on n’est pas loin de penser qu’elle se sera peut-être pris une rouste pour avoir déshonoré le nom familial. La pauvre gosse a été totalement manipulée à des fins prosélytes. Son pays, son père et ses frères, se sont servis d’elle et des autres athlètes voilées pour imposer à la face du monde la charia, faisant plier les instances sportives et olympiques. Ils ne se sont pas souciés du calvaire qu’elle allait vivre, la pression des journalistes, des autres sportifs, la honte de se faire éliminer comme une crotte face à une adversaire rompue, elle, au judo et à qui on a volé en prime une victoire qu’elle aurait été en droit d’espérer plus éclatante.

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire, et grâce à l’Arabie Saoudite Melissa Mojica vient d’en faire l’amère expérience.

Grâce à l’Arabie Saoudite, une jeune Saoudienne vient de connaître la honte, la honte de devoir se montrer en partie cachée, la honte d’un échec écrit pour elle, la honte d’être humiliée devant le monde entier à 16 ans parce qu’utilisée par des mâles obscurantistes et arriérés n’ayant d’autre but que de bâcher les femmes en instaurant la charia.

Le meilleur qu’on puisse souhaiter à Wodjan et à ses sœurs de carcan est de pouvoir un jour se libérer de leur joug et d’avoir la force de s’émanciper en balançant leurs odieux voiles au fond d’un puits de pétrole.

Caroline Alamachère

 

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